Ne manquez rien avec l’infolettre quotidienne.
Pizzédélic : 25 ans d'originalité
Histoires

Pizzédélic : 25 ans d’originalité

Ça fait 25 ans que Pizzédélic, le pionnier des pizzas carrées à croûte mince et aux combinaisons éclatées de saveurs, a vu le jour sur l’Avenue Mont-Royal! En l’espace d’un quart de siècle, qu’est-ce que cette institution a apporté aux Montréalais, et comment a-t-elle évolué?

Pierre Castonguay, associé à Christian Bourassa, se serait-il douté qu’en ouvrant le 15 novembre 1994 la toute première franchise de Pizzédélic au Québec, il serait aujourd’hui encore à la tête d’un restaurant aussi populaire? «Certainement pas, avoue-t-il. Mais cet établissement m’a toujours ressemblé et a grandi parallèlement à ce que je vivais, alors je suis toujours heureux et fier, après 25 ans, d’en être à la tête.» Il faut dire que le Pizzédélic a constitué une vraie surprise quand il a ouvert ses portes.

Replongeons-nous dans le Plateau des années 1990. À l’époque, les habitants du quartier étaient souvent des étudiants et des artistes qui aimaient la nouveauté. Et elle a été de taille quand, contrairement au décor et au menu des trattorias italiennes traditionnelles, un véritable ovni a soudain présenté une foule de pizzas carrées, à croûte mince et aux ingrédients plus originaux les uns que les autres, dans un local au design ultracoloré signé par Jean-Pierre Viau. «Le concept a immédiatement séduit une large clientèle, raconte Pierre. C’était totalement nouveau d’offrir des pizzas au chili con carne, à la sauce thaï ou au saumon fumé.»

Le Pizzédélic en 1994 et 2019

Évidemment, au fil des années, le menu constitué originellement d’une douzaine de pizzas et de quelques entrées s’est enrichi. Il affiche aujourd’hui une trentaine de combinaisons et une douzaine de petites assiettes gourmandes (dont des accras de morue et des côtes levées), ainsi qu’une sélection invitante de vins et de bières.

Mais l’esprit innovateur qui guidait les premiers pas du Pizzédélic est demeuré intact. Si bien qu’à côté des pizzas des premiers jours comme la Teen Spirit, aux notes d’épinards et de feta, d’autres comme la Tyrolienne, au jambon fumé et champignons marinés dans une sauce au vin blanc et mascarpone, ou bien celle qui mêle fromage de chèvre, saucisson calabrese, poires fraîches et sirop d’érable ont remporté les faveurs des clients. «Nous n’avons jamais été à la remorque des tendances, explique le restaurateur, mais nous sommes à l’écoute des attentes évolutives de nos visiteurs, tant en termes d’ingrédients que de combinaisons de saveurs. C’est ce qui différencie le Pizzédélic depuis ses débuts.»

Une institution de quartier

Considéré à l’origine comme un restaurant de destination pour les résidents du Grand Montréal, le Pizzédélic est progressivement devenu un restaurant de quartier vers lequel convergent une foule d’habitués de toutes sortes. «Nous recevons aussi bien des gens d’affaires que des travailleurs, des étudiants ou des familles. Certains en ont même fait une tradition hebdomadaire, c’est vraiment chouette!», dit Pierre, qui a toujours eu à cœur ce côté inclusif et sans prétention.

Même si la scène montréalaise a beaucoup changé en l’espace de 25 ans, et que depuis quelques années de multiples pizzérias napolitaines ont vu le jour dans la métropole, mais aussi en banlieue, le restaurateur se félicite de conserver une clientèle fidèle. «Nous gardons notre originalité. Les pizzas carrées à croûte mince et aux combinaisons variées, c’est notre différence, notre signature, et les gens viennent ici pour ça. Ils s’attendent à déguster exactement la même qualité à chaque visite.»

La constance fait effectivement partie des grandes forces du restaurant. Elle attire aujourd’hui dans cet établissement des adultes qui venaient déjà se régaler sur place avec leurs parents. Le Pizzédélic rassemble des générations de gourmands, en quelque sorte.

Jeune depuis 25 ans

Si le restaurant a réussi à garder son dynamisme au fil du temps, c’est aussi grâce à son équipe. Pierre a certes pris quelques rides depuis 1994, mais il a toujours encouragé la relève dans son établissement. D’ailleurs, il a un nouveau chef dans la vingtaine aux commandes depuis le mois de septembre, Frédérick Foisy. «Je suis très fier d’avoir ici un staff jeune, la plupart du temps constitué d’étudiants qui nous quittent une fois leur métier trouvé. Ils apportent au restaurant une belle énergie qu’adorent nos clients. Ça nous garde jeune et nous pousse à nous renouveler constamment.»

Le chef  Frédérick Foisy et Simon Viens

Le restaurateur est d’ailleurs fier de pouvoir compter parmi ses employés des enfants d’anciens employés. À ses yeux, cela montre à quel point Pizzédélic est toujours attrayant après 25 ans d’existence. «Ça vaut pour mon personnel comme pour ma clientèle et pour moi. J’espère sincèrement que les prochaines 25 années seront aussi palpitantes que celles que nous avons vécues jusqu’à maintenant!»