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The Wolverine : Portion d'éternité
Cinéma

The Wolverine : Portion d’éternité

Avant de voyager dans le temps dans X-Men : Days of Future Past, de Bryan Singer, Logan se rendra au Japon sous la direction de James Mangold dans The Wolverine.

Les êtres ténébreux et tourmentés, James Mangold (Girl, Interrupted, Walk the Line, 3:10 to Yuma) connaît assez bien. Ce n’est donc pas surprenant de le retrouver à la barre de ce nouvel épisode dans la vie de l’homme-carcajou quatre ans après que Gavin Hood eut raconté les péripéties de Logan et de son frère Victor dans X-Men Origins : Wolverine. À l’instar du précédent volet, on constate une fois de plus que Wolverine, rôle que reprend pour la sixième fois le très musclé Hugh Jackman, a beau être l’un des mutants les plus intéressants du lot, on préfère le voir en compagnie des autres X-Men plutôt qu’en solo.

En deuil de Jean Grey (Famke Janssen), Logan se terre dans sa caverne au Canada. Au cours d’une altercation avec des chasseurs mal-léchés dans un bar, l’homme aux griffes d’adamantine apprend de Yukio (Rila Fukushima), jeune japonaise maniant gracieusement et puissamment le sabre, qu’un dénommé Yashida (Haruhiko Yamanouchi) souhaite le voir avant de passer l’arme à gauche. À Tokyo, il revoit cet homme qu’il a sauvé d’une mort certaine à Nagasaki lors de la Seconde Guerre mondiale. Ce dernier voudrait déposséder Logan de son immortalité et de son pouvoir de régénérescence à l’aide d’une mystérieuse docteure (Svetlana Khodchenkova). Affaibli, Logan aura tout de même assez de force pour sauver des griffes des yakuzas Mariko (Tao Okamoto), petite-fille et héritière de Yashida, aux funérailles de son vieux compagnon.

À moins de vouloir absolument dépenser quelques dollars de plus, le spectateur pourra très bien se contenter de la version 2D tant les effets 3D du film de Mangold se révèlent totalement superflus et guère convaincants. De fait, rarement parviennent-ils à mettre en valeur les nombreux combats qui ponctuent The Wolverine. Il faut dire que ceux-ci ne sont pas des plus époustouflants ni des plus mémorables. Ainsi, lorsque Logan affronte une bande de ninjas, force est d’admettre qu’il ferait pâle figure aux côtés de la mariée de Kill Bill – Tarantino peut dormir tranquille, ce n’est certainement pas Mangold qui le surpassera dans ce domaine.

Alors que ce récit sur l’identité avance laborieusement et que la confrontation finale n’apporte pas les frissons escomptés, on se demande si l’homme-carcajou ne serait pas un peu fatigué et s’il ne serait pas temps qu’il range ses griffes. N’aurait-on pas épuisé le filon? Enfin, rappelez-vous que dans tout film de super-héros qui se respecte, la scène finale n’en est pas réellement une, alors ne partez pas avant le générique…

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