Je ne sais pas trop ce qu’il y avait dans l’air le 26 novembre dernier, mais le fumet était particulièrement ambrosiaque…

En trottinant au boulot, j’ai remarqué que les travaux angle Bleury et Sainte-Catherine étaient finalement terminés. Les anciens racontent qu’ils étaient en cours avant même la visite de Cartier. Mieux encore, les constats positifs et les bonnes nouvelles fusaient de la TOHU, là où se tenait Rendez-vous 2012, gigantesque plénière soulignant la mi-parcours du Plan d’action 2007-2017 de l’initiative Montréal, métropole culturelle. Un peu plus et je me surprenais à siffler les premières mesures de Wind of Change, la larme à l’œil et le cœur battant.

Plus sérieusement, après des mois ponctués d’intrigues municipales crapoteuses et de soirées sur fond d’État policier, il était soulageant de se rappeler collectivement – souvent faits et statistiques à l’appui – qu’au moins un aspect de Montréal brille toujours: sa culture. Comme si ce n’était pas assez, le mantra est devenu chorale au fil des années alors que de plus en plus de stratégies et de partenariats misent autant sur les belles choses que sur les espèces sonnantes et trébuchantes.

Parmi les exemples lancés sur le plancher lundi, notons l’entente entre Pied carré, un OBNL se vouant à la conservation d’espaces de création dans le Mile End, et Allied Properties, un conglomérat propriétaire de plusieurs édifices disséminés à travers le Canada, entente assurant la pérennité des studios installés dans les immeubles de l’entreprise dans le quartier pour les 30 prochaines années. Un bras de fer qui témoigne du même coup de la force de frappe acquise par la gent artistique montréalaise depuis des années.

Bien que sa sortie ne s’accorde pas avec un des points du Plan d’action – celui voulant que Montréal élabore davantage de partenariats avec les diffuseurs de la région – , la conseillère Élaine Ayotte a résumé maladroitement, mais avec panache, l’impact culturel, bien sûr, mais aussi économique que les «gratteux de guitare» et les «peigneux de toiles» peuvent avoir: «Un quartier sans artistes, c’est un DIX30!» a-t-elle lancé devant une assemblée amusée.

Tiens, tiens, en parlant de quartiers…

En plus du Mile End et du Quartier des spectacles, il a aussi été question de mon patelin par le biais de l’intervention de Vincent Magnat du Regroupement arts et culture Rosemont-Petite-Patrie, qui a fait valoir les réalisations et engagements de la communauté liée à sa brigade. Un autre orateur abondait dans le même sens en demandant la mise sur pied d’un fonds spécial pour les arrondissements afin de soutenir les projets citoyens du genre. Comme le Plan d’action encourage justement le développement de quartiers culturels sur l’ensemble du territoire montréalais, l’espoir que chaque district de l’île profite de sa propre effervescence créatrice n’est pas si fantaisiste que ça.

R pour Rosemont dès l’été 2013? J’en rêve déjà!

Jour de paie

Afin de chasser le blues de l’hiver, quelques suggestions dansantes…

Tout d’abord, au Club Soda, la formation électro Plaster se livrera au fameux exercice de la rentrée montréalaise ce 29 novembre. À en croire l’amuse-gueule vidéo retrouvé sur le site du groupe, le public aura droit à une prestation centrée sur son plus récent disque, l’excellent Let It All Out, ainsi qu’à des éclairages carrément épileptiques. Bref, prudence sur le dancefloor!

Le 1er décembre, la fête se transporte au Underworld alors que le collectif de DJ montréalais Peer Pressure soulignera son septième anniversaire en organisant une soirée mettant en vedette le rappeur new-yorkais Le1f. Conseil d’ami: prévoyez un t-shirt de rechange.

Puis, les inconditionnels des infatigables Radio Radio – qu’on a vus et revus sur toutes les scènes et tribunes depuis la parution de Havre de grâce – sont invités à se rendre au Cabaret du Mile End le 5 décembre pour leur dernier concert de l’année.

Finalement, Boys Noize se ramène au New City Gas ce 6 décembre après une année bien chargée. On se rappellera que ce garçon bruyant a connu de grands succès – son album Out of the Black, paru en octobre, a récolté plusieurs accolades – ainsi que des échecs cuisants (son projet Dog Blood, mené à quatre mains en compagnie de Skrillex, promettait, mais n’aura pas attisé les foules). Qu’importe, c’est sur scène et derrière les platines que le DJ allemand excelle. Profitez des (rares) transitions plus vaseuses pour vous hydrater.

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