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Cuisine traditionnelle coréenne: 3 délices à (re)découvrir
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Cuisine traditionnelle coréenne: 3 délices à (re)découvrir

Le restaurant Omma, ouvert dans le Mile-End depuis 2011, déménage définitivement dans le Quartier des spectacles. L’objectif? Concentrer toute son énergie à mieux faire connaître sa cuisine chaleureuse et familiale à une nouvelle clientèle. À cette occasion, voici les trois coups de cœur de la cheffe Mikyum Kim!

«Omma» veut dire maman en coréen. Et ce n’est pas un hasard puisque c’est une mère qui porte à bout de bras ce restaurant traditionnel coréen, qui, s’il quitte la rue Bernard, ne compte pas abandonner ses clients.

«Le Quartier des spectacles est un endroit vraiment intéressant et plein de projets, explique Jessica, la fille de la cheffe Mikyum. On voulait que nos clients puissent venir manger ou prendre un verre avant ou après un spectacle ou une représentation de théâtre.»

Côté décoration, c’est elle qui a pensé le logo et le décor. «Pour moi, le plus important, c’était la lumière, ainsi que le côté chaleureux qui symbolise bien la façon de cuisiner de ma mère. Sa cuisine a une dimension vraiment personnelle. Elle propose des recettes qu’elle tient de sa propre mère et qui se transmettent de génération en génération.»

Le riz au sésame, un classique indémodable  

Ce sashimi de saumon, «frais et rafraîchissant», s’accompagne de salade, de riz sushi, de feuilles de sésame, et d’une sauce au piment coréen que l’on retrouve dans de nombreuses recettes locales. «Elle est légèrement sucrée et s’utilise beaucoup dans les sauces, explique Mikyum. En Corée, on mange beaucoup de poissons frais et crus. On le sert dans un bol comme au Japon, sauf que la cuisine est typiquement coréenne, donc piquante.» Ainsi, la cheffe n’hésite pas à ajouter des saveurs épicées au poisson: citron, vinaigre de riz ou encore pâte de piment.

La délicieuse nouveauté: le Galbi jim

Mikyum propose un plat spécialement conçu pour l’hiver: du ragoût de côtes de bœuf, accompagné de marrons, de dates, de radis, de noix de pin et servi avec du riz. «C’est comme du bœuf bourguignon. On le sert dans un pot en fonte. La viande a cuit pendant très longtemps donc elle est extrêmement tendre. La cuisine coréenne demande beaucoup de temps et de patience», explique la cuisinière chevronnée. En Corée, nous dit-elle, la société traditionnelle a contribué à ce que les mères maîtrisent à la perfection les subtilités de la cuisine.

Le Dol sot bibimbap, crépitant dans son bol en pierre

Le riz est croquant, les légumes marinés, l’œuf est cru. Pour le reste, les gourmands ont le choix: bœuf, tofu ou poulet, extra pieuvre, crevettes ou autre choix. «C’est vraiment le plat traditionnel coréen par excellence. Ce plat populaire est parfait car il contient absolument tout: de la viande, des légumes. Il est très nutritif, très santé. Et tout est fait maison.» Pour cuisiner ce plat, Mikyum suit les préceptes de la cuisine de son pays d’origine: couper les légumes très finement, les faire mariner, les faire cuire séparément. «Ainsi, on garde le goût de chacun d’entre eux.» Et lorsqu’il est amené sur la table des clients, le Dol sot bibimbap crépite encore dans son bol. «Ils adorent ça!»