J'aime les gares. En quelques mètres carrés saturés de quiétude austère, elles revêtent moult costumes, différentes significations qui révèlent quelques enjeux de la vie. Pour les uns, un dernier au revoir à un endroit que l'on s'apprête à abandonner pour toujours. Pour d'autres, une salle d'attente qui agit comme catalyseur de solitude, d'anticipation, d'excitation ou de perte. Un train part, le monde s'écroule. Un bus approche, la terre se remet à tourner. J'aime les gares.

Tout comme je peux affectionner particulièrement les labyrinthes. L'idée de s'engager sur un chemin sans en connaître l'issue, en y allant à tâtons, en se butant irrémédiablement à des culs-de-sac, me plaît énormément. Et porte un poids prophétique intrigant. Peut-être parce que je suis tombé récemment sur le long métrage de 1986 Labyrinth - classique, selon moi – dans lequel une très jeune Jennifer Connelly partage la vedette avec un fabuleux David Bowie. Peut-être pas.

Quoi qu'il en soit, j'ai tenu à visiter le labyrinthe qu'érige l'équipe du Festival de la curd année après année. À l'issue de la conférence de presse présentée derrière la célèbre fromagerie est-ontarienne, je me suis aventuré en ses étranges murs, fébrile à l'idée d'avancer pour la première fois au cour d'une structure de la sorte. Vais-je me perdre? Je suis seul; vais-je pouvoir trouver la sortie sans faire un fou de moi?

Ces interrogations en tête, j'avance peu à peu, le sourire au visage, parce que je me trouve idiot d'avoir le cour qui palpite, parce que reculer ne semble pas une option. Au beau milieu de ce kilomètre et demi, je tourne à gauche, à droite, j'avance, puis fais demi-tour, en tentant d'écouter cette petite voix qui s'appelle instinct, chose à laquelle je ne porte généralement pas assez attention.

En une vingtaine d'amusantes minutes, je termine le parcours, non peu fier de mon exploit.

Je vous invite à faire comme moi. Le jeudi 18 août, dès 21h, les organisateurs vous invitent non seulement à parcourir le trajet, mais à le faire dans le noir, avec l'aide de lampes de poche. Émotions fortes! Information: curdfestival.com

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Des bâtiments qui évoquent la vie, passons à ces enceintes qui abritent l'art et qui permettent la promotion de la culture. La Cour des arts, rue Besserer, vient tout juste de se voir accorder des sommes importantes pour la mise en branle d'un projet d'agrandissement et de réfection de ses locaux. Un projet de 36 millions de dollars dont les balbutiements ont fait surface il y a une vingtaine d'années et dont le financement s'est miraculeusement manifesté tout récemment.

Cette annonce, combinée aux projets du parc Lansdowne, de Rapibus, de train rapide et de revitalisation de la rue Rideau, laisse présager une métamorphose sans précédent de nos environs, de notre quotidien. Le futur me semble très excitant. Pas à vous?

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