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Orléans Épicerie : avoir Hochelaga à cœur
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Orléans Épicerie : avoir Hochelaga à cœur

L’épicerie de quartier regagne en popularité au Québec, et au cœur de cette renaissance on découvre des commerces, comme Orléans Épicerie, pour lesquels le mot « local » n’est pas un slogan marketing creux mais une philosophie. Découvrez une épicerie qui a son quartier dans l’ADN. 

Par Hochelaga

C’est debout derrière son comptoir, tout près de la machine à espresso, que la propriétaire fondatrice d’Orléans Épicerie Stéphanie Besner accueille ses clients depuis l’ouverture du commerce à l’automne 2018. « J’ai la fibre entrepreneuriale, j’ai toujours voulu lancer une entreprise, indique-t-elle. Il y a quelques années, je me suis découvert une passion pour l’univers de l’épicerie — le vrac, le côté écologique, les bonnes bières, le bon vin — et j’ai rapidement eu le goût d’ouvrir un commerce. »

Un commerce, oui, mais pas n’importe lequel et surtout pas n’importe où. Un lieu s’impose : Hochelaga-Maisonneuve, quartier qu’elle habite depuis plusieurs années, où son fils va à l’école et dont elle est, dit-elle, « tombée en amour ». Décidée à mener le projet le plus local possible, c’est aussi vers le savoir-faire du quartier que Stéphanie se tourne lorsque vient le temps d’aménager et de décorer le local qu’elle vient de dénicher au coin de la rue Hochelaga et de l’avenue d’Orléans.

L’apport local ne se limite cependant pas au mobilier. Au fil du temps, plusieurs produits fabriqués par des artisans locaux se sont frayé un chemin jusqu’à ses tablettes.

Pour Hochelaga

Alors qu’une majorité de commerçants vont chercher à s’établir sur les grosses artères très fréquentées des passants, au milieu d’une offre commerciale déjà généreuse, Stéphanie s’installe plutôt où elle sait qu’elle sera utile. « La rue Hochelaga était un désert alimentaire, explique-t-elle. Je voulais une petite épicerie de quartier où les gens allaient pouvoir se retrouver, se rassembler. Je cherchais à créer cet esprit de communauté. »

À voir les clients entrer et sortir du commerce, on se dit que c’est objectif atteint pour Orléans Épicerie. « J’ai autant de petites familles que d’étudiants ou de personnes âgées. L’épicerie est accessible à tout le monde. J’ai des produits véganes, du bio, mais aussi du vrac et plein de produits de tous les jours. »

Puis la propriétaire s’arrête un instant, traîne un long regard sur sa boutique, avant de laisser tomber, comme une évidence : « J’ai ouvert une boutique qui me représente. Tout ce qu’on voit ici, c’est moi. C’est un juste milieu dans tout. On va essayer autant qu’on peut d’être zéro déchet. On va tendre vers le véganisme, sans l’être complètement. L’idée, c’est juste d’avoir une conscience économique locale, responsable et écologique. Le but n’est pas d’être parfait, juste de faire notre part et de faire des efforts comme on le peut ».