Le steak-frites de Roseline
Place publique

Le steak-frites de Roseline

L’Entrecôte Saint-Jean vient de souffler sa 35e bougie et pour souligner ça en grand, nous avons interviewé l’une des plus anciennes clientes, Mme Roseline Dufour, une citoyenne de Québec, qui nous a raconté sa longue histoire d’amour avec l’établissement.

Sa première visite

«Ma première visite remonte à avant la naissance de ma petite-fille de 27 ans, donc à au moins 29 ans», calcule la dame, aujourd’hui retraitée. «C’était avec un couple d’amis. Ils m’avaient expliqué qu’il s’agissait d’un concept de steak-frites d’inspiration européenne. Je n’étais pas très “steak”, à l’époque, mais mon mari, Roland, a décidé qu’on irait pareil pour socialiser.»

Et la formule de L’Entrecôte Saint-Jean a vite fait son effet, grâce à sa sauce secrète, bien entendu, mais surtout à l’hospitalité unique qui y règne. «Nous sommes reçus comme un membre de la famille. Le personnel a toujours été très attentif», note Roseline. «Il va s’assurer que tout est à notre goût, comme la cuisson de la viande, par exemple.»

Roseline et son mari, Roland Lortie, n’ont pas tardé à renouveler l’expérience. «Une fois, ce devait être autour de la troisième visite, j’ai mentionné à mon époux à quel point j’aimais les frites. Je suis malade de ça! Je ne m’en suis pas aperçue, mais les serveurs m’ont entendue et ils m’ont apporté une grosse assiette ovale remplie à ras bord. J’étais rouge de gêne!», se souvient-elle en pouffant de rire.

Un lieu d’appartenance

Au fil des années qui ont passé, Roseline et Roland ont continué de multiplier les occasions de visite: anniversaires de naissance, de mariage, simple sortie en amoureux pour savourer la vie. «Ça a été notre endroit», confie-t-elle d’une voix douce. Elle évoque le deuil qu’elle a vécu en 2016, lorsque son mari a été emporté par la maladie. «Lorsque mon mari a appris qu’il n’en avait plus que pour quelques mois à vivre, il a dit qu’il voulait qu’on réserve à L’Entrecôte, pour son souper d’adieu.»

L’événement a eu lieu le 26 mars 2016. Pour l’occasion, l’équipe de L’Entrecôte a décoré l’espace de ballons blancs. «Je sentais la compassion de l’équipe. Je n’étais propriétaire de rien, juste une cliente bien ordinaire, mais tout le monde, en particulier Éric – le copropriétaire –, m’a apporté beaucoup de soutien.»

Roseline continue de se rendre régulièrement à son restaurant préféré depuis sa résidence de Beauport. «Une vraie sortie en ville! Le serveur rit quand j’arrive et il ne me donne même pas le menu, car il sait ce que je vais prendre: un steak-frites.»