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Pacific Rim : Terreur du fond des mers
Cinéma

Pacific Rim : Terreur du fond des mers

Dans Pacific Rim, Guillermo Del Toro dépoussière avec éclat le kaijû eiga, film de monstres géants japonais, pour le fan de Godzilla en vous.

Chez Guillermo Del Toro, l’horreur peut prendre une dimension poétique et nous faire pénétrer dans un univers fantastique à travers le regard d’un enfant. Rappelez-vous L’échine du diable et Le labyrinthe de Pan, magnifiques films de genre nous transportant dans une Espagne ravagée par la guerre civile. Si Pacific Rim, où il rend un hommage bien senti au kaijû eiga, se situe à des années-lumière de ces délicates œuvres, on y retrouve intactes les obsessions du cinéaste mexicain.

Dans un futur pas si lointain, de terrifiantes créatures marines (lesquelles n’ont rien à voir avec les acteurs vêtus de costumes à fermeture éclair de la série Ultraman) menacent d’éliminer l’humanité. Afin de se défendre, les nations se sont unies et ont conçu des robots géants, appelés Jaegers, que deux pilotes manoeuvrent par télépathie – il faut croire que ce n’est donné à tous de pouvoir opérer seul un robot géant comme Aktarus, pilote de Goldorak…

Raconté du point de vue d’un pilote ayant perdu son frère au cours d’une bataille en Alaska, Raleigh Becket (Charlie Hunnam), Pacific Rim aborde par la bande les traumatismes de l’enfance et les dommages collatéraux de la guerre. Ainsi, lors d’une scène à la fois onirique et apocalyptique, Raleigh, appelé en renfort à Tokyo par son ancien employeur (Idris Elba), les États-Unis ayant baissé les bras devant la menace sous-marine, découvre comment sa nouvelle copilote (Rinko Kikuchi) a perdu sa famille.

Cette jolie scène n’est cependant que la seule du genre. De fait, Pacific Rim est avant tout un spectaculaire film d’action aux effets spéciaux en mettant plein la vue où les bruits de tôle froissée l’emportent sur les dialogues. Secondé à la photo par son fidèle complice Guillermo Navarro, laquelle met en valeur l’esthétique vintage de l’ensemble, Del Toro éclipse la franchise Transformers de Michael Bay et tous les remakes possibles de Godzilla en revampant avec éclat le kaijû eiga.

Alors qu’évolue une galerie de personnages rappelant l’univers des mangas (mention spéciale aux savants fous joués par Charlie Day et Burn Gorman), Ron Perlman, l’inoubliable Hellboy, y va d’une trop courte mais flamboyante apparition. Grâce à ces moments d’humour, on oublie presque la maigreur du récit et les quelques longueurs.

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