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Logan Lucky: Ocean's 14
Cinéma

Logan Lucky: Ocean’s 14

Après les amants Bonnie et Clyde, les frères Jimmy et Clyde Logan (respectivement Channing Tatum et Adam Driver), plutôt malchanceux dans la vie, projettent de dérober – de manière ingénieuse – l’argent généré lors d’une course automobile. Campé en Caroline du Nord, au royaume du redneck, le récit suit, étape par étape, la planification et la réalisation de ce braquage élaboré. Pour y parvenir, les frères Logan réunissent une équipe plutôt inattendue et décident de libérer de prison leur complice (Daniel Craig), le temps d’une journée, sans que personne ne s’en aperçoive. Bien entendu, les enjeux sont élevés et il y a peu de temps pour tout réussir.

Le synopsis n’est pas sans rappeler une formule à succès chez Soderbergh. En fait, le réalisateur effectue un retour à l’un de ses plus grands succès commerciaux: Ocean’s Eleven. Logan Lucky reprend pratiquement la même intrigue et le même rythme, mais change de contexte. On n’y verra que du feu? Pas tout à fait. Ce sont des gentils voleurs qui tentent un coup impossible, un plan emberlificoté, en laissant échapper ici et là quelques boutades, évidemment. Même si tout ce beau plat sent le réchauffé, force est d’admettre que Logan Lucky constitue un divertissement tout à fait louable. Déjà, le casting s’avère conséquent: de Daniel Craig, plus décontracté que jamais dans ce rôle de brute au grand coeur, jusqu’au caméo de Seth MacFarlane, en pilote prétentieux qu’on se plait à détester. Adam Driver, depuis l’impeccable Paterson, prouve qu’il peut briser son moule de grand adolescent dadais et offre une performance nuancée. Décidément, les rôles taciturnes lui vont bien.

Soderbergh renouvelle sa collaboration avec le compositeur David Holmes – le même qu’avec la trilogie Ocean, quelle grandiose surprise –, adepte des accents funk, pour signer sa trame sonore omniprésente. Une fois de plus, le récit tente de déjouer le spectateur à deux reprises, en montrant, au final, comment une arnaque élaborée en cache une autre. Certes, il ne s’agit pas d’un film risqué. Sans être un chef d’oeuvre, le film emprunte cependant une voie développée et maîtrisée par Soderbergh avec les années, vacillant entre le film de gangster et la comédie intelligente. Cela dit, même s’il s’agit d’une formule éprouvée – voire commune –, le plaisir consiste à voir comment tous ces éléments s’amalgament pour former un tout cohérent et divertissant.

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