Atmosphere : Sans pression
Musique

Atmosphere : Sans pression

Sean Daley, dit "Slug", comprit tôt à l’adolescence qu’avec la passion dévorante qu’il avait toujours entretenue pour le hip-hop, il lui faudrait développer lui-même une industrie à peu près inexistante dans son Minneapolis natal. Épris de la culture du graffiti, du breakdance et de la musique hip-hop, il forma le collectif Rhyme Sayers avec deux amis d’école et le trio commença alors à se produire sous le nom d’Urban  Atmosphere.

Sean Daley, dit "Slug", comprit tôt à l’adolescence qu’avec la passion dévorante qu’il avait toujours entretenue pour le hip-hop, il lui faudrait développer lui-même une industrie à peu près inexistante dans son Minneapolis natal. Épris de la culture du graffiti, du breakdance et de la musique hip-hop, il forma le collectif Rhyme Sayers avec deux amis d’école et le trio commença alors à se produire sous le nom d’Urban Atmosphere. Puis vint l’étiquette de disques pour s’autoproduire alors que Daley distribuait les cassettes directement de son sac à dos. Ce dernier ouvrit par la suite une boutique de disques et entreprit les tournées incessantes qui, aujourd’hui, quatre ans plus tard, nous l’amènent à Montréal lors de sa plus importante virée de 60 villes pour faire connaître son plus récent album, Godlovesugly. "Tous le monde a ses côtés plus laids, plus obscurs. De toute évidence, de m’être rendu aussi loin dans cette industrie est la preuve que Dieu pardonne l’imperfection!" explique-t-il.

Du jeune garçon obsessif et anxieux (il avouera même qu’il n’est devenu un rappeur "acceptable" que depuis environ trois ans!), il est maintenant devenu, à 29 ans, l’artiste le plus célèbre de sa région, et a su attirer une horde importante de fans féminines, fait assez inhabituel dans le genre. "Je crois que je sais m’adresser aux filles; c’est probablement ce que je fais le mieux et ce qui m’importe le plus", déclare Slug. Et il faut bien avouer que malgré le personnage un peu psychotique qu’il a développé sur ses quatre premiers disques, son honnêteté et sa vulnérabilité le rendent attachant. "L’alcool, les femmes et mon fils de huit ans sont mes plus grands intérêts, avoue-t-il facétieusement. L’argent n’est pas une motivation. Tout ce qu’on fait de profits est réinvesti dans la compagnie et il n’y a pas de dépenses frivoles." Jusqu’à ce jour et malgré ses obligations de tournée, il demeure copropriétaire du magasin de disques, directeur artistique du label et n’a aucunement l’intention de se faire englober par une multinationale. "Si jamais on en arrive là, ce sont eux qui travailleront pour nous et sûrement pas le contraire!" C’est KRS-ONE qui a été son inspiration première: après l’avoir rencontré à plusieurs reprises ("il est super poli, toujours plein de considérations"), Slug dit n’avoir toujours eu qu’un désir, d’être connu comme KRS-TWO!

31 octobre
À la Sala Rossa
Avec Brother Ali, Blueprint, Merse, DJ Bird et Mr. Dibbs
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