Les trois étoiles du Petit Sao
Histoires

Les trois étoiles du Petit Sao

Après avoir conquis la panse des gens de L’Île-des-Sœurs, des gourmands du marché Atwater et des travailleurs du quartier Pointe-Saint-Charles grâce à ses fabuleux plats du midi, le restaurant vietnamien Le Petit Sao mise davantage sur son offre de soir pour devenir le quartier général des 5 à 7 et des veillées qui s’étirent.

Ces cinq dernières années, trois restaurants de la bannière ont séduit les quartiers dans lesquels ils se sont implantés. Le secret de la recette, selon la copropriétaire Lise Dang, est d’abord la proposition alimentaire qui s’éloigne de la cuisine vietnamienne traditionnelle et classique sans toutefois la dénaturer. «L’idée derrière Le Petit Sao était de moderniser la cuisine et l’offre des restaurants vietnamiens, qui était très traditionnelle il y a cinq ans. La cuisine vietnamienne mérite d’être aussi cool et festive que celles de ses voisins du Sud-est asiatique.»

La belle histoire des trois restaurants Le Petit Sao débute avec Lise Dang, issue d’une famille de restaurateurs. Ses parents avaient des établissements à Marseille avant d’en ouvrir quelques-uns ici, dont le Sao Sao – qui veut dire «étoile étoile» en vietnamien –, à Brossard. Jean-Paul Belmont, copropriétaire, a joint l’aventure après avoir rencontré Lise à l’université.

À la suite du succès du restaurant familial, l’idée du Petit Sao est née. Le premier établissement a ouvert ses portes à L’Île-des-Sœurs il y a cinq ans, puis celui au Marché Atwater a été implanté il y a deux ans pour terminer en mai 2018 avec celui de Pointe-Saint-Charles, un quartier en pleine effervescence.

On prend ses aises

L’ambiance d’un restaurant est importante et Jean-Paul a bien saisi cette notion. Il s’est assuré qu’à chaque nouvel endroit qu’il ouvrait on retrouverait cette douce et apaisante atmosphère, teintée de quelques inspirations tropicales et de tons pastel. «On veut que les gens se sentent bien. Que ce soit décontracté, à échelle humaine et sans prétention.» L’espace de quelques dizaines de places a ce petit côté cool qui fait qu’on n’a pas envie d’être pressé, pour pouvoir y passer un peu de temps. C’est spacieux, lumineux, et les murs sont agrémentés de photos de famille tandis que des plantes embellissent le tout.

5 à tard

L’idée à la base était de desservir une clientèle d’affaires sur l’heure du midi. Mais rapidement, l’intérêt a été au-delà de leurs espérances et a culbuté jusqu’aux soirées. La formule de soir, dans ce lieu tamisé prenant tout à coup des airs de marché de nuit, donne lieu à une fête des saveurs. On y prend une bière asiatique, un cocktail ou encore quelques plats en formule tapas, à partager avec les autres.

Malgré quelques variantes, les classiques demeurent les mêmes aux trois endroits. On craque pour la salade de papaye au pesto thaï et les nems (rouleaux frits) faits de façon traditionnelle avec la feuille de riz, roulés à la main par la mère de Lise. On les sert avec une feuille de laitue et de la menthe enveloppées autour du rouleau et que l’on trempe dans la sauce poisson classique.

On ne se lasse pas de leurs spécialités, notamment les populaires bols bun façon traditionnelle, avec salade, vermicelles de riz, ainsi qu’un choix de grillades, laitue, concombre, carottes, chou rouge et arachides grillées, ou encore le poulet effiloché à la citronnelle. Tout est fait maison. «C’est raffiné, goûteux et avec une panoplie d’épices, note Jean-Paul. C’est difficile de ne pas avoir envie de revenir.»

Côté cocktails, on mise sur des spécialités réinventées. Le Petit Punch Sao est une véritable explosion de saveurs avec son mélange vodka, saké, soho, jus d’ananas, menthe, lime, gingembre, eau pétillante et litchi. Autre boisson impossible à ne pas essayer: le Thai Concombre avec basilic thaï, ginger ale, lime et vodka. On peut aussi opter pour une bière mexicaine, la Michelada, version vietnamienne avec sriracha, maggi, sauce Worcestershire et lime. On mise sur la créativité tout en gardant certains repères gustatifs.

Cuisinés serrés

 Pour les deux propriétaires, avoir mis sur pied trois restaurants est un aboutissement auquel ils ont longtemps rêvé. Et ceux qui travaillent pour Le Petit Sao font partie intégrante de la grande famille. Les employés sont dans l’aventure depuis les débuts et il règne un esprit de camaraderie que l’on ne trouve pas partout. Un esprit qui se ressent, puisque de plus en plus de jeunes, de familles et de professionnels font du Petit Sao leur destination de prédilection. À découvrir si ce n’est pas déjà fait, ou à revisiter pour l’expérience alléchante des plaisirs culinaires vietnamiens!