Je me suis relu.

C’est rare que je prends le temps de me relire une fois le journal publié (et distribué partout dans mes Cantons), mais en parcourant ma dernière chronique (intitulée S’initier au bordel), j’ai trouvé que j’avais écrit une phrase odieuse. «Quand y a de l’argent, y a de l’espoir.» Ouh là là.

Évidemment, il y avait un contexte. L’affirmation me permettait de faire une antithèse que je trouvais charmante, mais avec le recul, je me suis dit que je passais sûrement pour un méchant capitaliste aux yeux de certains.

Pour continuer à entretenir ce mythe (car ça m’amuse), j’affirmerai ceci: il m’arrive de lire le journal Les Affaires. Re-ouh là là.

Dans un récent numéro double (9 et 16 juillet), cette publication québécoise proposait un intéressant dossier sur les manières de s’enrichir en achetant des œuvres d’art (à bon prix, idéalement). Parfois, l’art et l’$ vont de pair. (Cette dernière phrase, je sens que je vais aussi la regretter!)

Le marché de l’art canadien serait fort et stable… une rareté par les temps qui courent. Ils sont nombreux à profiter de la manne, mais les Québécois seraient plus frileux que les autres Canadiens. Pourtant, l’offre est grande dans la Belle Province. Pour le milieu des arts visuels québécois, l’objectif est donc de stimuler la demande.

Une des bonnes façons d’y arriver, c’est d’encourager la prolifération des enchères d’œuvres d’art. Celles-ci facilitent le contact avec les artistes et par le fait même, avec leur travail.

1, 2, 3… adjugé!

Dans l’article Comment s’enrichir avec… l’art, la journaliste Sylvie Dugas spécifie qu’il est important d’opter pour des «valeurs sûres». Parmi une courte liste d’artistes contemporains qui ont un excellent potentiel de revente, j’ai été surpris de trouver un nom que je connais bien: Étienne Saint-Amant.

L’an dernier à pareille date, je prenais un risque en offrant la couverture de Voir Estrie à cet artiste sherbrookois célébré pour ses fresques mathématiques. Force est de constater qu’en un an, sa cote a fait un bond de géant!

Ce jeudi 22 septembre, une œuvre d’Étienne Saint-Amant sera vendue au plus offrant lors de l’Encan Zone Art, un événement au profit du raccrochage social de la jeunesse sherbrookoise. Ça débute à 19h30 au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke (juste après le cocktail dînatoire prévu à 17h). Pour consulter le joli catalogue: zone-art.ca. Soyez-y nombreux, car l’œuvre de Saint-Amant n’est pas la seule «valeur sûre» de la soirée…

Et surveillez les prochaines ventes aux enchères d’art (dont celle du Musée des beaux-arts de Sherbrooke). Y a une piasse à faire. Parole de wannabe Séraphin.

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 1

  • 24 septembre 2011 · 12h05 ion vincent DAnu

    …la journaliste Sylvie Dugas spécifie qu’il est important d’opter pour des «valeurs sûres»… Malheureusement, ceux – assez peu nombreux qui ont le gout et les moyens d’acheter peinture – se tient pas mal à ce regle-lè! C’est pas vrai mais â fait beaucoup de mal. Il y a plein d’artistes très bon qui n’ont pas les moyens (ou le désir, ou l’ambition) de faire tout le marketing nécessaire pour être des ‘valeurs sur’ (chose arbitraire d’ailleurs). Van Gogh n’était pas du tout un valeur sur au temps de son déces. Modigliani non plus. Un peu de courage, les collectionneurs!

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