«Il faut arrêter de se regarder le nombril surtout quand on est le seul a le regarder et qu’on pense que tout le monde le regarde! Et surtout defence d’encourager les talent local (sic).»

Ce fabuleux commentaire, publié sur ma page Facebook à la suite de ma précédente chronique libelliste, tombait pile alors que j’amorçais mon acérée réflexion de fin d’année. Quelle place a occupée la scène locale, cette année? Et mon nombril, lui? Non, je ne crois pas me l’être regardé plus qu’il faut. Quoiqu’il soit fort joli, merci.

Mais pour ce qui est de la culture outaouaise, il a fallu que cette supplique me cogite dans le ciboulot. Assez pour que je passe en revue le calendrier culturel local. À travers toutes les petites victoires, de la merveilleuse édition du Festival de l’Outaouais émergent au premier Festibière, du succès populaire du roman graphique Pour en finir avec novembre à la vitrine que les valeureux Tracteur Jack ont eue au concours Les Francouvertes de Montréal, il appert que l’Outaouais culturel, en 2011, s’est ouvert sur le monde comme jamais au cours des 10 dernières années.

Et les exemples affluent: une amie m’appelle, en pleurs, après avoir vu Écume, création théâtrale d’Anne-Marie White, alors présentée au Théâtre Périscope de Québec. La bédéiste Iris, diplômée de l’École multidisciplinaire de l’image de l’UQO, récolte critiques dithyrambiques comme on peut récolter pommes en septembre. Une chanson de D-Track sur les ondes de la Première Chaîne partout au Canada, suivie d’une présentation toute en louanges de Patrick Masbourian. Et j’en passe…

Cette embrasure provient du fait que la culture outaouaise a effectivement cessé de se fixer l’ombilic jusqu’à ce que mort s’ensuive, comme cela a sans doute été le cas dans le passé. Probablement portée par les réverbérations des triomphes des quelques résistants porte-étendards nommés plus haut, notre voix unique, de plus en plus fière de ses origines, s’exporte, courtise et séduit de façon exponentielle. Et si vous voulez mon avis, 2012 devrait s’amorcer sur cette magnifique lancée.

Pour ma part, je vais utiliser le cliché éculé de celui qui n’a pas vu les 12 derniers mois passer. Mais c’est pourtant vrai. Les vacances seront l’occasion, je vous le promets (et à moi aussi) de boucler la boucle sur ce présent qu’aura été 2011: terminer le quatuor de romans entamés et laissés pour compte sur ma table de chevet, prêter à nouveau une oreille à certains albums qui sont passés trop vite à mes tympans et, également, prendre le temps. De regarder le temps s’égrainer, alors que le calendrier tournera la page, qu’on le veuille ou non, vers une nouvelle année que j’espère aussi stimulante que sa sœur aînée.

Joyeuses Fêtes!

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