Danse Danse dévoile une programmation diversifiée
Scène

Danse Danse dévoile une programmation diversifiée

La programmation 2018/2019 de Danse Danse a été lancée cette semaine. Au programme: une grande variété de musiques, du hip-hop, du féminisme et une importante diversité représentée par sept pays. Et évidemment de la danse, moderne jusqu’au bout des chorégraphies.

Les codirecteurs, Pierre Des Marais et Caroline Ohrt résument: «Les œuvres de cette 21e saison hybrident les styles et croisent les disciplines; la danse que l’on vous présente va à la rencontre de multiples langages artistiques. Arts visuels, théâtre et musique se conjuguent aux gestes et à la physicalité dans cette programmation inclusive et sans frontières».

En musique

Quand le rock et la danse se rencontrent, ça donne l’œuvre who we are in the dark. La chorégraphe canadienne Peggy Baker et deux musiciens du groupe Arcade Fire (Sarah Neufeld et Jeremy Gara) marieront leurs métiers. Six danseurs seront présents sur scène pour valser entre les ténèbres et la lumière.

Alonzo King quitte la baie de San Francisco pour clôturer la saison avec un tout nouvel opus chorégraphique, The Propelled Heart. Les douze danseurs aligneront leurs gestes sur la voix de Lisa Fischer, découverte aux côtés des Rolling Stones et de Sting, créant un pont entre techniques classiques et inventivité contemporaine.

Avec A Love Supreme, la Bruxelloise Anne Teresa De Keersmaeker et Salva Sanchis s’unissent autour de la musique de John Coltrane et un quatuor de danseurs. Ils revisitent une chorégraphie imaginée en 2005 où  l’improvisation et les gestes rigoureux sont en harmonie.

L’œuvre de Leonard Cohen se perpétue grâce à six nouvelles représentations de Dance Me des Ballets Jazz de Montréal. Fier de son succès, cet hommage dansant présente 14 interprètes et trois chorégraphes internationaux (Andonis Foniadakis, Annabelle Lopez Ochoa, Ihsan Rustem) sous la direction de Louis Robitaille et avec une mise en scène d’Éric Jean. Ils évoquent ici les cinq saisons de l’existence décrites dans l’œuvre du poète montréalais.

Ce ne sont pas moins de 21 danseurs brésiliens qui viendront enflammer la scène avec Bach et Gira, une nouvelle création. De renommée internationale, la compagnie Grupo Corpo créée par Rodrigo Pederneiras offre une énergie vive au rythme effréné en plus d’être une ode à la culture brésilienne.

La compagnie torontoise Red Sky Performance dirigée par Sandra Laronde présente Backbone, une œuvre dont le cœur s’inspire de plusieurs peuples autochtones. Les danseurs sont originaires du Canada, de la Nouvelle-Zélande et de la Mongolie. À cette occasion, ils se réunissent afin de célébrer et partager l’art autochtone au rythme des percussions et des chants de gorge.

Influences hip-hop

La Canadienne Emmanuelle Lê Phan et le Suédois Elon Höglund soufflent un vent de fraîcheur avec Ghost, création dans laquelle six danseurs de rue hors pair se meuvent comme un seul cœur battant, au rythme des inspirations et expirations de la chorégraphie. 

Imprégnée par la culture hip-hop, le ballet traditionnel et la danse contemporaine, la toute nouvelle pièce du Montréalais Victor Quijada rassemble 10 interprètes accompagnés par de la musique live. Vraiment doucement explore les points de rupture, la fin et le commencement ainsi qu’un sentiment d’urgence et de révolte.

Au féminin 

Quatre soirées Grande Dames sont prévues avec Gauthier Dance / Dance Company Theaterhaus Stuttgart. Marco Goecke rendra hommage à la danseuse et chorégraphe allemande Pina Bausch et Éric Gauthier à la Canadienne Louise Lecavalier. Le public pourra découvrir les nouvelles créations de la Berlinoise Helena Waldmann et de la Montréalaise Virginie Brunelle.

La chorégraphe en provenance de Johannesbourg Dada Masilo réinvente une nouvelle Giselle. À l’origine héroïne d’un ballet romantique, elle devient ici une féministe qui porte les valeurs de la société sud-africaine contemporaine. C’est cette relecture moderne qui ouvrira la saison au rythme des percussions.

Réflexions

La création de Sylvain Lafortune et Esther Rousseau-Morin, L’un l’autre, ressemble à une ode à la communion entre deux êtres. Le duo, complices depuis 10 ans, unissent leurs gestes pour prouver que le support mutuel et la solidarité sont indispensables et incitent au changement positif.

Né à Londres mais originaire du Bangladesh, le chorégraphe Akram Khan jouit de cette double culture pour proposer Xenos, pièce dans laquelle il pose la question de savoir si l’Homme apprend de ses erreurs. Il utilise la figure d’un soldat de l’Inde coloniale durant la Première Guerre mondiale pour illustrer ce questionnement. Accompagné de cinq musiciens, il livre une performance moderne aux réflexions universelles.

La danse et le théâtre se fiancent dans Kidd Pivot de la chorégraphe canadienne Crystal Pite. L’acteur canadien Jonathon Young fait partie de l’aventure aux côtés de huit danseurs qui entremêlent les arts visuels, le théâtre et la danse au cœur d’une intrigue comique qui critique notre société.

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