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Cinéma

Insidious: Chapter 2 : Plus de mal que de peur

Fort du succès de l’efficace drame d’horreur Insidious, James Wan remet ça avec Insidious: Chapter 2

La sortie du second chapitre d’Insidious n’est pas très surprenante : en plus d’avoir obtenu un succès critique et commercial notable, la proposition originale – une espèce de Poltergeist contemporain – laissait le spectateur sur une fin ouverte. Insidious: Chapter 2 de James Wan, reprend donc peu de temps après les derniers instants du volet précédent.

En fait, Wan et son fidèle coscénariste Leigh Whannell nous ramènent d’abord en 1986, afin d’exposer un épisode de la jeunesse de Josh Lambert (Patrick Wilson), nous faisant comprendre que la hantise est un phénomène qui le suit depuis belle lurette. Suite à cette mise en situation où postiches ridicules et post-synchro douteuse (la voix de l’actrice interprétant une version plus jeune du personnage de la médium jouée par Lyn Shaye a été doublée par celle-ci), sont à l’honneur, nous revenons aux plus récentes péripéties de la famille Lambert. Tandis que Renai (Rose Byrne) a le sentiment que son conjoint n’est plus tout à fait le même depuis qu’il est revenu des limbes après avoir sauvé son fils aîné, une autre présence malveillante semble à nouveau les hanter.

Contrairement à plusieurs autres propositions du genre, il est préférable d’avoir vu le premier long métrage afin de s’y retrouver et déceler à cette suite un quelconque intérêt. Autrement, ce vaudeville horrifique où Wan, à défaut de faire claquer les portes, les fait grincer à outrance, a bien peu à offrir. Construit sur de multiples niveaux, Insidious – Chapter 2 donne l’étrange impression d’assister à un croisement improbable entre Back to the FutureThe Shining et Monsters, Inc.

Si le récit lourdement tarabiscoté s’avère encore plus grotesque faute d’une réalisation bâclée, il apporte en revanche deux ou trois séquences venant presque justifier le tour de manège. L’une d’entre elles, particulièrement savoureuse, s’imbrique avec ingéniosité à l’une des scènes du premier long métrage. Mais qu’importe, au final on se souviendra cette année de James Wan pour le beaucoup mieux réussi et surtout plus terrifiant The Conjuring.

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