How to Talk to Girls at Parties : Punk lives!
Cinéma

How to Talk to Girls at Parties : Punk lives!

John Cameron Mitchell, réalisateur déjanté, irrévérencieux et éclectique (Rabbit Hole, Shortbus, Hedwig and the Angry Inch) propose une œuvre qui a la fraîcheur surprenante d’un premier film. Cette immersion dans la scène punk britannique de la fin des années 1970 suit le parcours initiatique de trois adolescents. Ceux-ci se retrouvent malgré eux à une cérémonie extraterrestre – qu’ils méprennent pour un after party – où le latex et les arts du cirque ont la cote.

Enn (Alex Sharp) y fait la rencontre de Zan (Elle Fanning), une extraterrestre à l’apparence humaine qui souhaite vivre pleinement le mouvement punk naissant en poursuivant sa quête de liberté. Puisque le temps de Zan sur Terre est limité, elle canalise sa rage dans un duo musical explosif. Même si ce coming of age atypique s’égare par moments, il s’agit en fait d’une histoire simple et universelle, composée d’amour, de découvertes enivrantes et d’affirmation de soi.

Le style visuel du film, dès les premiers instants, nous plonge dans une esthétique vidéoclip qui n’est pas sans rappeler la manière dont Londres est filmée dans West End Girls des Pet Shop Boys, avec ses filés et ses zoom in. La caméra, toujours en mouvement, témoigne d’une effervescence et d’une fébrilité certaines qui fait songer à Trainspotting, les substances psychotropes en moins.

Sans être aussi audacieux que Hedwig and the Angry Inch, ce dernier film de John Cameron Mitchell renoue toutefois avec le même esprit de liberté et de folie. Chose certaine, le réalisateur possède une impressionnante capacité à se réinventer avec chaque film qu’il propose. Avec son look à la David Bowie dans Labyrinth, Nicole Kidman est rafraîchissante et ose sortir de sa zone de confort dans le rôle de Queen Boadicea, même si une certaine retenue demeure.

Récemment, on a pu voir la comédienne aux côtés d’Elle Fanning dans le huis clos atmosphérique The Beguiled, de Sofia Coppola. Bien que ces deux films semblent aux antipodes, le thème de la transgression de l’autorité, voire de la rébellion, les unit. Au final, malgré l’histoire plutôt tordue et quelques cabotinages qui peuvent provoquer certains décrochages, le film de Mitchell demeure inventif et profondément divertissant. Les images, la musique et les chorégraphies nous habitent après le visionnement. Ainsi, ce n’est pas tant le récit qui marque, mais une sorte de patchwork de scènes musicales, symboliques et gentiment anarchiques.

How to Talk to Girls at Parties
Sortie le 18 mai

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