Le Piknic Électronik entame une huitième saison en assumant fièrement une popularité toujours grandissante… et les inconvénients qui en découlent.

Depuis ses premiers pas il y a huit ans, la popularité du Piknic Électronik n’a cessé de croître. Du petit truc sympa et sans prétention des débuts, il est devenu un rendez-vous incontournable pour bien des amateurs de musique électronique et un événement majeur du paysage culturel montréalais.

Toujours niché à la place de l’Homme, autour de la statue de Calder, du parc Jean-Drapeau, le Piknic attire tous les dimanches plusieurs milliers de personnes, des ex-fêtards assagis à ceux encore sur le party de la veille, dans une atmosphère électro-bucolique agréable. "On a commencé à quatre. Des amis venaient nous aider bénévolement à monter les deux tentes et les quatre speakers, d’autres amis DJ venaient jouer, et quand il faisait beau, on pouvait se retrouver 300 personnes", se souvient Nicolas Cournoyer, directeur des opérations au Piknic et un des quatre membres fondateurs avec Pascal Lefebvre, Michel Quintal et Louis-David Loyer. "Aujourd’hui, on se retrouve 85 employés sur le terrain et de 3000 à plus de 5000 personnes quand il fait beau. C’est certain que c’est moins intime qu’avant, mais le plaisir de venir danser au son d’une bonne musique par un bel après-midi au soleil demeure."

Au Piknic Électronik, on vient bien plus pour danser que pour pique-niquer, mais ça risque de changer cette année. À la suite des nombreux problèmes causés par certaines personnes un peu trop éméchées, l’organisation a annoncé récemment qu’elle n’acceptait plus que les festivaliers apportent leur alcool sur le site, une décision qui a provoqué un tollé général, forçant le Piknic à réviser sa position. "Même s’il y a des points de vente d’alcool sur le site, on a toujours accepté que les gens apportent leur boisson avec leur pique-nique, mais il y en a qui abusaient et débarquaient avec 50 bières. On a donc décidé de mettre un terme à ça cette année, mais il y a eu une réaction si violente et démesurée sur le Web qu’on a finalement décidé de permettre aux gens d’apporter une quantité limitée d’alcool avec leur pique-nique."

La programmation de cette huitième édition est encore une fois assez diversifiée (un tour sur le piknicelectronik.com est suggéré!), couvrant presque tous les spectres de la musique électro, avec une belle brochette de DJ internationaux. Comme l’année dernière, mais cette fois-ci chaque semaine, une deuxième scène est réservée aux DJ locaux. Le Piknic a aussi créé un nouvel espace famille, un peu à l’écart de la foule, avec mini-golf et jeux gonflables. L’organisation va encore une fois présenter quelques Piknic à l’extérieur du site et d’autres en collaboration avec certaines manifestations estivales telles que le Fringe, le MEG, Osheaga, le FME et Pop Montréal. Pour les pikniqueurs invétérés, une passe donnant accès à tous les Piknic (sauf les événements à l’extérieur du site) est offerte à très bon prix! Ne reste plus qu’à espérer le soleil.

À voir si vous aimez /
La techno sous toutes ses formes, le parc Jean-Drapeau, les pique-niques

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