Au Québec, la levée de boucliers fut unanime. Comment Stephen Harper avait-il pu nommer des anglos unilingues à la Cour suprême et au poste de vérificateur général?

Mais hors Québec, tout a passé comme une lettre à la poste. La raison? Hormis pour ce qu’il y reste de Franco-Canadiens, la langue – la vraie – celle de la vie, des communications, de la culture, du travail, de l’intégration et de l’éducation, c’est l’anglais. Point.

Cette histoire de bilinguisme officiel est une grande illusion.

Dans le reste du pays, le français y est de plus en plus invisible et inaudible. Le taux de bilinguisme chez les anglophones y est anémique.

Bref, Pierre Trudeau s’est bien moqué des Québécois. En 1969, sa Loi sur les langues officielles leur a fait croire que le français prendrait sa place. Partout au pays.

Or, il n’en fut rien. Son but était purement tactique. Un an après la création du PQ, Trudeau voulait convaincre les Québécois de ne pas virer «séparatistes».

Une belle tromperie! Car cette loi ne visait qu’à fournir des services dans les deux langues au fédéral. Rien n’y encourageait l’usage du français à travers le pays.

Elle se voulait surtout une arme de persuasion massive destinée aux Québécois contre la montée rapide du nationalisme et de l’indépendantisme.

Logique, donc, qu’après 42 ans, deux référendums perdus, un Bloc éclaté, un PQ au bord du précipice et un gouvernement majoritaire sans le Québec, on ne se cache même plus à Ottawa pour montrer que la connaissance du français ne compte plus pour y occuper les plus hautes fonctions.

Afficher «balingue»

Puis, il y a l’autre grande illusion. Celle de la prédominance du français dans l’affichage commercial.

Rappel: en 1993, après plusieurs rebondissements politico-juridiques, le gouvernement Bourassa amende la loi 101 et permet l’affichage bilingue avec prédominance du français. Il ne sera plus obligatoire d’afficher en français seulement.

Or, qui dit «prédominance» dit capacité de la mesurer. Pour ce faire, des règlements sibyllins furent adoptés. Résultat: à Montréal et dans l’Outaouais, l’affichage s’est anglicisé. À nouveau. Et de plus en plus.

Que le français et l’anglais figurent sur une affiche à 50-50%, 60-40% ou 70-30%, le fait est qu’elle est bilingue.

Et donc, avec l’affichage bilingue vient l’acceptation d’une prédominance du français condamnée à n’être qu’un vœu pieux.

Car cette loi kafkaïenne est impossible à faire respecter sans une armée d’inspecteurs équipés de galons à mesurer. D’où le leurre.

On est donc loin d’une loi 101 qui, en 1977, visait à franciser le «paysage québécois». Et pourquoi? Citons l’énoncé politique originel: parce cette dimension «touche chaque citoyen quotidiennement» et «met en cause le visage que le Québec présente à la fois à ceux qui l’habitent et à ceux qui lui rendent visite».

On sait également que le français langue d’accueil et de travail recule aussi dans le secteur privé. Et voilà qu’une étude montre que l’anglais gagne du terrain jusque dans le secteur public. Bien au-delà des services offerts à la minorité anglo-québécoise.

C’était pourtant écrit dans le ciel. Rappel: en 1986, le gouvernement du Québec adopte une approche clientéliste dans les services sociaux et de santé. Les fonctionnaires devront servir en anglais tout citoyen qui le demande. Même francophone ou allophone.

Résultat: l’État s’ajuste à la langue du citoyen-client, et non plus l’inverse. Message envoyé aux nouveaux arrivants: il vous sera facile d’être servis en anglais. Comme au restaurant. Comme au fédéral.

Avec le temps, cette approche a fait tache d’huile dans l’administration publique québécoise en y créant un climat de bilinguisme officieux.

Comme si les gouvernements, libéraux et péquistes, ne comprenaient plus la différence entre le bilinguisme individuel. Souhaitable en soi. Et un bilinguisme institutionnel du seul État francophone du continent. Un bilinguisme dont l’effet pervers est de renforcer la force d’attraction de l’anglais. Et non celle du français.

Morale de cette histoire qui n’en a pas: au Québec, on exige d’être bilingue même pour un boulot au salaire minimum, mais au Canada, l’anglais suffit pour être juge à la Cour suprême, vérificateur général ou journaliste dans un grand quotidien canadien-anglais.

Surpris? Pourtant, c’était écrit dans le ciel.

Et même dans nos lois…

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  • 9 novembre 2011 · 12h04 Jean-Serge Baribeau

    Albert Brie a, il y a de nombreuses années, «commis» cette affirmation:

    ***«La dernière des illusions: se croire sans illusions.»***

    Je ne cesse donc de me méfier de mes dérisoires illusions que je tente de ne pas nier.

    Selon moi les phrases éminemment essentielles du texte de Josée Legault sont celles-ci:

    ***«Résultat: l’État s’ajuste à la langue du citoyen-client, et non plus l’inverse. Message envoyé aux nouveaux arrivants: il vous sera facile d’être servis en anglais. Comme au restaurant. Comme au fédéral.»***

    Selon le bien modeste sociologue (et ancien prof) que je suis, j’ose penser que LE CLIENTÉLISME est une abjection omniprésente et intolérable qui, peu à peu, gangrène la totalité de notre société.

    Ayant passé près de 40 ans dans l’enseignement, je ne cesse de penser que LE CLIENTÉLISME ne cessera jamais de vicier le système scolaire et l’ensemble de la société.

    JSB

  • 9 novembre 2011 · 13h12 jcpomerleau

    Trudeau nous a exclue de la Constitution de 1982. Son Canada était une illusion.

    Le véritable Canada, Harper est entrain de le définir: Un débris d’Empire britannique. Il pousse ainsi le Québec vers la sortie. Faut il s’en plaindre:

    http://www.vigile.net/Le-Quebec-pousse-vers-la-sortie

  • 9 novembre 2011 · 13h52 avançons

    On dit souvent: ce que tu n’as pas compris, tu est condamné à le revivre.Et bien mettons que nous sommes dedans comme à la veille du bill 63 et du bill 22.

    Espérons que ceux qui ont fait le combat, à cette époque, peuvent encore réagir, à moins que le désintérêt est total.Les jeunes eux se sentent un peu interpeler, entre 2 texto ou entre 2 vidéoclips.

    Le temps commence à être compter si on veut garder nos acquis.Sinon c’est bye bye mon cowboy.Votre message est un vrai signal d’alarme, comme celui livré par M.Facal sur son blogue.

  • 9 novembre 2011 · 14h09 Gilles Bousquet

    Le bilinguisme d’État québécois nous vient du fait que les Anglos ont toujours tenu les cordons de la finance et des entreprises québécoises de notre province, ce qui est un peu moins vrai, depuis que le PQ a pris le pouvoir en 1976.

    À cause de la peur des séparatistes et de la langue française qui pourrait devenir dominante au Québec, plusieurs sièges sociaux ont flyé pour l’Ontario depuis 1976, avec leurs emploies et/ou employés. Nous sommes rendus à collecter 8 milliards de dollars chaque année de la péréquation « affaire pour provinces plus pauvres que la moyenne canadienne ».

    Si le Québec se déclarait unilingue français dans ses services gouvernementaux, il pourrait arriver quoi à Montréal ? Avoir droit à plus de péréquation à cause de la perte de d’autres sièges sociaux ou de l’University Mc Gill…peut-être ?

    Nos entreprises viennent encore, en grande partie, des États-Unis, tous les 2 anglophones et anglophiles.

    Est-ce que les Québécois craignent plus de perdre le job que la langue ? Il semble que OUI, selon les derniers sondages.

    • 9 novembre 2011 · 21h42 Jean-Pierre Gascon

      Pour les fédérastes le pathétique de ce blogue est d’exploiter toutes possibilités qu’offre ce blogue de brandir des épouvantails pour tenter d’exciter les viscères des lecteurs. Dire que vous avez milité pendant 5 décennies dans le mouvements soverainistes, et êtes toujours membre du PQ; je me demande bien quelle mouche vous a piqué ? Et quand êtes-vous devenu TOCqué ?

  • 9 novembre 2011 · 17h51 Claude Perrier

    Le constat fait par Mme Legault dans ce billet, son analyse de la situation, recueille mon approbation à bien des égards.

    Mais, autant puis-je être indisposé par la façon de faire de Stephen Harper et de son gouvernement buté, je comprends malgré tout son appréciation de la réalité en ce qui concerne la langue française. Pas que je l’approuve, bien loin de là! Mais je la comprends – étant donné son grand manque de vision.

    Par contre, ce qui est hélas assez commodément occulté ici, c’est le point capital lui-même du problème: nous, en terre d’Amérique, sommes minoritaires.

    A mari usque ad mare, ainsi qu’au sud du côté de chez l’Oncle Sam.

    Pierre Trudeau, de même que René Lévesque, à mon avis du moins, avaient tous deux bien compris la problématique. Le premier a donc cherché à obliger une place au français du Pacifique à l’Atlantique, tandis que le second a tenté de nous sécuriser via un «beau risque».

    Que l’un et l’autre aient au bout du compte dans une bonne mesure échoué n’a rien d’étonnant. Le défi de l’un comme de l’autre était trop incompréhensible pour recevoir la bénédiction de millions d’individus ayant bien d’autres préoccupations.

    Mais je me réjouis malgré tout du fait que, nous les Québécois, sommes de loin mieux équipés – de part notre familiarité avec deux des principales langues de communication internationales – que ne le sont nos voisins.

    Nous sommes des gagnants – malgré toutes les embûches.

  • 9 novembre 2011 · 18h14 Gilles Bousquet

    Autre très bonne intervention de M. Perrier. Félicitations !

  • 9 novembre 2011 · 19h50 Pierre Bouchard

    La pensée de colonisé est celle qui consiste à se penser petit ce que l’on retrouve dans cette page ici même quitte en l’exprimant avec élégance.
    Le résultat pourtant n’en n’est pas moins similaire en s’ouvrant à l’esprit du colonisé ce qui est faire une concession au défaitisme.

    L’ article dit clairement comment le Canada ne tient plus à maintenir son semblant de bilinguisme dans la façade des institutions, que le français n’est que de moins en moins toléré.

    Parenthèse philosophique à la fois grossière et subtile.

    -L’humanité fait partie du vivant, de la nature, d’une monde dont on ne trouve pas l’origine première. Dieu est discret à un point tel que l’on doute maintenant de son existence. La nature est compatible autant avec la vie qu’avec la mort, la création que la destruction, l’intégrité que la corruption et comme souvent c’est le cas, la réalité de la violence dans les espèces animales, l’Humanité comprise détermine que la vie n’est pas durablement un jardin de roses. Le jardin flétrit assez rapidement d’ailleurs question de saison programmée selon la nature-.

    Autrement dit, si l’individu humain est fragile: susceptible de maladie, de mort violente ou subite, d’humiliation, des civilisations aussi disparaissent, des nations sont assimilées par l’addition de la domination politique et par l’arrêt de l’instinct collectif.
    Ce n’est pas la pensée de vendeurs d’assurances ni d’écornifleur des bourses financières qui donnent le goût de vivre ni de se battre contre les machines politiques de l’écrasement.

    On devrait comprendre mieux que ça que le Canada est pour le Québec une machine politique d’écrasement chez certains blogueurs comme chez des lecteurs de Page Publique papier ou web!

    Le plus inquiétant c’est la sensibilité politique des jeunes Québécois, ils ne peuvent plus penser par rapport à l’endroit ou ils vivent, ou ils ne sont pas en orbite?

    C’est dans un Québec enfoncé dans la merde totale plus tard c’est à ce moment qu’il faudra espérer quelque chose? Au moment ou l’affichage unilingue anglais sera revenu à Montréal.

    Lamentable!

    • 9 novembre 2011 · 20h05 Claude Perrier

      Effectivement, se penser petit c’est être petit.

      Se penser colonisé, c’est être colonisé.

      Heureusement, nous sommes quant à nous des gagnants. Ce que nous prouvons jour après jour à nos voisins canadiens.

      Malgré cet obtu de premier ministre conservateur-réformiste qui n’y comprend strictement rien. Qu’il continue à piétiner d’ignorance. Nous avons bien mieux à faire que de nous en faire avec ses oeillères!

  • 9 novembre 2011 · 20h05 Pierre Bouchard

    -Cela se saurait si nous étions au paradis.

    La vie est un état de guerre existentiel pour 4 milliards d’individus au moins et selon les niveaux de réalité vécus collectifs ou singuliers, l’état de guerre est flagrant ou plus enfoui dans l’état des choses-.

    Sur le sujet directement, P.Trudeau n’a qu’inventé une -patente à gosse- appelée bilinguisme pour endormir les Canadiens Français tentant de se réveiller en se définissant Québécois en 1970 plutôt que comme des porteurs d’eau endormis trop longtemps par une église de notables véreux.

  • 9 novembre 2011 · 20h30 Pierre Bouchard

    Certains Québécois se pensent fiers d’être bilingues, de parler le français et l’anglais. La majorité des Canadiens eux ne sont pas bilingues, ils n’ont pas besoin du français point pour vivre de Vancouver à Halifax.

    Ces Québécois bilingues donc n’ont pas à être fiers d’un état de bilinguisme qui en fait est vécu comme une nécessité contrainte, le résultat d’une situation chronique de dépendance politique et sociale, d’une minorisation, le résultat d’une conquête militaire en somme et rien d’autre.

    C’est une condition de deux poids deux mesures, le bilinguisme pour le minoritaire, l’unilinguisme pour le majoritaire. Ce qu’Harper a bien compris avec ses conservateurs et sa petite poignée de collaborateurs-collabos de Chaudière Appalaches dont un certain Bernier est le plus triste symbole.

    À Ottawa, depuis octobre 2011, le français sera par décret gouvernemental considéré langue en voie de marginalisation accélérée.

    Et ce ne sont pas les journalistes de Radio Canada qui y changeront quoi que ce soit dont la carriériste Emmanuelle Latraverse qui a presque traité Jacques Parizeau de vieux sénile en avril dernier.

    Je crois que Josée Legault ne me rapprochera pas cette gifle envoyée à cette journaliste puisque elle avait été témoin aussi de l’expression de cette désinvolture méprisante!

    Se faire servir en français (rappel personnel) dans le hall commercial à Ottawa ouvert sur la rue juste au sud du parlement canadien est plus qu’incertain.

    Le Canada n’est pas mon pays c’est le Québec!

    • 11 novembre 2011 · 17h06 Paul Verreault

      Je suis trilingue mais au Québec, je ne parle que le français, car je veux vivre en français et je veux la survie de cette langue du seul peuple des trois Amériques qui la parle encore. Je laisse aussi les Canadians choisir l’anglais comme leur langue nationale mais je dénonce leurs allégations que leur pays est bilingue et je combats leur intention de faire du Québec une région de langue anglaise comme les autres régions de leur pays (En se servant de leur Cour suprême, du PLQ, du CAQ et de l’ADQ).

  • 9 novembre 2011 · 20h44 Gilles Bousquet

    Être bilingue est supérieur à être unilingue et être trilingue est supérieur à être bilingue.

    Nous pouvons nous organiser pour vivre en français au Québec, même au Centre-ville de Montréal, résister à l’anglicisation, nous faire servir en français et ne pas laisser l’affichage anglais devenir plus important que le français, jusqu’à ce que plus de nos Anglos attrapent le virus du bilinguisme, jaloux de nous voir aller ainsi. C’est déjà commencé. Nos vieux Anglos pouvaient passer toute leur vie unilingue à Montréal mais pas leurs enfants. Si nous ne portons pas attention, ils sont en train de nous dépasser dans le bilinguisme…sont pas fous, c’est bon pour le business, les arts, les voyages…tout.

    Devenir bilingue est une chose différente que devenir anglicisé.

  • 10 novembre 2011 · 07h39 Claude Perrier

    Une chose me consterne particulièrement, soit que le fait de bien connaître plus d’une langue puisse être méprisé et considéré au rang d’une vile «fierté»…

    Qu’est-ce que la «fierté» peut bien avoir à foutre ici?

    Y a-t-il réellement quelque part de par le vaste monde des pédants qui causent et gribouillent dans plus d’une langue par «fierté»? Si tel est le cas, ces pédants n’ont certainement pas motif pour être fiers car ce ne sont que des imbéciles!

    Plus d’une langue, c’est davantage d’ouverture sur des cultures autre que la sienne propre. Lire et visionner des oeuvres dans la langue même de leur création et de la sorte percevoir des subtilités qu’aucune traduction ne saurait rendre adéquatement.

    Maîtriser plus d’une langue, ce n’est pas que pour platement travailler, loin de là. C’est bien davantage pour s’élever l’esprit et acquérir de la culture au delà des limitations qu’impose la connaissance d’une seule langue.

    Bon, je termine en réitérant – pour une enième fois – que le blocus mental dont souffre manifestement Stephen Harper (et ses disciples) est son (leur) problème. Pas le mien. La valeur d’une langue ne se mesure pas au simpliste besoin pratique qu’on pourrait avoir relativement à celle-ci mais à la soif du dépassement de soi, de pouvoir aller quérir ici et là des connaissances pas disponibles dans son propre petit carré de sable…

    • 10 novembre 2011 · 11h38 Denis Drouin

      Je suis d’accord avec vous sur le fond. Maîtriser une autre langue que sa langue maternelle n’est pas une tare. Mais, en excluant les raisons pratico-pratiques, est-ce si nécessaire ?

      Il faudrait tout de même remarquer que de très nombreuses œuvres littéraires, issues de toutes les langues, ont voyagé et continuent de voyager sur toute la planète, d’un continent à l’autre, grâce à des traducteurs aussi géniaux que les auteurs des œuvres eux-mêmes. Aussi je crois qu’il y a une légère exagération quand vous écrivez : «Lire et visionner des œuvres dans la langue même de leur création et de la sorte percevoir des subtilités qu’aucune traduction ne saurait rendre adéquatement.»

      Donc, nous devrions éviter d’assimiler tout de go une traduction à une œuvre de seconde classe. Lisez cet article (http://www.lefigaro.fr/magazine/20070413.MAG000000421_le_metier_de_traduire.html ) où on parle de «cette tradition d’écrivains traducteurs qui va de Baudelaire à Claudel en passant par Boris Vian, Vialatte ou Sébastien Japrisot.»

      Ne soyons pas trop réductionniste en laissant entendre que pour s’ouvrir à une autre culture, nous devons maîtriser sa langue. Ce serait commettre un sophisme indélicat.

      «Le conformisme intellectuel vaut l’inquisition.»
      [Jacques de Bourbon Busset]

    • 10 novembre 2011 · 13h12 Claude Perrier

      Vous mentionnez Baudelaire, que j’ai presque cité moi-même comme étant une des exceptions en ce qui concerne la traduction.

      Cet auteur est mon auteur préféré. J’ai d’ailleurs de lui, dans la collection de La Pléiade, les deux tomes de ses oeuvres complètes, plus les deux tomes de ses correspondances, et ses superbes traductions d’Edgar A. Poe.

      Évidemment, maîtriser plus d’une langue n’est pas «nécessaire».

      C’est d’abord une question de culture et d’ouverture d’esprit.

  • 10 novembre 2011 · 10h53 Victor Beauchesne

    Pitié M. Bouchard. Parler plusieurs langues ne se fait pas par fierté, les langues étrangères ne sont que des outils merveilleux de communication et d’épanouissement personnel. Alors ceux qui en possède ont un coffre à outils plus garni que les autres, faut-il les mépriser pour autant ?

    Malheureusement au Québec, le nationalisme ethnocentrique veut que la seule façon de protéger le français c’est en empêchant ses locuteurs d’être « contaminés  » par l’anglais. C’est le pendant du nationalisme ethnocentrique des conservateurs canadiens qui crient à l’injustice lorsque le français est imposé. Les deux attitudes sont aussi condamnables.

    • 10 novembre 2011 · 11h49 Denis Drouin

      N’oublions pas tout de même que le français est noyé dans un océan anglais. Quand les Français se piquent d’insérer, qui par snobisme, qui par mimétisme, des expressions anglaises à tout venant, nous devons reconnaître que la même attitude ici au Québec n’a pas la même portée.

      Il n’est donc pas question uniquement d’un «nationalisme ethnocentrique». Contrairement à ce que vous supposez en filigrane, la première motivation n’est pas idéologique à la façon de Harper. Il est plutôt question de survie, donc très pragmatique.

      «Ne confondez pas égalité et uniformité.»
      [Swami Prajñanpada]

  • 10 novembre 2011 · 10h58 Gilles Bousquet

    Pour nous remonter le moral, M. Mac Gélinas qui chante DEMAIN que chacun peut interpréter à sa façon, selon ses croyances politiques et constitutionnelles.

    Tout le monde à l’attention !

    http://www.youtube.com/watch?v=kdO5HzuxI0o

    • 10 novembre 2011 · 13h15 Denis Drouin

      Vous faites diversion M. Bousquet. Où est passée votre superbe ?

      Benoit Carré
      Chambreur

  • 10 novembre 2011 · 14h27 Gilles Bousquet

    Le Québec pourra mieux assurer la pérennité du français ici grâce à deux choses :

    - Réussir à améliorer les finances du Québec afin que le Québec paie 8 milliards de péréquation à la place d’en recevoir 8 milliards, par année.

    - Résister et servir de modèle : Nous faire servir en français au Québec, exiger que nos immigrés parlent français en arrivant, améliorer l’enseignement de l’anglais dans notre réseau d’écoles francophones qui va drainer plus d’intéressés et, « le plus important » légiférer au sujet du français, langue de travail. Obligés de gagner sa vie en français ferait « le job ».

  • 10 novembre 2011 · 17h10 MICHEL BRADETTE

    On aura beau faire les lois sur la langue qu’on voudra.Il faut tout d’abord avoir la fièretée de la faire respecter en la parlant tout simplement.Car comment peut-on exiger des nouveaux arrivants de parler le francais alors qu’on leurs parlent en anglais et qu’ont leur offrent touts les services possibles en anglais sur demande.
    La langue c’est comme la charité-bien-ordonnée,il faut tout simplement qu’elle commence par soi-meme.

    • 13 novembre 2011 · 18h52 noel frechette

      Fièretée,vraiment?Ayoye…On voit que vous lisez beaucoup..Ca s’est pathétique

  • 10 novembre 2011 · 18h27 Denis Drouin

    Tant que le Québec dépendra du ROC pour prendre les meilleures décisions économiques et financières, il lui sera impossible de se doter des nécessaires à cette fin.

    Toute l’histoire du Québec et du Canada est jalonnée d’évènements qui furent le résultat des décisions de l’Empire britannique dans un premier temps et du ROC ensuite. Ainsi en fut-il de l’Acte d’Union de 1840 et des différentes décision de la Cour suprême du Canada plus récemment et sans oublier l’ignominieux rapatriement de la Constitution par PET en 1982.

    Alors je parlerais plutôt d’une grande désillusion qui se confirme d’années en années, de générations en générations.

    «La politique a sa source dans la perversité plus que dans la grandeur de l’esprit humain.»
    [Voltaire]

  • 11 novembre 2011 · 01h29 fabre alain

    Voilà un phénomène incompréhensible. Vu de « France » et plus particulièrement de Toulouse, région du Langue d’Oc ou l « occitan  » est en grande difficulté, je (nous) me suis forgé un argumentaire solide pour l’expliquer, qui repose nous semble t-il, sur le manque de moyens (1 euro par habitant et par an en Midi Pyrénées), sur l’interdiction d’accès au domaine public, administratif etc etc etc.
    La situation du français au Quebec, est paradoxale du fait de l’existence de cette loi 101…
    Puisque nous pensons que le recul de l’occitan provient essentiellement de l’interdiction des langues « régionales », mais aussi d’un état d’infériorité économique, (l’obtention d’un travail implique l’usage exclusif du français), de la trahison des élites..
    La loi 101 n’est pas respectée et que le français recule.
    Moi je voudrais savoir si le Quebec dépend économiquement du reste du Canada. Ce qui ne serait pas le cas me semble t-il? Et quelles sont les raisons pour lesquelles un peuple, qu’il en soit empêché ou pas, cesse peu à peu d’employer sa langue ?
    Il y a quelque chose qui échappe à l’analyse. Et cette autre chose ne serait-elle pas par exemple la prédominence culturelle de l’ empire ?

  • 11 novembre 2011 · 08h44 Gilles Bousquet

    M. Fabre Alain, le Québec pourrait s’administrer seul mais, comme ailleurs, il dépend de ses voisins où il exporte ses produits. Pour le Québec, c,est principalement au Canada et aux États-Unis.

    Nous sommes 2 % de francophones au Canada et aux États-Unis, très largement Canadiens-français, pour les uns ou Québécois francophones, pour les autres. Fait que…nous aurons besoin, jusqu’à la fin des temps et un peu plus, séparés du Canada ou pas, de nager à contre-courant afin de ne pas être entraîné par le fleuve anglophone qui sévit dans le monde, spécialement dans l’Union européenne, même en France.

    Faudrait, à part notre intérêt à devenir bilingues, pour améliorer nos vies de diverses façons, résister à l’anglicisation, légiférer, exiger des services en français ce qui devrait encourager nos Québécois anglophones à devenir bilingues, ce qu’ils font déjà, beaucoup plus que leurs ancêtres, principalement par intérêt pécuniaire et pour élargir leur culture et autres aspects de leurs vies, en prime. Un Québec francophone avec des citoyens bilingues.. Why not ?

    • 11 novembre 2011 · 12h39 Denis Drouin

      M. Bousquet,
      Vous dites encore une fois n’importe quoi. Arrêtez votre cassette.

      L’Allemagne, la Norvège, l’Italie, la France etc. dépendent aussi des leurs échanges avec leurs voisins et le reste du monde. Ces pays ne vivent tout de même pas en autarcie me semble-t-il ! Or ce n’est pas leurs relations avec leurs voisins qui mettent en péril leurs langues. Si c’était le cas, tous parleraient l’Allemand, la langue du pays économiquement dominant d’Europe.

      Un peu de rigueur tout de même M. Bousquet !

      @ fabre alain
      Le Québec est un pays conquis. Sa population a subit les assauts continus assimilateurs des Britanniques dans un premier temps et de leurs descendants aujourd’hui. Trop de Québécois ont encore le réflexe du colonisé qui craint le courroux des maîtres s’il ose revendiquer sa liberté complète.

      Au Québec trop de domaines vitaux pour son plein épanouissement ne sont pas sous son plein contrôle. Près de 25 % des revenus du gouvernement fédéral proviennent du Québec et les dépenses qu’en fait Ottawa ne sont pas sous notre contrôle.

      Le Français est de moins en moins employé car nos autorités gouvernementales, au nom de la liberté invoquée dans la Constitution canadienne que le Québec n’a par ailleurs jamais accepté et qu’il se fait encore imposé unilatéralement, refusent de prendre les mesures nécessaires qui endigueraient la montée de l’anglais.

      «Il n’y a pas de vent contraire pour celui qui sait où il va»
      [Theodore Roosevelt]

    • 11 novembre 2011 · 14h50 Claude Perrier

      Encore une fois, Monsieur Drouin, vous voilà en train de vouloir faire la leçon à d’autres qui ne voient pas une situation selon votre point de vue.

      Et vous demandez même – superbe outrecuidance! – de la «rigueur» de la part de certains qui en démontrent bien davantage que vous-même.

      (Et encore ce «réflexe du colonisé» que vous entretenez. Pénible…)

  • 11 novembre 2011 · 14h43 Jean-Pierre Gascon

    La langue française sera toujours en péril au Québec tant que le Québec demeurera une colonie du Rocanada, que les Canadians- français, les Bousquet de ce monde, prônant la folklorisation culturelle de leur peuple, en glorifiant l’usage de l’anglais à toutes les sauces pour tous et toutes, perpétuant ainsi la psyché du parfait colonisé chez leur progéniture, génération après génération.

    Passons à un nouvel appel…

    PS: Thank you very much to my so generous master using my own goods for my own sake. He’s so lovely and kind !!!

    • 11 novembre 2011 · 15h10 Claude Perrier

      Une petite précision serait de mise relativement à notre langue française, Monsieur Gascon.

      Que notre langue maternelle soit en péril, c’est évident. Et sa «défense» demande rien de moins qu’une volonté quotidienne de veiller à ce qu’elle ne sombre pas.

      Mais coincés que nous sommes, ici au Québec, entre votre cher Rocanada et le pays de l’Oncle Sam au sud de notre territoire, il ne saurait jamais en être autrement. Désolant? Certes. Enrageant même? Tout à fait. Mais néanmoins une réalité incontournable.

      Que le Québec devienne un jour indépendant ou pas.

      Notre territoire québécois ne peut géographiquement pas être déplacé ailleurs sur la planète. Et seul cet impossible déménagement permettrait d’aménuiser le risque…

      (Et puis, nous servir à tout venant de cette insipide tirade faux-fuyant du «colonisé» démontre un sérieux manque de compréhension – et plutôt une simpliste préférence à trouver une puérile et inadéquate justification à ce que vous ne saisissez aucunement pour jeter ailleurs un blâme non-avéré.)

  • 11 novembre 2011 · 15h48 Gilles Bousquet

    M. Drouin, vous écrivez : «L’Allemagne, la Norvège, l’Italie, la France etc. dépendent aussi des leurs échanges avec leurs voisins et le reste du monde ». LA langue qui s’impose, de plus en plus à l’Union européenne est…l’anglais. Est=-ce qu’ils se sentent colonisés pour autant ? Non, ils s’en félicitent.

    Ils le font principalement en quelle langue, Monsieur Drouin ? Même au Moulin Rouge de Paris, les affaires et les répétitions se font souvent en…anglais.

    Ni les Palestiniens ni les Tchétchènes ne craignent le courroux de leurs colonisateurs mais, ils devraient. Quand tu as un ogre qui demeure à côté, ne fait pas exprès pour le faire fâcher. Tente de négocier avant de te faire étouffer, à moins de ne point tenir à la vie ou à ses jambes.

    M. Gascon, si le Québec est une colonie, les autres provinces le sont autant. Est-ce que les Chinois de la Colombie britannique se sentiraient ou seraient colonisés par Ottawa, selon vous ? Est-ce qu’ils le seraient moins ou plus que nous, les Francophones du Québec ? Pourquoi et comment, quand et où s.v.p. ?

  • 11 novembre 2011 · 15h57 Denis Drouin

    M. Perrier,

    C’est évident que si le Québec n’était pas assujetti à la Constitution canadienne qu’il n’a jamais endossé ni également à la charte canadienne, il aurait les coudées franches pour adopter toutes les règles pouvant lui permettre de se doter des meilleurs outils pour faire la promotion du français tout en assurant au mieux sa protection.

    L’histoire récente, celle de la dexième partie du XXème siècle nous démontre, noir sur blanc, que notre appartenance forcée au Canada nous a nuit dans nos efforts pour la sauvegarde du français au Québec. Nous n’avons qu’ à penser à quel point la loi 101 a été constamment dépecée devant le plus haut tribunal du pays.

    Donc évidemment nous ne pourrons jamais déménager le Québec même si nous faisions un référendum sur le sujet ;-). Mais nous avons la possibilité de faire en sorte de mieux protéger notre langue. Et ce qui est vrai pour la langue le serait autant pour d’autres domaines où nos valeurs et notre réalité sont très différentes du ROC. Je pense ici entre autreau projet de loi C-10.

    «Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur.»
    [ Winston Churchill ]

    • 11 novembre 2011 · 16h44 Denis Drouin

      Évidemment, M. Perrier vous aurez compris que quand j’écris :«Mais nous avons la possibilité de faire en sorte de mieux protéger notre langue.», j’évoque le fait qu’il ne dépend que de nous de se doter de tous les pouvoirs nécessaires à cette fin notamment par la souveraineté.

      D’autre part, je soutiens, M. Perrier, que que je ne fais la morale à personne. Si vous le percevez comme tel, c’est sans doute l’effet de votre propre personnalité. Et ça ce n’est pas mon problème. C’est le votre.

      Enfin soyons clair M. Bousquet fait preuve sans doute de beaucoup d’imagination mais pas de rigueur. Tant qu’il écrira n’importe quoi en public, tout comme vous si cela se présentait, je n’hésiterai à le souligner d’une façon tout aussi publique.

      «If you can’t stand the heat, get out of the kitchen»
      [Harry S. Truman]

  • 11 novembre 2011 · 16h20 Denis Drouin

    @ Gilles Bousquet

    Je me sens encore obliger de vous reprendre car encore une fois vous lancer en l’air des choses, comme ça !

    C’est évident que l’usage de l’anglais s’impose au niveau de toute la planète. Si votre culture historique était plus développée, vous sauriez qu’à une époque c’était le français qui s’imposait dans toutes les grandes capitales du monde civilisé. Ça n’a pas empêché toutes les autres langues nationales de vivre et de se développer. Par contre d’autres langues locales sont disparues au profit des langues nationales parce que leurs locuteurs n’avaient pas le pouvoir politique pour se protéger. N’est-ce pas cela qu’on appelle l’assimilation. Je suis certain que vous avez-vous des exemples en tête.

    M. Bousquet que viennent faire les Palestiniens et les Tchétchènes dans cet échange. Et de qui parlez-vous quand vous évoquez l’ogre qui demeure à côté ? Les USA ? Hé ! Là vous y allez un peu fort.

    Êtes-vous encore en train d’essayer de nous faire croire au bonhomme-sept-heures?

    «Le temps ne fait rien à l’affaire ; quand on est con, on est con.»
    [Georges Brassens]

    • 11 novembre 2011 · 16h40 Claude Perrier

      Vous seriez tellement plus crédible dans vos interventions si vous faisiez le minime effort de ne jamais tenter de diminuer l’opinion – avérée ou non – de l’autre, Monsieur Drouin.

      Vous avez de la culture, et une certaine érudition, je le sens.

      Mais vous jouez trop souvent le jeu rageur de vos opinions qui ne seraient pas partagées comme vous le souhaiteriez.

      En révisant la manière avec laquelle vous exprimez vos réfutations, il me semble que vous feriez davantage de kilométrage…

      (Un conseil amical de la part d’un vieux routier ayant survécu à des années de chroniques rédigées dans nombre de publications, et cela bien avant que je ne «sévisse» dans Voir. Tout – ou presque – est dans la manière de le dire…)

  • 11 novembre 2011 · 17h39 Bruno Bernard

    Bravo une fois de plus Josée Legault!
    Ne lâchez pas!
    C’est vous qui avez raison!!!
    Vos textes sont précis, clairs et convaincants!
    Vous allez droit au but!
    Je me réjouis d’avoir au Québec une chroniqueuse aussi brillante et déterminée que vous!
    C’est un réel bonheur de vous à lire à chaque jeudi!
    Merci et bon courage!
    Bruno Bernard

  • 11 novembre 2011 · 17h45 Denis Drouin

    @ Claude Perrier 11 novembre 2011 · 16h40

    Merci du conseil M. Perrier,

    Vous avez raison. J’ai beaucoup de difficultés avec la connerie et l’imbécilité.

    Mais je vais essayer. En passant, si votre objectif avec vos arguments est de faire du kilométrage, ce n’est pas le mien, au contraire. Je ne cherche pas à ce que les autres partagent mes opinions.Tant mieux si c’est le cas. Tant pis si c’est le contraire. Et si je puis faire l’économie des mots pour émettre mon opinion je le fais dans la mesure de mes compétences.

    «La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder.»
    [Victor Hugo]

  • 11 novembre 2011 · 21h13 Jean-Pierre Gascon

    Au « coincé » Perrier.

    Je me sent nullement coincé comme francophone au Québec comme le brésilien et le mexicain se sentent nullement coincés sur leur territoire national en imposant l’usage de leur langue nationale commune, respectivement le portugais et l’espagnol, dans toutes les sphères d’activités de leur société respective.

    Pour toute nation qui se respecte (il y en a près de 200 qui siègent à l’ONU), pour 1, elle réplique à toute atteinte à sa souveraineté nationale d’où puisse-t-elle venir, et pour 2, toute entreprise et investisseur étrangers se doivent de respecter la langue nationale en menant leurs affaires dans la langue nationale des pays où ils se trouvent. Voilà, ce sont des conventions et règles que toute la communauté internationale respecte dans tous les pays souverains. Le Québec est une colonie du Rocanada dont la langue nationale est l’anglais, donc les conventions et règles internationales sont nulles et sans avenue au Kwibek.

    Est-ce assez clair ? Tant que le Québec ne sera pas un pays normal, que les Québécois n’auront pas assez de couilles pour assumer les responsabilités dévolues aux nations souveraines, nous serons toujours des French-Canadians aux yeux de la communauté internationale. Donc, les conventions et règles internationales sont nulles et sans effet dans la Province of Kwibek.

    J’entends déjà les épouvantails sortir des viscères des épouvanté(e)s via leurs cordes vocales et leur clavier, tentant ainsi inlassablement de contaminer leurs semblables de leur propre peur viscérale de s’affranchir de leur dépendance au maître Rocanada.

  • 11 novembre 2011 · 21h22 Jean-Pierre Gascon

    coquille: sens et non sent

  • 12 novembre 2011 · 04h00 Gilles Bousquet

    Je comprends, sans les excuser, les séparatistes d’être enragés et mal polis de frustrations parce que la cause séparatiste ne lève pas au Québec et ne lèvera pas sauf si le fédéral insultait le Québec en interdisant de parler français dans tout le Canada ou en nous limitant dans des réserves…ce genre de choses.

    Aussi longtemps que nous, Francophones du Québec, descendants de nos ancêtres canadiens-français, « ce que nous sommes encore » jouiront des mêmes « opportunités » que les autres Canadiens, la simple séparation n’aura pas lieu…point, Facile à constater.

    Nous, Québécois francophones, continuons d’élire des députés du PLQ full-fédéralistes, avec tous les défauts que nous leur connaissons, ce qui déjà une indication de notre très faible intention de nous sortir le Québec du Canada, ce qu’avait compris M. René Lévesque en proposant la souveraineté-association. Même M. Parizeau l’avait compris aussi en proposant la souveraineté-partenariat, une sorte de véritable confédération d’États souverains canadiens..

    Le fédéral, actuellement, est trop mou sur la pollution de l’Alberta, trop dur sur les guerres et le besoin d’armement cher et pour les guerres, trop répressif pour les criminels, pas assez versé sur le bilinguisme à Ottawa et légèrement francophobes mais…il nous laisse toutes les chances de succès offerts aux autres Canadiens anglophones, sans discrimination.

    Le Québec possède déjà 50 % de la boîte à outil de M. Boisclair en taxes, impôt et responsabilités aussi incluant les mines, les forêts, la santé, l’éducation, la culture, des délégations à l’étranger et le pouvoir d’améliorer la loi 101. Pour commencer à évoluer vers plus d’autonomie ou de souveraineté, faudrait élire un gouvernement souverainiste ou nationaliste…minimum. Ça serait un pas dans la bonne direction nationaliste québécoise francophone.

    • 12 novembre 2011 · 12h45 Jean-Pierre Gascon

      Pourquoi désirez-vous que les Québécois se fassent Acadie ou Louisiane, ou même encore french-canadians du Rocanada, minorité parmi les minorités où les chinois en 2011 sont plus nombreux ? Vous devrez bientôt vous mettre à l’apprentissage du mandarin devenu la deuxième langue la plus utilisée dans le Rocanda après la langue de votre maître.

  • 12 novembre 2011 · 15h49 fabre alain

    Je ne comprends pas pourquoi, à partir du moment où les quebecquois, sont
    -independants économiquement
    -culturellement.
    Ils n’ auraient pas le droit au même titre que chaque peuple de la terre de s’émanciper. Il ne s’agit pas de déclarer la guerre au Canada , mais d’assumer ses différences et son droit à la différence.
    Je déduis de votre discussion que les elites quebequoises trahissent les gens du Quebec.
    La question est de savoir pourquoi?
    En Languedoc les élites occitanes l’ont fait pour gagner des strapontins au spectacle de la cour ou gagner quelques décorations..
    Les quebecquois ne sont pas aussi puérils ?

    • 12 novembre 2011 · 16h37 Denis Drouin

      Effectivement vous ne semblez comprendre tout le contexte historique de la situation. Un aspect important à tenir en compte est les paliers de gouvernements et les pouvoirs qui leur sont attribués selon la Constitution qui n’a jamais été acceptée par les Québécois et qui lui a donc été imposée. Par exemple, le Québec s’est doté d’une loi pour la protection de langue française où on retrouvait une série de mesures obligeant les employeurs, les commerces et autres choses encore à se conformer à certaines obligations d’utilisation du français. Il y avait aussi des provisions quant à l’obligation de fréquentation de l’école française. C’est la loi 101 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_de_la_langue_fran%C3%A7aise).

      Or la Cour suprême du Canada a invalidé de très nombreux articles de cette loi démocratiquement adoptée. Si bien qu’aujourd’hui cette loi n’a que peu d’impact et ne peut plus jouer le rôle qui lui avait été attribué au moment de son adoption.l

      Vous comprenez sans doute que le Québec, comme toutes les autres provinces du Canada jouit d’une certaine autonomie. Mais compte tenu de sa spécificité qui d’ailleurs lui a été reconnu, le Québec ne peut pas édicter toutes les lois, lever tous les impôts et toutes les taxes ni signer tous les traités qui lui seraient nécessaires pour son entière réalisation, son plein épanouissement.

      Quant à notre élite, à partir de la Conquète de 1760, officialisée par le traité de Paris (1763) mettant fin à la guerre de Sept ans, notre élite donc dans un premier temps et dans une large proportion, est retournée en France, laissant la colonie exsangue. Puis l’élite canadienne s’est peu à peu construite (les descendants des Français s’étant enraciné en Amérique) et pour des raisons économiques et de survie aussi, s’est liée à très long terme aux nouveaux maitres britanniques. Ça se vérifie encore aujourd’hui. Quoique depuis la Révolution tranquille (1960-66), les choses ont changées.

      Quant au clergé catholique, désireux de conserver ses privilèges et son emprise sur la population et craignant que la Révolution française franchisse l’Atlantique avec toutes les dérives de son anticléricalisme, il s’est mis lui aussi du côté des conquérants qui voyaient là de bons moyens de maintenir l’ordre dans ce territoire nouvellement conquis.

      Donc l’élite québécoise s’est longtemps inféodée à l’Empire britannique. En se sens peut-être que le Languedoc et le Québec ont-ils quelques similarités.

      «L’esclave n’a qu’un maître ; l’ambitieux en a autant qu’il y a de gens utiles à sa fortune.»
      [Jean de La Bruyère]

  • 12 novembre 2011 · 17h26 Denis Drouin

    M. Gilles Bousquet

    Votre aplatventrisme est subtil mais patent. Vous écrivez : «Je comprends, sans les excuser, les séparatistes d’être enragés et mal polis de frustrations parce que la cause séparatiste ne lève pas au Québec.» Le terme séparatiste, vous le savez évidemment est un mot «loadé» comme certains disent. Au Québec et au Canada les séparatisssses sont perçus comme des extrémistes prêts à tout et s’ils le pouvaient, ils déménageraient le Québec.

    Les opposants de la souveraineté utilisent régulièrement ce terme pour ridiculiser, rabaisser et démoniser l’image des souverainistes.

    Vous le savez et vous prenez un malin plaisir à le faire. Votre comportement méprisable est bien celui de l’être fourbe qui agit hypocritement sous le voile de l’amabilité.

    Le reste du paragraphe est d’une telle stupidité que si vous aviez continuer à divaguer, vous en seriez sans doute venu à évoquer les camps de concentration et d’extermination nazis ou «ce genre de choses». Vous êtes d’une goujaterie innommable.

    Vous vous considérez comme un Canadien-français, c’est votre droit. Même si mon passeport me défini comme Canadien, personnellement je ne me considère comme ni Canadien, ni Français. Je suis un QUÉBÉCOIS. Il m’est encore impossible d’avoir un passeport québécois. Ce droit m’est refusé.

    Et justement, les Québécois ne jouissent pas des mêmes opportunités que les Canadians. Pensons seulement à la mobilité de la main d’œuvre. Pour travailler dans le ROC, la langue anglaise est NÉCESSAIRE. Pour travailler au Québec, la langue française est SOUHAITABLE. J’y vois là le principe de «deux poids, deux mesures». Encore ici vous écrivez des bêtises. En réalité vous prêchez servilement et hypocritement pour votre paroisse toute fédéraliste. Mais vous le faites sans jamais avouer votre profond sentiment d’appartenance, ce qui fait de vous soit un pleutre soit un hypocrite. J’irais plutôt vers une troisième hypothèse qui les contients : une sorte d’agent double, provocateur et bénévole car je suis persuadé que la GRC de ne vous paierait pas débiter de telles âneries, c’est certain.

    Si 50 % de la boîte à outils vous sied, soyez-en bien aise. C’est au plus ce que vous avez comme «Canadien-français» tombé en désuétude. Ce n’est pas ce que je veux.

    «Les masques à la longue collent à la peau. L’hypocrisie finit par être de bonne foi.»
    [Edmond et Jules de Goncourt]

  • 12 novembre 2011 · 20h44 Gilles Bousquet

    M Drouin, un peu Carré, vous êtes un peu dur de « comprenure », les séparatistes ou les indépendantistes sont ceux qui veulent se séparer complètement du Canada « Chaput et Bourgault étaient de vrais séparatistes ». C’est pour ça qu’ils n’ont jamais décollé, électoralement. Un souverainiste depuis M. Lévesque, désire la souveraineté du Québec avec une association ou un partenariat comme le voulait M. Parizeau dans son référendum de 1995.

    Séparatiste est le terme le plus clair. On se sépare ou on se sépare pas. Sortir le Canada du Québec c’est s’en séparer. Si vous avez peur que ce terme clair fasse peur c’est que les amateurs ne sont pas assez solides et convaincus de la chose qui fait peur.

    Je vous comprends, cependant d’être agressif et impoli, si j’étais séparatiste, je le serais probablement aussi.

  • 12 novembre 2011 · 21h34 Gilles Bousquet

    M. Drouin au Carré, vous écrivez : «je ne me considère comme ni Canadien, ni Français. Je suis un QUÉBÉCOIS. Il m’est encore impossible d’avoir un passeport québécois. Ce droit m’est refusé.»

    Vous pourriez avoir la nationalité québécoise pour avoir droit à un passeport comme Québécois, si le Québec vient à se séparer du Canada. En attendant, un passeport québécois n’est pas un droit mais une chimère, un mirage qui aide les frustrés à endurer le présent.

  • 12 novembre 2011 · 21h38 Gilles Bousquet

    S.v.p. dans mon dernier message, remplacer «si le Québec vient» par «si le Québec vienait», ce qui fait plus joli et plus…français. Merci.

  • 13 novembre 2011 · 00h00 Denis Drouin

    M. Bousquet dans votre façon de penser vous êtes resté accroché à l’étape des premières manifestations de la pensée opératoire du début de l’adolescence. Ainsi vous êtes fasciné par votre propre faculté d’utiliser les raisonnements hypothético-déductifs. À ce titre vous prenez un grand plaisir à mettre une hypothèse en place et ensuite d’en tirer des conclusions. L’effet pervers de ce mode de pensée qui ne subit pas l’épreuve de l’expérience, et c’est ce qui se produit chez certains ado, c’est que le domaine du possible est intégralement pris pour la réalité.

    Alors pour ceux qui comme vous sont restés ancrés à cette merveilleuse étape du développement de l’intelligence tel que décrit par le grand Piaget, si un raisonnement n’a pas de vice au niveau de la logique hypothético-déductive, il devient nécessairement descriptif de LA réalité. J’espère que vous voyez où le bât blesse.

    Une des caractéristiques de ces jeunes ado découvrant la puissance du raisonnement hypothético-déductif est leur propension à croire dur comme fer aux vérités que leur raisonnement aura construites.

    Vous avez exactement ce profil M. Bousquet. Vous êtes un ado attardez qui adore jouer sur les mots et qui s’extasie devant la puissance de son raisonnement. Évidemment, il vous est impossible d’envisager que votre magnifique puissance intellectuelle puisse vous jouer des tours. C’est donc toujours vous qui avez raison.

    Vous êtes très fort à ce jeu M. Bousquet. Mais rendu à votre âge il est évident que vous avez un problème. C’est le même que celui de ces jeunes ado. Vous êtes un fana des joutes verbales qui n’en finissent plus et vous avez une capacité d’obstination maladive.

    J’en sais quelque chose, je suis comme vous. ;-) ;-)

    «Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue.»
    [Albert Einstein]

    • 13 novembre 2011 · 13h34 Claude Perrier

      Depuis un bon moment, vous dépassez les bornes de la décence minimale, Monsieur Drouin. À vilement constamment rabaisser l’un ou l’autre, vous ne vous faites nullement honneur.

      Y’en a plus que marre de vos insipidités imbuvables.

      Ce n’est certainement pas en rabaissant crétinement les autres que l’on s’élève!

      Je vous avais toujours estimé suffisamment perspicace et intelligent pour comprendre ce qui échappe à d’autres moins choyés intellectuellement. Mais vos récentes interventions hargneuses et bornées sèment de lourds doutes.

      Tâchez minimalement d’être poli dans vos rebuffades. Ce serait là un premier pas vers une certaine réhabilitation.

      (À moins que vous ne cherchiez par votre comportement rustre à «provoquer» ceux qui ne partageraient pas intrinsèquement votre vision des choses. Dans pareil cas, je vous indique que cette approche ne mène nulle part.)

    • 13 novembre 2011 · 13h39 Jean-Pierre Gascon

      Vous avez très bien identifié et expliqué clairement le trouble obsessionnel compulsif chez l’adulescent typique bousquéteux de ce blogue. 50 ans de militantisme politique chez les bousquéteux pour leurrer et berner les gens; faut le faire !!!

      Se sont malheureusement les lecteurs de ce blogue les moins avertis qui deviennent les victimes de ce jeu intentionnel de la malhonnêteté intellectuelle, de propos délibérément mensongers et de demi-vérités.

      Nous devons composer avec de tels parasites en politique comme en d’autres domaines et/ou circonstances; jamais je me priverai de dénoncer ces auteurs de délits intellectuels partout où ils se trouvent et trouveront sur mon chemin.

    • 13 novembre 2011 · 13h52 Claude Perrier

      Et voilà que Monsieur Gascon vient se mêler à la «rustrerie» ambiante!

      Dénigrer l’autre, peu importe comment et peu importe que l’on ait raison ou pas, mais pourvu qu’on dénigre l’autre qui ne se coule pas dans le même moule que soi.

      Ni moi, ni Messieurs Bousquet, Baribeau, Asselin ou des tas d’autres ici ne prétendent détenir la précieuse «vérité». Nous échangeons tout simplement des opinions. Aussi poliment que nous le pouvons, malgré nos divergences récurrentes à propos de ceci ou de cela.

      Un mimimum que cette politesse.

  • 13 novembre 2011 · 10h38 Benjamin

    Oh mon dieu, je ne pourrais être plus d’accord. J’en parle sur mon blogue sous l’article « Du double standard linguistique du gouvernement canadian ». Je vous invite à le lire.

  • 13 novembre 2011 · 13h24 Édith Simard

    Pour vous réconcilier avec le Québec, allez Va voir le film République: un abécédaire populaire(en fr.) d’Hugo Latulipe. Il fait du bien…. Vous y entendrez plusieurs personnages québécois visionnaires. Cinéma du Parc Aujourd’hui (dim): 17:00, 20:30 Lun: 20:30
    Je l’ai vu hier et j’ai hâte de le revoir et d’en discuter… Un Québec nouveau possible.
    Une autre révolution tranquille… Allons-y
    Le film : République: un abécédaire populaire. EXTRAORDINAIRE.

  • 13 novembre 2011 · 13h27 Édith Simard

    Pour vous réconcilier avec le Québec, allez voir le film RÉPUBLIQUE : UN ABÉCÉDAIRE POPULAIRE (en fr.) d’Hugo Latulipe. Il fait du bien…. Vous y entendrez plusieurs personnages québécois visionnaires.
    Cinéma du Parc Aujourd’hui (dim): 17:00, 20:30 Lun: 20:30
    Je l’ai vu hier et j’ai hâte de le revoir et d’en discuter… Un Québec nouveau possible.
    Une autre révolution tranquille… Allons-y. Comme il est écrit dans l’abécédaire à la lettre K : KEEP ON MOVING. (C’était impossible de trouver un terme français pour K.)
    Le film : République: un abécédaire populaire. EXTRAORDINAIRE.

    • 14 novembre 2011 · 10h45 Denis Drouin

      Je retiens votre suggestion et j’ai bien hâte de le visionner.

      Merci.

      «Ce que la chenille appelle la fin du monde, le Maître l’appelle un papillon.»
      [Richard Bach]

  • 13 novembre 2011 · 13h31 Édith Simard

    Je viens de lire vos commentaires et je suis très déçue de me rendre compte que ce blogue n’est qu’un dialogue de sourds… Je laisse mon commentaire pour aider à faire diversion.

    • 13 novembre 2011 · 13h56 Jean-Pierre Gascon

      Ce blogue politique peut vous sembler être un dialogue de sourds alors que certain(e)s participant(e)s ont des opinions diamétralement opposées, irréconciliables. Toutefois, il reste toujours le loisir d’apprécier ou non les points de vue de chacun(e) comme simple lecteur et si nous ajoutons en informations à celles déjà acquises, c’est très bien, n’est-ce pas ?

      J’ai apprécié lire vos commentaires et suggestion de VOIR le documentaire RÉPUBLIQUE.

      Cordialement, JPG

    • 13 novembre 2011 · 14h09 Claude Perrier

      Un dialogue? Vous êtes bien généreuse dans votre appréciation de ce qui prévaut dans les faits ici, Madame Simard…

      Du comportement inacceptable et dépourvu de la plus minimale politesse à l’égard d’opinions ne faisant pas l’affaire de certains entache lourdement la place, voilà ce qui tient lieu de «dialogue» – et j’en ai personnellement plus que soupé.

      J’ose espérer que, malgré tout, pareil mépris à l’égard des autres cessera bientôt – volontairement ou autrement – de la part de ces intervenants si prompts à rabaisser si vilement quiconque exprimerait des opinions ne trouvant pas d’espace disponible dans leurs esprits apparemment à l’étroit…

    • 13 novembre 2011 · 15h01 Jean-Pierre Gascon

      M. Perrier, nous avons la responsabilité citoyenne de dénoncer la malhonnêteté intellectuelle de quiconque propage des faussetés dans le seul but de berner et leurrer les lecteurs de ce blogue, de tromper et d’entretenir l’ignorance et la bêtise humaine.

      Et cela d’autant plus si de vilains petits esprits politiquement tordus récidivent en répétant des faussetés leur ayant été signifiées et corrigées.

      À bon entendeur, salut.

      PS: Vous n’avez jamais répondu aux questions que déjà je vous adressais sur ce blogue, de plus vous venez cautionner l’usage de la malhonnêteté intellectuelle d’un certain bousquêteux. Pas fort, pas fort…

    • 13 novembre 2011 · 21h31 Claude Perrier

      Évidemment, comment ne l’avais-pas compris!

      Parce que que «la responsabilité citoyenne de dénoncer la malhonnêté intellectuelle» perçue par les uns autorise à rabaisser et mépriser à qui mieux mieux quiconque oserait s’écarter de la seule «vérité».

  • 13 novembre 2011 · 17h47 Denis Drouin

    M. Perrier, quand les cons cesseront de nous prendre pour des imbéciles peut-être alors pourrons-nous avoir des échanges entre adultes. Quant à la politesse, quand elle ne sert qu’à masquer l’aiguillon, je m’empresse de l’écraser, sans scrupule d’ailleurs.

    «Les bourgeois, c’est comme les cochons Plus ça devient vieux, plus ça devient con.» ♫ ♫ ♫
    [Jacques Brel]

    • 13 novembre 2011 · 21h36 Claude Perrier

      Pourquoi en effet s’encombrer avec la politesse quand la grossièreté peut très bien faire le travail à moindre coût!

  • 14 novembre 2011 · 08h05 Gilles Bousquet

    Vous avez pleinement raison M. Perrier, faut pas nous laisser traîner et/ou entraîner dans la fange avec ceux qui s’y complaisent.

    • 14 novembre 2011 · 14h46 Claude Perrier

      Le gros problème avec ceux qui – à l’évidence – se complaisent dans le dénigrement des autres est qu’ils ne voient pas la chose du même oeil.

      Il appert qu’ils estiment avoir tellement raison, qu’ils possèdent indiscutablement la «vérité», que quiconque oserait en douter ou avancer une opinion ne cadrant pas avec leur credo serait du coup un indésirable mécréant.

      D’où leur justification de taper à répétition sur ces infâmes…

  • 14 novembre 2011 · 12h02 Jean-Pierre Gascon

    Pensée du jour spécialement adressée aux dénigreurs et pro-colonialisme Rocanadian vivant au Québec dont leur seul but est de contrer l’affranchissement de la nation québécoise du Rocanada:

    « Les « Canadians » [...] croient que nous sommes un peuple dégénéré et que l’état de notre langue est la preuve de notre décadence. Cette attitude est normale. Les colonisateurs ne pouvant fonder leur occupation sur la justice, s’appuient sur un sentiment de supériorité. Ils croient que le peuple dominé a besoin de lui, que, privé de sa présence, il sombrerait dans l’anarchie et la pauvreté. » ANGER, François-Albert

    • 14 novembre 2011 · 14h30 Claude Perrier

      Vous êtes vraiment un incontournable sur ce blogue lorsqu’il s’agit de rabaisser les autres…

      Au moins, êtes-vous content de votre approche si peu civilisée?

    • 14 novembre 2011 · 22h55 Denis Drouin

      Peut-être que M. Perrier se sent visé trop directement par votre très intéressante citation.

      « La sagesse des sages et l’expérience des âges sont perpétuées par les citations. »
      [Benjamin Disraeli]

    • 15 novembre 2011 · 20h09 Claude Perrier

      Vous n’en ratez pas une, n’est-ce pas Monsieur Drouin?

      Bof… si ça vous amuse…

  • 14 novembre 2011 · 12h50 Denis Drouin

    M. Jean-Pierre Gascon,

    Vous avez raison de nous rappeler la pensée de M. François-Albert Anger. Nous oublions trop souvent ces personnalités qui en leur temps ont marqué la société.

    Voici ce qu’on peut lire sur Wikipédia concernat M. Anger :

    Honneurs et prix

    1930 – Médaille du Lieutenant-gouverneur de la Province de Québec
    1934 – Médaille d’or de l’École des hautes études commerciales de Montréal
    1937 – Médaille de l’École des sciences politiques de Paris, France
    1961 – Prix Ludger-Duvernay
    1962 – Mérite d’honneur de l’Association des Étudiants H.É.C.
    1965 – Homme du mois de la revue Commerce
    1967 – Médaille de l’Université de Liège, Belgique
    1972 – Mérite annuel de l’Association des diplômés de l’Université de Montréal
    1972 – Membre de l’Ordre du Mérite
    1977 – Patriote de l’année du Comité d’organisation de la Fête des Patriotes de 1837
    1980 – Prix Léon-Gérin
    1982 – Établissement par l’École des hautes études commerciales d’un Prix «François-Albert-Angers» pour le meilleur ouvrage pédagogique de l’année rédigé par un professeur
    1985 – Officier de l’Ordre national du Québec
    1991 – Membre de l’Ordre des francophones d’Amérique

    « Notre vie ici-bas, à quoi ressemble-t-elle ? À un vol de corbeaux qui, venant à poser leurs pattes sur la neige, parfois y laissent l’empreinte de leurs griffes.» [Su-Dong-Po] ( poète chinois,1037-1101)

  • 15 novembre 2011 · 13h21 Maurice girard

    Gascon et Drouin, les Batman et Robin de ce blogue.
    ‘Faudrait pas que les enfants le sachent’ – Les Cyniques

    • 15 novembre 2011 · 17h38 Denis Drouin

      Et vous vous êtes le Jocker évidemment.

      «On a toujours tort d’essayer d’avoir raison devant des gens qui ont toutes bonnes raisons de croire qu’ils n’ont pas tort.»
      [Raymond Devos]

  • 15 novembre 2011 · 19h46 Michel Bertrand

    M. Drouin, la vraie question, l’ultime… Celle à deux piastres…

    Etes-vous Batman ou Robin? ;-)

  • 16 novembre 2011 · 11h10 MICHEL BRADETTE

    Le reste du Canada doit bien etre satisfait depuis le temps qu’il revait de nous faire prendre notre trou.Il y réussi sans qu’il ai d’efforts a faire,C’est nous qui le faisons pour lui.Nous somme bien parti pour devenir une simple ethnie.C’est avec la langue, avec la constitution etc…Quand allons finir par comprendre,il sera trop tard,s’il ne l’est pas déja…

  • 22 novembre 2011 · 22h50 Réal Lauzon

    Je refuse pour quelque considération que ce soit,de parler anglais à Montréal.
    Ce n’est pas ma culture et(c’est gens) ne sont pas mon peuple.

    Nous serons dignes de nous indigner,quand nous auront le courrage
    (coeur et rage) de nous donner enfin un pays .

  • 23 novembre 2011 · 16h33 Gilles Bousquet

    M. Lauzon, nous pouvons demander d’être servis en français sans avoir le coeur en rage. Être seulement gentil mais ferme et joyeux à l’intérieur, en prenant l’affaire comme un jeu où nous avons le gros bout du bâton…le cash pour acheter leurs affaires et leurs services, ce qui est loin d’être un vice.

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