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Gros plans sur la Biosphère
Histoires

Gros plans sur la Biosphère

La Biosphère, musée de l’environnement, est bien plus qu’un musée d’envergure internationale. L’immense sphère est un chef-d’œuvre architectural et un témoin de l’innovation humaine face aux défis environnementaux.  

Avant d’être un musée, cet édifice emblématique était le pavillon des États-Unis pendant l’Exposition universelle de 1967. Conçue par l’architecte Richard Buckminster Fuller, sa structure est composée de tubes d’acier assemblés en triangles juxtaposés. Le dôme a une hauteur équivalente à un immeuble de 20 étages, mais a nécessité une très petite quantité de matériaux en comparaison à une construction similaire. « Faire plus avec moins » pour optimiser les ressources. C’était l’un des principes défendus par Fuller; un visionnaire que plusieurs considèrent comme un des pères du développement durable.

Vaisseau biosphérien

Le musée est considéré comme l’une des plus grandes réalisations de Fuller. Parions que l’architecte tant préoccupé par les enjeux environnementaux planétaires aurait été fier d’être derrière l’unique musée entièrement dédié au rapport de l’espèce humaine avec l’environnement. «Nous vivons tous sur une seule grande île entourée d’un immense océan. C’est notre unique vaisseau pour naviguer dans l’espace: notre vaisseau spatial Terre! Il possède les ressources suffisantes pour prendre soin de 100% de l’humanité, mais il faut le piloter avec soin!», écrivait Fuller.

Au lieu d’être démantelé à la fin de l’exposition universelle, le pavillon est offert en cadeau à la ville de Montréal en 1968 par le président américain Lyndon B. Johnson. Le 20 mai 1976, l’édifice s’embrase durant des travaux de réfection. Même si la structure demeure intacte, le bâtiment reste inaccessible jusqu’en 1990. Tel un phénix, la Biosphère renaît de ses cendres en 1995 sous la forme d’un musée consacré à l’eau. On le dédiait alors aux écosystèmes des Grands Lacs et du Saint-Laurent.

1995: nouvelle vocation

C’est à l’architecte québécois Éric Gauthier que revient en 1992 le mandat de réaménager la structure intérieure de la Biosphère. Le musée actuel – un édifice vert – ouvre ses portes en 1995. Dès la construction, on y installe un système géothermique et plusieurs autres technologies propres.

La mission de la Biosphère est de sensibiliser et de susciter l’action et l’engagement citoyen face aux enjeux environnementaux contemporains. Aujourd’hui, à travers ses expositions, ses animations et par sa simple présence, la Biosphère a pour objectif d’alimenter la réflexion sur les liens entre société et environnement, y compris ceux liés aux changements climatiques. Se questionnant sur les grands enjeux environnementaux liés à l’air, à l’eau, à la biodiversité, aux changements climatiques ou au développement durable, le musée se démarque par son approche optimiste – foncièrement humaniste – face aux périls qui guettent la planète.

L’emplacement de la Biosphère, au cœur du parc Jean-Drapeau, et à 350 mètres d’une station de métro explique en partie son succès, mais c’est d’abord ses expositions primées et ses animations scientifiques qui attirent les visiteurs. L’institution présente une dizaine d’expositions et un tiers de celles-ci sont renouvelées chaque année. Il en va de même des animations scientifiques; toujours d’actualités, toujours renouvelées.

Façonner l’avenir et… planifier son été

Le musée de l’environnement est ouvert à l’année, et dès le 1er juin, l’établissement passe à l’horaire estival. On peut alors le visiter 7 jours sur 7. Trois nouvelles expositions sont lancées cet été: Océans, Eaux frontières et MTL+. La première est une exposition de photographies géantes qui sera présentée entre la station de métro et l’entrée du musée. Elle souligne la beauté et les richesses des milieux océaniques canadiens, majestueux et vulnérables.

L’exposition Eaux frontières présente un aperçu des principaux bassins hydrographiques que se partagent le Canada et les États-Unis. Les photographies présentées évoquent la complexité de ces écosystèmes et le travail de collaboration des deux pays pour les protéger.

En préparation à l’exposition MTL+, 14 équipes d’architectes primés se sont vues confier le mandat de requalifier d’immenses infrastructures dans les environs de Montréal. Les architectes n’ont été soumis à aucune contrainte technique ou financière. Il en ressort une grande créativité. Les principes directeurs: rassembler, planifier, perpétuer. Et c’est réussi! On a le goût d’y croire! Les projets présentés oscillent entre rêve et réalité. Les architectes sont bien placés pour imaginer ces villes utopiques. Leur discipline est en effet située à la confluence de l’art et des sciences. appliquées. Elle les prédispose à se projeter dans le temps et dans l’espace et c’est aussi ça la Biosphère : un musée qui invite au dialogue entre culture, innovation sociale et environnement.

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