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Ratafia: l'extase, c'est du vin et des desserts
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Ratafia: l’extase, c’est du vin et des desserts

Imaginez la scène: accoudé au bar, vous sirotez un bon cru de vermouth tout en dégustant un gâteau au chocolat et à l’ail noir. L’extase? C’est ce que promet Ratafia, bar à vins ET à desserts gastronomiques, ouvert en juillet dernier au cœur de la Petite Italie.

Avec son ambiance feutrée et enveloppante, le nouveau venu Ratafia a adopté jusque dans son agencement le concept, unique à Montréal, des propriétaires Sandra Forcier et Jared Tuck. Avec d’un côté le bar à cocktails et de l’autre le «bar» à pâtisseries, le lieu place sa clientèle à la croisée des alcools et des desserts, quelque part dans un paradis d’élégance sucrée que le couple a voulu tout aussi accueillant que festif.

L’idée? Que les amateurs de vins, mais aussi de desserts, aient un endroit intime pour venir passer leur soirée en douceur, dans un cadre chic et chaleureux.

C’est la délicatesse du ratafia, boisson alcoolisée originaire de la région de Champagne et de la Bourgogne française, qui a charmé Sandra, mais lui a aussi semblé correspondre à l’atmosphère du lieu créé: un endroit où les propriétaires n’hésitent pas à venir jaser aux tables et où les clients se sentent comme chez eux.

Le gros plus? Chaque dessert est proposé avec deux ou trois possibilités d’accords: le mochi beigne à la lavande, par exemple, s’accorde avec un saké d’importation privé au Yuzu. Vous optez pour le crémeux au citron? Buvez le chenin moelleux, un blanc demi-sec merveilleux. Et pourquoi le vermouth accompagne-t-il si bien le chocolat et l’ail noir? Tout simplement parce que le côté épicé de cet alcool vient relever le goût du chocolat, nous explique Sandra… Miam!

Orgie de saveurs

L’inspiration a frappé les restaurateurs lors de voyages effectués en Europe, en Asie ou encore en Australie, où ce concept existe déjà. Après un programme en gestion appliquée en restauration à l’ITHQ, ils sont persuadés d’une chose: seul un concept novateur leur permettra de se démarquer dans le monde de la restauration québécoise; monde qu’ils sillonnent tous deux depuis 15 ans; lui, à la Buvette chez Simone, au Pastaga ou encore chez Hoogan & Beaufort; elle, comme gestionnaire dans des chaînes comme ZIBO! ou Sésame.

La première section de la carte offre cinq desserts classiques, qu’il est possible de déguster en tout temps. Parmi eux, le Kouign-amann, un dessert breton servi avec des pommes en caramel façon Tatin, ou encore le Medovik, fabriqué face aux clients: un étagé de biscuits au miel et à la crème sure.

Une section éphémère propose pour sa part des créations originales élaborées en fonction des produits de saison ou des envies les plus folles des pâtissiers sur place. En ce moment, le funky de la carte, c’est l’Orange automne. Une classique tarte à la citrouille réinventée. «Tarte à la courge buttercup sur fond de biscuits aux dattes et aux amandes, sorbet au thé thaï, courge butternut pressée au vin orange, baies d’argousier et confit de carotte.» Intéressant, non? En plus, il est végane!

Enfin, une troisième section, dite «Trous», est gorgée d’alcools forts, déposés comme il se doit sur un sorbet aux fruits pour, dit-on, faciliter la digestion.

La carte des vins et des cocktails s’est construite au gré des coups de cœur de Jared. Avec des vins nature, des vins fortifiés, en passant par des vins desserts – comme justement le Ratafia ou encore de la Prunelle et de l’Amaro –, l’homme originaire du Yukon partage avec ses clients ses plus belles découvertes.

Précisons d’ailleurs que si les amateurs de sucré seront comblés, ceux qui préfèrent le salé trouveront aussi leur compte puisque le Ratafia offre également un «Plateau des amis», composé de charcuteries, de pain grillé, de pâtés et de légumes marinés, la parfaite assiette pour l’apéro, en partenariat avec Épicerie Conserva et Falafel Yoni. Une petite section «Snack» apparaît en plus au menu, contenant noix, huîtres, olives, bretzels et chips au BBQ, le tout développé et préparé en maison.

Des embûches, et une immense fierté

Même si aujourd’hui, leur bar trône fièrement dans l’ancien local de l’une des institutions du quartier, le Café Epoca, ouvrir le Ratafia fut «périlleux», ne cache pas la courageuse Sandra qui, avant de voir débarquer le célèbre Ricardo dans son établissement, a connu bien des phases de doutes et d’angoisses…

«Chaque étape majeure nous a mis des bâtons dans les roues, tout a été très long: trouver le local, obtenir le prêt, négocier le bail, renégocier le bail, faire les rénovations. Le Café Epoca était là depuis 24 ans! Il y avait énormément de travaux à faire!»

Mais le duo ne s’est jamais découragé, porté par le grain de folie de la passion.

«Toutes ces embûches nous ont rendus plus forts. Quand on voit l’avant-après, c’est phénoménal! Les gens ne comprenaient pas comment nous pouvions rester motivés devant toutes ces difficultés!»

Mais eux ont su rester confiants: «C’était la bonne place et le bon moment!»