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Cinéma

The East : La bande verte

Zal Batmanglij retrouve Brit Marling pour The East, film possédant plusieurs points communs avec leur précédent Sound of My Voice.

Alors que Sound of My Voice suivait un journaliste enquêtant sur la leader d’une secte, le réalisateur Zal Batmanglij et l’actrice et scénariste Brit Marling explorent des thématiques similaires alors qu’ici, Sarah (Marling), ex-agente du FBI, infiltre un groupe d’écoterroristes appelé «The East». Ce contrat lui a été confié par son nouvel employeur, firme d’espionnage privée au service de puissantes sociétés bien déterminées à démasquer les activistes leur faisant payer cher leurs bévues écologiques. La mission se complique toutefois lorsque Sarah éprouve de la sympathie pour les membres du groupe et tombe sous le charme du leader Benji (Alexander Skarsgard, sur le pilote automatique). S’annonçant prometteur, The East ne fonctionne qu’à moitié, à cause de la manière dont Batmanglij et Marling dépeignent les terroristes. Ainsi, Benji nous est présenté tel le gourou de ce qui semble être une secte de hippies radicaux. Son entrée en scène frise d’ailleurs le ridicule, alors que Skarsgard, affublé d’un look à mi-chemin entre Jésus et Charles Manson, convie Sarah à un étrange repas communautaire. Il faut ensuite accepter que ce groupuscule, capable de saboter une puissante compagnie pharmaceutique, passe ses temps libres à jouer à la bouteille (histoire que tous puissent se câliner un peu). Abusant de situations mélodramatiques, les scénaristes n’évitent guère les banalités, surtout en ce qui a trait aux motifs d’anarchistes, dont Izzy (Ellen Page), de passer à l’action. Bref, en faisant abstraction de quelques illogismes, The East s’avère au mieux divertissant, mais demeure loin du thriller subtil et intelligent.

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