L’Amour de loin

22 juin 2015 10h03 · Opéra de Québec

© Josiane Roberge / Daniel Richard

© Josiane Roberge / Daniel Richard

 

Pour ce 5e Festival d’opéra de Québec, Robert Lepage revient pour une mise en scène extraordinaire et en première mondiale, avec L’Amour de loin, fruit d’une nouvelle collaboration avec le Metropolitan Opera de New York et Ex Machina.

Composé par Kaija Saariaho sur un livret d’Amin Maalouf, l’opéra L’Amour de loin est une légende d’amour et de mort, où l’Occident chrétien et l’Orient mystique se rencontrent dans les flots de leurs désirs et de leurs rêves impossibles. Entre amour courtois et conte oriental, cette histoire met en scène Jaufré Rudel, troubadour et prince de Blaye en France au XIIe siècle, et Clémence, comtesse de Tripoli, au Liban.

Jaufré Rudel, lassé de sa vie de cour, apprend par un pèlerin l’existence, sur l’autre rive, d’un amour idéal : la comtesse Clémence! Séduit par les mots de ce pèlerin et par le désir d’un amour pur et lointain, Jaufré quitte son rivage et traverse la mer. Il est attendu par Clémence, à qui le pèlerin a révélé la présence d’un homme qui « parle d’elle dans ses chansons » et qu’une passion et un espoir nouveau envahissent alors. Le voyage de Jaufré ne sera qu’angoisse et maladie, menant le troubadour non vers l’amour, mais vers la mort. Seul « l’amour de loin » sera possible.

La musique de Kaija Saariaho dans L’Amour de loin est un vaste espace sonore qui allie des mélodies médiévales à un style spectral. Son rythme quasi-suspendu cache une transformation lente et presque continue.

Robert Lepage et Michael Curry, dans cette nouvelle production, ont choisi de faire émerger le conte et la musique d’un espace maritime imaginaire. Sur scène, un flot de cordes, simples lignes verticales, crée un horizon aquatique stylisé. Source, mais aussi réceptacle des passions des deux amoureux, cette mer, à la manière de la musique de Saariaho, vibre, scintille et résonne par des effets de machineries, de lumière, de vidéo et de marionnettes. Des profondeurs de l’eau proviennent par moments des voix et sur la mer flotte un pèlerin, qui voyage d’une rive à l’autre afin de tisser les liens d’un amour illusoire.

À ce monde horizontal, Robert Lepage et Michael Curry opposent un axe vertical : une sorte de tour d’où apparait Jaufré et qui permet à ce personnage aérien de se percher et de s’isoler. La structure est mobile et pivotante, tout comme cette histoire d’amour à distance.

Le baryton Phillip Addis (Jaufré Rudel), la soprano Erin Wall (Clémence) et la mezzo-soprano Tamara Mumford (Le pélerin) font partie de la distribution dirigée par le chef Ernest Martinez Izquierdo avec le Chœur de l’Opéra de Québec et l’Orchestre symphonique de Québec.

Rendez-vous les 30 juillet, 1er, 3 et 5 août à 20 h au Grand Théâtre de Québec.

Pour acheter son billet, c’est ici !

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