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Les plaisirs innocents de la pâtisserie Madeleine
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Les plaisirs innocents de la pâtisserie Madeleine

À la fin du mois d’août, la très commerçante avenue Beaubien Est de Montréal se dotait d’un nouvel établissement qui allait tenter les gourmands à la dent sucrée : la pâtisserie Madeleine.

Ouverte par un couple de jeunes Français, Lucile Devert et Vincent Clément, la pâtisserie Madeleine offre viennoiseries et pâtisseries. « Vincent est pâtissier depuis qu’il a 15 ans et il a toujours voulu ouvrir sa propre boutique, mais ça prend du temps. Finalement on s’est lancés. C’est un gros saut dans le vide », raconte la jeune femme. Depuis, Vincent enchaîne de grosses journées qu’il débute à 3h du matin, tandis que sa conjointe s’occupe du service. Le couple a embauché deux personnes pour leur donner un coup de main.

Lucile et Vincent ont décidé de mettre en avant des créations qui allient les classiques de la pâtisserie française et le goût du Québec. C’est ainsi que sur leur forêt noire, traditionnellement parée de cerises, on trouve plutôt des canneberges et un soupçon de sirop d’érable. Le couple a aussi décidé d’adapter leur menu aux saisons. Depuis son ouverture, la pâtisserie a déjà changé plusieurs fois sa carte. Quant au nom du l’établissement, Lucile explique : « Il vient du gâteau, évidemment, car on voulait trouver un mot en rapport avec la pâtisserie. La madeleine est un biscuit qu’on aime et son nom est à la fois beau… et doux! ». Voici leurs trois produits coup de cœur :

Le croissant au beurre

Sûrement le roi des viennoiseries françaises… Et celui de Vincent est fait maison, une chose assez rare pour être soulignée, puisque la plupart des pâtisseries achètent des croissants surgelés. « Pas chez nous… parce que c’est pas bon », lâche Lucile de but en blanc. Comment reconnaître un bon croissant? « Il faut qu’il goûte le beurre sans être gras en bouche, qu’on voit les alvéoles du feuilletage, qu’il soit moelleux à l’intérieur et croustillant et bien doré à l’extérieur », dit Lucile, qui rappelle que faire un croissant nécessite temps et coup de main.

Le Paris-Brest

Là aussi, un grand classique de la pâtisserie française que Vincent a voulu mettre en valeur. Et encore une fois, le pâtissier prend soin de tout réaliser lui-même. « On n’achète que des matières premières », assure-t-il. Son Paris-Brest se compose donc de pâte à choux, surmontée d’un crumble pour donner un côté croustillant à ce délice sucré. « Je fais une crème pâtissière montée au beurre avec de la pâte de noisettes que je fais aussi moi-même, et un praliné là aussi fait maison, avec de la noisette et du caramel. C’est donc un praliné coulant », explique le pâtissier. Les gourmands ont jusqu’au printemps pour le tester, puisque Vincent a déjà prévu de l’enlever de sa carte à ce moment-là.

La tartelette San José

Une création originale du pâtissier, faite à la demande d’un client. « Il voulait que je lui confectionne quelque chose de frais et m’a laissé carte blanche », se souvient Vincent. Il a donc créé une base sucrée avec de la crème d’amande à la lime, puis des ananas frais et encore un peu de lime et de la menthe. « C’est quelque chose de très simple, mais vraiment goûteux. Le jus que va rendre l’ananas imbibe la crème d’amande », explique encore le pâtissier. Les plus gourmands pourront demander une version « grand gâteau » de cette création, car la pâtisserie prend aussi les commandes spéciales.