Que voir? Où courir en cet hiver «ben frette» pour expérimenter un art qui réchauffera l’esprit? Voici quelques incontournables pour ce début de 2013: Snow, Alÿs, David, Grasso, Cohen, Sehgal.

Il est un de nos plus grands artistes. Depuis la fin des années 1950, il a réalisé une œuvre radicale, qui a toujours réfléchi intelligemment sur la notion d’image ainsi que sur les divers supports dont il a su travailler les limites (la vidéo, la photo, l’installation, le son…). Du 11 janvier au 16 février, Michael Snow sera à la Galerie de l’UQÀM dans une expo montée par Louise Déry. Ce sera un des événements majeurs de la rentrée.

Toujours du côté universitaire, il faudra se rendre à la Galerie Leonard & Bina Ellen à Concordia pour voir Les traces matérielles, la temporalité et le geste en art contemporain de la commissaire Amelia Jones. Avec des réalisations de 12 artistes, dont Francis Alÿs, Alexandre David, Mark Igloliorte, Tricia Middleton. Du 16 février au 13 avril.

Et dans les musées?

Au Musée d’art contemporain, ce sera un moment exceptionnel. Il faudra absolument s’y rendre pour voir trois grands noms de l’art contemporain. L’expo Uraniborg de Laurent Grasso fut un des événements majeurs cet été à Paris au Jeu de Paume. Montée avec le MAC, elle sera à Montréal cet hiver. Grasso, qui se plaît à dire qu’il aime «créer une fausse mémoire historique», réussit formidablement bien à construire des fictions captivantes. Ses œuvres seront accompagnées de la présentation Faux indices, 40 images de la photographe canadienne Lynne Cohen. Du 7 février au 28 avril. Comme si ces deux artistes n’étaient pas suffisants pour que la saison au MAC soit passionnante, on y a ajouté la présentation de deux œuvres d’un des artistes les plus intelligents à l’heure actuelle sur la scène internationale. Deux «performances» de Tino Sehgal seront à l’honneur: Kiss, 2002 et This Situation, 2007 (œuvre qui a été acquise par le MAC) seront réalisées du 19 mars au 28 avril. À voir absolument.

Au Musée des beaux-arts, il faudra surveiller la gigantesque expo sur l’art du Pérou, événement qui inclura 350 œuvres dont plus de 100 n’ont jamais quitté leur pays d’origine. Un panorama qui embrassera l’art péruvien de l’époque précoloniale à l’art moderne. Du 2 février au 16 juin.

Et dans les centres d’artistes et les galeries?

Allons-y de quelques choix. Il faudra se déplacer pour Manuela Lalic chez Optica (19 janvier au 23 février), pour Clément de Gaulejac chez Skol (1er mars au 6 avril), pour Kim Waldron chez Oboro (9 mars au 13 avril), pour Yan Giguère et Gwenaël Bélanger chez Clark (14 mars au 20 avril)…

Signalons que dès la mi-janvier, Irene Whittome sera à l’affiche en trois lieux, aux centres VOX et Occurrence ainsi qu’à la Galerie Simon Blais. La jeune Galerie Hugues Charbonneau présentera Le temps s’est arrêté avec des œuvres de Benoit Aquin, Tammi Campbell, Karine Payette et Jonathan Plante (12 janvier au 16 février), Luce Meunier occupera la nouvelle Galerie Antoine Ertaskiran (6 février au 9 mars), Suzy Lake sera chez Donald Browne (9 mars au 20 avril).

Et n’oublions pas l’expo de l’artiste Thomas Demand qui débute à la Fondation DHC/Art le 19 janvier. 

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