Contexte de la pièce Rhinocéros (1959)

La pièce Rhinocéros est présentée pour la première fois en Allemagne en 1959 et créée dans sa version française à Paris à l’Odéon-Théâtre de France le 22 janvier 1960. Bien qu’elle puisse s’adapter à différents contextes, elle est généralement associée à celui de la Deuxième Guerre mondiale et est vue comme une métaphore de la montée du nazisme. En 1933, Ionesco assiste en Roumanie à la contamination de l’idéologie nazie, à l’engouement des foules en 1936 devant le passage du Führer et à la nazification de son pays en 1938. Par ailleurs, de 1940 à 1944, la France est occupée par les Allemands et les Français se rangent soit à leurs côtés (on les appelle les collaborateurs) ou s’opposent au régime d’Hitler : ce sont les résistants. Ainsi, la progression de la rhinocérite dont sont atteints graduellement tous les personnages, à l’exception de Bérenger, rejoint celle qui peut conduire à des régimes totalitaires.

LES ARCHÉTYPES

Ionesco joue avec les archétypes (modèle, structure universelle) et voit comment ils évoluent. Il veut trouver et montrer les archétypes humains, les problèmes et comportements récurrents qui font partie de l’humanité et qui ne dépendent d’aucune idéologie ou d’un type de société quelconque. Pour Ionesco, c’est la condition humaine qui gouverne la condition sociale et non l’inverse : il veut aller à la source de nos maladies pour voir comment cela peut, finalement, se transformer en phénomènes sociaux. Il s’intéresse aux questions et aux préoccupations universelles qui traversent le temps. Les pièces de Ionesco sont toujours d’actualité. Les personnages doivent survivre au contexte et il faut voir, dans l’individuel, l’universel.

LE SYMBOLE DU RHINOCÉROS

La rhinocérite est la perte de l’humanité, du sens commun de la morale, le fanatisme se répandant comme une sorte de maladie qui détruirait tout sur son passage. Le conformisme ou les idéologies rendent l’homme « bête » : le retour au besoin instinctif de faire comme les autres, l’instinct grégaire, peut être plus fort que tout et créer une véritable loi de la jungle.

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  • 25 février 2013 · 18h23 Simon Levesque

    J’apprecie particulierement cette oeuvre de Ionesco de par le fait qu’elle explore les ravages de l’alienation avec justesse. Ca vient me chercher parce que c’est une chose que je redoute beaucoup.

  • 25 février 2013 · 19h47 Catherine Gauthier

    Le génie de Ionesco est que ses textes restent actuels car il se colle sur le comportement de l’humain comme animal social (comme disait Aristote). Ce comportement humain sociétal change très peu d’une époque à l’autre, et lorsque l’on regarde ses stéréotypes, on y trouve beaucoup de ridicule. C’est une raison pour laquelle j’ai toujours adoré Ionesco.

  • 26 février 2013 · 19h59 Renald Lefebvre

    Je n’ai jamais eu l’occasion de voir une pièce de Ionesco. J’aimerais bien voir «Rhinocéros» pour connaître enfin ce que signifie vraiment le théâtre de l’absurde.

  • 17 mars 2013 · 09h37 christian louboutin men

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Les gagnants seront sélectionnés au hasard parmi ceux qui auront soumis un commentaire durant la semaine précédent le tirage et qui auront fourni tous les renseignements nécessaires lors de l'envoi de celui-ci. Les gagnants seront contactés par courriel et/ou par téléphone. Tirage le 1er mai 2013.

Saison 2012-2013

Crédit photo : Vincent Champoux

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