À la recherche d’Alfred – Série photographique

28 mars 2014 11h21 · Théâtre d'Aujourd'hui

À la recherche d’Alfred – Série photographique

Pour un spectacle en devenir.

There is a crack in everything. That’s how the light gets in. L.Cohen, Anthem 

 


 

Cerisier en fleurs noctambules dans les rues d’Akron, Ohio.

Cerisier en fleurs noctambules dans les rues d’Akron, Ohio.

 


En mars dernier, Emmanuel Schwartz et Alexia Bürger sont partis à la recherche d’Alfred, accompagnés par Ulysse del Drago, leur ami photographe.

Un road-trip au pays du caoutchouc qui servirait d’inspiration, de point de départ, à un spectacle. Ils ont ainsi arpenté cette ville du Midwest américain, scrutant les traces de cet être si singulier, rencontrant des personnes qui avaient croisé son chemin.

Aujourd’hui, on vous partage quelques traces de ce voyage. Un essai photographique d’Ulysse del Drago.


 

Emmanuel Schwartz devant la ville d’Akron

Emmanuel Schwartz devant la ville d’Akron

 

Basketball nocturne sur le stationnement d’un hôtel de bord d’autoroute. Quelque part.

Basketball nocturne sur le stationnement d’un hôtel de bord d’autoroute. Quelque part.

 


À propos du spectacle

Par un matin d’automne, Alexia Bürger et Emmanuel Schwartz tombent par hasard sur un petit article faisant mention de l’existence d’un certain Alfred McMoore, parfait inconnu, mort en 2009 à l’âge de 59 ans, ayant vécu toute sa vie dans la ville d’Akron en Ohio. Le peu que l’article révèle sur Alfred pique leur curiosité : cet homme, afro-américain, diagnostiqué schizophrène, a consacré sa vie à dessiner (dans son minuscule appartement, sur d’immenses rouleaux de papier) une Amérique invisible au commun des mortels…


 

Emmanuel Schwartz tenant un rouleau de papier dont se servait Alfred McMoore pour faire ses tableaux, dans le magasin même où il s’approvisionnait. Ces grands rouleaux de papier font 42 pouces (107 centimètres) de hauteur.

Emmanuel Schwartz tenant un rouleau de papier dont se servait Alfred McMoore pour faire ses tableaux, dans le magasin même où il s’approvisionnait. Ces grands rouleaux de papier font 42 pouces (107 centimètres) de hauteur.

 

Emmanuel Schwartz devant l’enseigne de la boutique où Alfred achetait les grands rouleaux de papier servant à ses oeuvres

Emmanuel Schwartz devant l’enseigne de la boutique où Alfred achetait les grands rouleaux de papier servant à ses oeuvres

 


…Une Amérique déjantée, presque animale, peuplée de shérifs en talons hauts et en bas de nylon, de christs jouant de la guitare électrique, d’infirmières étranges, de chorales Gospel, de prêtres délurés et de cercueils colorés.

On dit d’Alfred McMoore qu’il ne sortait jamais de chez lui sans revêtir cinq ou six complets mis les uns par-dessus les autres.

On dit d’Alfred McMoore qu’il se rendait plusieurs fois par semaine au Stewart & Calhoun Funeral Home, le salon mortuaire de son quartier, pour pleurer à chaudes larmes la mort de gens qu’il n’avait jamais vus de sa vie…


 

Emmanuel Schwartz au salon funéraire où Alfred McMoore se rendait presque tous les jours pour y pleurer des gens qui lui étaient inconnus.

Emmanuel Schwartz au salon funéraire où Alfred McMoore se rendait presque tous les jours pour y pleurer des gens qui lui étaient inconnus.

 

Détail

Détail

 

Fleurs artificielles diurnes

Fleurs artificielles diurnes

 

Emmanuel Schwartz

Emmanuel Schwartz

 

Salle d’exposition

Salle d’exposition

 


…On dit d’Alfred McMoore qu’il appelait les gens des services sociaux plusieurs fois par jour pour laisser d’étranges messages sur leur répondeur « OK, je sais que t’es mort, mais c’est pas une raison pour ne pas me répondre. Allez, debout! Et amène-moi manger du poulet frit. »

On dit surtout d’Alfred McMoore qu’il répétait, à qui voulait bien l’entendre, qu’il avait de la chance dans la tête.

« All this luck in my head. » disait-il.

 

Alors, guidés par le fantôme de ce mystérieux fou qui pleurait la mort de l’homme ordinaire, Emmanuel et Alexia ont amorcé à tâtons, guidés plus par l’instinct que par la raison, la création d’Alfred.

Suivez la création d’Alfred sur Tumblr : http://alarecherchedalfred.tumblr.com/

Alfred d’Emmanuel Schwartz et Alexia Bürger est présenté à la salle Jean-Claude-Germain du 15 avril au 3 mai 2014. Pour en savoir plus : theatredaujourdhui.qc.ca/alfred

 


 

Le groupe de musique The Black Keys s’est directement inspiré d’Alfred McMoore pour leur nom de groupe. En effet, ce dernier surnommait les gens qu’il n’aimait pas « D Flats and black keys », ce qui se traduit, en français, par « ré bémol et les touches noires ». En musique, la tonalité de ré bémol majeur contient les bémols suivants : si, mi, la, ré et sol, qui correspondent à toutes les touches noires d’un piano.

Le groupe de musique The Black Keys s’est directement inspiré d’Alfred McMoore pour leur nom de groupe. En effet, ce dernier surnommait les gens qu’il n’aimait pas « D Flats and black keys », ce qui se traduit, en français, par « ré bémol et les touches noires ». En musique, la tonalité de ré bémol majeur contient les bémols suivants : si, mi, la, ré et sol, qui correspondent à toutes les touches noires d’un piano.

 

Dan Auerbach et Patrick Carney, du groupe The Black Keys, ont été tellement inspirés par Alfred McMoore, qu’ils sont allés jusqu’à nommer leur compagnie de publication McMoore McLesst Publishing.

Dan Auerbach et Patrick Carney, du groupe The Black Keys, ont été tellement inspirés par Alfred McMoore, qu’ils sont allés jusqu’à nommer leur compagnie de publication McMoore McLesst Publishing.

 

Emmanuel Schwartz devant The Akron Savings and Loan Company

Emmanuel Schwartz devant The Akron Savings and Loan Company

 

 

Emmanuel Schwartz devant le Akron Art Museum, musée qui détiendrait des œuvres d’Alfred McMoore sans pouvoir les exposer, en raison de leur taille monumentale

Emmanuel Schwartz devant le Akron Art Museum, musée qui détiendrait des œuvres d’Alfred McMoore sans pouvoir les exposer, en raison de leur taille monumentale

 

Emmanuel Schwartz devant l’immeuble dans lequel Alfred McMoore habitait.

Emmanuel Schwartz devant l’immeuble dans lequel Alfred McMoore habitait.

 

 

Emmanuel Schwartz devant l’usine Firestone. Akron est appelée la ville du caoutchouc, puisqu’une partie importante des pneus vendus en Amérique provient des usines de cette ville.

Emmanuel Schwartz devant l’usine Firestone. Akron est appelée la ville du caoutchouc, puisqu’une partie importante des pneus vendus en Amérique provient des usines de cette ville.

 

Emmanuel Schwartz sous les cerisiers diurnes en fleur, face à l’usine Firestone.

Emmanuel Schwartz sous les cerisiers diurnes en fleur, face à l’usine Firestone.

 

Emmanuel Schwartz

Emmanuel Schwartz

 

Emmanuel Schwartz « dance »

Emmanuel Schwartz « dance »

« American Dream »

« American Dream »

 

 

ALFRED

une création du Théâtre d’Aujourd’hui

présentée à la salle Jean-Claude-Germain

du 15 avril au 4 mai 2014

 

idée originale Emmanuel Schwartz et Alexia Bürger

texte Emmanuel Schwartz en collaboration avec Alexia Bürger

une création de Emmanuel Schwartz, Alexia Bürger, Alexandra Sutto, Simon Guilbault,

Linda Brunelle, Alexandre Pilon-Guay, Nicolas Basque, Jean Gaudreau et Sylvain Bélanger

 

theatredaujourdhui.qc.ca/alfred

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 3

  • 2 avril 2014 · 11h50 Isabelle Bureau

    La photo de Emmanuel Schwartz devant la ville d’Akron donne tous le sens de « l’homme fantôme » tel que Alfred McMoore. Indéfinissable et à la fois mystique.

  • 4 avril 2014 · 17h17 Raymond Carpentier

    Salle d’exposition. La transparence provoqué par la double exposition de la photo rend savoureusement lugubre l’ambiance mortuaire!

  • 4 avril 2014 · 21h12 Mathilde Letendre

    L’usine de caoutchouc!

Présentation

Le Théâtre d’Aujourd’hui est un théâtre d’auteurs où le texte dramatique constitue à la fois le point de départ et le centre des projets artistiques. Il se consacre exclusivement à la création, la production et la diffusion de la dramaturgie québécoise, et canadienne d’expression française.

www.theatredaujourdhui.qc.ca/

Acteurs principaux du TDA

  • Sylvain Bélanger

    Sylvain Bélanger
    Codirecteur général et directeur artistique, Théâtre d’Aujourd’hui
    Lire la bio

  • Suzanne St-Denis

    Suzanne St-Denis
    Co-directrice générale et directrice administrative, Théâtre d’Aujourd’hui
    Lire la bio

Concours

À gagner, une paire de billets pour la pièce Alfred
(représentation du 19 avril 2014).

Pour participer, indiquez-nous dans les commentaires de ce billet votre photo favorite et pourquoi.

Le tirage aura lieu le 17 avril, à 9h. Les gagnants seront contactés par courriel, et les billets seront disponibles le soir de la représentation à la billetterie du théâtre.

Calendrier

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Salle Jean-Claude Germain

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