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Bab Kech : aux portes de Marrakech
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Bab Kech : aux portes de Marrakech

On prend la direction de Bab Kech pour un périple au pays des arômes et des épices. Le menu de ce comptoir situé à la halte gourmande Le Central propose une cuisine authentique marocaine, avec une petite touche de modernité. On y va comme on irait en touriste, avec l’envie de découvrir les couleurs et les saveurs de l’endroit, les pieds à Montréal. 

L’instigateur de ce projet, Imad Eddine Makraji, œuvre dans le domaine de la restauration depuis une quinzaine d’années. Marrakchi de naissance, l’artiste aux fourneaux a travaillé dans de grands établissements au Maroc. Disciple d’Alain Ducasse, il a notamment remporté plusieurs honneurs, dont le premier prix du concours Cremai en section internationale, avant d’occuper le poste de sous-chef au restaurant Chez Sophie, à Montréal, tout en suivant une formation à l’Institut de Tourisme et d’Hôtellerie du Québec (ITHQ).

Dernièrement, il souhaitait voler de ses propres ailes afin de faire les choses à sa façon. « Le Central, c’est comme une vitrine pour moi. Il y a beaucoup de gens qui y passent. Lorsqu’ils découvrent l’endroit et qui l’essayent, ils trouvent ça bon et reviennent! »

C’est là que le petit commerce Bab Kech est né, avec le souhait de mettre à l’ardoise la cuisine de ses origines, encore trop méconnue. Les plats sont à la fois typiques et revisités. On modernise tout en gardant les repères, comme le savoureux couscous, la pastilla au poulet, amande et fleur d’oranger ou encore le tajine d’agneau. À ces spécialités s’ajoutent des sandwichs inspirés de la cuisine de l’Afrique du Nord. On y utilise un pain berbère fait maison, le batbout, cuit sur une plaque et qu’Imad mangeait quand il était petit.

Une belle variété d’aliments savoureux, que le chef combine via différents plats. « Mon menu est simple, note Imad. Comme la cuisine marocaine est très vaste, j’ai pris des choses plus connues auxquelles j’ai ajouté de la valeur. Dans le sandwich par exemple, on met une petite salade marocaine, avec du tchaktchouka aux poivrons et tomates cuites comme un condiment, puis du tajine de bœuf. Quand les clients mangent ce sandwich, c’est un voyage au Maroc. »

Il y a dans tous les gestes qu’il entreprend cette volonté de montrer à quel point la cuisine marocaine est fine et savoureuse et qu’elle a sa place parmi les grandes. Influencée par plusieurs cultures, arabe, française, moyen-orientale, africaine et méditerranéenne, elle fait exception avec son bouquet de saveurs dans des plats riches et variés.

« C’est gastronomique et de haute qualité, précise le propriétaire. C’est très subtil, on mélange les goûts, le sucré, le salé, et on balance les épices douces. Mon comptoir, ma nourriture a une histoire, une tradition qui remonte à 1 200 ans. Et je veux la faire connaître davantage. » Cette table authentique, faite maison et à partir de produits frais, n’est rien de moins qu’une invitation à la découverte.