Booksmart : À vos marques, party!
Cinéma

Booksmart : À vos marques, party!

Lorsque la comédienne Olivia Wilde passe derrière la caméra pour réaliser son premier long métrage, elle le fait avec humour et audace. Ce premier opus a par ailleurs bénéficié d’une réception chaleureuse lors de son passage aux festivals Sundance et SXSW. 

Dès les premières images, le ton est donné. Molly, étudiante modèle, médite dans sa chambre entourée de photographies de femmes engagées et inspirantes. Toute sa vie, sa meilleure amie et elle ont cumulé les succès académiques en sacrifiant une grande partie de leur vie sociale. Or, au dernier jour d’école, elles réalisent que leur assiduité inébranlable n’était peut-être pas la seule voie, car plusieurs élèves bien moins studieux ont aussi été acceptés dans de prestigieuses universités. Devant ce constat accablant, elles décident de se rendre au party de leur vie. Au passage, Amy osera-t-elle se rapprocher de la fille de ses rêves et Molly de Nick (Mason Gooding, le fils de Cuba Gooding Jr.), qui possède des airs d’un jeune Drake de l’époque Degrassi? Même si ce type de trame narrative a été ressassé maintes fois déjà avec des résultats plus ou moins heureux, Booksmart brouille les cartes des stéréotypes en proposant une comédie crue, intelligente et engagée.

Dans ce film qui semble craindre les silences vu l’omniprésence de musique, les deux plus grandes révélations demeurent Kaitlyn Dever (Amy, qui a parfois des airs d’Ellen Page dans Juno) et Beanie Feldstein (Molly). D’aucuns seraient tentés de comparer ce film à Superbad, qui a propulsé la carrière de Jonah Hill. Or, même si l’histoire possède certaines similarités et que la jeune sœur de Hill, Beanie Feldstein, tient la vedette, Booksmart est bien plus que la simple version féminine de ce film. Ce long métrage se veut très inclusif, féministe et pose un regard nuancé sur les comédies pour adolescents tout en reprenant les codes du genre. La distribution en entier est brillante et on passe un très bon moment.

Dans cette comédie où le sens du timing est souverain, on ne peut s’empêcher d’éclater de rire à plusieurs reprises. Une grande partie du succès du film réside dans son écriture vive, à la répartie tranchante, où quelques répliques s’avèrent mémorables, notamment: «Voici le 1% qui arrive» ou encore «Mon vagin est rempli de diplômes et d’offres d’emploi». On doit cette écriture à un talentueux quatuor féminin formé de Susanna Fogel, Emily Halpern, Sarah Haskins et Katie Silberman. Les protagonistes emploient un langage cru, discutant sans euphémisme de leur sexualité, ce qui rend le film encore plus authentique en faisant tomber bien des tabous. Chose certaine, on souhaite ardemment devenir amis avec Amy et Molly qui, en une soirée, subissent une avalanche de malaises et deviennent même des poupées Barbie en stop motion!

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