Ne manquez rien avec l’infolettre.
Hochelaga, terre des âmes : Réussite historique
Cinéma

Hochelaga, terre des âmes : Réussite historique

Avant même sa sortie en salle, Hochelaga, terre des âmes a reçu plusieurs grandes tapes dans le dos. Le film de François Girard (plutôt discret au grand écran depuis Le violon rouge et Soie) représentait le Canada dans la course à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère et récoltait cette semaine huit nominations aux prochains Prix Écrans canadiens.

Pas de meilleur film ni réalisation, mais les nominations plus techniques sont nombreuses et méritées (direction artistique, images, costumes, maquillages). Les points forts du film sont la cinématographie impressionnante, les costumes et les décors riches et les histoires, à travers les siècles, qui bouleversent. Ceci est un film d’ampleur qui réussit très bien son pari de marier l’histoire à l’émotion.

Lancé l’été dernier au Festival des films du monde de Montréal et présenté en grande pompe dans le cadre des célébrations du 375e anniversaire de la métropole, Hochelaga, terre des âmes retrace l’histoire de la ville à travers quelques périodes importantes. On navigue entre présent et passé, mais la spiritualité qui règne à travers le film fait en sorte que le récit reste bien fluide.

Suite à un affaissement de terrain majeur qui coûte la vie à un joueur de football en plein match au stade Percival-Molson, l’archéologue mohawk Baptiste Asigny (Samian) entreprend des fouilles sur le site avec son équipe. Ses découvertes d’artefacts lui permettent d’aller à la rencontre des bâtisseurs de la ville. Sébastien Ricard incarne un Patriote poursuivi par les Anglais, Emmanuel Schwartz joue un coureur des bois amoureux fou d’une Amérindienne mais accablé par la maladie et Raoul Max Trujillo est un prophète des Premiers Peuples qui souffle un vent de spiritualité à travers le récit.

Si le jeu de Samian, d’Emmanuel Schwartz et de Sébastien Ricard est très convaincant, on peine à s’attacher à certains autres personnages, comme la veuve du joueur de football, qui n’ajoute pas grand-chose au récit si ce n’est qu’une touche d’émotion à un film déjà suffisamment émouvant, ou encore Jacques Cartier (Vincent Perez) dont la rencontre avec les Iroquoiens s’avère intéressante, mais manque d’aplomb.

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie