Doléances pour un Québec dépassé

4 décembre 2011 23h08 · Jérôme Lussier

 

(VOIR AUSSI: Doléances pour un Québec dépassé — suite et fin)

Ce n’est pas de l’idéologie de croire que le bilinguisme constitue un avantage et de vouloir en faire bénéficier ses enfants et ses concitoyens.

Ce n’est pas naître pour un petit pain de rêver que sa fille étudie à Stanford, que son fils travaille à Shanghaï, que son neveu boxe à Las Vegas ou que sa nièce défile à Milan.

Ce n’est pas une perversion de préférer Bon Iver à Paul Piché, Adele à Céline, les Beastie Boys à Loco Locass, mais d’aimer aussi Jean Leloup, Arcade Fire, Malajube et Beau Dommage.

Ce n’est pas de la rectitude politique d’affirmer que les questions environnementales, culturelles et économiques de notre époque dépassent le cadre des politiques nationales.

Ce n’est pas une religion de constater que Facebook, Twitter et Internet permettent de découvrir et entretenir en temps réel des communautés qui se moquent des frontières.

Ce n’est pas cynique de rappeler que l’univers ne commence pas à Hull et qu’il ne se termine pas à Gaspé et que les lois et les espoirs du Québec n’ont pas de portée extra-territoriale.

Ce n’est pas une trahison de concéder que le Québec ne représente que 0,1% de l’humanité et que son statut constitutionnel n’y est pour rien.

Ce n’est pas naïf de dire que le Québec a autant sinon plus besoin du reste du monde que le reste du monde a besoin du Québec.

Ce n’est pas de la haine de soi de contempler sans complaisance ce qui pourrait rendre notre langue et notre culture sans attrait pour des immigrants ou des visiteurs.

Ce n’est pas déplacé de suggérer que le copinage, la corruption, les mauvaises écoles et les hôpitaux dysfonctionnels nuisent davantage au Québec que l’université McGill.

Ce n’est pas fédéraliste d’être exaspéré par ceux qui parlent davantage de la Nuit des longs couteaux que du décrochage, du soin des personnes âgées et du suicide au Québec.

Ce n’est pas de l’àplatventrisme de refuser d’imposer sa langue à quelqu’un qui la rejette, comme on refuserait de forcer une femme à nous aimer si on échoue à la séduire.

Ce n’est pas être à genoux de respecter la liberté des autres comme on souhaiterait qu’ils respectent la nôtre.

Ce n’est pas du nombrilisme de considérer qu’il y a, en matière culturelle, une sphère intime qui échappe autant à la supervision de l’État que la chambre à coucher.

Ce n’est pas être défaitiste de plaider que, même dans la défense d’une langue et d’une culture, la fin ne justifie pas toujours les moyens.

Ce n’est pas être vendu de douter de l’utilité d’une politique d’hostilité envers les serveuses anglophones comme mode de promotion de la langue officielle.

Ce n’est pas être colonisé de parler anglais à l’occasion à Montréal, une ville qui a toujours été bilingue et cosmopolite.

Ce n’est pas de la gentillesse excessive de tolérer sans colère la présence de gens dont la langue, les idées et la culture diffèrent des nôtres.

Ce n’est pas de l’amnésie de revendiquer pour les Québécois d’aujourd’hui une identité qui n’est plus celle de leurs ancêtres de la Nouvelle France.

Ce n’est pas une hérésie de supposer qu’une nouvelle génération se reconnaisse davantage dans certaines valeurs universelles que dans un désir d’homogénéité culturelle.

Ce n’est pas de la propagande de soutenir que le contrôle politique, culturel et linguistique ne peut plus s’exercer en 2011 comme en 1971.

Ce n’est pas déconnecté de sentir, comme Dany Laferrière, qu’il est urgent de “sortir le Québec du Québec”.

Ce n’est pas complexé d’être convaincu que le Québec est plus fier quand il affronte la concurrence et triomphe que quand il s’isole et se déclare gagnant.

Ce n’est pas faible d’imaginer que nous sommes plus forts quand on montre ce qu’on sait faire que quand on interdit aux autres de faire différemment.

Ce n’est pas suicidaire de proposer que le Québec a plus à gagner à participer à la mouvance contemporaine qu’à tenter en vain de se protéger du reste du monde.

 

 

 

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 270

  • 5 décembre 2011 · 15h40 Monica Henry Chevanel

    THIS is absolutely wonderful and bang right on… j’attend une texte de meme depuis j’arrive au Quebec… MERCI… I blasted it everywhere on Facebook and Twitter and I will post it on my blog (properly accredited to you of course) to ensure that everyone in MY circle reads and shares it… thank you Bravo merci!

    • 5 décembre 2011 · 18h39 Louise

      Bravo Monica pour ton commentaire.

    • 5 décembre 2011 · 21h10 Jean-PhilippeDesrochers

      Monica, la qualité de votre français et votre bilinguisme m’épatent et en disent long sur l’état de la langue au Québec.

    • 6 décembre 2011 · 17h28 MaTuqueEstUnePerruque

      Cool, mais.
      Es-tu certaine d’avoir compris le texte, fille?

      Ça sent la sueur de troll à plein nez.

      Cela dit, j’aime bien l’idée de sortir des carcans épuisés qui tiennent sur le respirateur automatique depuis des décennies.
      Mais pas de là à féliciter cette contribution ridicule dans les commentaires.

    • 7 décembre 2011 · 00h46 François Bourque

      Évidemment, ça fait plaisir à on sait qui ce genre de texte. Voilà qu’elle le partagera avec ses amis des réseaux sociaux ! Merci M. Lussier, venant d’un francophone, ça renforcera tous les préjugés anglos !

    • 7 décembre 2011 · 03h28 François Bourque

      Trouvé sur le blogue de Monica Henry Chevanel : « Tout le débat émotif entourant le débat sur la langue au Québec et entretenu par notre élite politique et journalistique de gauche n’est à mon avis qu’un prétexte pour camoufler quelque chose de plus grave. Toute cette poudre aux yeux cache une des nombreuses tendances totalitaristes de la société Québécoise ». C’est du joli !

  • 5 décembre 2011 · 16h00 michel.lafrance

    La jeunesse ou l’absence de mémoire voila 2 possibilités qui vous font écrire ce texte.Dans quelques années quand vos petits enfants vous parleront dans une langue qui n’est pas la votre,d’un pays qui n’est pas le votre,alors vous vous souviendrez.
    michel lafrance

    • 5 décembre 2011 · 20h19 Roberto Vital

      Bref, t’as rien compris Michel…

    • 5 décembre 2011 · 20h51 Unity mixer

      LoL… Michel ta Vraiment pas compris le message chef, nous somme citoyen d’une Planète…

    • 5 décembre 2011 · 21h17 Pascal G.

      Michel, quand j’aurai des petits enfants qui me parleront dans une autre langue que le français ou l’anglais, d’un pays ailleurs que mon Québec, le tout via un médium électro-patante-chouette, je pourrai enfin dire que j’ai réussi car moi-même c’est ce que j’aurais voulu faire, j’ai trimmer dure pour apprendre l’anglais et me débrouiller avec la technologie moderne. Je n’ai pas voyagé autant que je l’aurais voulu mais c’est pourquoi aujourd’hui, mon fils de trois ans apprends à utiliser les médiums électro-patante-chouette en français, en anglais et que je souhaite (et je mets des réée de côté à cet égard) qu’il puisse faire les études qui lui tenterons et puisse-t-il s’exiler travailler ailleurs si le goût lui en prends. Les voyages ne forment-ils pas la jeunesse et la vie en générale? N’est-il pas de mon devoir de lui permettre ainsi qu’à mes petits enfants de vivre ici ou ailleurs et dans la langue qui leur plaira? De toute façon, lorsque j’aurai des petits enfants, même s’ils seront à des lieux de moi, la technologie fera en sorte qu’ils seront à côté de moi. Aussi bien en profiter et de les en faire profiter. Pour se qui est du souvenir, le mot dit tout en soi, se sera un souvenir. Bonne soirée.

    • 5 décembre 2011 · 21h38 Platypus

      On fait un pari? Moi je suis certain que dans 30 ans ont parle encore le français au Québec… C’est pas pour rien qu’en espagne, il y a encore les langues: catalan, le galicien, le basque… Qu’au etats-unis ont parlent très fréquament le français en Louisiane et l’espagnol au Nouveau-Mexique. Au Bélize, la langue officiel est l’anglais, mais on parle couramment l’espagnol et le créole. Je n’ai jamais entendu parlé d’un changement de langue d’une population entière par d’autre moyen que l’évolution de celle-ci. Et de toute façon, je peux t’assurer que les régions sont des bastions infranchissable de la langue française.

      Je crois que ton problème et le problème de bien des Québécois c’est la haine des anglais. Une agressivité, aujourd’hui, injustifié. Nous somme extrêmement haineux envers ceux-ci et nous avons énormément de préjugé également. On devrait avoir honte.

    • 5 décembre 2011 · 21h55 Renée Houde

      Je suis 100% avec l’auteur de ce billet.Un des meilleurs texte de l’année. Eh bien oui, Michel., depuis 1971, plus de 400,000 ont quittés le Québec (Stats Canada), la chasse aux unilingues dernièrement et notre guerre contre l’anglais poussera encore plus l’exodus de contribuables bien nantis. Oui, il nous faut remplacer ceux qui nous quittent pour des terres plus chaleureuses par des immigrants très coûteux qui ne font pas toujours l’affaire et ont des valeurs opposées aux notres…Probablement que l’arabe sera la langue qu’il te faudra apprendre au lieu de l’anglais. Grave erreur de faire la chasse aux anglophones. Mais au Québecnous sommes obsédés avec notre nombril, et nous ne pensons pas plus loin que notre nez. Pity!

    • 7 décembre 2011 · 17h53 Jacques Labonte

      Michel, il faudrais un jour que tu explique au monde, comment le fait de naitre au Québec de parents qui parlent français, doit oblige a nous prendre pour la nouvelle race arienne d’hitler. Nous n’avons pas choisis ces options, alors pouquoi c’est si important de s’admirer le nombril. Je n’encourage pas seulement le bilinguisme, j’encourage mes enfants au trilinguisme. c’est pratique quand on sort de son trou.

    • 3 septembre 2012 · 18h15 lynne

      Tu sais Michel, j’ai vécu l’ère René Lévesque et le référendum en tant qu’étudianteà l’époque. On a perdu! Mais ma vie continu. et j’ai dû voyager pour le travail et voir que le petit peuple se maintenait dans un déni total. Apprendre d’autres langues et élargir ses horizons n’a rien de négatif au contraire, on est en 2012 et la technologie a changé bien des choses. J’ai dû vivre à St-Hubert pour deux ans, à cause du travail…surprise, mes voisins me demandaient si la ville de Québec était grosse(en passant j’y ai travaillé mais je viens pas de là). Ces mêmes voisins n’avaient jamais même traverser le pont pour aller sur l’île de Montréal et ils étaient pas jeunes, mais crois-moi ils étaient restés en 1975 et ils étaient de souches. Triste est de constater que les gens n’ont pas évolué car ils ne sont jamais sortis de leur bleds. Et que de conserver sa langue pour moi est primordial mais ne nécessite pas d’ostraciser les autres et de s’isoler…

  • 5 décembre 2011 · 17h04 JPQuébec

    Ce n’est pas possible de lire un texte comme le vôtre sans réagir et vous rappeler qu’il est noble et grand, le souhait d’un peuple à faire respecter sa langue, sa culture et son identité propre dans ce monde. Parler deux langues, c’est bien. Le problème, c’est d’en perdre une. Problème que vous alimentez dans ce texte sans respect pour la nation québécoise.

    • 5 décembre 2011 · 18h46 Marc Grégoire

      Afin d’éviter de perdre une langue, il faudrait la revaloriser mur à mur au lieu de la massacrer. Mais demandez de la rigueur est une utopie.

    • 5 décembre 2011 · 22h11 Renée Houde

      JP Quebec…Comment peut on respecter ceux qui ne respectent pas les autres. C’est beau la Société Distince, la nation, etc. mais notre comportement n’est pas digne et révèle un peuple tourné sur lui même et… qui pour se faire valoir doit abaisser les autres. L’esprit régional du Québec et pathétique. C’est la vérité brutale. Le nombril, ça suffit!

    • 7 décembre 2011 · 13h27 MED

      Juste un commentaire comme ça. Je suis ce que l’on appelle une québécoise pure laine qui a appris le français à la maison, et comme tous, qui a appris l’anglais dès l’école primaire. Aujourd’hui, j’étudie les langues au cégep, et je peux vous dire, ainsi que tous les étudiants en langues, qu’apprendre une langue, que ce soit l’anglais ou une autre (p.s. l’anglais n’est pas une maladie), ne signifie pas perdre l’autre. Voilà!

    • 7 décembre 2011 · 23h33 francois

      Oh Boy… Les Neo Facho Isolationnistes vont faire des cauchemars et vont devoir mordre des os de fémur de boeuf pour passer la nuits sans aller lyncher un anglais dans un journal que 300,000 personnes sur terre lisent. Ils vont se lever demain matin en cherchant leur Robespierre pour guillotiner tous ces sales anglais qui ont si bien bâtit notre métropole. Vive la Nouvelle France Libre. Vive les Germaines. Vive les petits hommes qui obéissent aux Germaines Neo Fachos. Vive le passé! Vive la peur! Vive la haine!

    • 8 décembre 2011 · 13h02 Stéphane Proulx

      Indépendantiste et ouvert sur le monde? Parfaitement possible: René Lévesque, correspondant de guerre sous le drapeau américain, parfaitement bilingue, un des premier journaliste à avoir pénétré le camp de Dachau, ce déclarant après, citoyen du monde. Jacques Parizeau, ex-étudiant du London School of Economics, parfaitement bilingue, autrefois marié à feu Alice, Polonaise d’origine. Bernard Landry, hispanophone, parlant espagnol couramment. Feu Gérald Godin, Maka Kotto, Maria Mourani etc. Votre texte s’adresse aux imbéciles, férus de clichés et de simplisme. Le projet québécois est inachevé. Vouloir un pays normal n’est pas synonyme de fermeture, bien au contraire.

  • 5 décembre 2011 · 17h08 Jean-François Garneau

    Ok, ok… La porte qu’on défonce ici est ouverte depuis longtemps. Qui veut isoler le Québec en affirmant son droit à l’autonomie? Les Québécois ont démontré exactement le contraire depuis le Maître chez nous de Lesage et avec le « quelque chose comme un grand peuple » de Lévesque. Le virage à droite du ROC avec adoration de la reine à tous les étages est plus isolationiste que ce qui se dit ou se fait au Québec, à part la corruption et le vol systématique de fonds publics que des bandits cravatés veulent normaliser. La kleptocratie, ça, c’est fédérateur!

  • 5 décembre 2011 · 17h34 Marie Nadeau

    Vision naïve et adolescente de la société québécoise où les rapports de force n’existent pas. Peace and love cher citoyen du monde.

    • 5 décembre 2011 · 18h25 Alex Lauzon

      Merci Mme Nadeau de résumer parfaitement ce que je pense de ce texte. Comme si on ne pouvait pas fièrement vivre en français, avoir des amis anglophones, être ouvert au monde tout en délimitant clairement le milieu dans lequel nous voulons vivre.

  • 5 décembre 2011 · 17h55 Eric

    Genial, bravo! Très lucide comme papier.

  • 5 décembre 2011 · 17h58 Maxime

    J’ose espérer que ce texte n’est pas représentatif de l’opinion majoritaire des jeunes québécois d’aujourd’hui. Dans l’affirmative, on peut alors boire, après le « Maître chez nous » et la Révolution tranquille, à la « Louisianisation tranquille », et à l’assimilation à l’anglais dans quelques générations…

    • 5 décembre 2011 · 20h22 Roberto Vital

      Maxime, c’est hélas ce que votre génération nombriliste nous a laissé. M. lussier reflête parfaitement le ras-le-bol de mon époque envers la votre.

    • 5 décembre 2011 · 22h20 Renée Houde

      Et oui Maxime. Il faut mettre fin au narcissisme québecois. Le Québec devrait être une province officiellement bilingue. Avec 330 Millions d’anglophones qui nous entourent, il est temps que nous devenions des Citoyens du Monde et que nous arrêtions notre obsession avec le français. Avant d’ëtre completement isolé, ouvrons nous!

    • 6 décembre 2011 · 06h23 Maxime

      En passant Monsieur Roberto, j’ai 32 ans, donc pas du tout dans la génération que vous décrivez. Ce que je voulais dire par la jeune génération, c’était plus les ados et jeunes adultes de 18 ans-début vingtaine. Ou peut-être rempalcer mon mot jeune par « nouvelle génération »… Mais bref mon constat est le même.

    • 6 décembre 2011 · 06h28 Maxime

      @Rene Houde = est-ce que vous cfroyez vraiment que le bilinguisme absolu pour tous que vous prônez pour le Québec sera de même dans les autres provinces canadienens? En passant je ne vois pas en quoi le Québec est narcissique…

    • 6 décembre 2011 · 09h15 Rémi Côté

      @ Renée Houde

      C’est ridicule de croire qu’on s’isole à cause de la langue francaise…. allez dire ça à la France, qui fait partie du « monde » comme vous dites… Vous parlez l’allemand?… le Russe?…. d’autre pays très influents ou l’anglais n’est qu’une langue secondaire et bien souvent, mal maitriser..

      « ouvrons-nous » … vous me faite bien rire madame

    • 7 décembre 2011 · 08h40 Pierre Norris

      Rassurez-vous, certains reprennent le flambeau! Je suis de cette génération et les valeurs supposément universelles et rassembleuses prônées par ce billet ne me rejoignent pas du tout. J’ai lu une bonne partie des commentaires, plusieurs sont tout simplement déplorables. Le fait que 60% des Québécois sont d’accord avec le fait qu’ils n’ont pas le droit d’exister réellement m’inquiète au plus haut point. Les États-Unis, l’Italie, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et compagnie, sans oublier le Canada, sont tous assez patriotiques et nationalistes, ils défendent leur culture, leurs différences, leur langue, etc et n’ont pas peur de l’afficher. La victoire la plus importante des fédéralistes est qu’aujourd’hui, ils ont réussi à entrer dans la tête d’une nouvelle génération de Québécois qu’eux doivent avoir honte d’exposer leur fierté d’être ce qu’ils sont.

    • 8 décembre 2011 · 07h52 Jacques Labonte

      Maxime, a quoi rime ce désir de conserver cette tour de Babel ou chaque individu parle sa propre langue, pourquoi la planete Terre ne parlerais pas un language universel tel que l’espéranto ou le klingon? On pourrais se faire parfaitement comprendre partout sur cette boule. Pourquoi aussi s’isoler au fond d’un rang de campagne et refuser de parler a nos voisins, une nation commune a tous les humains ne serais surement pas une mauvaise chose, pourquoi doit-on toujours se considérer comme une race supérieure qui regarde les autres de haut. Un peu d’humilité ferais du bien. Je ne veut pas de ton futur égocentrique et je souhaite la disparition des égoistes séparatistes.

    • 9 décembre 2011 · 00h46 Marie-Claude

      Apprendre ne veut pas dire s’écraser! Connaît le langage de l’inconnu pour savoir ce qu’il te dit et vice versa! Je suis née d’un père Québecois et d’une mère Ontarienne, je suis bilingue et je trouve absurde cette guerre entre français et anglais. Comment s’améliorer en tant que peuple si on agit en consanguins culturels? Oui notre culture est belle mais mausus que du Cari c’est bon dans le potage de légume! C’est comme quand maman nous disait: « Goûtes-s’y donc avant de dire que t’aimes pas ça! »

    • 11 décembre 2011 · 16h57 Maxime

      @Jacques Labonté = Justement parce que c’est impossible. Chaque langue est tributaire d’une culture, d’une façon de voir la réalité. Et c’est parfait comme ça. Le monde n’est pas seulement New-York, Londres ou Toronto. L’anglais est loin d’être la langue la plus parlée de la planète. Moi je trouve que chaque langue qui meure est une perte pour l’humanité. Le désir de l’universel peut être bien-fondé, mais il ne sera jamais réalisé. Il faut être réaliste et être fier de ses différences culturelles, et non pas vouloir se fondre dans la culture des affaires!

  • 5 décembre 2011 · 18h03 Adéline Harvey

    Ce n’est pas être refermé sur soi que de croire que ce pour quoi le peuple québécois s’est battu mérite qu’on y accorde encore de l’importance; l’assimilation massive des francophones hors Québec parle d’elle-même. Si l’idéal contemporain est de parler le Globish, nous y sommes déjà. Au delà l’illusion de la communication globale, seuls les peuples qui ont une indentité forte pourront faire rayonner leur culture et leur vision du monde.

    • 5 décembre 2011 · 19h40 Jean-Claude

      Comme beaucoup de Québécois vous ne semblez pas connaître la réalité en ce qui concerne les francophones hors Québec. Il y a de l’assimilation, certes, mais c’est souvent des Québécois qui ne sont aucunement fiers de qui ils sont et qui ont hâte de s’intégrer à la majorité anglophone dès qu’ils quittent la belle province. Les francophones de l’Ouest où jj’habite et ceux qui habitent ailleurs sont loin de tous être des assimilés.

    • 8 décembre 2011 · 22h17 francois

      merite? Quel grand mot…

  • 5 décembre 2011 · 18h25 Ian Sénéchal

    Le texte de l’année. Très bon M. Lussier. Vous exprimez avec une plume très habile ce que je pense tous les jours!

    Ian Sénéchal
    Réseau Liberté-Québec

    • 7 décembre 2011 · 21h20 Michel Vincent

      Quand les extrémistes de droite (RLQ) et ceux qui ne connaissent pas leur histoire encensent un de vos textes, c’est que vous savez que vous êtes dans le champs.

      Citoyen du monde je veux bien. Mais c’est drôle, je n’ai pas vu le Canada ou un autre pays dans le monde mettre fin à son indépendance pour ne pas être traité d’etroit d’esprit… Pourquoi pour le Québec, ça devrait être différent?

    • 9 décembre 2011 · 19h11 Jean Busque

      @Michel

      Dans le mille ! Je ne crois pas, malheureusement, que Jérôme Lussier en soit conscient.

  • 5 décembre 2011 · 18h45 Eric

    De lire les commentaire, on voit très bien a quel point l’auteur a raison, une partie de ceux-ci sont depassé.

  • 5 décembre 2011 · 19h52 Serge Gingras

    Ce ne sont pas les serveurs unilingues anglophones qu’il faut châtier, c’est le propriétaire de l’établissement qui engage ce serviteur incapable de servir des Québécois francophones.

    C’est inadmissible. Dans la restauration au Québec, le français est obligatoire. L’anglais, un atout. C’est une question de respect de la majorité et de l’histoire du Québec.

    Jamais vous ne trouverez de serveur unilingue francophone hors Québec. Nous avons droit au respect de notre culture, de notre langue chez-nous. Ce n’est pas trop demander. Et oui, je suis officciellement bilingue et j’apprécie, j’aime la langue de Shakespeare. Je m’en sers tous les jours et avec grand plaisir.

  • 5 décembre 2011 · 19h59 Maxime Schinck

    Personnellement, je ne crois pas que la modernisation du Québec implique une négation de son passé. En ce qui me concerne, j’assume tout du Québec : son passé, son présent et son futur.
    Par ailleurs, je ne partage pas votre amalgame voulant que nationalisme québécois et peur de tout ce qui est étranger et cosmopolite vont de pair, pas plus que je ne crois que de faire preuve d’un déracinement culturel profond et radical suffit à faire de nous de fidèles citoyens du monde. En fait, je crois dans tout sentiment de citoyenneté globale, il y a quelques sentiments français, espagnols, italiens ou japonais.
    La nuance rend notre pensée plus difficile à cerner, mais la rapproche bien plus de la vérité.
    Il m’a fait plaisir de vous lire et je le ferai certainement à nouveau si l’occasion m’est proposée.
    Bien à vous,
    Maxime Schinck
    Sherbrooke (Québec)

  • 5 décembre 2011 · 20h14 Etienne Denis

    Beau texte. Bien écrit. Ça aurait été sympa par contre qu’il ne soit pas complètement démagogue.

    Un exemple : « Ce n’est pas de la rectitude politique d’affirmer que les questions environnementales, culturelles et économiques de notre époque dépassent le cadre des politiques nationales. » Vous pouvez sérieusement affirmer que beaucoup de gens affirment que les questions environnementales, culturelles et économiques se limitent au cadre des politiques nationales, comme l’affirmation le laisse entendre? Sérieusement? De qui parlez-vous?

    Nommez-moi 10 personnalités crédibles dont l’univers est délimité par Hull et Gaspé (à part ceux dont c’est le travail ou le rôle est spécifiquement limité au Québec, sinon ça serait comme reprocher à Gérald Tremblay de s’intéresser uniquement à Montréal).

    À part quelques extrémistes, qui sont justement universellement considérés comme extrémistes, qui prétend que pour la défense de la langue et de la culture, la fin justifie toujours les moyens? Qui???

    Au fait, Montréal n’a pas toujours été bilingue et cosmopolite, mais c’est un détail sans importance.

    On parle ici d’un « désir d’homogénéité culturelle ». À qui s’appliquent ces mots? Hégémonie… Qui?

    On parle ici de « contrôle politique, culturel et linguistique ». À qui s’appliquent ces mots? Contrôle… Qui?

    Qui dit que l’université McGill nuit au Québec? Donnez des noms (et svp, donnez des noms crédibles, pas seulement deux ou trois extrémistes universellement considérés comme extrémistes non crédibles).

    Qui prétend que c’est une trahison que de concéder que le Québec ne représente que 0,1% de l’humanité et que son statut constitutionnel n’y est pour rien? Donnez les noms de ceux qui considèrent ça comme une trahison (et svp, donnez des noms crédibles, pas seulement deux ou trois extrémistes universellement considérés comme extrémistes non crédibles).

    Je suppose que donner des réponses claires et simples à mes questions devrait être, justement, clair et simple.

  • 5 décembre 2011 · 20h38 Thérèse Yaccarini

    Parfait. Laissons les émigrants parler anglais. Après tout, life is money et nous vivons dans ce superbe continent qu’est l’Amérique du Nord, royaume de l’individualisme, de la consommation, des inégalités sociales et où le collectif est considéré comme du socialisme suspect.
    Mais j’aimerais quand même connaître votre point de vue au sujet de la charia, de la polygamie et des crimes d’honneur si actuels ces temps-ci. Faut-il aussi espérer rendre la démocratie et la société des droits humains désirables et, en attendant, comprendre tous les Shafia et Imans intégristes car je ne voudrais surtout pas imposer ma langue à quelqu’un qui la rejette, comme on refuserait de forcer une femme à nous aimer si on échoue à la séduire.
    Et je ne voudrais passer pour quelqu’un d’intolérant et de raciste si je ne respecte la liberté des autres comme on souhaiterait qu’ils respectent la nôtre même si cela doit mener à la violence et perte des droits des enfants et des femmes..
    Et quelle horreur! Je ne voudrais surtout pas passer pour une nombriliste en considérant qu’il y a, en matière culturelle, une sphère intime qui échappe autant à la supervision de l’État que la chambre à coucher et être défaitiste en plaidant que, même dans la défense d’une langue et d’une culture, la fin ne justifie pas toujours les moyens.
    Ça doit être très agréable d’être applaudi par le Réseau Liberté-Québec

    • 6 décembre 2011 · 09h03 KB

      Je suis un immigrant (de l’Oklahoma). Je suis à Montréal et étudie le français depuis un an. Je parle français en public. Je vais probablement avoir un enfant (ou deux) avec ma blonde francophone. Ils vont parler français d’abord. Il y a beaucoup comme moi. C’est bien de protéger votre langue, mais rassurez-vous, nous les immigrés travaillent très dur pour apprendre votre belle langue.

    • 6 décembre 2011 · 09h05 KB

      Mais nous avons besoin de votre aide! Ne jamais passer à l’anglais quand on parle de vous dans le public en français!

  • 5 décembre 2011 · 20h57 Céline Lagacé

    Génial! J’aurais aimé écrire ce texte à votre place. Toutefois, les commentaires sont le plus souvent inconcevables. J’arrive pas à m’expliquer comment certains québébois n’arrivent pas à comprendre que pour éviter l’assimilation et l’extinction d’un peuple, il y a un seul moyen; faire des bébés. Les chinois ne craindront jamais l’assimilation. En outre, dans 50 ans ce n’est pas l’anglais qui nous aura bouffé mais l’arabe. Eux ils en font des enfants, ça cadre avec leur religion. Comme nous au temps de nos grosses familles. Nous ne pourrons jamais imposer notre langue aux ethnies et aux autres cultures. Depuis toujours la langue de l’argent c’est l’anglais. Lorsque nous nous sommes battus pour notre langue dans les années 60-70, jamais nous aurions pu anticiper la baisse démographique que nous rencontrons aujourd’hui. Nous nous battions pour notre avenir. Mais pour l’instant rien ne présage d’une amélioration des naissances d’enfants de souche. Arrêtez de rêver en couleur, votre avenir en français est déjà compromis. Résignez-vous et vivez!

  • 5 décembre 2011 · 20h58 Unity mixer

    Incroyable le nombre de frustré ici, les maudits anglais, les maudits imigré…. Notre Québec étroit d’esprits, 6 ou 7 millions de personne et 15% de frustré… Très bon papier.

  • 5 décembre 2011 · 21h32 Gilles Champagne

    Pour ceux qui ne semblent pas avoir compris, je ne pense pas que l’auteur du texte renie le Québec; je pense plutôt qu’il en a marre de la définition du « nous » qui semble avoir cours au Québec. Je pense qu’il en a marre que notre affirmation passe par la négation des autres. Lorsqu’il s’agit de notre langue, on n’essaie pas d’en faire la promotion, on préfère légiférer. On demande au gouvernement de l’imposer de toutes les façons possibles, même au détriment de notre liberté d’apprendre d’autres langues. Si vous vous sentez lésés de vous faire parler en anglais par un serveur dans un restaurant ou par un commis dans un magasin, prenez la porte et allez ailleurs; c’est ce que moi je ferais si j’étais dans votre situation. Mais pour beaucoup de bien-pensants, ce n’est pas suffisant. Il faut m’empêcher moi d’étudier dans la langue de mon choix; il faut tenter de m’imposer des choix musicaux à la radio ou dans les festivals. L’affirmation de ma langue, moi je la fais en la parlant et en l’écrivant correctement; c’est la meilleure façon pour moi de démontrer que j’aime ma langue. J’essaie aussi de la partager avec ceux qui ne la parlent pas ou qui ne la maîtrisent pas. L’affirmation c’est l’action d’affirmer, et aucun dictionnaire ne donne nier, empêcher et interdire comme synonymes d’affirmer.

    • 5 décembre 2011 · 22h32 Eric

      J’allais écrire un commentaire lorsque j’ai lu celui de Gilles Champagne. Rien à ajouter : vous avez, à mon humble avis, saisi le sens du texte de M. Lussier. À tout le moins, nous en avons fait la même lecture.

    • 7 décembre 2011 · 08h52 C. Gagnon

      Gilles Champagne, vous ne vous rendez pas compte de la bêtise de votre commentaire ? Ainsi, selon vous, si je suis servi en anglais dans un commerce, je n’ai pas à me plaindre, je n’ai qu’à sortir. Vous précisez que c’est ce que vous, vous feriez. Alors pourquoi, tout de suite après, vous vous plaignez qu’on vous impose des choix musicaux à la radio et dans les festivals ? Vous n’avez qu’à ne pas écouter la radio et à ne pas fréquenter les festivals.

      En passant, qui vous empêche d’étudier dans la langue de votre choix ? personne. Vous n’avez qu’à vous inscrire dans un établissement qui enseigne dans la langue de votre choix et de lire des livres dans la langue de votre choix. Vous inventez des problèmes là où il n’y en a pas.

    • 8 décembre 2011 · 08h52 Glaporte

      @C.GAGNON. La différence entre quitter un restaurant et fréquenter un festival, c’est que le festival est subventionné par mes taxes.

      Pourquoi surprotéger la langue? Les gens continueront de
      parler français si celà leur est utile. Je préfère personnellement l’anglais au français et je trouve qu’il ne fut pas assez présent dans mon enfance, ce qui est une nuisance pour moi aujourd’hui.

      Quand j’entend des gens qui nous comparent avec la France, je trouve ça bien rigolo. La
      France n’est pas un état français isolé dans un continent anglophone.

      Arrêtez de tous penser que nous avons un attachement à la langue ou à l’histoire. Je trouve beaucoup plus important de combattre les réels problèmes de la société et d’outiller les générations de demain à vivre encore plus facilement qu’on vit aujourd’hui.

  • 5 décembre 2011 · 21h46 Yannick Gagné

    Excellent texte!

    Vous faites une superbe distinction entre, d’un côté, la confiance en soi, la fierté, la responsabilisation et ultimement, la liberté, et de l’autre, la peur, le repliement sur soi et le protectionnisme, voire, l’obscurantisme, de l’autre.

    Autant du côté culturel que du côté social et du côté économique, nous en sommes non seulement rendu à l’heure des constats, mais bien à la croisée des chemins.

    La peur de perdre quelque chose ne surpassera jamais la fierté de la détenir et de la faire croître.
    La peur est rarement bonne conseillère, au contraire, elle est à la base des pires sentiments et des pires actions dont les humains sont capables.

    Il est fort possible que nos nouvelles orientations en matière économique, sociale et culturelle soient intimement liées. Elles le sont déjà, du reste, par nos valeurs.

    Il serait maintenant temps que des valeurs telles que la liberté individuelle, la responsabilité individuelle, le courage et la résilience, prennent le pas sur nos peurs et nos complexes.

  • 5 décembre 2011 · 22h19 gilles david

    Merci de ces propos intelligents, justes et opportuns que j’endosse…Je parles trois langues et me partage dans les trois cultures, qui font de moi trois québécois dans un, participant ainsi à un futur Québec émancipé avec une ouverture sur le monde !

    • 5 décembre 2011 · 22h42 Renée Houde

      Je suis bilingue et bi-culturelle, je n’ai jamais pensé pour une seconde que je me suis faite « assimiler ». Au contraire, je me sens plutôt enrichie d’une autre culture, d’une autre langue. J’ai passé 20 ans en dehors du Québec, je n’ai pas parlé ou écrit le français pendant toutes ces années, suis je disparue, ai-je oublié ma langue maternelle…non! On adore faire peur au Québecois et leur dire qu’ils vont disparaîtrent, cela fait 30 and que l’on dit la même chose et pourtant le français se tient très bien içi. Gardons nos anglais, ils avec le Canada sont les meilleurs protecteurs de notre langue.

    • 6 décembre 2011 · 06h29 Maxime

      Dans quelle ville habitez-vous Madame Renée Houde si ce n’est pas indiscret? Ou quelle région ou province?

    • 7 décembre 2011 · 00h49 François Bourque

      « Je suis bi-culturelle ». Ah oui?

  • 5 décembre 2011 · 22h57 Chris

    Le texte passe un message.

    Par contre, je suis pas tout à fait d’accord avec la maniere démagogique de placé la question!

    on pourrait en parler longtemps autour d’une biere, mais on dirait un discours qui s’adresse à un criss de vieux séparatiste extremiste qui nous gosse tout l’temps à Noel avec son amour du Québec et sa haine des anglais!

    plusieurs points énumérés sont tout simplement normal et personne ne dit vraiment le contraire….contrairement à ce que texte laisse entendre!!!

    qui cé qui veux d’un Qc isolé? personnes

    qui cé qui veux pas que le Qc performe au niveau mondial? personne

    qui cé qui dit que Mc Gill nuit plus que le suicide? franchement…..personnnnne

    qui cé qui chiale contre Facbook? pas juste les vieux souverainiste

    Non le Qc ne représente pas l’humanité, ne commence pas à Gatineau et bla bla bla…et non il ne représente pas plus de.0001 de la population mondiale!!!!

    Personne serait mécontent que sa fille boxe à Las végas ou étudit à Harvard ou vice Versa ;)

    Crime, dire que cé pas mauvais de parler parfois anglais!!!!! Si le probleme n’était que ca, yen aurait pas de probleme! Il y a une différence entre parler parfois anglais et laisser mourir le francais à ptit feu.

    Personne ne veut que la langue passe avant la santé et l’environnement

    Bref ya un minimum de 25 phrases qui sont des opinions que tout québécois partage, alors pourquoi les écrire comme si yavait plein de méchant séparatistes qui serait contre!?!?!

    je crois pas que l’anglais est une mauvaise chose….mais je déplore tout de meme la perte flagrante du francais!

    et oui, je crois que nous faisons partie d’une culture différente, sans penser que notre développement doit en soufrir pour autant.

    Je dis pas que Les Anglais sont des cons….mais quand on me démontre que le reste du Canada prone des trucs comme l’abolissement du registre des arme, et le refus de Kyoto……bon je commence à sonner souverainiste, ce qui donne raison à l’auteur….Damn

    jvous embrasse fort et désoler de ma monté de lait qui n’est que contre la facon de passer le message.

    • 6 décembre 2011 · 00h58 christophe

      oups….que de fautes, mots innexistants et autres troubles genre bec s’adressant aux membres de ma famille qui m’ont fait part du texte!

  • 5 décembre 2011 · 23h10 Guillaume

    J’adore.
    Michel Lafrance, tu dit que c’est la jeunesse qui fait parler l’auteur ainsi…. Je dirais plutot que c’est la vieillesse qui te fait réagir de cette façon…. la peur du changement, la nostalgie du bon vieux temps….

    Dire que l’auteur le regrettera lorsque ces petits enfants vivront ailleur et parleront une autre langue le prouve bien… Souhaitez que ces enfants soient épanouis et vivent un peu partout sur la planète… n’est-ce pas là un souhait noble pour ces enfants…. si on sort de notre nombrilisme qui fait qu’on aimerait toujours les avoirs à nos côtés….

  • 5 décembre 2011 · 23h25 Nicolas Francoeur

    Je suis fils d’une Québécoise et d’un immigrant Français, suis jeune, j’ai voyagé beaucoup et possède des amis sur plusieurs continents. Je me préoccupe de l’environnement, de l’égalité, etc. Et pourtant, je lis le papier et je ne me sens tellement, mais alors là tellement pas touché…

    Je ne comprend pas trop le but de ce texte..? C’est rempli de lieux communs et de phrases manquant de nuance. Plusieurs des affirmations sont carrément démagogiques et brossent un espèce de portrait rose-bonbon de la mondialisation tout en diabolisant tout ce qui est en rapport à la protection de l’identité.
    Il y a moyen d’être fier de son histoire, de sa nation et sa culture, de vouloir la protéger (et la transmettre), tout en étant confiant en sa propre force et ses propres moyens. Contrairement à l’idée principale du texte, il est possible de faire preuve de conservatisme tout en étant conscient des réalités des marchés mondialisés d’aujourd’hui.
    J’ose espérer qu’il ne touchera probablement que quelques personnes un peu trop progressistes et allergiques à l’idée de nation…

  • 6 décembre 2011 · 01h09 Benoit

    C’est encore la critique classique des fédéralistes : les méchants nationaleux québécois sont des repliés sur eux mêmes qui haissent tous les anglais et aiment la language police (la police invisible lol). Ça ne mériterait pas mon attention si ce n’est que de deux choses.

    Au sujet du premier point, quand on parle de billinguisme au québec, étrangement on parle toujours d’apprendre l’anglais. Pourquoi ? Si le but c’est de former des gens ouverts sur le monde, il me semble plutot stupide de se limiter à un langue qui traduit la culture de quoi, 200-300 millions de personnes sur 7 milliards. Toutes les cultures, et par conséquent toutes les langues, sont universelles. Tous les êtres humains aiment, meurent, se battent, travaillent, ont une vie bref. Toute les cultures ont une vision différente de toutes ces réalités, et chaque vision peut nous apprendre quelque chose. Bref, toutes les cultures sont aussi intéressantes les unes que les autres. Alors pourquoi se borner à apprendre l’anglais à tout le monde ? Tant qu’a vouloir avoir des enfants ouverts sur le monde, laissons leur le choix de la langue qu’ils veulent apprendre.

    Non, on se borne à l’anglais pour des raisons purement économiques, certains veulent nous faire croire que c’est pour s’ouvrir sur le monde, mais c’est des conneries. Si on voudrait s’ouvrir sur le monde, on laisserait au jeunes québécois francophones le choix d’apprendre la langue seconde qu’ils désirent.

    le but de tout cela n’est pas de faire des citoyens plus ouverts, mais de faire des canadians. De renier l’identité et la culture québécoise pour devenir des canadians. De blaster le nationalisme québécois pour le substituer par le nationalisme canadian qui LUI est parfait, honnête, pas replié sur lui même, tellement beau, ect…

    Bref, faut pas prendre ce texte pour autre chose qu’un pamphlet fédéraliste.

    • 7 décembre 2011 · 09h11 C. Gagnon

      Benoît, je suis tout à fait d’accord avec toi, c’est ce que je répète aux gens qui trippent sur l’anglais et qui veulent nous faire croire que c’est parce qu’ils sont ouverts sur le monde. Comme si ça parlait anglais partout sur la planète. Ça sert à quoi l’anglais quand on est en Espagne, en Italie, en Allemagne, au Japon, en Russie, en Norvège, etc… ? à rien.

      Mais il y a toujours quelqu’un qui va répondre : oui, mais tu peux trouver des Espagnols, des Italiens, des Allemands, etc… qui parlent anglais. Heu… oui, et je peux aussi en trouver qui parlent français. Mais de toute façon, le but quand on va dans un pays étranger, c’est de s’imprégner de leur culture, pas de communiquer avec eux dans une langue étrangère.

      Bref, ceux qui prônent l’anglais sont des gens qui se foutent totalement des autres cultures et du monde entier. Ils prônent l’anglais uniquement dans un but économique. Et ils veulent faire passer ça pour de l’ouverture sur le monde. On peut rire d’eux et de leur bêtise. Car en réalité, ce sont des nombrilistes repliés sur eux et leurs petits besoins, car en voulant imposer l’anglais partout dans le monde, ce qu’ils veulent, c’est se sentir chez eux partout dans le monde, au détriment des autres cultures.

    • 8 décembre 2011 · 12h48 jacques m.

      T`es dans l`champ mon pit! Je suis né à Quebec, de pere et de mere francophones,
      et je n`aurai jamais honte d`etre un «  Canadian« . Je n`ai rien contre le fait d`etre
      nationaliste, mais j`ai tendance à etre méfiant envers les Québecois qui voient le
      Canada comme un pays ennemi.

  • 6 décembre 2011 · 01h54 JP Rivel

    Ce n’est pas de l’idéologie de croire que le bilinguisme constitue un avantage et de vouloir en faire bénéficier ses enfants et ses concitoyens.
    Nous sommes d’accord

    Ce n’est pas naître pour un petit pain de rêver que sa fille étudie à Stanford, que son fils travaille à Shanghaï, que son neveu boxe à Las Vegas ou que sa nièce défile à Milan.
    Nous avons les mêmes rêves

    Ce n’est pas une perversion de préférer Bon Iver à Paul Piché, Adele à Céline, les Beastie Boys à Loco Locass, mais d’aimer aussi Jean Leloup, Arcade Fire, Malajube et Beau Dommage.
    Toujours d’accord

    Ce n’est pas de la rectitude politique d’affirmer que les questions environnementales, culturelles et économiques de notre époque dépassent le cadre des politiques nationales.
    Effectivement, malheureusement pour vous le reste du Canada et les États-Unis ne semble pas être d’accord avec vous.

    Ce n’est pas une religion de constater que Facebook, Twitter et Internet permettent de découvrir et entretenir en temps réel des communautés qui se moquent des frontières.
    Commentaire démagogique, sans lien avec le thème central du texte qui réfère à une conception « religieuse » des réseaux sociaux qui n’est exprimée par personne

    Ce n’est pas cynique de rappeler que l’univers ne commence pas à Hull et qu’il ne se termine pas à Gaspé et que les lois et les espoirs du Québec n’ont pas de portée extra-territoriale.
    Démagogie prise 2

    Ce n’est pas une trahison de concéder que le Québec ne représente que 0,1% de l’humanité et que son statut constitutionnel n’y est pour rien.
    Nous sommes d’accord

    Ce n’est pas naïf de dire que le Québec a autant sinon plus besoin du reste du monde que le reste du monde a besoin du Québec.
    Nous sommes d’accord

    Ce n’est pas de la haine de soi de contempler sans complaisance ce qui pourrait rendre notre langue et notre culture sans attrait pour des immigrants ou des visiteurs.
    Seulement si c’est dans le but de trouver des solutions pour rendre nos langues et cultures attirantes, spécialement pour les immigrants

    Ce n’est pas déplacé de suggérer que le copinage, la corruption, les mauvaises écoles et les hôpitaux dysfonctionnels nuisent davantage au Québec que l’université McGill.
    Two wrong don’t make a right (oh yes i am bilingue)

    Ce n’est pas fédéraliste d’être exaspéré par ceux qui parlent davantage de la Nuit des longs couteaux que du décrochage, du soin des personnes âgées et du suicide au Québec.
    Au dernière nouvelles, la couverture médiatique et le poids des débats publiques des 3 derniers sujets sont nettement plus élevés que la nuit des long couteaux (j’en déduis que votre examen d’histoire secondaire 3 vous a laissé un goût amer)

    Ce n’est pas de l’àplatventrisme de refuser d’imposer sa langue à quelqu’un qui la rejette, comme on refuserait de forcer une femme à nous aimer si on échoue à la séduire.
    Selon Statistique Canada, il y avait 4 021 400 femmes au Québec en 2011. Il n’y a qu’une seule langue officielle au Québec. Ai-je besoin d’en dire plus?

    Ce n’est pas être à genoux de respecter la liberté des autres comme on souhaiterait qu’ils respectent la nôtre.
    Encore de la démagogie qui essaie d’opposer cette idée à celle de la protection de la langue française

    Ce n’est pas du nombrilisme de considérer qu’il y a, en matière culturelle, une sphère intime qui échappe autant à la supervision de l’État que la chambre à coucher.
    Nous sommes d’accord

    Ce n’est pas être défaitiste de plaider que, même dans la défense d’une langue et d’une culture, la fin ne justifie pas toujours les moyens.
    Une fausse route sur la nature des moyens n’annule en rien la nécessité de poursuivre une fin. Il faut simplement trouver de meilleurs moyens

    Ce n’est pas être vendu de douter de l’utilité d’une politique d’hostilité envers les serveuses anglophones comme mode de promotion de la langue officielle.
    Uniquement si elle sont unilingues

    Ce n’est pas être colonisé de parler anglais à l’occasion à Montréal, une ville qui a toujours été bilingue et cosmopolite.
    Nous sommes d’accord

    Ce n’est pas de la gentillesse excessive de tolérer sans colère la présence de gens dont la langue, les idées et la culture diffèrent des nôtres.
    Encore une tentative d’opposer l’idée de la tolérance à l’idée de protection de la langue française, vous êtes un ardent démagogue

    Ce n’est pas de l’amnésie de revendiquer pour les Québécois d’aujourd’hui une identité qui n’est plus celle de leurs ancêtres de la Nouvelle France.
    Nous sommes d’accord

    Ce n’est pas une hérésie de supposer qu’une nouvelle génération se reconnaisse davantage dans certaines valeurs universelles que dans un désir d’homogénéité culturelle.
    Bon sens votre démagogie ne connait plus aucune limite! Comme si le contraire du partage de certaines valeurs mondiales était nécessairement l’homogénéité culturelle. Ça commence à devenir pathétique

    Ce n’est pas de la propagande de soutenir que le contrôle politique, culturel et linguistique ne peut plus s’exercer en 2011 comme en 1971.
    Pourquoi par? Les mesures de protection de la langue s’accroissent au fur et à mesure que la pression contraire augmente

    Ce n’est pas déconnecté de sentir, comme Dany Laferrière, qu’il est urgent de “sortir le Québec du Québec”.
    Citation prise complètement hors contexte. Dany Laferrière parlait d’un besoin de prendre du recul face aux débats québécois, pas de les abandonner

    Ce n’est pas complexé d’être convaincu que le Québec est plus fier quand il affronte la concurrence et triomphe que quand il s’isole et se déclare gagnant.
    Encore une phrase avec laquelle tout le monde est d’accord mais qui ne se base sur aucun argument concret et qui essaie tout simplement de faire appel à nos émotions

    Ce n’est pas faible d’imaginer que nous sommes plus forts quand on montre ce qu’on sait faire que quand on interdit aux autres de faire différemment.
    On interdit quoi à qui déjà?

    Ce n’est pas suicidaire de proposer que le Québec a plus à gagner à participer à la mouvance contemporaine qu’à tenter en vain de se protéger du reste du monde.
    Pour dernière fois, la protection de la langue française n’a rien à voir avec l’isolement du Québec vis à vis du reste du monde.

  • 6 décembre 2011 · 08h11 Patrick

    Ce que je trouve étrange que même certains théoriciens cosmopolites admettent la nécessité de la protection des identités nationales. Ce qui n’a pas de frontières, ce ne sont pas nos identités, mais nos devoirs les uns avec les autres. Parmi eux se retrouvent malheureusement, la nécessité de protéger les populations les plus fragiles.

  • 6 décembre 2011 · 08h15 pierre chagnon

    Surement pas un boomer qui a écrit cela, le seul espoir que le Québec a est que ses jeunes pensent comme ca, bravo et courageux

  • 6 décembre 2011 · 09h43 Rémi Côté

    chacune de ces doléance est facilement réfutable tellement elles sont d’une insignifiance incomparable et impertinantes. Quelqu’un m’as pris de cour, je vous invite à lire cette réponse : http://www.facebook.com/notes/fran%C3%A7ois-c%C3%B4t%C3%A9/la-honte-d%C3%AAtre-qu%C3%A9b%C3%A9cois-la-fiert%C3%A9-de-ne-pas-l%C3%AAtre/10150406665196433

    J’invite surtout l’auteur de cette article a le faire. Et p-ê d’y allez d’une réponse a sont tour.

    • 6 décembre 2011 · 23h56 Gilles Champagne

      Une réponse qui est exactement dans le ton que vous reprochez ici à l’auteur. Un exemple au hasard, quand il répond à l’extrait: « Ce n’est pas de l’àplatventrisme de refuser d’imposer sa langue à quelqu’un qui la rejette, comme on refuserait de forcer une femme à nous aimer si on échoue à la séduire. ». Il compare cela à un anglophone qui force la porte de la maison et vous oblige à apprendre l’anglais. Le fait qu’un anglophone refuse d’apprendre le français n’impose en rien à un francophone de parler l’anglais. Si le francophone est vraiment fier de sa langue et qu’il n’a tout simplement pas envie de parler anglais, rien ne l’oblige. L’ensemble des réponses de M. Côté est dans ce registre. Je préfère de loin la vision de M. Lussier qui a bien compris que plutôt que d’être fiers de qui nous sommes et de l’affirmer, nous préférons empêcher les autres de s’affirmer. On peut parfaitement être francophone, bilingue et être fier de sa langue maternelle.

    • 8 décembre 2011 · 10h44 Acquiesce

      @ Gilles Champagne; vous dites :
      « Le fait qu’un anglophone refuse d’apprendre le français N’IMPOSE EN RIEN à un francophone de parler l’anglais. »

      Faux. Surtout lorsque l’anglophone en question est votre supérieur immédiat dans une grande banque canadienne dont le siège social est situé à Montréal.

      Un exemple parmi tant d’autres…

  • 6 décembre 2011 · 09h44 Carol Courchesne

    Je n’ai que quelques mots à ajouter: que de merde je viens de lire là… pathétique!

  • 6 décembre 2011 · 10h02 Réjean Asselin

    Bien sûr notre hôte sur ce blogue n’est pas un boomer mais plutôt un grand jovialiste irresponsable qui carbure à la pensée magique et à la complaisance.

    Les valeurs universelles mon oeil ! Si nous pouvons marcher et mâcher de la gomme en même temps nous pouvons certainement s’occuper de la survie de notre langue française dont l’usage diminue de façon dramatique dans la région métropolitaine et s’ occuper aussi des valeurs universelles !

    Evidemment pour Monica Henry Chevanel qui communique sur un blogue francophone en anglais les valeurs universelles qui réussissent a banaliser la problématique linguistique du Québec sont le bienvenue…off course ! Pourtant, le commentaire de madame qui semble être bilingue aurait eu un plus grand impact s’il aurait été totalement en français sur un site francophone et non bilingue, vous savez ce mot qui défini le Québec comme étant la seule province « bilingue  » du Canada !

    Et oui quelques commentaires suivront dénoncant ma grande intolérence ! Pas de problème, j’ assume !

    • 7 décembre 2011 · 10h13 Fab

      En lisant les réactions, ça me fait vraiment halluciner le nombre de défenseurs de « la langue et la culture québécoise » qui ne sont pas capables d’écrire deux mots de français correctement. Peut-être que ça passe aussi par là, la défense de la culture. À bon entendeur.

    • 27 décembre 2011 · 17h43 martin

      La seule province bilingue du canada est le NB! Le Québec est une province francophone :)

  • 6 décembre 2011 · 10h15 Réjean Asselin

    Qu’ ils seront heureux nos anglophones et nos allophones francophobes et hostiles a la loi 101 de lire les évaporations multiculturelles de notre hôte sur ce blogue !

  • 6 décembre 2011 · 10h22 Ju

    Je suis pour l’ouverture de nos horizons, l’éclatement de notre province
    et son harmonie avec le reste du monde.

    MAIS notre obstination pour le français est belle et doit demeurer ainsi. Elle ne brime pas notre ouverture sur le monde au contraire, elle nous épanouit.

    Il faut savoir séparer les dossiers. Il y a de ces vieux combats qui doivent rester.

  • 6 décembre 2011 · 10h23 Réjean Asselin

    Oups ! J’oubliais ! Les anglophones et les allophones ne s’intéressent pas a la culture francophone donc la grande majorité ne pourront lire le commentaire de notre jovialiste.

    Ben pour dire hein !!!!

    • 6 décembre 2011 · 11h16 KB

      Laissez anglophones et allophones parlent d’eux-mêmes! J’ai lu cet article en français. Bien sûr, j’ai dû chercher un peu de mots dans Le Petit Robert, mais l’apprentissage des langues n’est pas facile.

      S’il vous plaît, arrêter avec les hommes de paille. Et laisser la personne qui n’a jamais passé à l’anglais quand il entend un accent jette la première pierre.

    • 6 décembre 2011 · 11h18 KB

      Désolé, « arrêtez » et « laissez ». Ce n’est pas facile.

    • 6 décembre 2011 · 12h12 Victor Beauchesne

      Mme Monica Henry Chevanel l’a pourtant lu et commenté.

      La réplique de M. Asselin illustre très bien l’attitude que dénonce M. Lussier. au lieu de répondre poliment à cette dame, il lui fait une leçon de bienséance. Comme si elle était personnellement responsable de toutes les injustices passées envers les Canadien français.

      À ceux qui accusent M. Lussier de démagogie, vous n’avez pas un gros effort à faire pour constater le genre d’attitude qu’il dénonce, vous n’avez qu’à cliquer sur le blogue de Josée Legault ici-même pour lire les commentaires dépassés des vieux nationaleux revanchards.

    • 7 décembre 2011 · 11h47 conteska

      Cher Réjean, je suis une des ces anglophones dont vous parlez, et j’ai très bien compris l’article. And yet, I speak perfect english. Etes-vous en mesure de lire un article anglophone et d’y commenter, peut-etre meme de contribuer à la discussion? Et seriez-vous en mesure de publier l’étude qui démontre que ‘la majorité des anglo et allophones’ ne peuvent pas lire cet article?

  • 6 décembre 2011 · 11h40 Guinardo

    Ce n’est pas de l’idéologie de croire que le bilinguisme constitue un avantage et de vouloir en faire bénéficier ses enfants et ses concitoyens. ***Dis-le à tes concitoyens, justement.
    Ce n’est pas naître pour un petit pain de rêver que sa fille étudie à Stanford, que son fils travaille à Shanghaï, que son neveu boxe à Las Vegas ou que sa nièce défile à Milan.***C’est effectivement le contraire…
    Ce n’est pas une perversion de préférer Bon Iver à Paul Piché, Adele à Céline, les Beastie Boys à Loco Locass, mais d’aimer aussi Jean Leloup, Arcade Fire, Malajube et Beau Dommage.***Personne ne dit le contraire.
    Ce n’est pas de la rectitude politique d’affirmer que les questions environnementales, culturelles et économiques de notre époque dépassent le cadre des politiques nationales.***Ce sont effectivement des questions interationales, et nos élus sont proscrits de s’y prononcer.
    Ce n’est pas une religion de constater que Facebook, Twitter et Internet permettent de découvrir et entretenir en temps réel des communautés qui se moquent des frontières.***Le frontières existent néanmoins et se moquent de Facebook, Twitter.
    Ce n’est pas cynique de rappeler que l’univers ne commence pas à Hull et qu’il ne se termine pas à Gaspé et que les lois et les espoirs du Québec n’ont pas de portée extra-territoriale.***En ce moment, les lois et espoirs du Québec n’ont parfois pas de portée intra-territoriale!
    Ce n’est pas une trahison de concéder que le Québec ne représente que 0,1% de l’humanité et que son statut constitutionnel n’y est pour rien.***Il y a de plus petites nations, il y a de plus grandes nations…
    Ce n’est pas naïf de dire que le Québec a autant sinon plus besoin du reste du monde que le reste du monde a besoin du Québec.***C’est également vrai pour l’Europe, les USA, etc.
    Ce n’est pas de la haine de soi de contempler sans complaisance ce qui pourrait rendre notre langue et notre culture sans attrait pour des immigrants ou des visiteurs.***Ce ne serait donc pas de la haine des autres que de contempler ce qui est sans attraits dans la culture des immigrants..?
    Ce n’est pas déplacé de suggérer que le copinage, la corruption, les mauvaises écoles et les hôpitaux dysfonctionnels nuisent davantage au Québec que l’université McGill.***On a les élus qu’on mérite…
    Ce n’est pas fédéraliste d’être exaspéré par ceux qui parlent davantage de la Nuit des longs couteaux que du décrochage, du soin des personnes âgées et du suicide au Québec.***Un n’exclut pas l’autre.
    Ce n’est pas de l’àplatventrisme de refuser d’imposer sa langue à quelqu’un qui la rejette, comme on refuserait de forcer une femme à nous aimer si on échoue à la séduire.***Et imposer « l’autre » langue au travail? Qu’en est-il de cette séduction?
    Ce n’est pas être à genoux de respecter la liberté des autres comme on souhaiterait qu’ils respectent la nôtre.***Tel que respecter la liberté des Québécois de vivre dans un état français?
    Ce n’est pas du nombrilisme de considérer qu’il y a, en matière culturelle, une sphère intime qui échappe autant à la supervision de l’État que la chambre à coucher.***Dis-le à ton Prime Minister.
    Ce n’est pas être défaitiste de plaider que, même dans la défense d’une langue et d’une culture, la fin ne justifie pas toujours les moyens.***
    Ce n’est pas être vendu de douter de l’utilité d’une politique d’hostilité envers les serveuses anglophones comme mode de promotion de la langue officielle.***C’est peut-être parce que 30 ans efforts soutenus ont échoué, peut-être grâce à l’éloge de l’ignorance que vous faites.
    Ce n’est pas être colonisé de parler anglais à l’occasion à Montréal, une ville qui a toujours été bilingue et cosmopolite.***Parler anglais à l’occasion? Que dire des unilingues anglohpones, qui ne parlent même par français « à l’occasion »?
    Ce n’est pas de la gentillesse excessive de tolérer sans colère la présence de gens dont la langue, les idées et la culture diffèrent des nôtres.***Où est cette gentillesse dans le ROC?
    Ce n’est pas de l’amnésie de revendiquer pour les Québécois d’aujourd’hui une identité qui n’est plus celle de leurs ancêtres de la Nouvelle France.***C’est cependant de l’amnésie de ne pas savoir ce qui s’est passé dans les 250 ans depuis la Nouvelle France.
    Ce n’est pas une hérésie de supposer qu’une nouvelle génération se reconnaisse davantage dans certaines valeurs universelles que dans un désir d’homogénéité culturelle.***C’est l’homogénéité mondiale que vous cherchez, donc…
    Ce n’est pas de la propagande de soutenir que le contrôle politique, culturel et linguistique ne peut plus s’exercer en 2011 comme en 1971.***L’ignorance n’a effectivement pas d’âge!
    Ce n’est pas déconnecté de sentir, comme Dany Laferrière, qu’il est urgent de “sortir le Québec du Québec”.***Dany Laferrière est québécois. Parle-t-il de se sortir du Québec?
    Ce n’est pas complexé d’être convaincu que le Québec est plus fier quand il affronte la concurrence et triomphe que quand il s’isole et se déclare gagnant.***Bien d’accord. Pourtant, le Québec s’isole dans le provincialisme.
    Ce n’est pas faible d’imaginer que nous sommes plus forts quand on montre ce qu’on sait faire que quand on interdit aux autres de faire différemment.***Le Québec est constement louangé pour sa créativité… N’est-ce pas plutôt de l’autre côté de l’Outaouais qu’on dit au Québec qu’il ne peut être différent??
    Ce n’est pas suicidaire de proposer que le Québec a plus à gagner à participer à la mouvance contemporaine qu’à tenter en vain de se protéger du reste du monde.***Il y a de plus en plus d’états dans le monde; est-ce ça la mouvance contemporaine?

  • 6 décembre 2011 · 12h01 Juho Finnsson

    La plupart des arguments avancés sont des épouvantails que personne ne soutient vraiment. Bravo à tous les commentaires ici qui s’affirment en faveur de la vertu!

    Là où la note devient troublante, c’est dans sa condamnation implicite de l’affirmation culturelle comme un signe de repli sur soi. Mon rêve: voir M. Lussier apporter sa bonne nouvelle aux autres peuples minoritaires de la Terre. Allez les tibétains, les catalans, les ogonis… fini la lutte, on va toutes écouter du Bon Iver ensemble, on va en avoir du fun! Mouvance contemporaine for the win.

    Ce que l’auteur semble proposer, ce n’est pas tant l’utilisation de l’anglais comme lingua franca pour permettre un dialogue entre les cultures de la planète, proposition qui serait raisonnable et louable. Ce qu’il demande semble plutôt être une ouverture unidirectionnelle des peuples vers la culture anglophone où tous pourront se rassembler et vivre ensemble une utopie tout droit sortie d’un « wet dream » victorien.

    J’ose croire qu’un duo entre La Bottine Souriante et Oreka TX (Pays Basque) (ou entre les frères Diouf et les Colocs) est un meilleur exemple d’ouverture culturelle que le Pascale Picard Band. Je laisse à M. Lussier le loisir d’être en désaccord.

    P.S.: Il semble y avoir deux visions de la générations Y ici. Celle de l’auteur, qui invoque sans ironie des « valeurs universelles » au XXIe siècle, et une autre, qui croit encore que l’altermondialisation passe par la diversité culturelle et une certaine résistance à la culture dominante. I guess que les gants sont jetés….

    • 7 décembre 2011 · 07h55 Etienne Denis

      J’adore : « Mon rêve: voir M. Lussier apporter sa bonne nouvelle aux autres peuples minoritaires de la Terre. Allez les tibétains, les catalans, les ogonis… » Soit que la logique de M. Lussier s’applique à tous les peuples et… ouf!, disons que son point de vue est plutôt particulier. Soit que ça s’applique uniquement aux Québécois, et disons que ce que ça suppose fait un peut peur.

    • 7 décembre 2011 · 21h33 Michel Vincent

      Très bon commentaire!
      Le texte de Lussier est un texte de perdant, de quelqu’un replié sur sa petite personne. S’il était ouvert sur le monde, il irait plus loin que Toronto pour voir comment se débrouillent les peuples en contexte minoritaire. Ou encore les Francos hors-Québec…

  • 6 décembre 2011 · 12h06 Serge Gingras

    Vivre au Québec et ne pas parler français comme deuxième ou troisième langue, quelle plus grande preuve de mépris pour la majorité linguistique de cette province?

    Nous n’avons aucune raison de tolérer le mépris dont nous sommes l’objet.

  • 6 décembre 2011 · 12h09 Kave

    C’est un bon article, mais il manque quelque chose.

    <Ce n'est pas la faute des anglophones et les allophones s'ils ont rejetés la culture Québecois. D'après tout, nous avons les rejetés en premier.
    <Ce n'est pas un crime de parler d'intégration au lieu d'assimilation.

    Il y a un expression anglais: the carrot or the stick.
    Pendant toute ma vie (j'ai 40 ans) Québec a utilisé un baton pour contraindre les gens a assimilé à la vie Québecois.

    Quand est les Québecois francophones seront assez confidants d'essayer de séduire les gens à leurs culture?

  • 6 décembre 2011 · 12h28 Alain Prévost

    Le retour à la raison et peut-être un pas vers l’apaisement des passions. En tout cas, il y a ici une manifestation d’une sereine confiance en soi. Il était temps!

  • 6 décembre 2011 · 12h30 Lewis

    Ok, très beau pis toute, mais dans un même ordre d’idée, « c’est pas être un moron de nationaliste de vouloir enlever la Reine Mère et tout le folklore British de notre monnaie et autre symboles culturels », veux dire, ça avec ça fait son temps! On est plus les enfants de la Nouvelle France, je ne pense pas non plus qu’on soit les enfants de la Nouvelle Angleterre… Tant qu’à faire du ménage dans les idées et les comportements, les Anglos pourraient aussi montrer l’exemple et faire leur bout de chemin… Et s’il vous plait, lâchez l’affaire avec les Catalans et autres Basques, car les Québécois sont des ti-culs à côté! C’est plus que hyper politisé là-bas, et la menace culturelle est au sein de ces dites cultures, ce qui explique entre autre une telle bataille et des moyens terroristes encodes bien frais… Je viens de passer 3 mois en Espagne, et le Catalan est auc our de toutes les joker, un peu comme les Newfies version Olé! C’est pas parce que Facebook nous fait devenir amis avec un Chinois ou un Russe qu’on va se battre en Birmanie et affronter la dictature, ok c’est plus es seventies, mais à part Céline Dion et le Cirque du Soleil, tout le monde se câlisse bien du Québec… On a jamais rien eu contre un anglais au Québec, on en a contre un anglais qui ne parle pas français dans un contexte francophone, c’est différent… J’aimerais bien te voir la bine à t’installer à Berlin et ne pas parler Allemand… Au bout d’un moment tu trouverais le temps long, tu serais coupé de l’intégration culturelle et la richesse qu’elle t’apporte en faisant partie d’une communauté, et tu commencerais tôt ou tard à ressentir l’hostilité des locaux… Dans ce joli texte, que j’aime franchement d’ailleurs, et que je soutiens, tout l’effort, l’ouverture d’esprit sur le monde et la souplesse doit venir des québécois… Ok, on reste encore les plus intelligents, comme d’habitude… ça ça pas vieillit faut croire… Juste mon bémol avant de chialer un peu trop…

    • 6 décembre 2011 · 16h14 Benoit

      C’est typique du nouvel argumentaire fédéraliste qu’on entend ces temps ci. Ils critiquent férocement le nationalisme québécois qui serait une tare, un refermement sur soi même, un rascisme contre les anglophones… mais ne retournent jamais cette logique contre le nationalisme canadian.

  • 6 décembre 2011 · 12h32 mathieu

    Tout le monde capote sur ce texte dans les commentaires, mais moi je comprends pas trop. on dirait un manifeste des années 60 dont on aurait remplacé les mots d’ordres par des affaires qui se passent à tous les jours, juste comme ça. un genre de non-texte qui n’existe que par sa forme folklorique… c’est weird un peu pour un texte qui semble condamner des « vieilles idéologies », non?

  • 6 décembre 2011 · 12h54 Réjean Asselin

    Monsieur Beauchesne se retrouve en terrain connu avec des francophones naîfs qui s’en prennent à leurs semblables plutôt que de se dresser contre l’assimilation lente mais évidente d’un peuple qui se meurt d’ignorance et de courage.

    Monica Henry Chevanel fait comme plusieurs de ses compatriotes anglophones en ne respectant pas un environnement francophone même en étant parfaitement capable de s’ adresser a nous en français sur un blogue francophone.

    Imaginez-vous un instant comment un grand nombre d’anglophones agiraient si le gouvernement péquiste de 1976 ne nous aurait pas donné la loi 101 ! Loi qui se fait malmenée depuis ce temps par la Cour Suprême du Canada et avec la collaboration de nos naîfs irrécupérables francophones qui n’ont aucune idée du Québec avant la loi 101 et que serait le Québec si ont laissait la mer d’anglophones qui nous entoure décider de notre sort.

    Pauvre de vous ! Et en plus vous en êtes fier !

  • 6 décembre 2011 · 13h44 Mélanie

    Réjean, Gilles, Alain, Serge, Michel et Thérese. N’ont-ils pas lutté eux-même pour leur descendance (en l’occurrence NOUS: les Mélanie, Léa, Mathieu, David, Isabelle, Julie et Annie)? Rappelons-le nous. On a droit de ne pas être d’accord mais pas de cracher sur ce que nos aînés ont voulu nous léguer, avec les meilleures des intentions du monde. Prendre un peu de ce qu’ils nous donnent, c’est savoir d’où l’on vient et mieux comprendre où l’on veut aller. Ne pouvons-nous pas demander d’être respecter en tant que minorité tout en aspirant à s’ouvrir sur le monde? Mon message est bref: s’ouvrir, ça commence par s’écouter l’un l’autre et s’ancrer dans la seule chose qui peut réellement amener le changement: l’unification de nos voix!

    • 7 décembre 2011 · 00h08 Gilles Champagne

      Il ne s’agit pas ici de cracher sur les luttes de ceux qui nous ont précédés. Il y a deux façons de garantir la pérennité de la langue et de la culture. On peut essayer d’empêcher celles autres de s’affirmer ou on peut affirmer les nôtres, en faire la promotion et les faire rayonner. Au Québec depuis trop longtemps, on préfère essayer d’étouffer les autres et on fait fausse route. D’un côté on s’aplatit devant les autres (dans un groupe de 10 personnes, si une personne est anglophone et ne parle par français, tous les autres parlent anglais); de l’autre côté, on veut limiter l’emploi de l’anglais. Il faut tout simplement encourager les anglophones à apprendre le français en leur démontrant qu’ils doivent l’apprendre pour nous comprendre. Si un propriétaire de commerce perd une bonne partie de ses ventes parce que les gens le boudent en raison de son affichage ou de la langue de travail de ses employés, le français va rapidement trouver sa place dans son commerce.

    • 7 décembre 2011 · 09h46 C. Gagnon

      Gilles Champagne affirme : « Au Québec, depuis trop longtemps, on préfère essayer d’étouffer les autres. »

      Quoi ? tu sors ça d’où ? on veut étouffer qui ? sors un peu, tu vas voir le nombre de restaurants, de boutiques ou de marchés d’origine et de culture étrangères, ça pullule. Et les Québécois adorent les fréquenter.

      Par exemple, quand je vais manger dans un restaurant asiatique, les menus sont écrits dans leur langue avec une traduction française, les employés se parlent dans leur langue, la décoration est issue de leur culture, le restaurant est rempli de Québécois qui apprécient être dépaysés le temps d’un bon repas. Je n’ai jamais vu de manifestations de Québécois qui voudraient empêcher ça et qui étouffent les autres cultures. Et ce que je viens d’écrire concernant les restaurants asiatiques est bon pour tous les autres types de commerces tenus par des immigrants.

      Gilles Champagne, je ne sais pas si tu sors de chez toi de temps en temps ou si tu es toujours enfermé chez toi en train de lire The Gazette, The National Post et de regarder Sun News, mais t’es vraiment déconnecté de la réalité québécoise.

    • 7 décembre 2011 · 13h35 Fab

      À M. Gagnon : c’est vraiment voir les choses par son petit bout de lorgnette. Excusez-moi mais pour moi, l’ouverture sur le monde, ça va un petit peu plus loin que de manger dans un restaurant asiatique.
      J’étais dans un magasin avec un ami italien, fraîchement débarqué, qui ne parle pas français. Il achète un CD, on lui annonce le prix en français. Il dit dans un anglais parfait (il a vécu plusieurs années en Angleterre) qu’il ne comprend pas le français. Et la vendeuse de continuer à lui parler en français.
      Selon vous, ce genre d’exemple (je pourrais en raconter des dizaines d’autres) incite-t-il les étrangers ou les québécois anglophones à apprendre le français ?
      Parmi mes amis non-francophones, la réaction est invariablement la même : « fucking québécois ». Ce comportement donne vraiment envie d’apprendre la langue…
      Je pense qu’il y a une part non négligeable de la population québécoise qui est profondément xénophobe (comme partout ailleurs, ceci ne vise pas seulement les québécois), et pour qui ce débat « culturel » n’est qu’une justification toute trouvée à leur stupidité. Le fait que dans tous les commentaires, on se réfère aux québécois anglophones comme « les anglophones » est assez révélateur. Une bonne partie des anglophones est québécoise également, et ont autant de légitimité que les francos à y vivre (c’est à dire pas beaucoup si on considère que la colonisation du continent américain est basée sur une spoliation de terres déjà habitées).

    • 8 décembre 2011 · 09h18 Rebecca

      Fab, la situation vécue par votre ami Italien, je l’ai vécue en Espagne, en Italie (justement, à Rome, à Florence, des jeunes dans la vingtaine et la trentaine qui ne parlait pas en anglais), en Allemagne, en Pologne, au Portugal, en Roumanie ainsi que partout dans les Balkans. Des grands pays, des plus petits, des pays émergents et des pays bien établis. Je n’ai jamais dit « fucking » à personne. Aussitôt que l’anglais est une langue seconde, il faut s’attendre à ce qu’elle ne soit pas parlée par tout le monde uniformément. Ce qui nous attire dans tout ces beaux pays d’Europe et ailleurs, c’est justement la différence, la langue, ce qui les distingue de nous et de nos voisins immédiats.
      Votre ami devrait continuer de voyager un peu.

    • 8 décembre 2011 · 20h09 Fab

      Je pense que je me suis mal exprimé : le problème ici n’était pas la capacité de la vendeuse à parler en anglais, c’était à Montréal où tout le monde se débrouille un minimum, et il y a toujours des moyens de faire comprendre que l’on ne parle pas une langue de toute façon. Ici c’était une volonté affichée de ne pas lui répondre en anglais, parce que « au Québec on parle français ».
      J’ai plein d’autres exemples en tête, de gens de bonne volonté qui souhaitent apprendre le français, s’y mettent puis sont découragés car ils tombent en gros sur deux types de personnes ici : ceux qui vont passer à l’anglais dès qu’ils voient que leur interlocuteur a du mal en français, et ceux qui, excédés que la personne ne parle pas bien le français, ne font aucun effort ou se permettent même des remarques méprisantes.
      Autre exemple : un ami dont la femme accouche, parking de l’hôpital. Il a eu le droit à un sermon sur le fait qu’il ne parle pas français (il est italien aussi) pendant que sa femme perdait les eaux à deux mètres de là.
      L’Europe, je la connais bien, j’en viens :) . Je n’ai jamais eu ce sentiment-là nulle part ailleurs, que ce soit à Londres, Madrid, Berlin ou Milan. Quand les gens comprennent que vous êtes étranger, la plupart fait un effort pour communiquer. Ici c’est souvent une réaction viscérale qui produit l’effet inverse. Ce n’est pas en méprisant les gens ou en passant automatiquement à l’anglais qu’on donne envie aux allo/anglophones d’apprendre le français.
      C’est ce que je voulais dire à propos de la réaction « fucking québécois » ; elle est normale dans ces circonstances. Si je suis en Allemagne et qu’on me parle directement en allemand d’un air excédé ou qu’a contrario, on passe en anglais dès qu’on sent que mon allemand est hésitant, je ne progresserai jamais dans cette langue et n’aurait même pas envie de l’apprendre.

  • 6 décembre 2011 · 13h52 Serge Gingras

    La Loi 101 s’est imposée car la communauté francophone du Québec n’a pas la puissance économique pour dominer naturellement.

    Qui contrôle l’argent, la finance, les affaires, le commerce, contrôle le pays. Ce n’est pas suffisamment le cas au Québec. Nous sommes des colonisés à peine émancipés. Voilà pourquoi nous devons avoir recours au bâton. Nous n’avons pas de carottes.

    Si nous étions un pays, au lieu d’une province, il n’y aurait qu’une seule langue officielle, le français, et il coulerait de source que les Québécois soient francophones, de souche ou d’adoption. Mais nous ne sommes pas un pays et nous en subissons les conséquences. Nous sommes économiquement minoritaires tout en étant, en nombre, majoritaires.

    Nous ne sommes pas maîtres chez-nous. Ceci expliquant cela.

    Donc, pour survivre en tant que majorité minoritaire nous devons serrer la visse aux non francophones. Nous n’avons pas le choix. C’est une question de vie ou de mort culturelle.

    • 6 décembre 2011 · 22h12 Kave

      Bwa ha ha!
      Ou tu ne travaille pas, ou tu pense que c’est encore les années 50s.
      Je te jure les francophones controlent les industries Québécois. Les anglophones n’ont presque pas le droit de travailler comme gérant!

  • 6 décembre 2011 · 14h27 Elie skaf

    C’est interressant de voir que de tous les arguments avancés dans ce texte, que seul la question de l’anglaos a retenu l’attention de la majorité des lecteurs.

    Dommage.

  • 6 décembre 2011 · 14h45 Réjean Asselin

    Mélanie !

    Enfin un peu d’ espoir dans le désepoir !

    Merci !

    S’ ouvrir au monde en tant que citoyen fier des ses origines,de son histoire et de sa langue….parfait. S’ ouvrir au monde en écrasant ses origines ,sa langue et sa culture en se donnant des airs de citoyen évolué c’est suicidaire et complétement irresponsable !

  • 6 décembre 2011 · 15h00 Vathana Len

    Ca me choque que des gens d’ici fassent une croix sur leur identité culturelle. Étant moi même Cambodgien d’origine, jamais je ne pourrais renier mes racines et les valeurs que m’ont inculqué ma famille. Est-ce que cela m’a empêché de m’ouvrir sur la culture québécoise? Absolument pas. Nous voulons que les nouveaux arrivants s’ouvrent aux coutumes québécoises et adoptent la langue française; c’est le minimum à payer pour l’hospitalité et l’ouverture du Québec.

    Certes, votre article comporte des points justes, tandis que d’autres (conjointement aux commentaires de certains lecteurs) forment la désolante preuve de la déchéance du Québec.

    • 7 décembre 2011 · 02h51 Barnley

      Voilà! Merci pour ce beau commentaire. Le gros bon sens, quoi!

    • 14 février 2012 · 21h24 Claude Robert

      Merci de tout coeur Vathana, je suis fier et content de vous avoir comme concitoyenne.
      Quant à M. Lussier, belle plume. Dommage que vos idées sur la société québécoise semblent tirées d’une rancoeur envers des chimères symboliques plutôt que d’un dialogue avec les citoyens en chair et en os qui la peuple et l’anime.

  • 6 décembre 2011 · 15h34 Sébastien Roy

    Il y a quelques déclarations intéressantes dans ce texte. Mais j’ai cet arrière-goût étrange de me faire faire la morale par l’individualisme incarné qui se cacherait derrière la mondialisation pour se justifier une identité mondiale qui sonne faux. Malgré un verbe qui hypnotise, il y a des exagérations démagogiques derrière quelques-unes de ces lignes. Toutefois, je crois simplement pour ma part que ce n’est pas être irréaliste de croire que le Québec peut évoluer et grandir dans sa langue, en comprenant (et protégeant) sa culture et connaissant d’où l’on vient afin d’utiliser notre différence comme une opportunité pour le future et non comme un boulet. Le plaidoyer de l’auteur pour un mariage… non… une fusion avec une vision aussi uniforme et utopique au reste du monde me fait un peu rire.

    Oui, il y a beaucoup à apprendre à partager avec l’autre… individuellement. Mais il y a un effet pernicieux et annihilant à long terme si collectivement, nous ne sommes pas en accord pour se respecter collectivement, en tant que majorité, comme d’autres pays le font et ce malgré leur adhésion à une forme d’association mondiale telle UE et ONU…

    Mais peut-être que je n’ai rien compris. Tiens, je vais aller en parler à mon voisin Indien de ma banlieue tranquille juste pour voir s’il comprend lui…

  • 6 décembre 2011 · 15h35 Jean Rochette

    Bonjour.
    Moi, ce qui me frappe le plus dans les commentaires ci-haut, c’est le manque de respect de plusieurs qui y vont d’attaques virulentes.
    C’est un texte intéressant. Il peut amener de francs débats d’idées. mais pourquoi, au Québec, les uns et les autres, ne peut-on pas « s’engueuler poliment ».
    Pour moi, ce n’est pas demain la veille qu’on fera le Québec, ni d’un bord, ni de l’autre.
    Bravo aux commentaires respectueux.

    • 7 décembre 2011 · 09h22 Crahenlas

      Je trouve justement que le texte de M. Lussier démontre un flagrant manque de respect envers ceux qui se sont battus pendant des décennies pour les droits des Canadiens-Français (maintenant Québécois). Il me fait penser aux jeunes femmes qui se disent non-féministes mais qui ne se rendent pas compte qu’elles profitent à tous les jours des acquis des luttes féministes du siècle dernier.

  • 6 décembre 2011 · 15h54 Réjean Asselin

    Jean Rochette

    Derrière les débats d’ idées il y’a toujours des intentions ! Parfois intéressantes et parfois navrantes !

    Dans ce cas-ci, derrière le discours de Jérôme Lussier il y’a justement une attitude navrante !

    « Doléances pour un Québec dépassé  » est tout ce qu’il y’a de plus condescendant envers les gens qui se sont battus pour notre culture et notre langue.

    Avec des idées semblables le Québec du futur risque d’ être The Province of Quebec ! Peut-être est-ce le désir a peine caché de nos futurs citoyens du monde comme notre hôte !

  • 6 décembre 2011 · 16h39 Réjean Asselin

    A lire sur ce site si l’unilinguisme anglais au Québec vous intéresse ! J’invite Monica Henry Chevanel a le lire aussi !

    http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/unilinguisme-don-macpherson-strikes-back

  • 6 décembre 2011 · 17h05 Étienne L

    Je suis un jeune souverainiste. Je suis d’accord avec 80% du texte. Mais l’auteur utilise quand même des drôles de raccourcis qui me font croire qu’il a un sérieux problème avec la typologie des opinions au Québec.

    Quelle généralisation de penser que les souverainistes sont des gens qui veulent isoler le Québec. J’étudie en relations internationales, je veux voyager, vivre d’autres cultures, apprendre d’autres langues et coutumes. Donc le nationalisme anti-accomodements, c’est pas mon genre. Mais comme je suis devenu souverain en quittant le nid familial pour découvrir d’autres horizons, le Québec peut aussi de cette façon vivre son identité.

  • 6 décembre 2011 · 19h27 Jocelyn

    C’est toutefois de l’angélisme de penser que votre approche sera garante de la survie du français au Québec.

  • 6 décembre 2011 · 19h50 Paul Leduc

    De la même façon qu’il n’est pas nouveau que Jérôme Lussier nous ponde un autre de ces ramassis de clichés puant le colonisé à plein nez !

    « Nous indépendantistes, nous aspirons à l’internationalisme mais nos adversaires annoncent qu’ils veulent nous provincialiser de plus en plus.  » – Pierre Bourgault

  • 6 décembre 2011 · 20h04 Benjamin Trottier

    Est-il possible que ce soit d’abord dans la tête de Jérôme Lussier que les choses soit dépassées ?

    J’aimerais bien que Jérôme Lussier m’explique ce qui lui fait tant peur à l’idée que le Québec soit d’abord un pays comme les autres plutôt qu’une province pas comme les autres ?

    À votre avis, est-il préférable d’être propriétaire d’un pays, ou simple locataire d’une province ?

    La prochaine fois, en tant que fier canadien français, Jérôme pourrait peut-être nous parler de son amour pour la reine d’Angleterre !

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201112/06/01-4475222-75-millions-pour-celebrer-le-jubile-delizabeth-ii.php

  • 6 décembre 2011 · 22h40 Annouck Dumoutier

    Je ne vous connaissais pas. J’ai lu en quelque part que vous étiez journaliste et que vous aviez pratiqué le droit. Vraiment? Parce que j’aurais cru que ce texte avait plutôt eté écrit par un étudiant.

    Il ne dit rien, ne mène à rien et ne représente aucunement la réalité que je connais. Je l’avoue, j’aime habiter à Montréal et je côtoie beaucoup de gens de mon âge (trentaine avancée) et pourtant, j’ai beau chercher, je ne connais personne qui ne veut pas que ses enfants soient bilingues, qu’ils étudient à l’étranger, qui n’écoute que de la musique québécoise, qui s’identifie aux¸ ancêtres de la Nouvelle-France, qui ne s’intéresse pas à ce qui se passe à ailleurs dans le monde, etc. Vous voyez le portrait? Je n’ai pas envie de répondre point par point à vos clichés. Quand on est journaliste et qu’on fait de tels énoncés, il faut savoir les appuyer (et oui, même si c’est un blogue.) Pourtant, ces gens, comme moi, aiment leur culture et leur langue et plusieurs ont envie de les protéger et ce ne sont pas pour autant des «ceintures fléchées» (terme que vous avez vous même employé récemment. Il faut avoir l’esprit court pour utiliser encore cette expression.)

    Mais je sais, vous semblez être un homme de votre temps, et la mode actuellement est au Québec bashing alors vous surfez sur la vague, c’est tellement facile, un sujet en en or pour un blogueur. Mais expliquez-moi svp : le Bloc a quasiment disparu, le PQ risque de subir le même sort, il y a une paix constitutionnelle au Québec depuis que J. Charest est au pouvoir (c’est quand même drôle, vous ne trouvez pas que François Legault dise que les gens en ont assez du débat souveraineté/fédéralisme alors qu’on en entend presque plus parler. Ça ne fait rire à chaque fois que je l’entends mais je pense que je n’ai pas le même humour que tout le monde) et ça faisait longtemps que Montréal n’avait pas l’air aussi anglophone que ces dernières années.

    Ça ne vous plaît pas? Vous n’êtes pas content? Ah! Mais il existe encore des gens qui osent défendre la langue et la culture québécoise! Ils devraient se taire, vous pensez? Chuuut, il ne faut surtout pas dénoncer la précarité du français à Montréal, oser parler de souveraineté (intelligemment), parler de ses cadres de grandes institutions qui ne parlent qu’anglais parce qu’inévitablement on casse du sucre sur notre dos et les petits arguments fusent : ceintures fléchées, intolérant, ethnocentrique…

    Finalement, je pense que vous devriez davantage vous ouvrir aux autres parce que je reconnais que fréquenter des personnes qui n’écoutent que de la musique québécoise, qui regarde que les nouvelles à TVA-Hull, qui ne veulent pas que leurs enfants aprennent l’anglais, (etc) je n’en connais pas, mais ça doit être déprimant.

    • 6 décembre 2011 · 23h05 Max

      En tout cas une chose est certaine: Les Beastie Boys sont définitivement meilleurs que Loco Locass

  • 7 décembre 2011 · 00h07 nic payne

    Sauf quelques exceptions, vous faites un bel inventaire des tares possibles d’un Québec province. De ce fait, votre texte est un magnifique plaidoyer indépendantiste.

  • 7 décembre 2011 · 00h28 Charles Gill

    L’indépendance, c’est agir par soi-même, à l’intérieur et à l’extérieur, en économie, en politique et au plan culturel. Puisque justement les forces internationales et transnationales sont de plus en plus influentes, être annexé, assujetti à l’agir d’un autre condamne à l’impuissance.

    En ce sens, écrire que « ce n’est pas de la rectitude politique d’affirmer que les questions environnementales, culturelles et économiques de notre époque dépassent le cadre des politiques nationales.» c’est oublié que seuls états ont encore suffisamment de pouvoir pour contraindre, à l’extérieur ou à l’intérieur, des acteurs à respecter les humains ou l’environnement.

    Ne pas voir que l’état peut être le promoteur d’une grande synergie pour provoquer des changements, c’est diffuser, par sa propre passivité, une grande aliénation :

    le ménage, ça commence chez soi, mais si tu n’es même pas maitre chez toi, comment pourras-tu initier un réel changement.

    Pensez au Québec prokyoto et le Canada sables-bitumineux et vous voyez au moins l’équation d’une Amérique où au moins un état se distingue, inspirant alors d’autres changements. C’est la même chose avec les F-35 ou l’éducation plus accessible au Québec. Au lieu d’être une simple province et des moyens très limités pour le peuple québécois, les Québécois pourraient certainement faire mieux avec plus de moyens.

    Moyens que les Canadiens anglais eux détiennent, puisqu’ils forment la majorité au Canada et que l’appareil politique et économique fonctionne à leur avantage.

    Prétendre que ce débat est dépassé ne règlera en rien le problème de structure et la solution individuelle de vouloir le mieux pour ses enfants en dépit de la situation politique pourri est le signe le plus évident de l’échec d’un modèle collectif.

    Mais cet échec n’est pas celui des Québécois indépendantiste, mais bien de ceux qui avaient promis que des cieux seraient plus azurés en restant dans le Canada. Voilà que pour fuir le marasme québécois, il faut s’exiler, parce qu’incapable d’être bien chez nous? Parce que l’on est pas maitres chez nous?

    Think big sti…

    C’est ça votre message? Avant d’envoyer mes enfants se la pèter à Oxford ou à Cambridge, je vais reprendre possession de mon pays et le nettoyer.

    P.S. C’est être aveugle que de ne pas voir le lien entre les dépenses liées aux 2 CHUMS, à la corruption et l’excellence de l’Université McGill, dans une province où supposément francophone où la population véritablement anglaise ne compose que 8% de la population, alors que le financement de l’éducation supérieure accapare 24% du budget.

    Comment ne pas croupir dans la corruption et la médiocrité quand le pays-même s’est construit, depuis 1763 sur la conquête économique d’un territoire et de ses ressources et par l’exploitation d’une nation par l’autre et quand cette même assujettissement est éternellement défendu?

    Et ceux qui s’indignent se font traiter de dinosaures? La crosse, c’est qu’on tolère toute une mafia du moment qu’elle contribue à garder le Québec dans le Canada. Les commandites, ça vous dit rien? Une nation vient mettre des batons dans les roues d’une autre nations et ensuite, des valets, des colonisés viennent non seulement encourager la démarche, mais en profitent pour critiquer ledit ralentissement de notre société.

    Comment voulez-vous qu’une nation s’épanouisse quand justement une excellente université rayonne sur son territoire, DANS UNE LANGUE ÉTRANGÈRE. Avez-vous des exemples américains, français ou anglais à me donner?

  • 7 décembre 2011 · 00h39 François Bourque

    Selon moi, Jérôme Lussier y va de clichés grossiers. Il voudrait s’occuper des problème de la planète avant de s’occuper de ceux qui sont sous son nez. D’autant plus que je ne sais pas où il a pris que le Québec n’est pas ouvert sur le monde. C’est un préjugé tenace principalement soutenu par la presse canadienne anglaise. Malheureusement, il semble avoir été pris bien naïvement au piège !

  • 7 décembre 2011 · 00h54 Francis Sirard

    Excellent texte M. Lussier, non seulement je me reconnais dans ce texte mais je reconnais également toute une génération. Aux dépassés; bienvenu en 2011.

  • 7 décembre 2011 · 01h03 Peter

    Wow, que le debat commence! a vous!
    Maybe this old sleeping bear (Quebec) will wake up and take its place at the table!

  • 7 décembre 2011 · 01h21 alext

    Quand quelqu’un arrive (avec une certaine récalcitrance latente) à la conclusion logique et réaliste que les Québecois francophones sont mieux servis par l’ouverture et le fédéralisme social pour ne pas dire politique que par le nationalisme ethnique, on le traite de démagogue. Mais qu’aurait été le mouvement souverainiste sans sa constante démagogie, toujours plus émotive que rationnelle, presque toujours xénophobe, souvent mensongère.

  • 7 décembre 2011 · 01h37 Pat Frazer

    Mmm pas d’accord avec ce texte. Vous êtes MOU monsieur, pas de caractère… Je suis tanné qu’on soit si MOU JUSTEMENT les Québecois… Moi ça me tente juste pas que dans quelques années on soit dirigé par des groupes Musulmans ou des Américains qui introduiront des GUN à outrance, etc.etc… EUX ILS SONT PAS MOUS. On a notre culture et ça me tente de la garder, et on doit la protéger vraiment. Sans parler de nos richesses… Je suis d’accord par contre avec le fait que les partis séparatistes présentement n’ont pas beaucoup de crédibilité… Mais j’ai quand même aimé les propos de Francois Legault a tout le monde en parle… A suivre

  • 7 décembre 2011 · 01h49 Benjamin Trottier

    Le problème principal du Québec, ce sont tous ces gens complexés, cette mentalité de peuple né pour un petit pain qui perdure encore et qui en pousse certains à intégrer une vision misérabiliste de nous-mêmes. Ils se croient sans doute eux-mêmes au-dessus de tout ça ce faisant – ils sont ceux qui critiquent le Québec, non ? -, mais ils ne se rendent pas compte que le peuple né pour un petit pain, c’est eux, et qu’ils reproduisent les mêmes attitudes que les colonisés qui les ont précédés.

    Pendant ce temps-là, heureusement, il y a un Québec qui réussit, un Québec qui rayonne et qui commence à jouer dans la cour des grands. Évidemment, ils ne le voient, car ils n’en font pas partie. Ce sont des pleureuses professionnelles, qui pensent que les kings, ce sont nos voisins, et que nous sommes de minables. Ce sont eux les minables.

    • 7 décembre 2011 · 10h03 C. Gagnon

      Probablement la meilleure réponse au texte de Jérôme Lussier.

  • 7 décembre 2011 · 01h57 Allophone

    Ce texte lucide a engendré une discussion très intéressante! Par contre les fautes d’orthographe me font gincer…

  • 7 décembre 2011 · 06h51 DFL

    Enfin un article qui fait jaser !

    Mais allez donc voir la réplique de JF Lisée, ça montre les deux côtés de la médaille. http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/

    • 7 décembre 2011 · 07h12 Some Friendly

      Au Québec, depuis la révolution tranquille, on a remplacé la religion par le nationalisme.

  • 7 décembre 2011 · 07h22 rustico

    Vous écrivez : «Ce n’est pas une hérésie de supposer qu’une nouvelle génération se reconnaisse davantage dans certaines valeurs universelles que dans un désir d’homogénéité culturelle.»

    Et pourtant, il me semble que vos soi-disant «valeurs universelles» vont justement dans le sens d’une uniformisation culturelle, dans le sens du rouleau compresseur culturel qui, à l’instar des gouvernements des É.-U. et du Canada harperien, n’a rien à foutre de la préservation de la diversité culturelle. Le dicton anglo «If you can’t beat them, join them» me semble bien coller à la plupart de vos propos, mais il va carrément à l’encontre de toute démarche dans le sens de la sauvegarde de la diversité culturelle… une bien triste abdication, au nom de quoi? Ah oui… de «valeurs universelles»… Poouuuachhh!

  • 7 décembre 2011 · 07h43 Lydia Anfossi

    Voir l’article de Jean-François Lisée en réponse à ce texte, il vaut vraiment la peine d’être lu pour qui accepte la réflexion.
    http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/felicitations-pour-un-quebec-decomplexe/11164/?#comment-42

  • 7 décembre 2011 · 08h10 Victor Beauchesne

    Le Québec pro Kyoto, effectivement en théorie mais en pratique que fait ce Québec pro Kyoto: nada, nyet, nothing, rien sauf se péter les bretelles et accuser les autres. La fermeture de la raffinerie Shell à Montréal Est, tant décriée, fut le plus gros geste de restreindre les émissions de CO2. Que ferait de plus un Québec indépendant ? À écouter certains idéalistes, le Québec serait tout à coup un paradis vert, un pays de justice sociale, un membre de l’OTAN sans armée profondément non guerrier, et pourquoi ce changement profond avec un simple changement constitutionnel ?

  • 7 décembre 2011 · 08h37 Simon Leduc

    Excellent texte!!!! Tout comme l’auteur de cet article, je suis tanné d’entendre ces nationaleux nous parler de souveraineté et de protection de la langue française. Je suis tanné d’entendre les péquistes (qui n’aime pas l’anglais) nous dire qu’il faut brimer les libertés des Québécois afin de protéger le français. Nous ne sommes plus en 1970 mais bien en 2011. Réveillez-vous la génération du baby boom.

    • 7 décembre 2011 · 10h15 C. Gagnon

      Je ne vois pas très bien le rapport entre le fait d’être en 2011 et le reste de ton texte.

      En te lisant, on comprend bien que tu es contre la souveraineté du Québec, mais on ne comprend pas très bien pourquoi ni en quoi les péquistes briment les libertés des Québécois.

      Probablement que tu ne fais que répéter la propagande anti-Québécoise des fédéralistes canadiens.

  • 7 décembre 2011 · 09h16 Crahenlas

    Vraiment affreux comme billet. Rempli de raccourcis intellectuels, de pensée magique et de bons sentiments dégoulinants de naïveté. Je suis trilingue, ma mère est d’origine américaine et je me considère ouvert sur le monde, mais ça ne m’empêche pas de voir que la souveraineté est la seule option viable pour le Québec. Vous auriez intérêt à relire vos manuels d’histoire, M. Lussier. Vous comprendriez peut-être que si notre rapport à l’anglais a été conflictuel, c’est JUSTEMENT parce que nous n’avons pas encore notre pays. La Norvège s’est séparée pacifiquement de la Suède en 1905… êtes-vous capable de dire que ce pays s’est « refermé sur lui-même » depuis? Vraiment, vous n’avez rien compris. (pour que vous compreniez bien : you just don’t get it, kid)

  • 7 décembre 2011 · 09h47 jean-claude bourbonnais

    Avant, on montait et on descendait en silence. C’était sans doute parce qu’un ascenceur bien élevé, il monte quand il monte et il descend quand il descend. Pas besoin de nous le dire, on est pas idiots, quand-même. Même les malentendants le savent. C’est le mouvement. Le proprio de notre complexe immobilier le savait aussi, un pur laine comme il y en avait tant, avant. Muet comme une carpe et parfaitement immobile, comme son ascenceur, quand il tombait en panne.
    Maintenant c’est différent. Nouveau proprio, nouvel ascenseur.Notre ascenseur maintenant, il nous le dit quand il monte et quand il descend. Dans les deux langues.Comme le nouveau proprio, un immigrant bon teint. C’est pas nous qui le savons, désormais, c’est l’ascenseur qui nous le fait savoir. On monte, going up!, on descend, going down!!. Yes sir, un mouvement qui parle les deux langues, parlez-moi de ça. Avant, on le savait pas. Maintenant, on se le fait savoir. De quoi me redonner le goût de redescendre par les escaliers. Tant qu’à descendre d’aussi niaiseuse manière, aussi bien prendre mon temps…

  • 7 décembre 2011 · 09h54 G Labelle

    tu parles d’un texte niaiseux. tant qu’à y être, puisqu’on est pour la vertu, aussi bien abolir toutes les frontières, comme dans le temps, et redevenir des empires. Washington serait content!

  • 7 décembre 2011 · 10h22 Julien Beauregard

    «La trahison des clercs» de P-E Trudeau, voilà ce à quoi tout ça me fait penser. Puis, la réplique de Hubert Aquin que je fais mienne: «La fatigue culturelle du Canada français».

    Peut-être que ça fait trop vieux pour vous, m. Lussier. Peut-être préférez-vous que l’histoire se répète.

  • 7 décembre 2011 · 10h27 Claude Godin

    Avec des idées comme ça, le Québec se retrouveras dans moins de cent ans comme
    le sud-est du Nouveau-Brunswick et comme la Louisiane. Cajuns de l’an 2000 chantait Steve Faulkner, il reste 89 ans.

  • 7 décembre 2011 · 10h31 Sarak aka XXL

    Étant une Haitïenne couramment billingue née au Quebec, je suis tout à fait d’accord avec ce texte.
    Sarah aka XxL

  • 7 décembre 2011 · 10h47 Réjean Béliveau

    Ce texte est rempli d’inepties, et que ça sonne bien de d’écrire des vérités de La Palice, écrire pour rien dire, et dire que le spectre de l’assimilation est une erreur des séparatistes qui répandent des méchancetés…ben oui et depuis 2 ans Montreal est allophone à 52%….et il y as 20 ans tout les fédéralistes me jappais dans les oreilles que c’étais de la démagogie…alors puis-je vous dire maintenant : bull shit sans passé pour un démagogue???
    Merci et continué à joué le jeu des complaisant…

  • 7 décembre 2011 · 11h40 conteska

    je ne saurais vous exprimer combien ca fait du bien de lire cet article, especially since i am an anglo qui à été éduquée en francais, grace à la Loi 101. j’ai été élevée en anglais, et éduquée en francais, et je suis fière et very proud de vivre dans une province qui me permet de vivre 2 cultures. So to those of you who dislike me because of the language I grew up with: enough with the anger, enough with the nastiness, I’m embarrassed for you…et je dirais la meme chose aux anglos qui méprisent les francophones, bien que je suis bien contente d’affirmer que je n’en connais aucun.
    Sachez que ma fille, qui à le droit d’etre éduquée en anglais, goes to a French lycée and speaks French all day long. Pourquoi un lycée francais au lieu d’une école québecoise? Parce que le traitement que j’ai recu lors de mon passage dans une des meilleures ecoles québécoises à Montréal m’a confirmé that i will never support a school or any form of culture that puts me down for my own culture. Fear makes people nasty. But this is a gorgeous culture full of humor, romance and innovation. Nous n’avons pas le temps d’avoir peur des ‘autres’. Attirez les étrangers, show them what is smart, and funny and good about Quebec, grow this province, make it a centre for innovation in North America.
    I’m a Westmounter. A trilingual Montrealer. Une québécoise.

  • 7 décembre 2011 · 13h22 Samuel Denault

    Je trouve dommage que Jérôme Lussier endosse le Canada qui rejette le registre des armes à feu, le protocole de Kyoto, les frais de 7,5 millions de dollars qui seront débloqués en 2012 pour fêter le 60ième anniversaire de la reine au Canada, le sommet du G20 qui a coûté 1 milliard et la répression policière démesurée qui en a suvi, le projet de loi C-10 sur les jeunes contrevenants. Je trouve dommage que Jérôme Lussier endosse la montée du militarisme à tout prix et le rejet d’une des langues officielles du Canada dans les institutions fédérales. Je trouve dommage que Jérôme Lussier considère légitime la fin de la participation financière du Canada à l’UNESCO en raison d’un appui aveugle à un pays étranger. Oui Jérôme Lussier endosse tout ça puisqu’en refusant au Québec la possibilité de prendre possession de ses pleins pouvoirs sur la scène internationale, en voyant cette avenue comme étant
    dépassée, en voyant cette possibilité comme étant du repli identitaire, c’est qu’il accepte tacitement et sereinement ce pays qu’est devenu le Canada.

    • 7 décembre 2011 · 13h42 Kave

      La majorité des Canadiens et Canadiennes rejetent les politiques du M. Harper aussi.

  • 7 décembre 2011 · 13h23 Maximus

    Je suis d’accord avec la plupart des affirmations de ce texte. Je comprend totalement qu’il faut voir le monde et ne pas s’enfermer dans des carcans ou de se replier sur soi-même. Mais il ne faut jamais oublier ce que nous sommes. Si par exemple, des lois ont été mises en place pour protéger le français et forcer les gens à parler français au Québec, s’était pas nécessité. Ne ce serais-ce que pour une raison démographique. Pour aimer l’autre et embrasser sa culture il faut d’abord s’aimer soi-même et être reconnu… Sinon le respect n’est pas réciproque.

  • 7 décembre 2011 · 13h32 Jean-Pierre Gascon

    Ma grande foi, Jérôme Lussier est la réincarnation même du Christ sur la croix pour la rédemption de l’humanité entière. Quelle grandeur d’âme !!!

    « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde », le Québec et son peuple amenés sur l’autel du sacrifice au bénéfice du reste de l’humanité.

    Ce Québécois exceptionnel sera certainement le seul de son peuple à être épargné sur l’Autel du sacrifice. L’univers ne peut se départir d’un tel libérateur de peuples. Amen.

    http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/felicitations-pour-un-quebec-decomplexe/11164/?#comment-42298

  • 7 décembre 2011 · 13h41 jean-claude bourbonnais

    à LCN, Martineau vient d’y mettre son grain de sel. Je ne cherche pas à parler au nom de Jérome Lussier, mais me semble que son texte est suffisamment clair et élaboré pour susciter des commentaires de toute allégeance. Et c’est exactement ce qui se passe ici. 130 réponses diverses en moins de trois jours!
    Alors pourquoi Martineau reproche-t-il à monsieur Lussier de n’avoir pas jugé bon d’aller en débattre à son émission? Martineau s’imagine-t-il qu’un journaliste digne de ce nom doit absolument aller gueuler comme un agité de la parlotte à la tv pour avoir de la valeur?Le texte de Jérome Lussier est fort bien écrit, peu importe que l’on soit pour ou contre.
    Et le débat qu’il suscite se fait ICI, dans VOIR, pas dans la patente à Québécor. Alors, si Martineau veut s’obstiner avec nous, qu’il prenne sa plume des beaux jours( ceux de VOIR quand il y travaillait) et qu’il vienne y dire son avis.
    Ou alors qu’il parle d’autre chose de plus important à son émission, quelque chose de plus important que sa personne, s’entend…

  • 7 décembre 2011 · 13h44 Érick Jalbert

    Au secours!!! Ahhhhh Duhaime et sa gang arrivent à Montréal !!!
    Vous savez les Miss. Univers aussi veulent la paix dans le monde.

  • 7 décembre 2011 · 13h54 Kave

    En lisant le chronique de Richard Martineau ce matin, j’ai un autre chose à dire.

    Ce n’est pas en attaquer une autre culture et langue que nous défendons la notre.

  • 7 décembre 2011 · 13h57 Marcel Leduc

    Plus ça change plus c’est pareil, vous êtes la réincarnation du francophone d’antan peu fier de ses valeurs et de sa culture. La détestation de soi et de vos origines, m’amène à penser que vous souhaitez la disparition de ce que vos ancêtres vont on légué et être réincarné par une autre sorte de race qui ne souffrira plus du rejet de l’autre.Je ne suis pas spycholoque, mais vivre le phénomène de rejet est très difficile à vivre, d’ailleurs beaucoup de victimes de l’intimidation seraient prêtes à faire n’importe quelle basserie pour ne pas être victimes de rejet.Dany Laferrière l’a bien compris, il n’a qu’à jouer sur le manque d’ouverture et du raciste latent des Québécois pour voir une gang de « pleureuses  » québécoises faire son méa culpa d’exister. Se faire aimer est facile, s’affirmer est plus difficile.

  • 7 décembre 2011 · 14h01 Rob Denton

    J’ai toujours cru que la culture Québecoise s’agit de plus que la langue française: l’art, la musique, la cuisine, et certainement, le théâtre et la scènographie: notre ressource la plus connue au monde: Cirque du Soleil et Robert Lepage. Je dirai même que la tension linguistique au Québec contribue énormement à la culture.
    C’est, peut être, hyper-académique d’observer que les arguments de M Lussier pourraient s’appliquer à n’importe quel région ou culture. Le fait qu’ils soivent en français les rend Québecois. hmmm…..

  • 7 décembre 2011 · 14h46 Ouhgo

    Jérôme Lussier, journaliste avocat journaliste Newyorkais Montréalais radiocanne, voir francophobe apatride:

    Par curiosité, quelles sont ses influences? Quel cegep, quelle université?…

    Juste pour savoir quels sont les coucous qui pondent leurs oeufs dans notre nid? Le Vacher à tête brune ne fait pas de nids: il pond dans le nid des autres, rejette hors du nid les oeufs déjà pondus et laisse couver ses petits par cette mère dévouée qui a construit le nid… (le Québec aime bien couver des oeufs pirates)

  • 7 décembre 2011 · 15h09 David

    Ce texte est en soi dépassé. Il se base sur un vieil argumentaire vague qui traîne depuis longtemps et propage une image fausse de ce qu’est la société québécoise d’aujourd’hui.

  • 7 décembre 2011 · 15h16 Mattej

    Pourquoi continuellement associer protection de la langue française à un repli sur soi?

    Personnellement je ne cesserai jamais de faire la promotion du français au Québec. Par respect pour tous les combats menés depuis la révolution tranquille, par amour pour ma langue et surtout, surtout, parce que personne d’autre ne le fera pour nous.

    Afin d’éviter de me faire associer à un homo-archaïcus-anglophobus, je tiens à préciser que j’ai 25 ans, j’étudie en relations internationales et je parle couramment anglais, allemand et russe.

    • 7 décembre 2011 · 23h01 Svetlana Versilov

      Parce qu’il s’agit d’une névrose. M. Lussier veut conjurer quelque chose en lui. Il va un jour vieillir et revenir douloureusement sur ce texte, qui est à la fois un appel et un meurtre du père. Il y a quelque chose de triste et d’impudique là-dedans.

  • 7 décembre 2011 · 15h17 Roberto Vital

    Faut croire que les réactions hystériques des nationalistes prouvent que vous aviez raison, M. Lussier. Quand on est victime d’attques ad hominem par Richard Martineau, c’est généralement preuve qu’il n’a plus d’arguments valables.

  • 7 décembre 2011 · 15h53 Jean Lévesque

    À l’urgence de sortir le Québec du Québec, rajoutons celle de sortir le nationalisme du souverainisme.

    • 7 décembre 2011 · 16h40 Jean-Pierre Gascon

      Vos doléances sont faites à l’endroit du Québec et son peuple. Soit.

      Que sont vos doléances envers les quelques centaines de nations dans le Monde dont celles toutes voisines du Québec, les rocanadians, américans and mexicans ? Vos lubies et chimères inter-sidérales vous ridiculisent.

      J’espère que votre logique n’est pas représentative de celle de toutes les générations au Québec, si elle l’est je dois reconnaître que le manque de nuances dans vos propos n’est que le fait d’une ignorance crasse de l’Histoire de l’humanité et de ses composantes.

  • 7 décembre 2011 · 16h19 Geneviève B.

    Comme enseignante de français, j’aime bien piger des textes ça et là dans la presse écrite pour mettre sous la dent de mes élèves. Comme nous voyons la réfutation, je vais me faire un plaisir de soumettre ce texte plusieurs fois -et magistralement!- DÉMOLI par messieurs Lisée et Côté, entre autres.

    Vous présentez, monsieur Lussier, nombre d’arguments fallacieux et une belle collection d’exemples on ne peut plus bidon… intéressant! (Mais entre nous, je trouve quand même un peu triste que vous soyez sérieux.)

    • 7 décembre 2011 · 23h23 Roberto Vital

      Mes taxes payent pour ce genre d’indoctrination? Si au moins vous pensiez à encourager le débat.

    • 8 décembre 2011 · 00h22 JP Martin

      @ roberto: J’ai parlé de la nuit des longs couteaux dans un cours d niveau collégial cette semaine. Sur 130 étudiants, 4 seulement savaient de quoi il s’agit… Si certains professeurs parlent encore un peu de souveraineté dans leurs classes, je n’appelle pas cela de l’endoctrinement, mais de l’éducation!

    • 8 décembre 2011 · 01h22 Jean Champagne

      Mes taxes paient pour que vous incluiez l’actualité dans votre cours et que vos élèves argumentent sur ce ramassis de clichés vides et dégoulinants d’ignorance ? Bravo !!

    • 15 décembre 2011 · 21h25 Geneviève B.

      @ M. Vital
      L’idée, en effet, est de relancer le débat.
      Vos taxes, cher monsieur, elles me servent tout d’abord à faire ce que l’OQLF ne fait pas: refuser l’à-plat-ventrisme et raviver la fierté de parler français. (Je vous informe que des sommes importantes provenant de l’OQLF, elles, seront destinées à financer les changements dans l’affichage des entreprises qui avaient jusque-là, saperlipopette! diantre!, omis d’annoncer leur «réclame» en français.) Ensuite, vos taxes me servent à faire ce que le gouvernement conservateur ne fait pas: d’une part, faire la promotion de la culture, et d’autre part, faire la promotion de la culture québécoise.
      Et si vous voulez vraiment le savoir, vos taxes me permettent non seulement d’intéresser mes élèves à la littérature, mais également d’essayer de leur donner le goût de lire le journal, de s’indigner, d’être outrés, de comprendre qu’on ne manifeste pas parce que c’est de bon ton, mais parce qu’on a à coeur une cause, celle de la survivance d’une culture.
      Et honnêtement, entre un Twilight et un clip de pop américaine dont ils sont submergés, je pense que ça leur fait du bien de se rappeler qui ils sont.
      Un merci infini pour ce financement.

  • 7 décembre 2011 · 16h29 A. Richer

    Pourtant, ce n’est pas de la fierté, de la joie ni de l’ouverture d’esprit que je lis en ce texte, non plus de la vérité « universelle » (mais qu’est-ce que c’est?). Une fois de plus, ce sont les plaintes symptomatiques d’un Québec désabusé qui se déresponsabilise depuis déjà trop longtemps, faute de fatigue politique, et ce dans un cadre juridique et politique qui épuise et qui déçoit. Ce sont les plaintes d’un citoyen qui accuse ses concitoyens d’être à la source de tous les maux sociaux, faute de ne pas adopter SA vision. Cet auteur se veut le messie ou je ne sais quoi, mais il est misérable. Paradoxalement, il me semble tout à fait pratiquer un repli sur soi : c’est un Québécois qui se lave les mains d’un Québec qu’il rejette et qu’il pointe du doigt, alors qu’il faut justement se rassembler et se retrousser les manches pour se redonner fierté en un cadre existentiel et politique à notre image et digne de nos ambitions.

  • 7 décembre 2011 · 17h38 Martin Vaillancourt

    Monsieur Lussier,

    Je ne vous en veux pas pour ce que vous avez écrit. Vous avez le droit d’écrire même si c’est n’importe quoi. Vous avez le droit de parler, même si vous faussez en placotant. J’aimerais savoir: À qui s’adresse cette logorrhée de poncifs accusateurs? À quel visage désirez-vous cracher votre salive sucrée? Je vois. Vous êtes un de ceux qui aiment se raconter des histoires dont ils sont les propres héros. Vous êtes un Don Quichotte en guerre contre ses vilains moulins. Votre petite histoire, pleine d’ennemis imaginaires et affichée d’un faux héros larmoyant avec émotion la vertu d’un combat ridicule qu’il s’invente pour se sentir grand et fort, est triste à en pleurer.
    Oui, Monsieur Lussier. J’ai failli pleurer à la lecture de votre texte…et ce n’est pas de fierté, de bonheur ou de courage. J’ai failli pleurer devant l’infinitude de vos prétentions creuses et autocomplaisantes. J’ai failli pleurer de rage devant le mépris « adolescent révolté » que vous affichez pour la mémoire de nos ancêtres dont vous taxez les aspirations intimes, sans jamais oser le dire, d’obscurantisme et de xénophobisme. J’ai grincé de colère devant votre mépris facile pour eux, pour eux qui n’avaient peut-être pas votre instruction globalisée et votre conscience mondiale macédoine baignant dans le jus inodore et incolore mais ô combien indigeste de vos « valeurs universelles », mais qui possédaient un amour vrai et vivant de leur terre, d’une terre tellement concrète, solide, chaude ou froide, qu’ils pouvaient en sentir l’odeur et mesurer la consistance et toute sa richesse quand ils mettaient sueur et sang à la retourner pour bâtir ce pays dont votre fine vanité de citoyen du monde vous fait, aujourd’hui, détourner les yeux, l’esprit, la langue et le cœur au profit de la suprême idéologie d’une uniformisation de partout et tout le temps.

    Votre analyse? Voici bien là un ramassis d’un grand n’importe quoi aux valeurs prétendument « supérieures » et qui vous font donc vous sentir, pour être leurs prophète, comme quelque chose de « plus grand », de plus « universel » qui ne saurait être contenu dans le « p’tit Québec ». Votre texte? Un miroir autocomplaisant des idées « universalisantes » dans lequel vous vous mirez vaniteusement en fredonnant « Dis-moi qui est le plus beau? ».

    Mais, je ne vous en veux pas. Ce n’est pas vraiment votre faute. C’est la faute à notre temps et à sa prétention vicieuse de vouloir nous forcer à se croire plus intelligent, plus grand et plus ouvert pour être partout ailleurs, baragouinant n’importe quelle langue et avec n’importe qui, bien assis sur son derrière dans un chez-soi dont on a oublié le nom pour avoir en mains un ordinateur branché sur toute la planète. Vous vous êtes fait avoir. Vous le savez. Vous le dénié. Vous vous vengez sur ceux qui restent. Vous vous sentez soulagé. Vous êtes bien branché. Félicitations. Don Quichotte a une page sur Facebook et « tweet » maintenant ses lubies accusatrices.

    Monsieur Lussier, je vais vous dire une chose; une chose que votre sens de l’histoire, de la patrie et de la grandeur, malade d’anémie pour ne se nourrir que de cochonneries universelles sans vitamines identitaires, ne comprendra certainement pas, mais peu importe. Monsieur Lussier, vous ne serez jamais plus grand que le Québec. Votre petite histoire personnelle ne sera jamais plus grande que sa grande histoire. Votre petit placotage stérile ne sera jamais plus grand que la richesse et la couleur de son français pluriséculaire. Votre petit passeport tamponné d’un couvert à l’autre n’aura jamais la valeur d’une poignée de terre d’ici, dont vous pouvez sentir la texture riche et l’odeur vivante tout en la laissant filer entre vos doigts. Tous vos diplômes prestigieux, émis de temples du savoir parmi les plus grands du monde, ne vaudront jamais une seule minute de la mémoire vivante ne nos ancêtres dont le travail acharné est encore sous nos pieds et son fruit, dans nos bouches. Monsieur Lussier, vous ne serez jamais rien de mieux qu’un Québécois; un homme d’ici, peu importe que vous souhaitiez être de la Terre entière et en parler toutes ses langues, possédez toutes ses terres et y voyager comme dans un seul grand monde tout en maitrisant tout son savoir. Peu importe votre fausse guerre et vos faux ennemis qui vous font aujourd’hui tenter de redéfinir sauvagement l’identité québécoise pour la remodeler à votre image « universalisée », comme un quelque chose d’un tout et d’un rien virtuel qui n’a ni passé, ni avenir…et qu’un présent sans nom à crier et sans corps à défendre.

    Votre adolescence de « citoyen du monde », aveuglément révolté contre toute autre histoire que la sienne et contre tous ceux qui passèrent avant lui, même s’ils lui procurèrent un nom, une langue, une terre et une histoire à raconter, ne saura durer éternellement. Un jour, peut-être après quelques douleurs qui vous désillusionneront, vous vous souviendrez. Vous vous souviendrez d’ici. Vous vous souviendrez de vos mots. Vous vous souviendrez de votre nom. Vos vous souviendrez du combats de vos ancêtres et vous vous souviendrez de toute votre histoire, les deux pieds sur votre terre. Vous aurez vaincu la peur d’être ce que vous êtes et d’être pointé du doigt pour l’être. Vous ne vous maquillerez plus pour cacher votre visage. Vous ne baragouinerez plus coupablement quelques autres langues pour étouffer vos propres mots. Vous aurez brisé votre petit miroir rassurant. Vous aurez cessé de fredonner un air qui raconte vos louanges chimériques. Vous vous serez mis au travail, comme le faisaient vos ancêtres « de Nouvelle-France ». Vous essayerez de faire aussi bien qu’eux. Vous aurez compris que ce sera dur, très dur et vous les invoquerez à genoux, dans vos prières, aux moments les plus difficiles…quand quelques « citoyens du monde » viendront cracher sur votre tête, du haut de leur prétention universalisante. Vous vous souviendrez que vous étiez, jadis, un d’eux.

    Ce jour là, vous aurez cessé d’être un citoyen de votre monde faux pour un devenir un homme vrai du monde vrai…dans votre vrai pays.

    Martin Vaillancourt.

    • 7 décembre 2011 · 19h38 Simon-Pierre

      Bravo.

    • 7 décembre 2011 · 21h29 ncomtois

      Vous redonnez toute sa signification à l’expression « bien senti ». Encore bravo.

    • 7 décembre 2011 · 22h13 Patrick Bachand

      @ Martin Vaillancourt

      Je pense que vous avez rédigé le meilleur texte que l’on peut trouver sur cette page!

      Moi, être patron au Voir, je vous offrirais une chronique il me semble… Mais c’est vrai qu’à Voir, on a une longue tradition en matière de sophisme et de démagogie, de Martineau à Lussier…

    • 8 décembre 2011 · 01h11 Martin Vaillancourt

      Un merci chaleureux pour vos bon mots!

      Martin Vaillancourt
      martinvaillancourt,info

    • 8 décembre 2011 · 01h19 Jean Champagne

      Bravo.

    • 11 décembre 2011 · 23h45 Martial Landry

      J’ai lu avec beaucoup d’espoir votre réponse à la détresse de ce monsieur Lussier. Ce dernier représente malheureusement beaucoup de jeunes et moins jeunes, éduqués. Je vous suis très reconnaissant d’avoir pris votre plume et votre temps pour recadrer ses borborismes d’adolescent en période de contestation. Hélas nos média actuels se délectent de ses discours schizophréniques, aux détriments d’un discours sobre et réfléchi. Votre propos me fait beaucoup de bien. Je vais le faire circuler dans mon environnement. Je vous en remercie.

    • 13 décembre 2011 · 19h27 Citoyen Debout

      Un autre bravo Martin V. !!!…Et pauvre petit Lussier…

  • 7 décembre 2011 · 18h44 réjean gosselin

    Pour parodier M. Jérôme Lussier, je dirais condoléances pour un Québec trépassé!
    Au Québec, on a enterré la pratique religieuse. Tant pis pour nous autres, on s’est coupé d’une partie de nous-mêmes. Au niveau de la langue, on se fait passer des sapins ou bien on en laisse partir! Çà tombe bien, No »el s’en vient. Réveillons-nous avec les atocas, la dinde et nos anges dans nos champagnes!

  • 7 décembre 2011 · 19h31 Fabvic

    Et évidemment, la « mouvance contemporaine » c’est, j’imagine le Canada de Stephen Harper et du NDP et le Qwébec de Jean Charest ou de la CAQ ?

  • 7 décembre 2011 · 20h48 Marcel Leduc

    @ Martin Vaillancourt,

    Je vous félicite pour votre réponse, je ne connais pas votre âge, mais je présume que vous avez sensiblement le même age que Jérôme Lussier, Ce texte m’a réconforté, c’est un texte à conserver. Parfois je suis tellement fatigué de notre détestation, de nous sentir coupable de tout, parfois coupable d’exister.
    Merci pour ce texte.

  • 7 décembre 2011 · 21h26 ncomtois

    Est-ce vraiment ce que nous voulons? Nous allons nous lancer dans la nouvelle utopie que l’histoire nous propose? Pour ne pas rester en arrière? Pour être sur la mappe? Pour faire partie de la gang? Peut-être pour sauver le monde? Vous trouvez vraiment que c’est l’attitude d’un peuple affranchi et décomplexé que d’agir de la sorte?

    Il doit bien y avoir quelque chose en dehors du nationalisme obtus et du mondialisme complaisant. Vous ne croyez pas?

    • 13 décembre 2011 · 19h33 Citoyen Debout

      J’aimerais bien mais que sait-on des peuples sans pays: Qu’ils disparaissent tranquillement mais sûrement. Il faut assumer ça. Y’a pas d’entre-deux.

  • 7 décembre 2011 · 21h28 Patrick Bachand

    J’ai 30 ans et le texte de Jérôme Lussier vient me chercher. Pourquoi? Parce que j’ai l’impression que j’aurais pu l’écrire il y a 10 ou 12 ans, bien avant que je m’intéresse sérieusement à la politique, à l’Histoire et à l’évolution des sociétés. Bien avant que je commence à voyager d’un bout à l’autre de la planète et que je sois en contact avec d’autres nations fières, qui s’assument, qui jouissent d’une voix internationale et qui se font respecter avec modération et équilibre.

    J’aurais pu écrire exactement la même chose… Ah! L’appel de l’universalisme! Je rêvais d’abolir les frontières et de faire en sorte qu’il n’existe plus qu’un seul peuple! Nous allions tous parler anglais et c’était bien ainsi. Tous pareils et la paix sur la Terre!

    Belle utopie!

    Heureusement, depuis ce temps, j’ai étudié les sciences politiques. J’ai lu des tonnes de livres. J’ai voyagé et vécu outre-mer. J’ai compris que le monde n’évoluait pas au rythme de nos utopies. J’ai compris l’importance de connaître son passé car nous répétons sans cesse les mêmes erreurs. J’ai compris qu’encore aujourd’hui, en 2012, l’État-nation est le fondement même de la démocratie. C’est à travers l’État-nation que les citoyens d’un même pays peuvent vivre dans le même espace public et défendre les mêmes valeurs. C’est à travers l’État-nation qu’un peuple peut exprimer sa voix dans les instances internationales, parler de paix et de ses valeurs, défendre ses droits et faire valoir sa culture.

    Mais l’État-nation doit être cohérent. Il doit parler d’une seule voix, défendre les mêmes valeurs. Quand une nation n’a pas d’État, elle est alors subordonnée à une autre. Elle est privée de voix. Et sans voix, sans socle démocratique, cette nation est appelée à disparaître, lentement, très lentement, mais sûrement. C’est ainsi que fonctionne le cycle de l’Histoire.

    Au début, ça ne paraîtra pas trop. Au début, l’assimilation se fera en douce. Elle se fera par la voix de gens comme Jérôme Lussier qui nous encourageront à baisser les bras. Qui vanteront les mérites de cette utopie archi-prématurée qu’est cette planète sans frontière, et qui nous diront qu’ils vaut mieux abandonner nos combats du quotidiens parce que dans 4000 ans de ça, on ne s’en souviendra plus.

    Après, on se fera probablement répéter le même message, mais dans la langue du dominant. Et le pire, c’est qu’on le comprendra très bien et qu’on lui répliquera encore dans la langue du dominant. Au moins, il y aura encore un débat.

    Après, ce sera bien pire. Ce débat sera tout simplement relégué aux oubliettes. On n’en parlera plus, comme le font les Acadiens. Comme à Moncton, Bon Iver viendra donner son concert au « Coliseum Complex » de Montréal et on ne s’en formalisera pas. Toute la population va regarder ses infos à CTV. Une fois les esprits bien assimilés, l’assimilation linguistique ne sera qu’une formalité.

    Et après, ce sera encore bien pire. Le français n’aura plus qu’une existence folklorique. Comme en Louisiane. Certains aînés le parleront encore avec un accent incompréhensibles. Les services publics en français auront disparu, faute de public, justement. À ce moment-là, il me semble, il n’y aura plus vraiment de différence culturelle entre « nous » et le reste de l’Amérique du Nord. À part peut-être ces drôles de noms de famille qui « nous » seront incompréhensibles : Boulanger, Lafontaine, Desjardins, Labonté, etc. En fait, « nous » ne parlons probablement même plus de « nous ». « Nous » serons Canadiens, c’est tout.

    Ohhhh mais je ne suis pas alarmiste. Tout ça surviendra très lentement. D’ici 100 ou 150 ans. Et puisque c’est si lent, il se trouvera toujours des sceptiques pour nous dire que ça n’arrive pas vraiment. Comme les climato-sceptiques d’aujourd’hui. Il y a 50 ans, on pouvait patiner dehors en novembre. Aujourd’hui, impossible. Pfff… c’est si loin, on a oublié. Eh bien dans 50 ans, qui se rappellera encore qu’en 2011, un groupe de musique francophone pouvait remplir de Centre Bell et que les chaînes de télévision en français avaient de meilleures cotes d’écoute que celles en anglais?? Plus personne, sans doute.

    L’assimilation linguistique ne fait que commencer. Mais l’assimilation intellectuelle, elle, est très bien enclenchée. Jérôme Lussier et ses supporteurs le démontrent très bien.

    • 13 décembre 2011 · 19h37 Citoyen Debout

      Et voilà. Vlan dans les dents. Merci.

    • 8 janvier 2012 · 03h42 H. Lachance

      Et le cycle d’assimilation intellectuelle a fort probablement débuté lorsque nos élites ont commencé à faire l’amalgame entre « Ouverture sur le Monde » et langue anglaise (voir : Programmes internationaux). Mais, s’ils sont si « avant-gardistes » ces snobinards de « citoyens du Monde » ils devraient savoir que l’avenir est plutôt en mandarin ou en hindi…L’anglais, c’est déjà dépassé !

  • 7 décembre 2011 · 23h22 Svetlana Versilov

    Reflet d’un dressage maoïste.

    « Diversité » : on salive.
    « Tolérance » : on bave.
    « Ouverture sur le monde » : on bande.

    et on resalive, rebave, rebande…

    Mais à qui t’adresses-tu, Narcisse? Tu es tellement beau dans cet Anti-Québecois!

    Moi aussi, je veux me joindre! Moi, je me! Je suis beau, bilingue, tellement world, branché et ouvert sur les autres. Pour ce qui est de l’ «autre» québécois, par contre, qu’il aille en enfer, ce salaud!

    Il doit être tellement comme tu le décris.

    Svetlana

  • 8 décembre 2011 · 00h15 JP Martin

    Comique comment ces « citoyens du monde » s’intéressent à toutes les cultures… sauf à la leur!

    Par ailleurs, j’aimerais qu’on m’explique pourquoi le fait d’être nationaliste, de défendre la culture Québecoise et de se préoccuper du débat constitutionnel nous empêche d’être Québecois ET citoyen du monde ouvert aux autres cultures!?!?!??

    • 8 décembre 2011 · 20h12 Samuel Jalbert

      Voilà! Pourquoi le nationalisme semble-t-il toujours être associé à la fermeture d’esprit sur le reste du monde et sur les autres cultures? Protégeons notre culture ET soyons ouvert à celle des autres. C’est n’est pas si simple, mais c’est très certainement possible.

  • 8 décembre 2011 · 01h16 Jean Champagne

    Ouf. Tout ce que je déteste des pseudos-québéco-hipsters-colonisés ouverts sur toutes les cultures sauf la sienne. On peut être cosmopolite et fier de sa culture. Célébrer toutes les cultures et protéger la sienne, accepter les autres peuples et s’affirmer. Être fier ne veut pas dire être nombriliste. Je suis descendant d’immigrants italiens qui se sont parfaitement intégrés à la culture québécoise. Le Québec est une superbe culture, ouverte et progressive. Pas mieux, pas pire que les autres. Unique. Belle. Imparfaite. Menacée.

  • 8 décembre 2011 · 07h53 Lilium

    Merci beaucoup, vous m’avez grandement inspirée.
    Voici ma réponse :
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ahbKH_LnFJY

  • 8 décembre 2011 · 09h17 Victor Beauchesne

    Que tous ceux qui trouvent que Gérald Larose, le président du Conseil de la souveraineté et principal porte-parole du mouvement souverainiste, est ouvert,cosmopolite, tolérant, etc etc se lèvent et cessent d’accuser M. Lussier d’être un colonisé, un traître, un jovialiste, un anti-québécois parce qu’il trouve le discours de Larose et cie. dépassé, archaïque et revanchard.

    Mais non, ils nient son existence et réagissent ici comme des vierges offensées dans leur croyance que le Québec est la plusss meilleure nation au monde qui ne connaît aucun excès de nationalisme. Pourtant ils affirment que le Québec serait comme ailleurs…sauf que meilleur et que celui qui le critique serait un abruti.

    • 8 décembre 2011 · 10h34 Acquiesce

      Laisser sous-entendre que Gérald Larose est représentatif de l’indépendantiste moyen rejoint le style du texte de Monsieur Lussier : d’une mauvaise foi crasse !

      C’est comme laisser sous-entendre que Stephen Harper est représentatif du nationalisme canadien.

      Euh… mauvais exemple, peut-être.

    • 8 décembre 2011 · 15h11 Victor Beauchesne

      @acquiesce

      Je n’ai pas besoin de laisser entendre que Larose représente les souverainistes, ce sont les partis souverainistes et les organisations souverainistes eux-même qui ont créé le Conseil de la souveraineté et nommé M. Larose leur président. Ce sont Mme Marois et M. Khadir qui lui ont demandé de présider les États généraux de la souveraineté. Vous voulez le cacher, faire semblant qu’il n’existe pas ou quoi ?

      Si vous, les souverainistes j’entends, consentez à ce que Larose demeure le porte-parole officiel du mouvement, difficile pour vous de critiquer M. Lussier quand il ne fait que répondre aux idées véhiculées par le grand manitou de la souveraineté en prétextant qu’il s’attaque  » à un criss de vieux séparatiste extremiste qui nous gosse tout l’temps à Noel avec son amour du Québec et sa haine des anglais! » dixit Chris ci-haut.

      Soyez conséquents, prétendre que le nationalisme québécois n’est que douceur et bonne volonté envers tous et garder comme chef un revanchard étroit d’esprit comme Larose est extrêmement inconséquent. M. Lussier a mis le couteau dans votre plaie béante et vous criez un peu trop fort.

    • 8 décembre 2011 · 16h27 Acquiesce

      Monsieur Beauchesne, par vos arguments solides et irréfutables, vous m’avez convaincu. L’idée d’indépendance est une idée dépassée et rétrograde bonne à être reléguée aux oubliettes de l’Histoire.

      Sur ce, je cours m’enregistrer comme membre en règle du New Democratic Party of Canada en écoutant du Brian Adams.

    • 13 décembre 2011 · 19h45 Citoyen Debout

      Pffff! Complètement dans le champ…. Mais correct si t’aime pas Larose, t’as l’droit.

  • 8 décembre 2011 · 09h20 jean-claude bourbonnais

    C’est assez extraordinaire. Je tiens à vous féliciter, monsieur Lussier! Vous venez de mettre en lumière un fait significatif: c’est la première fois depuis fort longtemps que VOIR allume un débat important sur l’identité québécoise. Plus extraordinaire à mes yeux, ceci, vous avez fait sortir de leur tanière médiatique confortable un certain nombre de matamores de la chronique qui cherchent par tous les moyens à tirer profit de votre réflexion, mais sans venir s’en entretenir ici, avec nous, dans VOIR.
    Bref, ces chroniqueurs chevronnés gueulent chacun dans leur empire, alors que l’éthique élémentaire les inciteraient à plus de modestie, à tout le moins.
    Votre texte, monsieur Lussier, et son « timing », sont autant de preuves qui nous montrent que VOIR est toujours à la pointe de l’actualité québécoise même s’il est un hebdo culturel, et qu’en face, nos journalistes et chroniqueurs patentés de la presse traditionnelle sont encore et toujours en retard d’une intuition.
    Bravo, monsieur Lussier!!

  • 8 décembre 2011 · 10h35 Acquiesce

    Que de sophismes, arguments fallacieux et raccourcis intellectuels dignes des plus grands.

    Bravo ! On en redemande !

    Je crois que la succession de Richard Martineau est bel et bien assuré.

  • 8 décembre 2011 · 10h36 Luc Baushmette

    Quel ramassis de préjugés. Pas question de me sentir coupable de me faire respecter comme québécois francophone. Non monsieur le pleurnichard.

  • 8 décembre 2011 · 11h55 Serge Gingras

    Un arbre qui veut atteindre le ciel doit aussi développer ses racines. Et en profondeur et en largeur, de façon à être bien assis, solide.

    Le nationalisme c’est les racines; le faîte de l’arbre est la culture, l’ouverture sur le monde. Pour être citoyen du monde il faut avant tout de bonnes racines.

  • 8 décembre 2011 · 12h14 Renée Houde

    Excellent billet qui étale la vérité brutale de la mentalité de plusieurs québecois, que les auteurs n’osent pas dévoiler. Votre choix de mots est tellement juste. Félicitations M. Lussier! Je vois que tout les séparatistes se sont dépèchés à vous damner. C’est tellement façile de dépister les séparatistes partout sur l’internet, car n’ayant aucuns arguments, ils favorisent l’insulte « personnel ». C’est tellement ennuyant. Vous êtes réel, restez comme çela. Ne laissez pas ces personnes vous découragez avec leur intimidation.

    • 8 décembre 2011 · 12h20 Acquiesce

      Ah ces méchants séparatistes !

      Des poètes, des intellectuels, des rêveurs…

      Vite ! Qu’on sorte le grand bûcher !

    • 8 décembre 2011 · 12h59 Jean-Pierre Gascon

      Il était temps qu’un adolescent sorte ses lubies et chimères anti nationalisme québécois pour vous convaincre de l’illogisme du nationalisme canadian, n’est-ce pas ?

    • 8 décembre 2011 · 13h36 Acquiesce

      @Jean-Pierre Gascon

      Vous errez, mon cher ! TOUS les nationalismes sont bons et admirables.

      Sauf le québécois, bien sûr.

    • 8 décembre 2011 · 15h30 Jean-Pierre Gascon

      @ Acquice
      V
      À certains, comme à vous, il n’est pas nécessaire de faire des dessins. Vous avez compris.

    • 8 décembre 2011 · 15h35 Jean-Pierre Gascon

      @ Acquiesce

      À certains, comme à vous, il n’est point nécessaire de faire des dessins. Vous aviez déjà compris.

    • 8 décembre 2011 · 15h38 Jean-Pierre Gascon

      @ Acquiesce

      À certains, comme à vous, il n’est point nécessaire de faire des dessins. En lisant vos commentaires précédents, il est clair que vous aviez déjà compris.

  • 8 décembre 2011 · 13h45 Y.S.

    Beau billet de mes deux! Qu’ils apprennent le français s’ils veulent vivre au Québec!! C’est juste normal… Facile d’oublier d’où l’on vient, parce que sans la loi 101 le français serait comme au début des années 70 où un francophone du Québec gagnait à peine 35% du salaire d’un anglophone! Tant mieux qu’ils soient partie les 400 000 unlingues… Pourquoi ma blonde et mes amis qui sont étranger en moins de 5 ans ont apprit le français et se sont adapté, mais que les autres n’ont pus le faire!

    • 8 décembre 2011 · 23h31 etudiantcdn

      Le probleme avec ce que vous dites c’est que les unilingues dont vous parlez ont gagné une guerre. C’est malheureux mais c’est comme ça. Si on oblige un commercant de parler francais alors on doit obliger TOUS les commercants à etre bilingues, les francophones aussi car nous sommes une province bilingue. Ce qu’on a tendance a oublier c’est que les anglais qui habitent ici depuis des générations protegent leur propre langue, ils ne sont pas des récents immigrants qui décident d’apprendre l’anglais. Ils sont anglais et sont la depuis des générations.

  • 8 décembre 2011 · 15h31 Y.S.

    Voilà qui répond parfaitement à ce billet! Au moins, la réponse n’est pas d’un parfait inconnu en quête de reconnaissance et de sensationnalisme, mais bien d’un de nos penseur des plus respecté!

    http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/felicitations-pour-un-quebec-decomplexe/11164/#more-11164

  • 8 décembre 2011 · 15h32 Alain Legault

    M.Lussier,je suggere que vous ecriviez d autres textes comme celui la,ca reveille les gens,je sais pas pourquoi,mais quand quelqu un est dans le champs comme ca soit que ca me fait rire ou reagir,dans ce cas ci j ai eu les deux reactions merci est bin bonne…………..

  • 8 décembre 2011 · 15h54 Jean-Renaud Dubois

    Bonsoir,

    Félicitations M.Lussier !

    Vous avez investi sans limites… mais ça valait la peine, puisque le rendement est au rendez-vous.

    ***

    Jérôme Lussier
    ……« Blogue iconoclaste sans sucre ajouté, plus porté vers la politique que la politicaillerie. » dites-vous !

    Ce serait plus approprié de dire :

    ….. « Blogue iconoclaste, avec sucre (amer) ajouté, plus porté vers politicaillerie que la politique » JR.D

    Qu’en pensez-vous : j’espère que vous avez le sens de l’humour?

    Maintenant que vous avez obtenu la visibilité désirée — surtout à cause de JF.Lisée, un « maître », lui — vous pouvez maintenant vous relever ; votre pénitence est terminée.

    Allez ne pèchez plus !

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

  • 8 décembre 2011 · 15h59 Gilles Tremblay

    Tiens un nouveau Elvis Gratton.
    Tout ce qui vient d’ailleurs que ce misérable Québec est tellement mieux.

    C’est triste a mourir de lire ce billet.
    En fait ce que cela m’inspire c’est que en effet avec des gens comme Jérome Lussier et bien nous méritons de disparaitre et nous fondre dans le grand tout universel qui est tellement mieux, hein mon Elvis Lussier ?

  • 8 décembre 2011 · 16h09 J.C.

    M. Lussier, vous prendrez quelques minutes de votre temps pour regarder ce vieux sketch de RBO. D’après un roman émouvant de John Parano lol..! C’est pas mal ce que je pense de votre texte…

    http://www.youtube.com/watch?v=drqz28nvzLc

    Je suis de votre génération et je peux vous avouer en toute franchise que je suis à des années lumières de votre pensée. J’ai passé le stade de la détestation de soi.

    Vous préférez Bon Iver à Paul Piché..??? Tant mieux pour vous. Petite question : est-ce que vous nous faites part d’ouverture d’esprit ou c’est simplement du snobisme..?

    En passant, vous dites quoi à mon ami qui travaille dans le département de TI de la Banque Nationale depuis maintenant 10 ans…et qu’on lui impose depuis peu d’écrire ses courriels en anglais aux autres employés (y compris les francophones) parce que le VP TI ne comprend pas le français. Je devrais lui dire qu’il doit être plus ouvert d’esprit j’imagine…après tout on est en 2011, et mondialisation oblige, de pouvoir travailler dans sa langue maternelle devrait être un privilège et non un droit. I guess…

    Pour terminer, vous trouvez pas que de culpabiliser quelqu’un qui ne parle pas anglais en le taxant de ne pas être ouvert sur le monde c’est la façon 2011 de dire Speak White..?
    Ouverture d’esprit ou conformisme culturelle…???

    • 9 décembre 2011 · 14h06 Citoyen Debout

      Excellente video. Merci J.C..
      Je ferais passer ça en boucle partout à Montréal. Dans les abris-bus, les toilettes des bars, avant chaque partie des canadiens, devant McGill, en pop-pop dans les médias sociaux, en synchro sur toutes les chaînes télé avant les bulletins de téléjournaleux… partout partout! Je rajouterais quelques autres videos du genre tant et aussi longtemps qu’il y aura du colonisé en nous!

  • 8 décembre 2011 · 16h57 Roberto Vital

    Certains nationalistes ici traitent M. Lussier de Elvis Gratton, de personage de RBO, de traite, de vendu, d’ignorant, d’amnésiaque, d’autres recommandent son congédiement pour crime de lèse-tribalisme.

    Tant d’attaques ad hominem m’ont convaincu qu’il est impossible de discuter avec les nationalistes si on ose remettre en question leur dogme.

    Et ce n’était même pas le propos de l’auteur, qui n’a fait que rappeler qu’il existe bien d’autres raisons pour expliquer le rejet graduel des vaches sacrées des nationalistes.

    • 9 décembre 2011 · 14h18 Citoyen Debout

      Facile à dire, tu l’as ton pays toi. Où tu crois l’avoir (?)
      Pour ma part, I’M NOT CANADIAN. Capiche. C’est pas compliqué. Mon choix est légitime et légal. Je vis annexé alors que je ne l’ai jamais demandé. On m’a forcé. Et je te donne un point: 250 ans de ça, ça laisse des traces. Ça fait un peuple qui se cherche encore et encore. En attendant il se dit « citoyen du monde ». En fait c’est son appartenance primaire qui est complètement aliénée. Un peuple de colonisés. Voilà. Et voilà M. Lussier en tête d’affiche.

    • 9 décembre 2011 · 17h11 André Quenneville

      @ Citoyen Debout.. je pense que vous devriez vous asseoir un peu…

  • 8 décembre 2011 · 17h18 Gilles Tremblay

    @Roberto Vital

    Quelles autres raisons pour rejeter ce que vous appelez des vaches sacrées nationalistes ?

    C’est très simple, des gens qui chient sur leur peuple ca toujours existé, ca n’a rien d’original. Des Oncles Tom, ca toujours existé, dans les colonies Africaines il y avait pleins de noirs qui se prosternaient devant le gouverneur, la femme du gouverneur, le fils du gouverneur blanc.

    Moi aussi j’aime les Beasties Boys, est-ce que je chies sur Loco Locass, ben non.

    C’est vieux comme le monde de mépriser son propre peuple…et lui il penses qu’il vient d’inventer ca !

  • 8 décembre 2011 · 17h48 Gilles Tremblay

    Bravo a Martin Vaillancourt.

    Lisez son texte plus haut, tout est la.

  • 8 décembre 2011 · 18h43 Antoine

    Je devais trouver un sophisme pour un cours de communication je ne m’attendais pas à en avoir autant dans un même texte. Merci à l’auteur pour ces quelques minutes d’humour,

    Vous avez oublié une blague :

    Ce n’est pas que d’être assimilé que vouloir être quelqu’un d’autre que soi-même.

  • 8 décembre 2011 · 19h40 jack

    Bon Iver…Qu’est-ce que ca mange en hiver?

    Beastie Boys? Qu’est-ce que ca mange tout court?

  • 8 décembre 2011 · 22h38 Charles Étienne Camirand

    Jamais lu une telle démagogie. On dirait les Commandements suprême de la nouvelle divinité postmoderne! Vive notre nouveau Dieu Jérôme Lussier!!

  • 8 décembre 2011 · 22h55 Ouhgo

    Au lieu des incultes insultes, jouissons donc de notre langue maternelle, qui n’est pas qu’utilitaire mais « ludique » pour employer un mot trop « in »: Demandons à ces pour et ces contre le français s’ils comprennent l’expression: « Lussier finira bien par mettre les pouces »… Rien à voir avec « put two thumbs up » mais, littéralement: céder, après avoir résisté longtemps (comme Charest). Pour les apprendre, au hasard des lectures, il faut lire autre chose que les tweets…

  • 8 décembre 2011 · 23h42 jean-claude bourbonnais

    je désire m’excuser. La colère ne trouve pas sa justification dans l’ordre de se taire à l’endroit de ceux qui ne pensent pas comme soi. Je n’ai aucune autorité pour dire à quiconque de se taire, même si mon indignation devant l’intolérance manifestée à l’endroit de monieur Lussier est justifiée. je demande donc publiquement à VOIR de bien vouloir retirer mon dernier commentaire ci-haut, qui n’a pas sa place dans un journal que j’estime au plus haut point et qui fait honneur à la presse québécoise. Et j’ai signé: Jean-Claude Bourbonnais

  • 9 décembre 2011 · 07h28 Stuart Ashton

    Jerome, Merci Beaucoup!

  • 9 décembre 2011 · 08h12 Paulette Cake

    Bravo!!! Je suis Terre-Neuvienne d’origine qui a CHOISI de faire sa vie au QC il y a 22 ans…pas à cause d’un homme, mais pour apprendre la LANGUE FRANÇAISE et pour découvrir cette magnifique culture. J’ai fait mes études universitaires à QC par choix (and I’m and English Second Language teacher). Je vis à Montréal depuis 2002 mais j’ai vécu à Trois-Rivières, Québec, Ste-Thérèse, Gatineau, St-Hubert, Chateauguay, La Prairie…et j’ai vu de tout – ‘Pourquoi tu es ici? Tu n’es pas pire pour une anglo. Tu regardes des films québecois? Ton français est impeccable, tu n’as quasiment pas d’accent!’: je suis 100% bilingue, j’écoute mes nouvelles en français (TV et radio) et je suis 100% d’accord avec M. Lussier. Il a pris mes pensées depuis toujours et les a vulgarisées si bien. Thank you Jérôme – I heard you on CBC Daybreak this morning and had one of the best wake-ups in a long time….MERCI!

    • 8 janvier 2012 · 02h59 H. Lachance

      Paulette, je vous adore. Vous devriez aller faire des conférences dans le Rest Of Canada afin que tous les canadiens suivent votre exemple ! S’ils étaient tous comme vous, plus personne au Québec ne voudrait la souveraineté ! Mais la triste réalité c’est que des gens ouverts comme vous ne sont pas nombreux là-bas…Je le confirme car j’ai vécu à Toronto et Vancouver et lorsque m’entendait parler français, on me regardait d’un air bizzare, et souvent méprisant. En terminant, le bilinguisme dans le ROC, c’est surtout anglais et une langue « autre que le français »…Et souvent, c’est anglais et chinois !

  • 9 décembre 2011 · 08h22 André Quenneville

    Je vis dans les deux langues, dans les deux cultures, je suis marié avec un Torontois, il est fédéraliste, je suis plus nationaliste, dans nos désaccords, même lui est d’accord avec une chose : le français est en péril au Canada. À voir la qualité du français dans beaucoup de commentaires ici, on ne peut que constater une chose. C’est vrai.

    Je partage le point de vue de M. Lussier, c’est dans la forme que je suis en désaccord avec lui. Aborder dans le négativisme un débat… pardon, mais ça n’a rien de positif! On peut protéger sa langue et sa culture et être ouvert à l’autre. Je dis xie-xie à ma copine du dépanneur, je dis obrigado à mes amis de l’épicerie, je dis gracias à mon ami mexicain, je dis thank you à mon chum. Choisir une nouvelle terre d’adoption est souvent associé à une crise ou un drame. On ne quitte pas sa terre d’accueil par plaisir sauf si on a la liberté d’y retourner sans risque. Le Québec, contrairement à ce que beaucoup de commentaires laissent entendre, est une terre accueillante. Pour avoir vécu dans bien des villes, la particularité de Montréal se situe dans la façon qu’ont les Montréalais d’intégrer la culture des autres par d’aussi simples xie-xie, obrigado, gracias, thank you. Par la teinte que les musiciens d’ici donnent à leur musique, tantôt créole, tantôt arabe, tantôt anglaise. Par la nourriture que nous mangeons.

    Par contre, il est effectivement triste d’être obligé d’imposer sa langue à une autre culture quand celle-ci, par respect pour sa terre d’accueil, devrait l’intégrer dans sa vie. Mais je vis d’espoir et chaque jour m’apporte une lumière nouvelle quand au coin de Peel et Ste-Catherine, je m’étonne d’une conversation dont l’accent est le mien et qu’en me retournant, je me rends compte que mes jeunes interlocuteurs sont d’origine indienne, asiatique, haïtienne ou latino. Mon constat est simple, ces gens ont rencontré des gens qui aimaient assez leur culture et leur langue pour que ceux-ci s’identifient à celle-ci sans pour autant oublier leurs racines.

    Vivre en français, ce n’est pas rétrograde ni réactionnaire ni dépassé dans ce monde où les frontières sont de plus en plus abstraites. Respecter et s’intéresser à celles des autres est la plus belle façon de démontrer son ouverture à autrui et de créer une société meilleure.

    Il faut s’adapter, M. Lussier le démontre très bien. S’adapter est la clé, mais s’adapter ne veut pas dire se résigner. Comme mon Bloke le dit si bien : My lovely Frog, fight for your rights and I will love you more!

    Cheers and… chill, please!

  • 9 décembre 2011 · 09h44 Jacques Labonte

    Il est triste de constater qu’il y a au Québec 2 groupes de penseurs, les « non-séparatistes » qui ne croient pas en « diviser pour régner » et qui ne changeront pas d’avis et les séparatistes qui pensent que s’isoler est le summum d’accomplissement pour une race supérieure, et ils ne changeront pas d’avis non plus même après 40 ans a se faire dire « ça n’a pas d’allure votre affaire ». Il semble donc futile de continuer ce genre de discussion et il ne reste qu’a attendre que cette génération disparaisse par attrition pour que le Québec enfin débarassé de ce boulet au pied puisse finalement avancer. Je décroche de cette discussion frivole.

    • 9 décembre 2011 · 09h51 Gilles Tremblay

      ouf, quel beau colonisé celui la !

    • 9 décembre 2011 · 13h49 Citoyen Debout

      Ben d’accord avec vous Gilles.
      Mais c’est qu’ils sont nombreux dans ce troupeau.
      La famille Gratton, est grande en s’ti!!!

  • 9 décembre 2011 · 10h05 Dieu

    Ce texte ne sert qu’à une chose : déclancher la guerre. Les gens semblent avoir besoin d’un cours d’histoire pour apprendre la définition du mot : EUROPE.

    Votre imbécilité de gauche créera à long terme un continent même à l’intérieur d’une province. Vous vivez dans un rêve : une rue peuplée de gens de toutes les nationalités, langues et religions possibles vivant en parfaite harmonie. Vous n’êtes que de pauvres imbéciles oubliant la raison même de l’existence des pays : le sentiment d’appartenance. Les nègres avec les nègres, les italiens avec les italiens, les chintoks avec les chintoks et etc.

    Que retrouvons-nous dans l’Europe? La FRANCe qui parle FRANÇais, l’ANGLeterre qui parle ANGLais, l’ALLEMAgne qui parle ALLEMAND. Est-ce que ça commence à rentrer dans votre petite tête d’utopiste?

    Votre imbécilité est un manque flagrant de respect envers l’histoire et de ce qui constitue la réalité, sortez de votre utopisme pour vivre dans le monde réel.

    Dieu

    • 9 décembre 2011 · 10h32 Victor Beauchesne

      et au Québec de plus en plus on parle québécois, une langue qui ressemble de moins en moins au français au point où les films québécois doivent être sous-titrés en français pour que les Français puissent les comprendre….

    • 9 décembre 2011 · 11h02 Gilles Tremblay

      ..et le Canada qui parle CANAnglais.

      Tiens je viens de me rappeler pourquoi je ne crois pas en dieu !

    • 9 décembre 2011 · 11h10 André Quenneville

      Éloquent comme commentaire… et à peine raciste! Dieu doit se manger le crucifix!

    • 9 décembre 2011 · 19h32 Jean Busque

      @Victor Beauchesne
      « …et au Québec de plus en plus on parle québécois, une langue qui ressemble de moins en moins au français au point où les films québécois doivent être sous-titrés en français pour que les Français puissent les comprendre…. »

      Sophisme 101 :

      1) Au Québec on parle de plus en plus québécois
      2) Les films québécois doivent être sous-titrés en France
      3) Donc, les québécois parlent un mauvais français

      Excellent. Tout à fait dans le ton du papier de Lussier.

      Pourtant, la réalité linguistique prouve tout à fait le contraire. Le « joual » tel qu’il se pratiquait dans les années 60, est presque chose du passé; ayant fait place à un français davantage standardisé. Cela ne veut pas dire que le français du québécois moyen est digne de René Lecavalier mais il n’a rien à voir avec celui des classes laborieuses d’avant la révolution tranquille.

      Mais bon, puisque les français « doublent » nos films… votre argumentaire se tient.
      (En passant, cette dernier phrase tient de l’ironie… au cas-où.)

    • 10 décembre 2011 · 07h58 Victor Beauchesne

      @ Jean Busque

      Je crois que vous méprenez le sens de mon propos qui se voulait une réponse simpliste au propos simpliste du dénommé Dieu, Celui-ci plaidait de façon abusive pour l’état nation européen. Comme si le français en France et l’allemand en Allemagne etc.constituait le summum de la vie humaine sur notre planète. Il oublie les deux guerres mondiales entre ces états nations. J’ai répondu par le ridicule qu’au Québec on parle le québécois.

      J’aurais tout aussi bien lui répondre qu’en Inde on ne parle pas indien mais une bonne douzaine de langues, de même qu’en Chine, en Indonésie, et plein d’autres pays qui n’ont pas une seule langue.

      Il y a 1500 ans le latin était la langue commune en Europe et il est devenu le français, l’espagnol, le catalan, le roumain, l’italien etc avec le temps.

  • 9 décembre 2011 · 12h32 Citoyen Debout

    La divsion? Hummm. Une minute le comique. L’indépendance, s’est se retrouver se reprendre en mains. La division ça fait 252 ans qu’elle s’est produite!!!! Pis tu disais quoi déjà? « ignorants-nationalistes-….. » Prends-toi un miroir ça presse!

  • 9 décembre 2011 · 13h16 Jack

    Merci Jerome, tres courageux dan cette periode de « insecurite lingusitique » qui est une construction pour creer peur et cohesion entre les immigrants d’origine francais.

    • 9 décembre 2011 · 19h34 Jean Busque

      J’aimerais bien vous dire « Merci Jack », mais j’ai peine à comprendre le sens de votre phrase.

  • 9 décembre 2011 · 15h38 Julie St-Hilaire

    Un texte plutôt incohérent qui semble plaire à certains. Sauf que je me demande si ce n’est pas un plaidoyer pour le NPD aux prochaines élections fédérales. Après tout, avec le NPD, les Québécois seront plus que jamais dépendants du fédéral, pire que durant les années libérales de Trudeau et cie. Donc, il faut à tout prix se départir de toute forme de nationalisme québécois qui pourrait nuire à la gauchisation suprême du Québec.

  • 9 décembre 2011 · 21h48 Jean-Rémi Carbonneau

    Le nationalisme est malheureusement trop souvent un jeu à somme nulle. Tu attauqe le nationalisme québécois, tu renforce le nationalisme canadien, dans son acception anglo-britannique. Ce petit plaidoyer postnational et cosmopoliteux est un franc-parler en faveur du statu quo, une fermeture sur le Canada et une naïve incompréhension de l’insidieuse prétention universalisante de la culture anglo-saxonne comme culture mondiale. Une telle position est un argument en faveur de l’unité nationale canadienne, un engagement pour le nationalisme canadien. L’anglais n’est pas l’esperanto. Une ouverture sur le monde est une ouverture sur TOUT le monde, pas seulement sur le monde anglo-saxon. Je parle actuellement 4 langues couramment et ne me sens pas « fermé sur le monde » parce je tiens à la protection du français. Beaucoup de commentaires ci-haut reflètent une misérable compréhension du concept la tolérance et de la diversité culturelle et en disent long sur l’aliénation culturelle et le niveau d’éducation défaillant des Québécoises que sur un soi-disant ethnocentrisme québécois. sérieusement, faites comme Candide et allez parcourir le vaste monde au lieu de penser qu’il se termine à Vancouver.

    • 10 décembre 2011 · 08h04 Victor Beauchesne

      Une critique des excès du nationalisme québécois ne veut pas dire un endossement automatique du nationalisme canadien anglais, qui lui aussi souffre d’excès tout aussi insidieux. Votre réponse cinglante ainsi que votre conclusion que ceux q

    • 10 décembre 2011 · 08h16 Victor Beauchesne

      Une critique des excès du nationalisme québécois ne veut pas dire un endossement automatique du nationalisme canadien anglais, qui lui aussi souffre d’excès tout aussi insidieux.

      Votre réponse cinglante ainsi que votre conclusion que ceux qui osent critiquer de l’intérieur le nationalisme québécois souffrent nécessairement d’une sorte d’aliénation culturelle et de défaillance éducative en dit long sur la susceptibilité chronique des nationalistes québécois envers toute forme de critique. Que vous parliez plusieurs langues ne change rien aux arguments de base. Pourquoi vous vous sentez visé par les propos de M. Lussier ? Moi aussi je crois à la protection du français au Québec et mes agissements quotidiens vont en ce sens. Pourtant je partage les critiques des excès du nationalisme, soit-il québécois ou canadien. Ça ne fait pas de moi un apologiste du monde anglo-saxon pour autant. Je détecte un sérieux manque de maturité politique illustré par cette incapacité d’accepter la critique sous aucune forme. Comme dans l’Ouest américain, dès que les Indiens attaquent on referme les wagons.

  • 9 décembre 2011 · 22h47 Jean-Rémi Carbonneau

    *Vous l’aurez deviné, j’ai fait quelques fautes de frappe, entre autres un E de trop à la fin de Québécois. Mon propos concerne évidemment les gens des deux genres.

  • 10 décembre 2011 · 09h21 Pascal Audry

    C’est normal pour un peuple de vouloir se donner un État, « le plus fort d’entre-nous ». C’est ce qui a de plus normal également de vouloir que les gens venant vivre chez nous fassent au moins le minimum du travail pour qu’on se comprenne, c’est à dire parler notre langue et respecter nos principes de base, « genre » la laïcité et l’égalité entre les hommes et les femmes. C’est ce qui a de plus sensé, historiquement, pour le peuple québécois, de se donner les moyens de ses idées et de sa pensée.

    Au contraire de vous, je ne vois pas une fermeture dans l’idée d’indépendance; j’y vois une ouverture vers le monde, et c’est ça dont il est question ici. Lorsqu’on parle de bilinguisme, le problème n’est jamais le bilinguisme individuel; il s’agit plutôt d’un système qui n’a rien de démocratique, qui nous enferme dans une logique tordue où nos valeurs, notre culture et notre langue ne font pas le poids, où nos propres enfants en viennent à trouver ringard de parler français, et où des gens peuvent vivre toute leur vie dans notre métropole sans jamais apprendre la langue de la majorité.

    N’oubliez pas votre histoire, c’est celle d’une tragédie, baignée dans le sang et les pleurs, d’une nation amputée de son pouvoir décisionnel, qui ne peut pas parler d’égale à égale avec les autres nations. N’oubliez pas que le peuple québécois n’a jamais choisi de faire partie de ce pays « a mare usque ad mare », faussement bilingue, faussement démocratique.

    Vive le postmodernisme! « Moé j’garroche des idées qui ne se tiennent pas, pis j’appelle ça de l’art, je renie qui je suis pour paraître plus tendance »…

    Un article insipide d’un penseur qui vie au dessus de ses moyens. Voilà.

  • 10 décembre 2011 · 10h38 Émil Roy

    +1 RT Like #TeamGenY

  • 10 décembre 2011 · 13h05 Pierre-Paul

    JF Lisée 1, Jérôme Lussier -10

    http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/felicitations-pour-un-quebec-decomplexe/11164/

  • 10 décembre 2011 · 17h06 Barko Benoit

    Je suis complètement d’accord avec ce texte de Jérôme. Trop de chauvinisme pousse à la paranoïa. On généralise trop sur un incident commis par un immigrant et on voit le danger partout. Un peu d’ouverture et tolérance ne mettent

  • 11 décembre 2011 · 18h55 Apparatchik

    Entièrement d’accord avec vous, M. Lussier.

    Je fais partie de cette jeune génération bi-culturelle et multilingue qui ne se sent pas moins Québécois du seul fait de pouvoir parler l’anglais sans accent ou le français à un niveau soutenu. Montréal est tout aussi québécoise que canadienne, et il me semble que plutôt que de l’ignorer, il vaudrait mieux s’en rappeler et mettre à profit cette situation. À cet égard, je suis du même avis que Renée Houde (voir plus haut).

    La terreur appréhendée de l’assimilation ne fait plus peur. Les aspects kitsch du nationalisme – drapeau, symboles, hymnes nationaux, patriotisme – ne valent rien en soi. Qu’ils soient bleus ou verts; fleur ou feuille; castor ou harfang des neiges, je n’en ai aucunement besoin pour « m’affirmer ».

    Place aux échanges culturels diversifiés et sans rancune et à un bilinguisme durable, respecté, et valorisé. En tant que carrefour entre les cultures française et britannique en Amérique du Nord, je crois que nous y avons droit. Nous sommes les exemples parfaits d’une symbiose de peuples et de philosophies cherchant à cultiver ou à promouvoir ni la dépendance, ni l’indépendance, mais bien l’interdépendance

    Que les dinosaures extrémistes comprennent qu’il est temps d’en finir avec les chasses aux sorcières dont la justification est révolue depuis bon nombre d’années.

    Concordia Salus.

  • 12 décembre 2011 · 09h22 Sylvain R

    Bonjour M. Lussieur,

    Je parle 5 langues, j’ai voyagé beaucoup, j’ai travaillé en Angleterre et en Écosse, et je vis en Suède depuis bientôt 5 ans.Je ne voyage plus avec le passeport canadien, passeport quand même futile, mais le suédois. Croyez-vous que j’endosse votre texte? Loin de là. Je suis Québécois, et mon pays est la Suède, pas le Canada. Il n’y a absolument aucune fierté à se dire canadien. J’en ai une honte viscérale. Je n’ai pas besoin du Canada, et l’anglais est une langue péripatéticienne.

    En fait, je n’ai jamais été autant indépendantiste.

    Seule l’indépendance, effectivement, va permettre aux Québécoises et Québécois de pouvoir se concentrer sur ce que l’on appelle « les vraies affaires ». Voilà mon approche, qui est à l’opposé de la votre. Pour vous, refuser la macédoine ubuesque et débile du Canada est se replier sur soi.

    1867 ou 2011, c’est toujours la même histoire. Le but de des Anglos en 1867 étaient de s’assurer que le Québec devienne une minorité. Wilfrid Laurier écrivait en 1867 « Il nous faut revenir entièrement et sans détour à la politique de M. Papineau. Prostester de toutes nos forces contre le nouvel ordre des choses qui nous est imposé et user de l’influence qui nous reste pour demander et obtenir un gouvernement libre et séparé. »

    En 2011, ça n’a même pas d’importance que le Québec soit plus nombreux car proportionnellement, nous sommes une minorité dans le Canada, et avec les larbins québécois citoyens du monde comme vous, le Québec ne fera pas long feu en français.

    Pas besoin d’élire des députés du Québec à Ottawa pour que le Canada fonctionne à tout allure. De plus, le fait que Harper soit en train de tout « royaliser » sur son passage, le fait que Montréal s’anglicise, ça me dit que la situation est pire que jadis, mais les politiciens du mouvement souverainiste – indépendantiste ne sont pas capables de passer ce message à la population, trop occupés à parler d’autres choses, « des vraies affaires ». Et certaines personnes qui se disent ouvertes sur le monde, mais sans vraiment avoir voyagé autre que sur la rue St-Laurent et d’avoir parlé le « bilingue », croient que c’est cool, « everything va bien ».

    Honoré Mercier (1840-1894), premier ministre du Québec de 1887 à 1891, avait prononcé un discours, le 4 avril 1893, à Montréal, dans lequel il avait déclaré:

    « Quand je dis que nous ne devons rien à l’Angleterre, je parle au point de vue politique, car je suis convaincu, et je pourrai avec cette conviction, que l’union du Haut et du Bas-Canada ainsi que la Confédération nous ont été imposés dans un but hostile à l’élément français et avec l’espérance de le faire disparaître dans un avenir plus ou moins éloigné. »

    Dans le même discours, Honoré Mercier alla même jusqu’à proposer l’indépendance du Québec en ces termes:

    « Vous avez la dépendance coloniale, je vous offre la fortune et la prospérité; vous n’êtes qu’une colonie ignorée du monde entier, je vous offre de devenir un grand peuple, respecté et reconnu parmi les nations du monde. »

    Enfin, il y a un certain repli sur soi au Québec, mais il est dans un esprit de protection, pas d’attaque. Votre texte fait passer les Québécois comme des dépassés, comme s’il était à l’attaque. C’est absurde, alors qu’on sait bien que le Québec c’est 7 millions, plus ou moins, de francophones, dans une mer de plus de 300 millions d’anglophones.

    Votre texte demande au Québécois de plier l’échine, vous dites à Laurier et Papineau qu’ils auraient dû privilégié Durham à Papineau. Honte à vous.

    Si je vis à l’étranger, c’est en grande partie à cause des « losers » comme vous, qui lorsqu’ils quittent la rue St-Laurent pour voyager, mettent le drapeau du Canada et l’Union Jack sur leur sac-à-dos et tente de cacher leur accent « français » lorsqu’ils parlent anglais en voyage. Ils vont toujours pleurer un peu, dans un « backpackers » avant de dormir parce qu’ils n’arrivent pas à camoufler leur accent « français ».

    • 17 décembre 2011 · 16h41 Pierre Tremblay

      Je suis parti à l’étranger plusieurs fois, vécu dans plusieurs pays et plusieurs cultures. J’ai été très bien accueilli par une mer d’anglophones.

      Lors de mon premier voyage j’ai eu tendance à tout comparer avec ma culture de référence à me sentir davantage québécois. Après ça passe, on se connait mieux et on a plus besoin de se définir par son origine ethnique. Beaucoup d’étranger me ressemble davantage que des québécois.

      C’est à l’étranger que j’ai ouvert les yeux sur la propagande du modèle québécois. On est franchement pas si bon que ça. Cet aveuglement nationaliste avait pour but de nous faire voter oui, c’est en voyageant que j’ai appris à voter non.

      Les nationalistes bornés me donnent envie de partir. M. Lussier me donne envie de rester.

  • 12 décembre 2011 · 13h41 Eng-Fre-Ital

    Bravo! Ont est les vraies quebecois!

  • 12 décembre 2011 · 14h54 Jean Naimard

    C’est pas du «brasse-camarade» mais juste du crossage de poule morte pour cacher la merde au chat.

    > Ce n’est pas de l’idéologie de croire que le bilinguisme constitue un avantage et de vouloir en faire bénéficier ses enfants et ses concitoyens.

    Ce n’est pas de la bornitude que de croire qu’il est ridicule d’être forcé à apprendre une langue étrangère pour avoir un emploi qui ne demande aucune communication avec l’étranger, mais simplement une situation parfaitement normale pour le reste de la terre.

    > Ce n’est pas naître pour un petit pain de rêver que sa fille étudie à Stanford, que son fils travaille à Shanghaï, que son neveu boxe à Las Vegas ou que sa nièce défile à Milan.

    Ce n’est pas être un radical que de rêver qu’il est possible d’atteindre le succès sans devoir le faire à l’étranger.

    > Ce n’est pas une perversion de préférer Bon Iver à Paul Piché, Adele à Céline, les Beastie Boys à Loco Locass, mais d’aimer aussi Jean Leloup, Arcade Fire, Malajube et Beau Dommage.

    Ça ne veut pas dire qu’il faut se glorifier d’aimer les trucs proposés par les agences de marketing américaines.

    > Ce n’est pas de la rectitude politique d’affirmer que les questions environnementales, culturelles et économiques de notre époque dépassent le cadre des politiques nationales.

    Ce n’est pas être désuet que d’exiger une stricte application des lois qui visent à protéger notre culture.

    > Ce n’est pas une religion de constater que Facebook, Twitter et Internet permettent de découvrir et entretenir en temps réel des communautés qui se moquent des frontières.

    Ce n’est pas idiot de dire qu’il y a beaucoup d’autres moyens de le faire.

    > Ce n’est pas une trahison de concéder que le Québec ne représente que 0,1% de l’humanité et que son statut constitutionnel n’y est pour rien.

    Cependant, n’est pas une raison pour dire que ça ne donnera rien de régler ce statut.

    > Ce n’est pas naïf de dire que le Québec a autant sinon plus besoin du reste du monde que le reste du monde a besoin du Québec.

    Ce n’est pas ridicule de dire que le Québec a moins besoin du reste du Canada que du reste du monde.

    > Ce n’est pas de la haine de soi de contempler sans complaisance ce qui pourrait rendre notre langue et notre culture sans attrait pour des immigrants ou des visiteurs.

    Ce n’est pas une raison pour dénigrer notre culture pour autant.

    > Ce n’est pas déplacé de suggérer que le copinage, la corruption, les mauvaises écoles et les hôpitaux dysfonctionnels nuisent davantage au Québec que l’université McGill.

    Ça ne nous dispense pas de scruter d’un œil très critique tout ce qui émane de McGill (et Con-

    cordia).

    > Ce n’est pas fédéraliste d’être exaspéré par ceux qui parlent davantage de la Nuit des longs couteaux que du décrochage, du soin des personnes âgées et du suicide au Québec.

    C’est être rabat-joie de rappeler que le taux de suicide au Québec se situe très bien dans la moyenne des pays équivalents de l’Ouest.

    > Ce n’est pas de l’àplatventrisme de refuser d’imposer sa langue à quelqu’un qui la rejette, comme on refuserait de forcer une femme à nous aimer si on échoue à la séduire.

    Ce n’est pas de l’intolérance de ne pas accepter quelqu’un qui n’accepte pas la culture (et la langue) du milieu où il immigre.

    > Ce n’est pas être à genoux de respecter la liberté des autres comme on souhaiterait qu’ils respectent la nôtre.

    Ce n’est pas être de mauvaise volonté d’exiger que la liberté des uns s’exerce de façon à respecter les droits des autres.

    > Ce n’est pas du nombrilisme de considérer qu’il y a, en matière culturelle, une sphère intime qui échappe autant à la supervision de l’État que la chambre à coucher.

    Ce n’est pas du totalitarisme que de dénoncer les comportements intimes antisociaux.

    > Ce n’est pas être défaitiste de plaider que, même dans la défense d’une langue et d’une culture, la fin ne justifie pas toujours les moyens.

    Il n’y a rien d’incorrect à rediriger les gens qui sont insatisfaits de nos normes culturelles et linguistique vers des lieux plus conforme à leurs désirs.

    > Ce n’est pas être vendu de douter de l’utilité d’une politique d’hostilité envers les serveuses anglophones comme mode de promotion de la langue officielle.

    C’est encore mieux de blâmer le vrai coupable: le patron du restaurant.

    > Ce n’est pas être colonisé de parler anglais à l’occasion à Montréal, une ville qui a toujours été bilingue et cosmopolite.

    Montréal n’est devenue bilingue qu’en 1763.

    > Ce n’est pas de la gentillesse excessive de tolérer sans colère la présence de gens dont la langue, les idées et la culture diffèrent des nôtres.

    Mais c’est du suicide collectif de le faire sans pointer le fait que ça demeure inacceptable de s’établir ici sans parler le français.

    >Ce n’est pas de l’amnésie de revendiquer pour les Québécois d’aujourd’hui une identité qui n’est plus celle de leurs ancêtres de la Nouvelle France.

    Ça ne veut pas non-plus dire que cette identité doit être ouverte à l’assimilation.

    > Ce n’est pas une hérésie de supposer qu’une nouvelle génération se reconnaisse davantage dans certaines valeurs universelles que dans un désir d’homogénéité culturelle.

    Ce n’est pas être rétrograde d’affirmer que les valeurs universelles incluent le respect de la majorité, à plus forte raison si on immigre.

    > Ce n’est pas de la propagande de soutenir que le contrôle politique, culturel et linguistique ne peut plus s’exercer en 2011 comme en 1971.

    Ça ne veut pas dire que ces contrôles doivent s’exercer comme en 1951.

    > Ce n’est pas déconnecté de sentir, comme Dany Laferrière, qu’il est urgent de “sortir le Québec du Québec”.

    Ce n’est pas déplacé que de dire qu’un écrivain jamaïcain n’aurai jamais eu au Canada le succès qu’à Dany Laferrière au Québec.

    > Ce n’est pas complexé d’être convaincu que le Québec est plus fier quand il affronte la concurrence et triomphe que quand il s’isole et se déclare gagnant.

    Ce n’est pas inexact de dire que l’isolement du Québec est surtout imposé par dehors.

    > Ce n’est pas faible d’imaginer que nous sommes plus forts quand on montre ce qu’on sait faire que quand on interdit aux autres de faire différemment.

    Ça ne veut pas dire qu’on doit admettre que ceux qui «fasse différemment» le fasse de façon qui nous soit détrimentale.

    > Ce n’est pas suicidaire de proposer que le Québec a plus à gagner à participer à la mouvance contemporaine qu’à tenter en vain de se protéger du reste du monde.

    Ce n’est pas du reste du monde que le Québec tente de se protéger, mais des neuroses anglo-saxonnes qui l’empêche de se mouvoir dans le monde pour y participer à la mouvance précisément contemporaine.

  • 12 décembre 2011 · 16h59 Fier Citoyen

    Merci du fond du coeur M. Lussier.

    Vous êtes un héro pour moi. Pour vous tenir debout et pour donner des mots à cette nouvelle génération silencieuse qui ne s’identifie plus dans les dogmes du passé.

    Depuis longtemps j’ai perdu cette fierté d’être québécois. J’ai même une grande honte de cette chasse aux socières anglobe.

    Je me suis retrouvé dans l’expression de votre texte soutenu. J’ai trouvé qu’il y a un fil de pensé que je sentait mais que je n’exprimait pas encore. De plus j’ai remarqué que je n’était pas seul. J’ose maintenant espérer qu’il y aura une voix opposé aux inquisiteurs culturel.
    Je peux même dire que j’ai trouvé de la fierté dans votre déclaration de tolérance, de liberté et d’esprit libre.

    Bravo!!

  • 13 décembre 2011 · 13h18 Pierre Paradis

    Hé ben… que de naïveté dans ce texte. Typique de la Génération Y qui a eu tout cuit dans le bec.

    Et dire que 50% des emplois à Montréal dépendent de la culture :

    * Cinéma, radio et télé
    * Secteur du livre et des magazines
    * Industrie du disque
    * Tourisme et festivals
    * Théâtre
    * Musées
    * Industrie du jeu vidéo
    * Cirque du Soleil, École nationale de cirque

    S’il n’y avait pas une culture francophone au Québec pour consommer une partie de ces produits (ou pour créer «l’originalité» de ce qui est exporté à l’étranger) ce serait l’effondrement économique complet dans le 514.

    Et dans ce cas, le choix d’étudier à Stanford n’existerait même pas, ce serait plutôt un exil forcé vers l’Alberta ou ailleurs qui attendrait l’auteur de ce torchon culpabilisant.

    En tout cas, quand la go-gauche naïve du Plateau rejoint idéologiquement les gens du RLQ dans la défense d’un «mondialisme» utopique, cela est bon signe. La question nationale revient au galop !

    • 17 décembre 2011 · 16h30 Pierre Tremblay

      C’est vrai les emplois « culturels » sont des emploi mal payés et subventionnés à la planche.

      Je n’ai aucun espèce de problème de débarquer de ce bassin de consommation. Je ne suis pas l’otage de cette culture. Vive les esprits libres. Aux barrières abstraites dressé par d’autres, autant en emporte le vent!!

      Dans l’autre partie des emplois il y a Bombardier Aéronautique, CAE, Pratt & Whitney, Bell etc. qui ont été fondé par des anglophones puis converties par les francophones pour vanter les capacités du québec.

      Je parle anglais avec les immigrants sans problème et sans gène aucune.
      Tout ce que je fait en informatique je le fait en anglais.
      Beaucoup de ce que je fait dans ma spécialité professionnelle, se fait en anglais et moi aussi.
      Parler une langue pour moi est une fierté personnelle et pas nationale. Je n’ai aucune fierté de parler français ou que ma nation parle français. Elle fait pitié ma nation de n’être fière que de parler français.

      Beaucoup (tout) de ce que l’on fait en français pourrait se faire à l’identique en anglais. Ce n’est qu’un moyen de communication ou un moyen de s’isoler.

  • 13 décembre 2011 · 16h44 Réjean Asselin

    Bon ! Notre provocateur Elvis « Lussier  » Gratton « ride again  » ainsi que sa girl friend Monica !!!

    Pathéthique !

  • 14 décembre 2011 · 19h40 Simon

    À VOIR: La réponse de Jean-François Lisée à cet article !!! http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/felicitations-pour-un-quebec-decomplexe/11164/?#comment-42769
    Merci M. Lisée pour vos ajouts !!! Ils font du bien à un texte qui, en version originale, me donne la honte de ma vie de mes compatriotes générationnels… Mais ne désespérez pas, nous sommes plusieurs à ne pas penser comme M. Lussier !

    • 17 décembre 2011 · 16h17 Pierre Tremblay

      Le plus important pour le moment c’est de montrer que nous sommes beaucoup à ne pas penser comme le discours de JF Lisé.
      Il y a une nouvelle génération, une nouvelle façon de penser et de vivre. Et ça commence à parler et à tenir tête aux vieux nationalistes dépassés.

  • 17 décembre 2011 · 00h49 TheShax

    Wow ce texte me parle tellement…
    Je suis un immigrant d’une religion différente, et d’une langue différente, je vis ca au quotidien, mais je suis un québecois parce que je suis fier d’etre qui je suis au sein de cette société. (ici depuis 40 ans)
    J’ai été indépendentiste (et le suis encore convaincu et je le suis encore profondément, pas pour le projet d’un pays blanc francophone d’origine française canadienne d’amérique du nord comme le disait si bien Elvis Gratton, mais indépendentisss pour le mot indépendance comme dans le mot liberté… liberté d’exprimer nos visions qui sont si souvent différentes de celles de nos frères et soeurs canahiens…

    Depuis 10 ans, la grande majorité des immigrants sont Marocains, Algériens, Tunisiens et Français… (c’est ce que disent les statistiques), ils sont francophones.

    Le français ne mourra pas, mais le Québec se meurt…
    Et c’est si facile d’intégrer à la cause des immigrants qui viennent de pays qui vivent la révolution chez eux…

    Mais il va falloir les séduire à la cause culturelle du pays à venir, il va falloir les « cruiser ». Il va falloir accepter qu’ils s’intègrent et ne pas les accuser de tous les tords de la société… eux qui ne viennent que d’arriver.
    Ils ne sont pas responsable de la débâcle de la langue…
    Ils sont là pour participer au pays qui les a accueillis, ils sont là avec vous pour faire de votre projet, notre projet… le leur.!

    Je suis pour ce pays de 8 millions de personnes qui sont à 27% de parents importés… un pays ou nous sommes tous pareils et égaux.

    Je peux comprendre aussi le besoin de vouloir passer a autre chose.

    René Levesque n’a pas réussi le projet du Québec libre quand c’était nécessaire, et lorsque je ne suis devenu qu’un « vote ethnique », j’ai compris que ce Québec n’avait pas le choix, pas le choix de faire avec nous… les ethniques… ou comme dit cette adolescente, nous les Tamouls de Musulmanie…

    Il faut que ce Québec se réveille, que ce Québec en arrive à sa conclusion…
    La conculsion qu’un pays ne se fera qu’avec toutes ses couleurs et ses différences, que nous faisons tous partie intégrante de ce grand monde. Nous sommes tous Québecois, parce que de toutes façons ce sont les Haitiens, les Marocains, et les Italiens qui seront dans 30 ans les Tremblay d’autrefois.

    Le Québec a vécu sa révolution culturelle dans les années 70 et avec ça le Québec a oublié de faire des enfants… la liberté s’est faite au détriment du projet global.
    Et aujourd’hui que ces libres penseurs arrivent à la retraite, il va falloir payer pour leurs pensions de vieillesse, et le Québec de demain devra compter sur ces nouvelles donnes.

    Le projet doit évoluer, les politicards trop vieux et trop bornés devront laisser la place aux jeunes qui remplissent les bancs d’écoles et qui disent Salam à leurs chums, qui ont pris un accent, qui ne roulent plus les « R » à la radio-can… et qui ne voient plus ni la couleur ni la religion des autres, mais qui voient que ce Monde s’est métissé et a évolué…et dans ce monde on y parle toute les langues…

    Alors, de grâce, messieurs-dames les « pure laine » oublié vos anciennes méfiances des autres et faites avec votre futur… faite avec nous les Algéro-Italiano-franco-tamoul de Musulmanie… faites leur confiance et il vous feront confiance…

  • 5 janvier 2012 · 00h50 Libertarien

    Mais que font donc tous ces citoyens multilingues, adorateurs du village global, pourfendeurs de la petitesse de la nation québécoise et promoteurs de l’Évangile selon Saint Lussier, que font-ils donc encore au Québec ? S’ils sont si ouverts sur le monde, que le Québec ne répond plus à leurs aspirations, pourquoi ne voguent-ils pas vers d’autres cieux ? J’ose espérer que ce n’est pas en raison d’un quelconque et exécrable sentiment d’appartenance…

  • 8 janvier 2012 · 02h28 H. Lachance

    Je préfère Khanh Ly et Thanh Thuy (musique vietnamienne). Pourtant, je suis un père « pure laine » d’enfants métissés (eurasiens) et polyglottes…Je parle aussi un peu le chinois en plus du vietnamien…Pas si mal pour un francophone du « Québec dépassé » ?! Mais ça ne m’empêche pas de constater que Montréal s’anglicise dangereusement…Et ça ne m’empêchera pas non plus de dénoncer et de m’impliquer pour la défense du français dans la ville où je suis né, Montréal !!!

  • 10 janvier 2012 · 22h18 Kenny Duque

    J’inviterais monsieur Lussier à lire l’Excellente lettre ouverte d’Alain Dion dans le journal LE DEVOIR d’aujourd’hui, c’est-à-dire celui du 10 janvier 2012! Peut-être comprendra-t-il un peu ce qu’on veut protéger… peut-être comprendra-t-il que vouloir protéger sa CULTURE ET SA LANGUE n’est pas un combat d’arrière-garde… http://m.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/339899/protection-du-francais-nationaliser-notre-langue-nationale

  • 30 janvier 2012 · 20h22 Michel Bradette

    Quel belle façon de penser et de décrire notre société. Nous maltraitons tellement notre minorité anglophone qu’ils ont des écoles, des universités,des hopitaux et des postes de radios et de télévisions. Nous somme tellement fermé aux anglos que nous les nommons à la tete d’organismes économiques importants(voir Caisse de Dépot).Noius sommes tellement racistes et fermé aux autres cultures que nous permettons aux femmes musulmannes employées du gouvernement québécois de porter leurs foullards et leurs fournissons. C’est rendu que le simple fait de vouloir défendre et faire respecter la langue française est presque considéré comme une hérésie, une fermeture sur le monde alors qu’il s’agit tout simplement de respect de soi-meme vis-à-vis des autres. Nous sommes probablement un des peuples les plus politiquement correct au monde et votre texte est vraiment insultant et démontre une vision vraiment bornée de ce que nous sommes. Il y a bien sur des choses à changer dans notre société qui est loin d’etre parfaite. Mais à lire vos commentaire, il faudrait nier tout ce qui fait notre originalité en Amérique du Nord,pour se fondre dans la masse du ROC, des E.U et au nom de la mondialisation. Je ne comprend pas qu’un etre intelligent puisse penser comme ça, en particulier une québécois?

  • 11 mars 2012 · 19h57 Renee Houde

    Jerôme, votre billet est génial. Chaque ligne est exactement ce que je pense depuis longtemps. Je comprend pourquoi la boue s’est dirigée vers vous. Ce que vous dites est la vérité brutale, et ça fait mal.

    Une chose que je remarque sur l’Internet c’est que presque tout les séparatistes ont la mentalitée que vous décrivez et ne peuvent dialoguer à moins d’insulter « personellement » les gens qui font des commentaires qui sont contraires à leurs croyances. Nous devenons les Judas du Québec. J’en reçois à profusion lorsque j’ose discuter la piètre économie du Québec et que je soulève mon indignation des mauvais traitements envers les anglophones. JE CRAINDS QUE bientôt ce sera « Vive le Quebec VIDE » avec l’exodus des contribuables et de nos meilleurs cerveaux. Mais je me demande cette question….Est ce que les Québecois réfléchissent à propos de leurs manières de traiter les autres en brimant leurs droits avec la prétention de protéger le français?

    J’ai retrouvé le Québec après une absence de 20 ans. J’ai observé qu’Il y avait que 2 sujets de conversation, surtout à la télévision 1) la langue 2) la séparation du Canada. Trente ans plus tard, les mêmes sujets ad nauseam, on en a tellement marre.

    C’est difficile d’être tolérant avec ces gens qui gardent le Québec dans le sous bassement économiquement en perdant le temps de tout le monde avec leurs entêments avec le passé. Leurs agissements envers les anglophones sont dépassés. Je pointe le gouvernement du doigt pour avoir introduit la loi 101 qui a divisé tout les Québecois et continue ses ravages presque tout les jours. De protéger le français en brimant le droit civils des autres langues n’aurait pas été mon choix pour faire la promotion du français. Il n’y a pas assez de Québecois comme vous qui ont le courage de dénoncer cette mentalité qui nous donne une très mauvaise image. Voici un billet de Ian Sénéchal que j’ai trouvé très bon aussi: http://lesanalystes.wordpress.com/2011/12/08/jaimerais-etre-fier-de-ma-nation/

  • 30 mars 2012 · 16h14 Denis Belley

    Bonjour,
    Oui, plusieurs Québécois sont enragés. La chute Churchill appartenait aux britanniques et ‘est le Conseil privé de Londres qui nous sectionna 236 milles de terrains dans notre province. Old Harry, Terre-neuve s’enrichit à coût de milliard. avec les développement pétrolifères qui vivait de péréquation, l’Alberta de même, mais le Québec aura toujours son eau ses rivières et le respect de l’environnement et même l’autosuffisance allimentaire. Nos échanges commerciaux seront valables lorsque vous aurez cessé avec les gouvernements francophobes et fédéralistes de nous VOLER nos richesses naturelles. La Cour Suprême penche toujours du même bord.Premièrement, ce n’est pas une fédération, le Canada,parce que Harper n’est pas le chef du Gouvernement du Canada, mais est le ( ce qu’il pense )le chef gouvernemental de tous les canadien(ne)s et de leurs institutions, tel les paliers gouvernementaux et municipaux.. On va devenir comme en Union Sovétique si ça continue, mais Nous avons notre culture et nous sommes Fiers et solidaires comme les Polonais !!!

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