Mathieu Kassovitz / Apocalypse, la 1ère Guerre mondiale : L'Apocalypse de Mathieu
Cinéma

Mathieu Kassovitz / Apocalypse, la 1ère Guerre mondiale : L’Apocalypse de Mathieu

Pour les besoins de la série documentaire Apocalypse, la 1ère Guerre mondiale d’Isabelle Clarke et Daniel Costelle, Mathieu Kassovitz se fait professeur d’histoire.

Si Isabelle Clarke et Daniel Costelle considèrent Mathieu Kassovitz comme l’ambassadeur par excellence d’Apocalypse, la 1ère Guerre mondiale, ce dernier se fait modeste lorsque vient le temps de parler de son rôle de narrateur. «J’ai fait seulement ce que le metteur en scène m’a dit de faire. Le boulot consistait à donner l’opportunité aux gens de communiquer plus avec cette époque-là, de ramener cette histoire avec un grand H, mais en étant le plus intime possible.»

Afin de briser la glace, on lui fait remarquer que son débit change quelque peu dans les passages où il lit les lettres des soldats canadiens. Aurait-il tenté d’imiter notre accent? «J’aurais aimé, mais ça ne passait pas!», confesse-t-il en riant. La bête amadouée, le moment s’avère parfait pour aborder la dimension émotionnelle de cette remarquable série, qui raconte en cinq épisodes la Grande Guerre à l’aide d’archives, la plupart inédites, numérisées, colorisées et sonorisées.

«La philosophie derrière ce documentaire, c’est de rappeler aux gens que ces guerres, si tragiques, si horribles et si stupides, ne sont quand même pas si loin de nous. Il n’y a pas beaucoup de différences entre ce qui a créé la Première ou la Deuxième Guerre mondiale et les événements d’aujourd’hui. Je trouve intéressant que les gens se souviennent que la paix n’est pas un acquis», affirme celui qui a aussi été le narrateur d’Apocalypse, Hitler et d’Apocalypse, la 2ème Guerre mondiale.

Évoquant les événements se déroulant en Ukraine, Kassovitz conclut que nous avons peu appris de l’Histoire: «L’homme est fait d’une telle façon que les guerres sont inévitables, ce qui est intéressant quand je vois ce documentaire. Ce n’est pas pour trouver des solutions, mais plus pour observer l’être humain. Dans toutes les séries Apocalypse, on voit un système qui se répète chez l’être humain qui est autodestructeur. La guerre, c’est l’antirespect de la vie humaine, de la vie tout court.»

Puis, il se reprend: «On dit qu’on n’a pas appris de notre histoire, mais je ne sais pas… S’il n’y avait pas eu ces guerres, je pense qu’on serait dans des guerres beaucoup plus grosses, beaucoup plus violentes que celles d’aujourd’hui. Les Première et Deuxième Guerres nous ont appris que nous étions capables de nous rendre jusque-là et qu’il fallait faire attention. Ce documentaire rentre dans cette lignée-là.»

Au-delà de cette mise en garde, que nous apprend aussi Apocalypse? «À l’école, on vous apprend que les guerres sont justifiées. C’est faux! Dans ce documentaire, j’ai appris que la Première Guerre mondiale a eu lieu à cause de la connerie des dirigeants, de problèmes d’ego débiles. Le cinéma a tellement généralisé cette violence d’une manière très sexy que les documentaires sont les seules preuves visuelles de la violence de la guerre. C’est pour ça que ces images sont essentielles pour tout le monde.»

Les lundis à 21h et les jeudis à 19h à TV5 durant tout le mois de mai.

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