Ne manquez rien avec l’infolettre.
Une nuit étoilée à l'Hôtel Le Vincent
Histoires

Une nuit étoilée à l’Hôtel Le Vincent

Au sud du quartier Saint-Roch à Québec, Le Vincent est un hôtel à taille humaine qui offre à chaque client un service sur-mesure dans un cadre intimiste et chaleureux. 

L’hôtel Le Vincent ne manque ni de charme ni d’originalité avec son bâtiment centenaire de briques et de pierres. La porte s’ouvre sur quelques marches menant à l’accueil, et tout de suite on comprend: Le Vincent… comme Vincent Van Gogh évidemment! Dans le séjour et la salle à manger, le sol de béton est orné d’une reproduction géante de la fameuse Nuit étoilée du peintre néerlandais, peinte à la main par un artiste québécois.

«Le premier propriétaire était un grand admirateur de Van Gogh», explique Antonio Soares, qui a racheté l’établissement en 2011 avec son associée Sonia Tremblay. Les deux partenaires spécialisés en gestion hôtelière se connaissent depuis plus de 20 ans. Ils géraient un hôtel dans le Vieux-Québec lorsqu’ils ont eu vent de la vente du Vincent. «C’était un petit hôtel-boutique ouvert depuis 2006, raconte M. Soares. Tout était déjà bien en place, le concept était bon, alors on s’est lancés avec l’idée de profiter du dynamisme du quartier.»

Avec ses 10 chambres, l’hôtel misait essentiellement sur une clientèle touristique, attirée par la proximité des principaux atouts culturels et gastronomiques de la ville. «Tout peut se faire à pied depuis l’hôtel, souligne M. Soares. Il y a beaucoup de restaurants dans le quartier et on est à quelques minutes de la rue Saint-Jean, qui mène au Vieux-Québec.» De mai à septembre, l’hôtel continue d’attirer les touristes et profite aussi de l’important flux de croisiéristes qui transitent par Québec jusqu’à l’automne. Mais pour Mme Tremblay et M. Soares, la marge de développement était ailleurs.

À la croisée des activités urbaines

Le Vincent est situé à l’angle des rues Saint-Vallier et Arago Est, juste à l’entrée de la côte d’Abraham: un emplacement parfait pour diversifier la clientèle de l’établissement. En effet, l’ancien quartier ouvrier quelque peu délaissé depuis la fin des années 1950 vit une seconde jeunesse depuis une vingtaine d’années grâce à un important programme de rénovation urbaine. La rue Saint-Joseph a retrouvé de sa superbe et le quartier attire de nombreuses entreprises, notamment du secteur technologique.

«Le quartier était encore en pleine renaissance quand on a repris l’hôtel, alors un de nos objectifs était de nous positionner pour attirer cette nouvelle clientèle d’affaires tout au long de l’année», résume M. Soares. Les fleurons québécois du jeu vidéo Beenox, Frima Studio et Ubisoft sont ainsi dans le voisinage direct de l’hôtel, attirant de nombreux collaborateurs de l’extérieur.

À la croisée des quartiers Saint-Roch et Saint-Jean-Baptiste et à quelques centaines de mètres seulement du Vieux-Québec, l’hôtel bénéficie aussi de la proximité des ministères et des agences publiques ainsi que du Centre des Congrès ou encore de l’Institut national de la recherche scientifique. L’offre culturelle n’est pas en reste, avec notamment le fameux théâtre La Bordée à seulement quatre minutes de marche de l’hôtel et, à peine plus loin, la grande salle de spectacles Imperial Bell.

«Ce dynamisme provoque d’importantes allées et venues, souligne M. Soares. Notre emplacement est idéal, car on est au cœur des principales activités de la ville, qu’elles soient touristiques, économiques, culturelles, politiques ou même judiciaires, puisque le Palais de Justice est à seulement 15 minutes de marche.» En quelques années, l’hôtel a réussi à nouer des contacts solides avec cette clientèle d’affaires très diversifiée, et il n’est pas rare d’y croiser des collaborateurs de l’Office québécois de la langue française ou du ministère des Transports par exemple. «Le bouche-à-oreille fonctionne très bien», relève M. Soares.

Élégance et intimité

L’emplacement n’est pas le seul argument du Vincent pour attirer les clients de ce secteur ultra-concurrentiel: l’hôtel peut aussi miser sur son incontestable charme. La forme quasi triangulaire du bâtiment préserve l’architecture intérieure de toute monotonie. Ainsi, toutes les chambres sont différentes, avec décoration et agencement personnalisés. Afin de ne pas casser l’espace, les salles de bain sont vitrées et donnent directement dans les chambres.

Les murs de briques et le mobilier en bois confèrent une chaleur certaine au Vincent, qui n’oublie pas de disséminer ici et là d’originales touches de modernité, à l’image de ces structures d’acier conçues par des artistes de Limoilou. Au Vincent, on est loin de l’anonymat des grands complexes hôteliers. Pour compléter cette ambiance intimiste et raffinée, un service de qualité est de rigueur. «L’avantage d’avoir seulement 10 chambres est que nous pouvons fournir un service très personnalisé à nos clients afin qu’ils se sentent un peu comme à la maison. Notre objectif est de toujours nous tenir au plus près de leurs besoins.»

L’établissement prône donc le sur-mesure plutôt que l’hébergement à la chaîne. C’est la condition essentielle pour attirer une clientèle exigeante. L’équipe regorge de bons conseils et l’hôtel a noué de nombreux partenariats avec des restaurants du quartier et d’autres prestataires de services. Les clients bénéficient ainsi d’une large offre de forfaits, avec à la clé des escapades touristiques, une bouteille de vin, un massage ou encore un souper dans un restaurant du quartier. Notez que l’hôtel assure un service de déjeuner copieux, avec huit choix de menus.

Pour le reste, tout est dans les petits détails. «Chaque attention compte et il suffit parfois de peu de choses pour faire la différence, estime M. Soares. Nous nous efforçons par exemple d’appeler les clients par leur nom et nous avons aussi un service de voiturier gratuit.» Autant d’attentions qui permettent à l’hôtel Le Vincent de fidéliser ses clients et de jouir d’une excellente réputation sur les impitoyables sites d’avis touristiques. Afin de prolonger cette dynamique, les propriétaires envisagent à long terme d’agrandir l’hôtel en ajoutant un étage, voire deux. Un chantier d’ampleur qui doublerait sa capacité d’accueil.