De loin, l'aventure du téléthon pour la Fondation franco-ontarienne (FFO) paraissait colossale, voire risquée. De loin, les échos des sempiternels «qu'arrivera-t-il si..?» et «vont-ils réussir?», qu'on a tendance à émettre si promptement à l'annonce de ce genre d'entreprise d'envergure, créaient de sombres remous, alors que plusieurs acteurs importants fourmillaient et travaillaient visiblement d'arrache-pied dans le but d'atteindre le fil d'arrivée ensemble, côte à côte, au même moment.

De près, la FFO, qui fête cette année son 25e anniversaire, clamait que sa collecte de fonds s'inscrirait comme la plus grande de l'histoire francophone de la province. TFO et TV Rogers, les partenaires télé, affirmaient, quant à eux, avoir l'intention de produire l'émission francophone la plus importante de la province. De près, ce sont des dizaines d'organismes à but non lucratif de partout en Ontario français de même qu'une poignée d'entreprises privées qui se sont serré les coudes et qui ont pris la décision de travailler les uns avec les autres.

De loin, devant mon téléviseur, le téléthon franco-ontarien m'apparaissait comme un spectacle télévisuel porteur de moult promesses, mais comportant toutefois le lot de maladresses qu'on attribue habituellement aux productions communautaires ou de second plan. Je peux toutefois affirmer avoir été diverti; la crème des artistes franco-ontariens (Damien Robitaille, Andrea Lindsay, Robert Paquette…) a assuré son valeureux tour de chansons. Et j'ai été informé, puisque les capsules informatives à propos des différents organismes, conseils scolaires et fondations soutenus par la FFO ont été parsemées çà et là, au gré des 10 heures de programmation. 

De près, l'objectif de 1 million de dollars annoncé par Claude B. Gingras, le président de la FFO, semblait peser lourd sur les animateurs Éric Robitaille, Mathilde Hountchégnon, Gisèle Quenneville, Hugues Beaudoin-Dumouchel, Sébastien Bertrand et Sandy Fortier, qui ont tout de même assuré une présence télévisuelle au meilleur de leurs compétences. Pourtant, plus le décompte avançait, plus les chiffres semblaient tendre vers l'atteinte de la cible. On sentait l'excitation.

De loin, on retenait notre souffle. De mémoire, une collecte de fonds aussi ambitieuse n'avait jamais été mise sur pied. Le seul téléthon comparable était celui mis sur pied lors de la crise de l'hôpital Montfort, alors qu'un modeste 50 000 $ avait été amassé. De loin, on appréhendait les résultats partiels; l'excitation des animateurs semblait vouloir percer l'écran cathodique de ma vieille Sony.

De près ou de loin, tous affirmeront que le téléthon de la FFO s'est révélé une gigantesque réussite. Un triomphe, même: 1 456 000 $. Ce chiffre jubilatoire a été atteint grâce à cette même série de facteurs qui ont fait en sorte que la FFO, au fil des 25 dernières années, a su gagner le cour de monsieur, madame Tout-le-monde: un mandat clair, des actions concrètes à même le quotidien des Franco-Ontariens et une couverture médiatique (misant sur le Web, TV Rogers, les radios membres du MICRO et les quotidiens franco-ontariens) sans précédent.

Félicitations à tous. Que vous ayez donné ou que vous ayez participé de près ou de loin à cette valeureuse aventure.  

Le téléthon de la FFO, qui fête cette année son 25e anniversaire, s'inscrit comme la collecte de fonds la plus colossale de l'histoire francophone de la province. Damien Robitaille, originaire de Lafontaine, figurait parmi les artistes invités.

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