Lady Bird : Amour maternel
Cinéma

Lady Bird : Amour maternel

La brillante Greta Gerwig a réussi son pari de réaliser un «feel-good movie» émouvant et hilarant. L’actrice américaine, qui avait incarné à la perfection les mœurs d’une jeune new-yorkaise en quête de sens dans le rôle-titre de Frances Ha (2013) – film qu’elle a coécrit avec son compagnon de vie Noah Baumbach -, signe ici sa première réalisation. Et c’est tout un coup de circuit.

Le film raconte avant toute l’émancipation d’une jeune femme, Christine – qui souhaite se faire appeler «Lady Bird» – en dernière année d’école secondaire. Elle a les cheveux colorés et est «from the wrong side of the tracks» – littéralement, puisqu’elle habite à côté d’une voie de chemin de fer. C’est une année de premières amours et de ces angoisses de trouver le bon collègue où évoluer.

Le film repose beaucoup aussi sur une relation mère-fille difficile, mais qui se développe de façon très réaliste dans le scénario signé Greta Gerwig. Lady Bird croise le fer constamment avec sa mère, mais celle-ci – excellente Laurie Metcalf – ne veut que son bien. C’est l’amour maternel qui fait mal, bref. 

Greta Gerwig nous offre un personnage principal captivant et intelligent, qui a de fortes convictions, qui n’a pas froid aux yeux. Elle sait ce qu’elle veut, mais elle sait aussi qu’elle en a beaucoup à apprendre. Dans une scène magnifique où Lady Bird essaie des robes de bal, sa mère lui lance: «Je veux que tu sois la meilleure version possible de toi-même». Et Lady Bird de répondre: «Peut-être que c’est ça, la meilleure version…»

Dans tout ça, le ton est doux et tendre, les leçons sont douloureuses, et la vie, elle, suit son cours.

Voilà un film qui fait franchement du bien.

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