Lemonade : dans les méandres de l'immigration
Cinéma

Lemonade : dans les méandres de l’immigration

La cinéaste d’origine roumaine maintenant installée aux États-Unis Ioana Uricaru s’est inspirée de sa propre histoire d’immigration chez nos voisins du sud pour son premier long métrage, Lemonade, prix de la meilleure réalisation au Festival de films de Sarajevo.

Tourné au Québec, le film est un drame familial et social réaliste, dans la lignée du travail du producteur et compatriote de la cinéaste, le Roumain Cristian Mungiu (4 mois, 3 semaines, 2 jours) ou encore de Deux jours, une nuit des frères Dardenne, par exemple.

lemonade2

Lemonade s’immisce dans les méandres des étapes d’obtention de la fameuse carte verte et de la paranoïa généralisée par rapport à l’immigration aux États-Unis. Nous suivons l’histoire de Mara (Malina Manovici, qui porte bien le film sur ses épaules), une infirmière roumaine qui souhaite devenir citoyenne américaine. Récemment mariée à un Américain et bourrée d’espoir, elle accueille son fils de neuf ans en terre promise. Mais les choses tournent rapidement au vinaigre lorsqu’un agent d’immigration (Steve Bacic, qui joue bien le douchebag fortuné) s’implique un peu trop personnellement dans le dossier de Mara et menace ses chances d’obtention de la carte verte.

Quelques longues scènes, où brille Malina Monivici dans un jeu entre timidité et terreur, ponctuent le film et ajoutent à la tension du récit. Petit bémol à la fin du film alors que les choses déraillent et que l’histoire vire un brin sensationnaliste, mais sinon, voilà un premier long métrage à la signature narrative forte.

Sortie en salle le 23 novembre

Les offres sur Boutique.Voir.ca

Obtenez de 25% à 40% de plus dans ces établissements!