Rogue One : A Star Wars Story : une réussite galactique
Cinéma

Rogue One : A Star Wars Story : une réussite galactique

Premier film majeur prenant place en dehors des cycles trilogiques de l’univers Star Wars, ce nouveau pan de la saga galactique se situe entre les épisodes III et IV.

On sait que l’on vit à une belle époque quand on a droit à un nouveau film de Star Wars à chaque année, près de Noël. Le 16 décembre marquera l’arrivée d’un petit nouveau dans la galaxie far, far away : l’excellent Rogue One. Et j’appuie sur ce mot : excellent, et pas seulement pour un Star Wars. Rogue One est le récit d’une épopée comme il s’en fait trop peu. Il s’agit, à mon sens, de l’un des meilleurs films de cet univers mythique. Il a sa place aux côtés de Empire Strikes Back.

Pour la toute première fois, ce n’est pas un Jedi (ou un quidam qui en deviendra un) dont on suit l’histoire. En voici plutôt les grandes lignes (spoiler-free, pas d’inquiétude) : Galen Erso (Mads Mikkelsen) est un ingénieur émérite ayant travaillé pour l’Empire mais s’étant depuis exilé avec sa femme et sa fille Jyn. Lorsque les impériaux veulent mettre en branle un projet qu’il a conceptualisé, ils le retracent et l’obligent à les suivre, ce projet d’envergure nécessitant sa présence. On parle, bien sûr, de la construction de l’Étoile Noire. Jyn (Felicity Jones) rendue orpheline se retrouvera en prison, d’où elle sera libérée par les Rebelles qui voient en elle la meilleure façon de retrouver Galen pour le faire témoigner devant le sénat des atrocités planifiées par l’Empire.

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Après s’être mise à la recherche, elle réalisera que la vraie mission est toute autre : ramener les plans de l’Étoile Noire entre les mains des Rebelles, pour que ceux-ci puissent y trouver une faille et détruire la station spatiale de destruction massive.

Jyn et son chaperon Rebelle Cassian Andor (Diego Luna) tiennent admirablement la place de duo protagonistes, mais il serait faux de dire que leurs seules performances font la force de Rogue One. Chacun des personnages s’alliant tout au long du film à leur bande est établi avec brio, et l’on retiendra tout particulièrement l’apport de Donnie Yen à cette distribution exemplaire. Son rôle de Chirrut Îmwe, moine aveugle et sensible à la Force, perce l’écran à chacune de ses apparitions. L’absence de Jedi en fait le seul utilisateur réel de la Force, présence qui aurait pu sembler manquante sans son apport dans un univers où elle est si emblématique.

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Les événements du film se déroulant littéralement quelques jours à peine avant ceux de l’épisode IV, celui-ci est évidemment truffé de caméos et de clins d’oeil qui feront très certainement sourire les fans de la série. Puisqu’elle n’est plus une surprise, je me permets de m’étendre ici un peu plus sur l’apparition dans Rogue One d’un des personnages les plus iconiques de Star Wars : Darth Vader. Le seigneur Sith est ici tout ce qu’il a toujours dû être : absolument terrifiant et impitoyable. L’horreur qu’inflige sa présence aux personnages ayant à la subir est palpable, et le public lui-même se sent empris d’un malaise à son approche. Le retour de James Earl Jones pour interpréter sa voix est également appréciée; quelconque autre acteur n’aurait pas pu arriver à obtenir le même effet.

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Les scénaristes Chris Weitz et Tony Gilroy et le réalisateur Gareth Edwards ont visiblement très bien saisi l’atmosphère de Star Wars, et y sont allés d’une originalité que l’on n’attendait peut-être plus après Le réveil de la Force. Celui-ci était certes appréciable, mais très près d’un calque exact du film original. Ici, malgré qu’il y ait une certaine dose de fan-service inévitable, on prend des risques. C’est, de loin, le film le plus sombre de la série. L’humour caractéristique de Star Wars n’est pas absent en totalité, mais il n’y a pas d’éléments mignons ayant été ajoutés pour en faire un film familial. Rogue One est un film de guerre situant son intrigue dans un univers qui est déchiré par celle-ci. La réalisation et l’imagerie servent à merveille le récit, et l’utilisation d’effets pratiques en opposition au CGI partout où ils sont possibles donne un sentiment d’authenticité qui nous tient en haleine tout au long du film.

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Rogue One est un exemple de réussite. Le film est évidemment destiné aux fans déjà conquis de la série, mais il est en soi une réalisation impeccable. Bien certainement, il ne s’agit pas d’un film d’auteur européen qui redéfinira votre idée de l’amour et de la société : c’est une histoire de bons et de méchants qui se tirent dessus avec des lasers et passent de planète en planète comme on se tape un Québec-Montréal. Mais, dans cette catégorie, il serait difficile de frapper plus fort que Rogue One.

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