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L'automne gourmand de Chez Lévêque
Suggestions du chef

L’automne gourmand de Chez Lévêque

L’automne est là, à nous les bons petits plats chaleureux qui soutiennent la panse. Chez Lévêque, on prépare le coup en faisant des ajouts à l’ardoise. L’heure est aux saveurs réconfortantes et douces qui s’adaptent à la saisonnalité et aux envies du moment. 

Si le menu offre ses classiques comme la mousse de volaille, le tartare de saumon, le filet mignon Rossini et ses incontournables abats depuis 47 ans (boudin, foie de veau, rognons, ris de veau, cervelle et tripes à la mode de Caen), il affiche aussi quelques plats qui varient pour l’occasion. En voici trois, alors que le temps commence à se refroidir et que les feuilles se mettent à rougir.

Délicat coquillage

Ce sont les huîtres qui ouvrent le bal. Malpèque, Caraquet, de Cancale, selon les différents arrivages, Chez Levêque on place le délicat produit de la mer en vedette. Ici, on le prépare en mode douillet avec la fameuse soupe aux huîtres de M. Lévêque. Concoctée à base de velouté de poireaux, on la termine avec une touche de scotch. «Ça fait très longtemps qu’on la fait, raconte Patricia Lévêque, propriétaire de l’établissement. Cette année, elle sera au tableau et tant qu’il y en aura.» On y fait également des huîtres façon Rockefeller, un classique revisité par la cuisine. Voilà de belles façons de célébrer le mollusque. C’est sophistiqué et on se régale.

Une salade qui a du cran

Côté entrée ou plat léger, le bistro français est bien placé pour s’enorgueillir de sa cuisine. La salade périgourdine, l’une des spécialités incontournables du Sud-Ouest, est tout à propos cette saison. Il s’agit d’une entrée consistante ou d’un plat du midi, composé de foie gras et d’effiloché de canard, complété de gésiers confits et accompagné de lardons, le tout sur un lit de salade frisée. «C’est un grand classique des brasseries françaises, ajoute Patricia. C’est un bon repas et ce n’est pas trop lourd.» Une assiette traditionnelle qui fait l’unanimité auprès des adeptes de bonne nourriture et des fins gourmets.

Délicat oiseau

La suite se joue autour de la pintade, une volaille parfaite pour un repas entre amis ou en famille, bien au chaud dans la convivialité du restaurant. On la fait en gigolette, un morceau de choix qui offre une viande tendre et savoureuse, que l’on sert avec le suprême. On la nappe d’une sauce périgueux, soit une réduction de vin blanc avec un roux blond auquel on ajoute des dés de truffes. C’est la ferme Maner Daou Lenn, nichée dans les Cantons de l’Est, qui fournit la pintade presque exclusivement au restaurant. «C’est un produit d’exception d’ici qui est élevé pour nous. C’est copieux, il faut bien se gâter si on veut combattre le froid.» Fine et souple, la chair de la pintade est l’une des plus gracieuses parmi les volailles.

Entre un festival de saveurs et des plats qui réchauffent, le ton est donné: Chez Lévêque, on fait fi de la morosité du temps et l’automne est définitivement gourmand.