Voir au Festival de Toronto / LOVE, de Gaspar Noé : pas si porno
TIFF 2015

Voir au Festival de Toronto / LOVE, de Gaspar Noé : pas si porno

Enfin! Après tout le boucan que ce nouveau film de Gaspar Noé a provoqué dans la presse française, le festival de Toronto nous l’amène de ce côté-ci de l’océan. Mauvaise porno ou film d’art érotique? Voici notre premier regard sur Love.

On a lu que ce film avait un scénario mince et répétitif, que ses scènes de sexe non-simulé, qui font jaser même si elles ne sont plus si rares dans le cinéma de fiction, étaient peu inspirées et trop conventionnelles. À chaud, on vous dirait que c’est vrai et faux. L’histoire d’amour entre Murphy (Karl Glusman) et Electra (Aomi Muyock), entrecoupée de scènes à trois avec Omi (Klara Kristin), est pleine d’une innocence et d’un absolu qui, dans leur radicalisme, peuvent frôler le ridicule. Vrai également que leurs dialogues sont plus souvent qu’autrement maladroits.

Mais le film n’est pas sans qualités.

love2Le cul, s’il est explicite, ne cachant ni les sexes ni ne simulant l’acte, se dissocie de toute bancale production pornographique, étant filmé dans un souci pictural évident. Les cadrages surplombants offrent un regard inusité et très direct; la lumière est dosée, généralement captée dans les teintes de rouge pour évoquer une passion manifeste des amants. Stéréotypé? Un peu, mais efficace et exécuté de manière léchée et appréciable.

Une oeuvre qui ne mérite pas la volée de bois vert qu’elle a reçue depuis son dévoilement en séance de minuit au dernier festival de Cannes.

Nous vous en reparlerons plus en détails, bien sûr, et attraperons ce weekend le réalisateur Gaspar Noé pour une entrevue à paraître plus tard cette année.

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