Qui aurait pu prédire les effets spectaculaires d’une simple entrevue de Justin Trudeau à la radio? Si le Canada devient celui de Harper, lança-t-il à l’animateur Franco Nuovo, «peut-être que je songerais à faire du Québec un pays»! Et vlan.

Venant d’un Trudeau, la formule étonnait certes, mais elle ne faisait pas pour autant de lui un futur souverainiste! Loin de là! Le cœur de son propos était ailleurs. Il était dans sa critique cinglante du virage à droite du gouvernement Harper depuis sa victoire majoritaire.

Un virage aussi rapide que radical: abandon de Kyoto et du registre des armes d’épaule; patriotisme militariste et monarchiste; projets de loi sur la surveillance des internautes et la «loi et l’ordre»; députés et sénateurs pérorant sur la peine de mort et l’avortement; etc.

Pour plusieurs commentateurs hors Québec, la sortie du fils de Pierre Trudeau était un crime de lèse-Canada impardonnable. Au Québec, elle provoqua plutôt un débat sur le «fossé» grandissant entre le régime Harper et un Québec aux valeurs plus «progressistes».

À la une du Devoir, on pouvait même lire ce titre percutant: «Le Canada: au point de rupture?». La question est posée: Harper sera-t-il au mouvement souverainiste ce que l’échec de Meech en 1990 lui fut cinq ans avant un référendum presque perdu par les fédéralistes?

Finira-t-il, par la négative, à convaincre les Québécois de sortir d’un Canada où le pouvoir glisse également de plus en plus vers l’Ouest – le berceau ultraconservateur du Reform Party et de l’Alliance canadienne où M. Harper a forgé sa «vision».

Le premier ministre ne s’est d’ailleurs jamais caché de son objectif ultime: transformer profondément la culture politique canadienne en lui imposant des valeurs et des lois de plus en plus conservatrices. Majoritaire, il peut procéder.

Trudeau vs Harper

Bref, c’est en fait à la culture politique trudeauiste que Stephen Harper s’attaque. Du moins, au Pierre Trudeau perçu hors Québec comme le grand «protecteur» des droits, des libertés et d’une société juste.

En s’insurgeant contre un Canada qu’il voit devenir «mesquin», «petit d’esprit», «anti-intellectuel» et qui s’ingère «dans les vies privées», c’est maintenant au tour de Justin Trudeau de s’en prendre à la culture harpérienne. C’est donc Trudeau, père et fils, contre Harper.

Ce fossé entre le Québec et Harperland, un conservateur influent de l’époque Mulroney l’a qualifié de «décanadianisation du Québec». Comme une séparation de facto.

Ce fossé n’a pourtant rien de nouveau. Il date d’un bon quarante ans déjà. Ironiquement, le premier à le creuser fut nul autre que Pierre Trudeau lui-même. Il le creusa avec sa Loi sur les mesures de guerre. Avec le rapatriement de la Constitution en 1982 sans le Québec. Et de bien d’autres manières encore.

Stephen Harper accélère certes le processus, mais en tout premier lieu, ce fossé fut l’oeuvre de Pierre Trudeau et de son combat acharné contre le nationalisme québécois sous toutes ses formes. Et ce, par tous les moyens possibles, légitimes ou non.

Avant Trudeau, le Canada se demandait s’il fallait accommoder ou combattre le nationalisme moderne qui émergeait au Québec dans les années soixante. Pierre Trudeau lui enseignerait à le rejeter.

Une exception: Brian Mulroney. Élu en 1984, il faisait au Québec une offre de réconciliation constitutionnelle: l’accord du lac Meech. Question de réparer les pots cassés par Trudeau et le Canada anglais lors du rapatriement de 82.

En 1990, Meech échoua. Pierre Trudeau avait bien sûr fait campagne sur toutes les tribunes pour enjoindre le ROC à refuser la reconnaissance même timide du Québec comme «société distincte». Un échec qui marquera les Québécois pour longtemps.

Bref, si le Québec se «décanadianise», c’est aussi parce que le Canada se «déquébécise» depuis plusieurs décennies. Une relation d’évitement mutuel s’est développée. Comme un tango, mais sans danseurs.

Le Canada a oublié son «What does Québec want?». Ça ne l’intéresse plus. Aujourd’hui, ce serait plutôt aux Québécois à se demander «What does Canada want?» ou s’ils veulent vraiment continuer à faire semblant de ne pas voir qu’ils sont dans un pays dont la construction se fait de plus en plus sans eux.

Or, pour même poser la question, il faudrait tout au moins que le PQ s’engage fermement, pour reprendre l’expression de Justin Trudeau, à «faire du Québec un pays». S’il prend le pouvoir, bien sûr.

Ce qui, pour le moment, n’est toujours pas le cas.

Partagez cette page

+ Ajouter le vôtre Commentaires 64

  • 22 février 2012 · 16h24 Gaston

    J’ai des amis qui ont cru sincèrement, le temps d’un peu de temps, que Robert Bourassa allait faire la souveraineté après l’échec de Meech. Vous connaissez la suite.

    Alors la « conversion » de Justin Trudeau… tsé!!!!

    Pour ce qui est du Canada de Truideau vs le Canada de Harper, ça me semble évident que les québécois rejettent les deux. Vous me direz qu’on a dit noui au modèle Trudeau lors de 2 référendums mais, comme ils disent pour les relations sur Facebook: « c’est compliqué »

    De l’art de flotter entre deux chaises quand ni l’une ni l’autre ne nous intéresse et qu’on n’a pas le courage de changer de pièce.

    @sapressetie

  • 22 février 2012 · 16h50 Roger Gobeil

    Le ROC semble avoir profondément marre du Québec. Alors, pourquoi ne pas faire nos affaires sans les achaler avec ça?!!!

  • 22 février 2012 · 17h58 Gilles Bousquet

    M. Gobeil, même si le Québec tape sur les nerfs du ROC, il ne va pas espérer que le Québec se sépare vu que cette province séparée, lui couperait le Canada en deux, par le milieu, en morceaux inégaux…pas beau sur les Atlas, les globes et les cartes.

    • 23 février 2012 · 00h19 Alex

      Je ne crois pas M. Bousquet que votre argument soit pertinent. Il y a plusieurs pays dans le monde qui sont emboîtés dans le territoire d’autres.

    • 26 février 2012 · 17h24 Gilles

      L’Alaska est coupée du reste des USA par le Canada. pis après ? D’aurtant que à ce qui parait bientôt le passage du Nord par l’arctique va se dégager. Je ne vois pas le problème que vous voyez!

  • 22 février 2012 · 18h17 Mario Goyette

    OTTAWA – La vie privée de Vic Toews étalée au grand jour sur la twittosphère a déclenché une guerre entre néo-démocrates et conservateurs à la Chambre des communes.
    Le gouvernement de Stephen Harper ne l’a pas trouvé drôle. Aux Communes, où il profite de l’immunité parlementaire, le ministre des Affaires étrangères John Baird a carrément accusé les néo-démocrates de mener une campagne de salissage sournoise contre le ministre de la Sécurité publique Vic Toews.

    À maintes reprises, il a demandé au NPD « de s’excuser et d’identifier » la personne responsable de «ces coups bas».

    Ne vous demandez pas pourquoi les québécois ne se reconnaissent pas dans les valeurs canadiennes quand leurs plus dignes représentants sont aussi inspirants que le chef de la CIA à l’époque de J. Edgar Hoover.

    Général Jack D. Ripper : Je suis résolu à ne pas tolérer l’infiltration communiste, la propagande communiste, la subversion communiste, l’intoxication et le complot communiste qui sappent et qui putrifient tous nos plus précieux fluides corporels.

    « Messieurs, vous ne pouvez vous battre ici ! Vous êtes dans le PC de Guerre. »

    http://www.youtube.com/watch?v=qPBE-dp_88w

  • 22 février 2012 · 18h32 Claude Perrier

    Le Canada de Stephen Harper n’est pas le Canada.

    Ce n’est que celui de Stephen Harper…

    Ce que Justin Trudeau a exprimé, tout simplement.

    • 22 février 2012 · 20h02 Victor Beauchesne

      Stephen Harper a obtenu une majorité avec 39 % des votes au Canada, donc 62 % n’ont pas voté pour lui. Gilles Duceppe avait fait exactement la même chose avec 38 % des votes au Québec.

      Je trouve cela un peu rigolo de lire tous ces commentaires un peu scandalisés parce que Harper veut refaire le Canada avec moins qu’une majorité alors qu’ils trouvaient que Gilles incarnait les « valeurs québécoises  » avec à peu prèes le mêm pourcentage du vote.

      Deux poids deux mesures.

  • 22 février 2012 · 20h11 Michel Bradette

    Je me demande bien pouquoi se casser la tete à vouloir se différencier du ROC. L’indépendance c’est « out »,vouloir meme en parler c’est rever selon Charest qui dit que c’est l’économie qui est « in ». De toute manière,on a tellement dénaturé et meme démoniser l’indépendance dans l’esprit des gens depuis le dernier référendum sous prétexte que le monde ne voulait plus en parler. Il faut recommencer presqu’à zéro.De toute manière, the ROC of PET &Harper nous forcent à reconsidérer cet idée. Meme si Mme marois n’y tenait pas tellement, elle a été mise en quelque sorte au pied du mur par ses militants si non « dehors » Pauline!

  • 22 février 2012 · 20h38 Pierre Bouchard

    Copie partiellement remaniée de mon texte commentaire envoyé en réaction à l’article du Devoir référé ici dans What does Canada want.

    À part, la pertinence ou non de la gouvernance souverainiste si viable ou non pour faire du Québec un pays. L’impression est celle que je partage la majorité des points de vue de madame Legault. C’est une affaire de convergence d’analyse interprétative à part la question (comment faire la souveraineté, sujet qui a aussi son importance au Québec qui créé conflit), alors si parfois similitude existante des pensées, elle ne se veut pas clonage volontaire intellectuel entre des citoyens et un chroniqueur!

    La dépendance face à une autre nation

    Les anglophones sont simplement différents que certains cessent donc de crier à la xénophobie des indépendantistes.

    Le Canada en tant que pays anglophone transporte sa dimension britannique royaliste, sa chrétienté protestante qui privilégie l’individu sur la collectivité dans le sens d’une hyper responsabilisation de l’individu qui confine souvent à la culpabilisation personnelle si ça ne fonctionne pas et à une essence de la propriété privée qui se traduit par un fondamentalisme de l’égo et à celui d’une économie matérialiste dont le dollar est divin et à un anti environnementalisme qui se traduit par une volonté tranché d’acceptation d’une dénaturation humaine avec ses plus et ses moins.

    Le Québec plus qu’en Europe rencontre un monde anglophone qui va soit l’absorber dans un hyper libéralisme franchement idéologique ou soit dans un néoconservatisme royaliste, protestant, militarisé et policé.

    Le Québec a connu le libéralisme dogmatique individualisé, multiculturaliste et autoritaire de Trudeau maintenant il connaît le conservatisme Harper du patriotisme canadien, chauvin moralisateur et répressif. Il en sera ainsi durablement à moins que..

    Parce que le Québec est culturellement autre et ne se partage pas entre le libéralisme et le conservatisme comme dans les cultures anglosaxonnes maîtresses de la Grande Bretagne et des États-Unis dont le Canada pays anglophone s’inspire.

    Le Québec peut évidemment voter comme bon lui semble dans l’apathie tranquille de la réalité canadienne existante. Il devra vivre avec les conséquences de son abandon de sa condition culturelle et politique. Si la majorité des lecteurs du Devoir n’ont pas cette attitude, à l’extérieur du Devoir, les Québécois semblent accepter aveuglement leur dépendance.

  • 22 février 2012 · 20h47 Pierre Bouchard

    Victor Beauchesne.

    Sans le vote du Québec le 2 mai, le Canada sans le Québec a accordé 46% des voix aux conservateurs réformistes pendant que le vote québécois sans le Canada a accordé 16% aux conservateurs.

    Faites le compte! Et rien prendre au premier degré.

    D’après l’émission Lacombe à la première chaîne où J.L a participé.

  • 22 février 2012 · 20h51 Serge Gingras

    Pour un séparatiste, la question est sans intérêt. On s’en fout du Canada.

    Cela dit, les séparatistes sont minoritaires. Donc la question interpèle essentiellement les fédéralistes, même si nous sommes tous affectés par le comportement des Alliancistes.

    Ça me fait penser à un concert où il faut payer pour entrer, les fédéralistes, mais les séparatistes, à l’extérieur, entendent quand même la musique. On aimeraient bien en être dispensé, mais la musique atteint quand même nos oreilles.

    C’est ben verrat!

  • 22 février 2012 · 22h26 Saint-Grous

    Il ne faut pas oublier que le PLC est dans la confiture avec la commission Gomery et que la sortie de Trudeau fils est une ligne dans le fil de presse.

  • 22 février 2012 · 23h23 Étienne T.

    Le Québec est inséparable du Canada autant que le Canada est inséparable du Québec. Pourquoi ? Parce que le Canada ne peut pas se permettre de se « déquébéciser » sans s’ »américaniser » encore davantage au risque de disparaître. Parce que le Québec ne peut pas se permettre de se « décanadianiser » encore davantage sans dévisager sa devise nationale « Je me souviens ». Le reste du Canada a autant de bonnes raisons de demeurer une province du Québec que le Québec a de bonnes raisons de se (ré)associer et de se (ré)approprier le Canada.

  • 23 février 2012 · 00h15 Alex

    Ce n’est pas le Canada de Trudeau que Harper détruit, c’est plutôt celui de Pearson, dont Trudeau n’était en ce sens précis, que l’héritier. Et puis même au temps de Bourassa, je parle de Henri, le Québec était «décanadianisé». En fait, si on exclus les facteurs terminologiques (Canadiens, Canadiens-français, Québécois) les francophones d’Amérique du nord-est n’ont jamais été de fidèles Canadiens (au sens moderne). On n’a qu’à se rappeler les multiples crises qui ont secoué le nationalisme et la résistance face à une couronne (véritable ou symbolique) ne reconnaissant pas notre distinction, notre identité.

    Réponse au commentaire: «Le Canada de Harper n’est pas le Canada» = Mais le Canada a élu Harper avec une belle majorité chez les non-Québécois, donc… c’est ce que souhaite les «Canadians»!

  • 23 février 2012 · 07h38 Gilles Bousquet

    Western Canada doesn’t want Pauline, la séparatiste, chef du PQ, to win the next provincial election.

  • 23 février 2012 · 07h58 Gilles Bousquet

    Surprise pour ses détracteurs, suite au dernier sondage Crop La Presse, Pauline a presque doublé son appréciation comme futur PM du Québec et le PQ est revenu premier. Il gagnerait la prochaine élection si elle était tenue demain.

    Les souverainistes devraient remercier tous ceux qui lui ont planté des couteaux dans le dos, ce qui a démontré qu’elle est résistante pour faire face à la musique discordante des mutins, dirigés par le couple Parizeau-Lapointe, qui ont quitté le bateau du PQ en lui tapant dessus.

    L’ON de M. Aussant ne semble pas encore figurer sur ce sondage. S’il décollait plus rapidement, en diminuant d’autant les votes au PQ, ça ferait l’affaire du parti Libéral Charest.

  • 23 février 2012 · 09h23 Réjean Asselin

    Ce que le Canada veut c’est l’assimilation complète du Québec ou nous ignorer tout simplement. Nous ignorer comme lors du rapatriement de la Constitution. Nous ignorer après être venu nous dévoiler leur grand Amour quelques semaines avant le dernier référendum ! Que dis-je ! Nous rabrouer avec la fameuse loi sur la clarté du grand canadian Stéphane Dion.

    @M. Bousquet

    Est-ce vraiment la popularité de Pauline Marois qui fait la différence dans ce sondage CROP ou simplement la prise de conscience par les citoyens des faiblesses plus qu’évidente de Legault et sa CAQ et de l’impopularité grandissante de John James Charest !

    Ce que je veux dire c’est qu’actuellement le PQ avec Marois est légèrement en avance mais avec un Duceppe bien en selle le PQ serait largement en avance. Ce que je veux dire c’est que les conseillers de Pauline Marois ont probablement réussi à lui donner une direction plutôt que de la laisser aller dans toutes les directions comme elle le faisait il y’a quelques semaines. Ce que je veux dire c’est que les derniers gestes comme celui de former un comité avec des gens comme Paul Piché qui a pour but de réorienter la stratégie souverainiste pourraient avoir un impact positif plutôt que d’essayer de balayer le projet sous le tapis. Ce que je veux dire c’est que le PQ et Pauline Marois en revenant au centre-gauche avec des positions comme l’abolition du 200 $ de franchise dans le cas de soins hospitaliers a repris la place qui lui revient. La preuve, QS perd des points pendant que le PQ en gagne.

  • 23 février 2012 · 09h25 Étienne T.

    En réponse à Alex,

    Trudeau père n’a pas pu être QUE l’héritier de Pearsons mais aussi celui des Papineau (pas la circonscription mais l’homme), Lafontaine, Cartier, Laurier et Saint-Laurent. On pourrait aussi mentionner MacDonald puisque le principal concerné le mentionnait plus souvent qu’autrement dans ses allocutions. Dans les livres d’histoire, il me semble aussi que le Canada de Pearson n’est pas vraiment perçu comme un « nouveau » Canada, contrairement à celui de Trudeau. Qu’on le veuille ou non, qu’on aime ça ou non, dans l’histoire d’un pays, une « nouvelle » Constitution (celle de 1982) est toujours un événement digne d’attention. À ce titre, si Pearson a déjà été un maître pour Trudeau (celui-ci en a eu bien d’autres et des meilleurs !), le disciple a largement dépassé le maître.

    Sinon, il est vrai que les francophones d’Amérique du nord-est n’ont jamais été de fidèles Canadiens… dans la mesure où ils n’ont pas su écouter l’exhortation du premier historien « officiel » du Canada François-Xavier Garneau natif de Québec : « Que les Canadiens soient fidèles à eux-mêmes ».

  • 23 février 2012 · 09h37 Étienne T.

    En réponse à Alex encore

    Contrairement à ce que vous affirmez, on pourrait dire que Harper est l’héritier direct de Pearson sur cette question bien précise que la « nationale » (en excluant toutes les autres questions politiques donc) ! À propos d’un Canada français (qu’on n’appelait pas encore Québec) Pearson ne disait-il pas quelque chose du genre : « a nation within a nation ». N’est-ce pas là exactement ce qu’a répété Harper il y a quelques années à la Chambre des Communes ?

    • 23 février 2012 · 13h37 Josée Legault - Voix publique

      La référence à Lester B. Pearson est intéressante, mais surtout en ce qui concerne la politique étrangère du Canada.
      Mais, en effet, le Canada de Pierre Trudeau, si on peut l’appeler ainsi, aura transformé le pays bien plus encore. Et la Constitution de 1982 en est, si l’on peut dire, l’acte fondateur.
      Pour revenir à Pearson, il est aussi vrai que son ouverture envers le Québec et les francophones hors Québec l’aura grandement distingué de Pierre Trudeau.
      L’exemple le plus marquant de l’ouverture de Pearson ayant certes été la création de la Commission Laurendeau-Dunton (Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme).
      Son mandat était d’ailleurs basé sur le principe dit des deux peuples fondateurs et de la dualité culturelle.
      Les travaux de messieurs Laurendeau et Dunton reposaient même sur les concept de «partenariat égal» entre les deux peuples..
      Une fois PM, Pierre Trudeau mettra éventuellement plus ou moins leur volumineux rapport à la poubelle.
      Il ignorera le concept de biculturalisme et de partenariat pour y substituer ceux du multiculturalisme et du bilinguisme officiel pour les institutions fédérales.

      Et comme on dit en anglais, «the rest is history»…

  • 23 février 2012 · 09h41 Étienne T.

    Ainsi, en toute cohérence, il faudra dire que la question nationale n’est pas tant ce « What does Canada want ? » mais toujours et encore ce « What does Québec want ? ». Ou plutôt : « What do those nationalists from Québec really want ? »

  • 23 février 2012 · 10h11 Gilles Bousquet

    Qu’est-ce que vous voulez dire, M. Réjean Asselin ? Que Mme Marois n’est pas encore assez bonne pour VOUS ? Que vous aimeriez mieux M. Duceppe qui a des problèmes par-dessus la tête en plus de s’être fait planter solide le 2 mai dernier par des amateurs dont certains…ignares ?

    Vous voteriez pour quel parti, s’il y avait une élection demain matin ?

  • 23 février 2012 · 14h25 Jean-Pierre Gascon

    Il y a belle lurette que la réponse à la question « What does Canada want ?  » nous a été donnée par le Rocanada. Nous avons qu’à nous rappeler le rapatriement unilatéral du British North Amrerica Act » par PET en 1982 et l’adoption de la Constitution de 1982 sans l’aval du Québec et son peuple. Ce que le Rocanada voulait en 1982 et veut toujours en 2012 est d’assujettir le Québec à sa volonté politique.

  • 23 février 2012 · 17h13 Réjean Asselin

    La question : « What does Canada Want  » n’ en est pas une très complexe. Nous savons que le Canada rêve d’ une nation anglo-saxonne « coast to coast  » depuis le jour UN de la Conquête. Notre résistance fut et et demeure encore la bête noire du ROC mais le voeux le plus cher de Lord Durham n’ est pas disparu pour autant dans l’imaginaire des canadiens anglophones.

    Par contre « What does Québec want  » demeure LA question a 100,000 $

    Nous sommes et demeurons un peuple a forte tendance maniaco-dépressive !

    Nous avons élu le Bloc de façon majoritaire pour de nombreuses élections au fédéral. Nous avons un gouvernement fédéraliste des plus questionnable depuis trois mandats au Québec. Nous avons voté massivement pour le NPD à la dernière élection fédérale. Et maintenant la bataille entre le PQ, la CAQ et le PLQ lors de la prochaine élection pourrait nous donner un gouvernement minoritaire.

    Alors reprenons en coeur : Que veux le Québec ????

    Un petit Québec indépendant dans un grand Canada uni peut-être ?

  • 23 février 2012 · 17h23 Gilles Bousquet

    Vous avez tout compris M. Asselin, sauf pour le petit Québec et le grand Canada pour illustrer que les Québécois votent « petit ».

    Les Québécois veulent un Québec souverain…canadien vu que 67 % des souverainistes déclarés dans les sondages veulent rester dans le Canada, confirmé par des sondages précédents comme confirmé par M. Jean-Marc Léger en février 2011 à Télé Québec. Ça ne fait pas très longtemps.

  • 23 février 2012 · 17h29 Étienne T.

    Mauvaise réponse M. Asselin ! Tous ces diagnostics à la sauce psychologisante appliqués à cette collectivité (i.e. une amnésie collective, un état de dépendance, une tendance maniaco-dépressive, etc) sont à déplorer… justement parce qu’ils sont parfois ceux qu’utilisent certains « ennemis » du Québec (qu’il faudrait mieux identifier faute de quoi ils devront être jugés « imaginaires »). Vous pouvez cesser de leur donner raison s’il vous plaît ?

    • 23 février 2012 · 18h07 Réjean Asselin

      Les ennemis du Québec sont parfois les québécois eux-même. Les autonomistes-nationalistes-fédéralistes -indépendantistes qui semble vouloir se multiplier font partie de la problématique eux itou !

      Les « sans étiquettes  » qui voteront pour la CAQ font aussi partie du problème.

      Mise a part le vote ethnique et l’argent ( en plus de la malhonnêteté du clan du NON ) qui auront joué un rôle important lors de la défaite du dernier référendum les nombreux québécois francophones de la région de Québec qui ont votés NON en 1995 aurait peut-être fait la différence.

      Il ne faut pas avoir peur de se regarder le nombril mon cher Monsieur. Les ennemis ne sont pas toujours là ou nous le croyons. En ce qui me concerne les nombreux autonomistes qui veulent un Québec indépendant dans un Canada uni sont beaucoup plus nocif a la réalisation du projet souverainiste que la vieille anglophone francophobe de Westmount !

      Nous les francophones sommes encore majoritaire au Québec mais aucuement solidaire !

  • 23 février 2012 · 18h15 Réjean Asselin

    Monsieur Bousquet !

    Quand je mentionne le « petit Québec  » je parle justement de la perception que beaucoup de québécois entretiennent d’ eux-même surtout chez les hésiteux, les entre-deux chaises, les autonomistes canadiens -français, les pas sûr, les peut-être ect…!

    Soit beaucoup de militants caquistes et même péquistes…hélas !

  • 23 février 2012 · 20h46 Gilles Bousquet

    M. Asselin, les Québécois francophones qui vont voter pour le PQ à la prochaine élection, à la place de voter autrement ou de rester paresseusement à la maison, vont montrer de la détermination à faire décoller la souveraineté du Québec, vers de nouveaux sommets avec un certain lien canadien, même s’il ne fait pas partie du programme du PQ parce que, le PQ ne pourra pas aller plus loin que le désir de la majorité des Québécois, incluant les anglophones et les allophones, ce qui ne sera probablement pas la simple séparation, la sortie unilatérale et entière du Québec du Canada.

    L’élection d’un gouvernement péquiste devrait traumatiser un peu le ROC mais…ils devraient s’en remettre…si la chose arrivait.

  • 23 février 2012 · 21h07 Réjean Asselin

    Je vous comprend très bien Mosneiur Bousquet !

    Jouer au petit pitou qui jappe en se branlant la queue c’ est moins dangereux que de décider fermement de quitter l’appartement de ses parents pour obtenir son autonomie !

    What does Québec want ?

    Une niche un peu plus grande et un nonosse tout neuf !

  • 23 février 2012 · 21h47 Gilles Bousquet

    M. Asselin est dans le tout ou rien. Si nous ne sortons pas le Canada complètement du Québec, nous sommes des dégénérés, des pissous, des chiens qui se contentent de gros nonosses qui se branlent la queue quand ils sont de bonne humeur en allant porter le journal aux colonisateurs anglophones, qui les exploitent encore à l’os etc.

    Le Québécois francophone sait que c’est, quand même mieux, un gros nonosse qu’un petit ou pas de nonosse du tout. Il ne se sent plus du tout, pauvre nègre-blanc, porteur d’eau, comme ses ancêtres, dans le temps sauf exception, évidemment. Me semble que voter PQ pour sortir le PLQ serait un solide avancement ou CAQ si on est fédéraliste ou souverainiste à retardement..

  • 24 février 2012 · 02h16 Sylvain Guillemette

    Contrairement a ce qui a été écrit précédemment, les gens de la région de Québec ont majoritairement voté OUI lors du référendum de 1995.
    Ce qui me frappe dans la situation politique au Québec, c’est que les francophones sont encore divisés. Pendant ce temps, les parlants anglais ne le sont pas et appuient massivement le parti libéral. Ce qui fait que nous avons un parti provincialiste libéral au pouvoir depuis 9 ans.
    Dernière nouvelle cocasse: La Presse et Le Soleil qui font des unes sensationnalistes avec la remontée du Parti Québécois. Encore un peu et on aurait pu lire, Au secours!, en première page de ces deux journaux.

    • 24 février 2012 · 13h51 Jean-Pierre Gascon

      La région de Québec a voté « oui » en 1995 à 55%; toutefois elle a voté pour le oui dans une mesure moindre que le reste des francophones de tout le Québec qui ont voté « oui » à 63%.

      Dire que si les Québéciens de la région de la capitale NATIONALE avait voté dans la même mesure que le reste des francophones le « oui » l’aurait emporté et la question « What does Canada want ?  » aurait été alors plus que pertinente et réellement posée aux Rocanadians.

  • 24 février 2012 · 10h41 Étienne T.

    Tant mieux que Trudeau ait fracassé avec éclat ce biculturalisme et ce mythe des « deux peuples fondateurs ». Tant mieux ! On se demande encore qui peut bien représenter ces « deux peuples fondateurs ». Non il est impossible d’évoquer l’Angleterre et la France malgré un réflexe spontané de l’esprit ! Pour qui connaît juste un peu l’histoire du Canada, cela représente un gros mensonge, la déformation d’une réalité, une construction post-historique, etc.

    Le premier explorateur qui se soit rendu jusqu’en Colombie-Britannique à partir de Montréal, qui ait permis ce « coast to coast » d’une devise nationale, était Écossais d’origine : Alexander Mackenzie. Mentionnons aussi que dans les canots de son expédition, il y avait des Canadiens et des Autochtones. Si certains se permettent de penser que l’Écosse c’est l’Angleterre, notamment par cette langue commune, un type comme Trudeau, ayant une mère d’origine écossaise, était bien placé pour connaître cette distinction. On pourrait parler aussi de la présence d’Écossais aux côtés des Patriotes de 37-38, du chardon sur le drapeau de Montréal, de la Nova Scotia, etc.

    Mais bon, soyons ironique, donnons raison à qui confond l’Écosse avec l’Angleterre, au-delà d’une certaine volonté d’indépendance écossaise, nous ne serons que mieux autorisés à confondre le Québec avec le Canada… pour un plus grand bien commun.

  • 24 février 2012 · 13h30 Réjean Asselin

    @Sylvain Guillemette

    Vous avez raison dans la région de Québec le vote francophone pour le OUI en 1995 a été de 56 % !

    Alors regardons de près la situation :

    Vote francophone Montréalais : 61.2 %
    Saguenay : 70 %
    Bas Saint-Laurent : 64 %
    Laurentide : 65 %
    Estrie : 55 %
    Québec : 56 %
    Beauce- Montmorency : 34 %
    Outaouais :34 %

    Mon point de vue demeure le même ! Ajoutons quelques pourcentage pour le vote francophone dans les régions ayant eu en bas de 60 % et le référendum aurait probablement été gagnant !

    Autrement dit : Oui nous avons eu une opposition malhonnête,! L’argent et le vote ethnique demeure un point important face aux résultats mais force est d’ admettre qu’ avec un peu plus de solidarité entre francophone le Québec serait maintenant souverain !

    What does Quebec want ?

    • 26 février 2012 · 09h00 Victor Beauchesne

      Au lieu de radoter sur l’argent et le vote ethnique depuis 18 ans, me semble qu’à votre place je tenterais de rallier ce monde au lieu de les diaboliser continuellement.

  • 24 février 2012 · 13h38 Vieuxfou fini

    Emil Michel Cioran, philosophe, a écrit : «Le destin de l’homme est d’épuiser l’idée de Dieu.»
    Je crois bien que le destin des Québécois est d’épuiser l’idée du Canada.

    Par petites touches, tout au long de son histoire, le Québec se débarrasse consciencieusement de l’idée d’un Canada homogène, d’un océan à l’autre où la collaboration est possible dans le respect des caractéristiques des groupes qui le composent. La réalité qui se révèle, progressivement, au fur et à mesure des expériences que la société québécoise vit, c’est que le Canada ne peut pas être LE pays pour tous les citoyens qui y vivent.

    Les Québécois et les Québécoises sont en train, petit à petit, d’épuiser l’idée du Canada. Tel est notre destin qui est jalonné par des évènements, par toutes les tentatives, par tous les essais qui se succèdent et qui prennent tout leurs sens quand la perspective historique, globale nous les fait voir.

  • 24 février 2012 · 22h11 Mario Goyette

    Plan de survie en français
    http://www.youtube.com/watch?v=tYl0-29-nC8&feature=related

  • 26 février 2012 · 08h42 Gilles Bousquet

    M. Vieuxfou fini, est-ce que le destin Américains du Vermont, les Vermontois, serait d’épuiser l’idée des États-Unis afin de s’en séparer ? Why not ?

  • 26 février 2012 · 10h34 Réjean Asselin

    @Victor Beauchesne

    Rallier ce monde ?

    Que voulez-vous dire M. Beauchesne ?

    Le vote ethnique et l’argent est du côté Canadian depuis des lustres et vous le savez très bien. Mon propos est justement un appel à la solidarité francophone du Québec.

    SOLIDARITÉ…….un mot que bon nombres de canadiens-français ne connaissent pas mais que la majorité des anglophones et des allophones francophobes pratiquent a chaques élections !

    Vous qualifié les propos qui ne font pas votre affaire de radotage alors que vous vous transformé en Mr. Canada jour après jour sur ce blogue !

    Une pause de Partimouane Kanada avec Mister Beauchesne !!!! Yesss !

    • 26 février 2012 · 14h38 Victor Beauchesne

      Excellent commentaire M. Asselin ! Ça démontre encore une fois l’esprit qui anime le mouvement souverainiste. Il n’y a rien à faire ni avec les minorités ni avec les fortunés dans notre société, car ils seraient tous vendus d’avance à l’oppresseur. C’est votre point de vue mais ça n’a pas fait évoluer l’option dans l’opinion publique depuis 40 ans.

      Tout ce que je vous suggérais c’était d’arrêter de traiter ces gens là comme des ennemis permanents mais plutôt comme des amis à la cause potentiels car le bassin des qds ( Québécois de souche) se rétrécit avec le taux de natalité le plus bas au Canada et 50 000 immigrants p.a..

      Bon si vous en êtes incapable de vous en rendre compte c’est pas la faute du fédéral, qui vous tendez à blâmer un peu facilement pour vos propres erreurs stratégiques.

      Allez lire le livre de Bock-Côté, pourtant un souverainiste sincère et convaincu, qui dit ce que tout le monde sait: le Québec n’atteindra jamais l’indépendance tant que le mouvement souverainiste se campera carrément à gauche. Mme Marois vient de tomber dans le même piège, elle délaisse ses convictions souverainistes pour tenter de récupérer les brebis égarés chez QS afin de sauver sa job de chef. Bravo pour elle, mais la souveraineté on s’en reparlera dans 10 ans.

  • 26 février 2012 · 13h42 Laurent Desbois

    Le nouveau Canada ???? Rien de neuf !!!!
    Le vrai Canada qui lève sa jupe!!!
    Le fossé se creuse entre le Québec et le Canada! Harper représente très bien ce Canada! Ce n’est pas Harper personnellement qui est en cause, c’est l’appartenance à ce cher Canada !
    Justement, le problème c’est que notre place n’est pas au Canada!!!!! Sortons-en au plus vite !

    Dénoncer Harper, ce n’est pas promouvoir l’indépendance. Cela envoie le message que si ce n’est plus Harper, si c’est le NPD avec Mulcair ou les PLC avec Bob Ray par exemple, le Canada c’est bien, ou du moins pas si pire.

    La décanadianisation du Québec s’accélère!
    http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/la-decanadianisation-du-quebec-saccelere/7024/
    L’identité québécoise a atteint, en novembre 2010, un niveau historique de 60% !
    Une Question claire pour Stéphane Dion, lors du prochain référendum!!!
    http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/collection/artefacts/M998.48.87
    Question: Voulez-vous que le Québec soit formellement reconnu comme nation dans la constitution. Je ne vous laisse pas deviner: en noir, c’est non !
    http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/la-fin-des-deux-solitudes-voir-cest-savoir/9061/

    • 26 février 2012 · 14h46 Victor Beauchesne

      Euh de quel référendum parlez-vous au juste, celui avec les enfants de 16 ans, aussi bien demander si nous sommes en faveur de la bière gratuite, tant qu’à y être.

      Votre deuxième question est bien bonne mais n’a aucune portée car elle n’engagerait pas le gouvernement québécois à agir, faudrait qu’elle soit pan-canadienne afin d’obliger le gouvernement fédéral à l’action.

  • 26 février 2012 · 16h23 Réjean Asselin

    @ Victor Beauchesne

    Encore une fois vous êtes complétement dans le champ. Quand je parle de « solidarité  » entre les francophones du Québec je ne parle aucunement de gauche et de droite. Mathieu Bock Côté parle d’ abord de la culture et de la langue française commes valeurs essentielles pour le retour de la ferveur souverainiste.

    Lors du dernier référendum la question de la gauche et de la droite n’a jamais été pris en considération.

    Vous me faite rire quand vous mentionnez Bock Côté car malgré son idéologie de droite ce type est un souverainiste convaincu qui nous met en garde contre le multculturalisme canadien que vous Mr. Beauchene semblé apprécier comme tout nos fédéralistes fier des Rocheuses et de la feuille d’ érable.

    Vous servir d’ un souverainiste pour discriditer un autre souverainiste n’ a rien d’ original M.Beauchesne, vos amis du gouvernement fédéral le font depuis des lustres !

    Allons Un peu de plus de sérieux dans vos arguments M. Beauchesne sinon nous en viendront à la conclusion que ne faite que jouer a la mouche qui fatigue tout le monde une belle journée d’ été !

    • 26 février 2012 · 16h30 Victor Beauchesne

      autre que de m’accuser d’aimer le multiculturalisme, et vous généralisez encore car ce n’est pas du tout mon cas, vous ne répondez jamais à l pourquoi vous écartez d’office les ethnies et les fortunés.

  • 26 février 2012 · 17h26 Réjean Asselin

    @Victor Beauchesne

    Vous n’ êtes pas fédéraliste, ni souverainiste, ni de gauche, ni de droite, pas pour le mullticulturalisme mais contre ceux et celles qui parlent contre, vous êtes pour le gros bon sens, pour l’argent peut-importe d’ ou elle provient et pour les groupes ethniques même les plus francophobes.

    Evidemment quand on aime jouer a la mouche qui dérange tout le monde c’ est préférable de ne pas avoir d’ étiquettes.

    La CAQ vous va merveille !

    Le scandale des commandites et le vote honteusement et grandement majoritaire du vote ethnique pour le NON au dernier référendum répond en partie a votre question un peu innocente sur l’argent et les ethnies !!!!

    A la prochaine élection provinciale vous pourrez aussi vous joindre aux anglophones et allophones de Montréal qui voteront surement et massivement pour le parti des anglais, le PLQ, peut-importe le bilan désastreux et les odeurs de corruption en autant que ce soir le parti libéral qui gouverne !

    De cette façon vous serez solidaire envers votre idéal !

  • 26 février 2012 · 18h11 Laurent Desbois

    « Le vrai visage de Pierre Elliot Trudeau »

    http://lesintouchables.com/livre-576-Le-vrai-visage-de-Pierre-Elliott-Trudeau.php

    Voir l’essai à la fois psychanalytique, anthropologique et politique au sujet de ce dernier: « Le vrai visage de Pierre Elliot Trudeau » par François-Xavier Simard, éd. Les Intouchables, 2006. ISBN : 2-89549-217-4.

    Ce médecin conclu que l’hostilité de Trudeau contre la nation Québécoise s’expliquerait par son conflit œdipien et des identifications familiales.

    Vu notre questionnement identitaire, ce livre pourrait être d’une certaine utilité.

  • 26 février 2012 · 18h21 Laurent Desbois

    Le parti Libéral du Canada a perdu sa raison d’être.
    Le Parti Libéral du Canada est le parti des minoritaires. Parce que c’est normal pour tout être humain de faire parti d’une majorité, ils ont perdu leurs quatre bases électorales. Je m’explique.
    1.) Ils avaient le vote des Canadiens-Français du Québec. Depuis la révolution tranquille, ceux-ci se sentent majoritaires et sont devenus Québécois, ils votent donc plus à gauche maintenant (Bloc-NPD).

    2.) Les Francophones hors-Québec s’assimilent à la majorité anglaise, pour devenir Canadian. Ils votent donc NPD ou Conservative, dépendant s’ils sont de gauche ou de droite. (ex. St-Boniface au Manitoba et Chéticamp, N-É qui sont allés Conservateur. Bathurst au N-B et le nord de l’Ontario qui sont allés NDP).

    3.) Les immigrants aussi, qui après deux générations, s’assimilent aux Anglais et deviennent Canadian (NPD-Conservateur). Ils sont donc une clientèle d’électeurs éphémères, à renouveler constamment.

    4.) Et la dernière minorité, les Anglais du Québec. C’est tout ce qui reste (libéral), mais c’est très limité, avec quelques contés dans le West-Island.
    Comme vous voyez, ce n’est pas une question de chef, même si ceux-ci ne sont pas forts. Les deux derniers Dion-Ignatieff ont été choisis par défauts, parce que personne ne veut être chef d’une gang de loosers systémiques et chroniques.
    Le parti libéral a toujours été un regroupement de minoritaires et aujourd’hui ils récoltent ce qu’ils ont semé… leur clientèle historique est devenu adulte et s’est affranchie.
    Prochainement, il ne restera que deux nations souveraines le Québec et le Canada…. Le parti Libéral aura bientôt perdu sa raison d’être. Nous seront tous majoritaires et le parti libéral disparaîtra paisiblement. Ce sera la fin du beau rêve à Trudeau et on en parlera dans les livres d’histoire comme un exemple à ne pas suivre.

  • 27 février 2012 · 09h27 Victor Beauchesne

    @ M. Asselin,

    Vous vivez dans un monde de noir et blanc, sachez que les tons de gris existent aussi. Exemple on peut être fédéraliste sans souscrire aux thèses de Trudeau ( père et fils) sans être un mordu du multiculturalisme et on peut même être farouchement pour la primauté de la langue française au Québec.

    Parce que quelqu’un (moi en l’occurrence) est allergique au nationalisme trop fort, et bien imaginez-vous que cette même allergie s’applique au nationalisme canadien.

    Vous dites que le vote ethnique a été « honteusement  » pour le non. La honte pour moi n’est pas celle des voteurs ethniques mais bien plus celle du mouvement souverainiste qui a repoussé la vaste majorité de ces citoyens justement à cause d’un nationalisme aiguë qu’ils percevaient comme contre eux. Les vrais démocrates respectent toujours le vote du peuple.

    Mon intervention ici est plutôt une réflexion sur pourquoi le mouvement souverainiste n’a jamais tenté d’inclure les minorités dans son projet. le seul qui l’a fait fut Gérald Godin, à son plus grand mérite.

    L’électoralisme de Mme Marois pour taxer les « riches » me semble une tactique gagnante à très court terme pour rallier les brebis égarées chez QS mais perdante pour la longue lutte pour la souveraineté. Il y a une raison pourquoi les réunions de gens d’affaires pour la souveraineté peuvent se tenir dans une cabine téléphonique, mais cela ne semble pas du tout préoccuper les leaders.

  • 27 février 2012 · 17h17 Réjean Asselin

    @Victor Beauchesne

    Vous déformé mes commentaires Mister Beauchesne !

    Je n’ ai pas dit que voter NON était HONTEUX mais plutôt que la presque totatité du vote anglophone et allophone est TOUJOURS contraire aux votes francophones et TOUJOURS contre les aspirations d’un Québec francophone.

    Aux prochaines élections je suis certain encore une fois que le vote anglophone et allophone de Montréal sera encore MAJORITAIREMENT libéral même après trois mandats excécrables et parsemés de gestes très douteux de la part d’ un gouvernement aux odeurs suspects de corruption. Et pourquoi ? Simplement parce que le PLQ est le parti des anglais, un parti fédéraliste. Remettre des gens douteux au pouvoir n’ est pas un problème en autant que ces gens travaillent d’ abord pour le CANADA !

    Et vous Mister Beauchene, grand démocrate, allez voter pour Ali Baba Charest simplement parce que vous avez en horreur vos semblables de culture francophone aux Québec qui veulent faire du Québec un pays ? Et la CAQ, qui ne fera jamais la souveraineté, pourquoi nos anglos ne feraient-ils pas une exception cette fois-ci pour empêcher un quatrième mandat a une équipe des plus douteuse et des moins compétente ?

    Lors du dernier référendum c’ est l’équipe du OUI qui a respecter la démocratie alors que nos fédéralistes du NON ont dépassés les limites et agit de façon illégale !

    Et encore une fois nous avons un gouvernment fédéraliste a Québec dont les malversations ont été les débats dominants des trois dernières années !

    Le PLC a Ottawa qui paye encore pour sa malhonnêteté et le PLQ a Québec qui verra sa réputation douteuse faire partie des livres d’ histoires du Québec.

    La démocratie vous dites ????

  • 28 février 2012 · 08h13 Victor Beauchesne

    « Le scandale des commandites et le vote honteusement et grandement majoritaire du vote ethnique pour le NON au dernier référendum répond en partie a votre question un peu innocente sur l’argent et les ethnies !!!! » R. Asselin 26 fév 17h26

    « Je n’ ai pas dit que voter NON était HONTEUX mais plutôt que la presque totatité du vote anglophone et allophone est TOUJOURS contraire aux votes francophones et TOUJOURS contre les aspirations d’un Québec francophone. » R. Asselin 27 fév 17h17

    M. Asselin, au lieu de m’accuser de déformer vos propos, svp choisissez le texte qui reflète le mieux vos propos, et retirer l’autre car il y a une grosse contradiction.

    Pour votre information je n’ai jamais voté PLQ de ma sainte vie, n’en déplaise à vos idées reçues

  • 28 février 2012 · 09h16 Réjean Asselin

    @M. Beauchesne

    Le vote en bloc et presque totalitaire des anglophones et des allophones contre le OUI aux référendums et contre tout partis politique dirigés par des francophones au Québec représente a mes yeux un vote pas très loin du racisme.

    Que cela vous plaise ou non !

    Vous n’ avez jamais voté pour le PLQ mais vous passez votre temps a vous en prendre aux québécois qui dénoncent les agissements de ce gouvernment de pleutre.

    Alors dite nous une fois pour toute pour qui vous avez voté lors des 15 dernières années ? De quelle allégeance politique êtes-vous ? Que souhaitez-vous pour le Québec de demain ? Et à qui ira votre vote à la prochaine élection provinciale ?

    Sinon gardez-vous un petite gêne avant de donner des leçons aux gens qui prennent position sur la chose politique, qui font des choix et qui les assument !

    Chialer pour chialer est une attitude normale du passage de l’adolescence au monde adulte ! En avez-vous terminer avec ce passage M. Beauchesne ?

    • 28 février 2012 · 14h20 Victor Beauchesne

      J’essaie de m’en tenir au billet initial et aux commentaires qui en découlent. Personne n’est intéressé à l’historique de mon vote, j’ai rarement voté pour le même parti 2 fois de suite. Quand je connaîtrai la date du prochain scrutin ainsi que les plateformes électorales des différents partis, je me ferai un plaisir de partager mon choix avec vous. Je n’ai pas d’idée fixe.

      Mais revenons à vos commentaires qui accusent les anglos et allos de racisme ou presque. On est raciste ou on ne l’est pas, un peu comme on est enceinte ou pas, on ne peut pas être « pas très loin » sans l’être.

      Alors je reprends, toujours dans vos mots: les anglophones et allophones agissent de façon honteuse frisant le racisme parce qu’ils votent pour des partis non souverainistes. Est-ce que ce racisme découle du phénomène du nombre ou du fait-même de voter pour de tels partis ? Dans un cas comme dans l’autre, vous mettez en doute la valeur de leur vote en les affublant d’un déficit moral dès qu’ils s’expriment selon leur perception de leur propre bien.

      Vous dites aussi qu’ils ne votent jamais pour des partis dirigés par des francophones, alors comment expliquer leur vote massif pour les Lesage, Bourassa, Johnson,
      Trudeau, Chrétien, Dion et Charest, à moins que vous ne considérez comme francophones les seuls candidats souverainistes.

      Dernière question: est-ce que le gouvernement actuel que vous accusez de malversations serait mauvais parce que fédéraliste ou fédéraliste parce que mauvais ?

      Enfin, tout ce que je voulais démontrer dans mes trois billets c’est que la stratégie souverainiste de diaboliser l’argent et le vote ethnique nuit au mouvement souverainiste et je suggérais en toute humilité de changer le cap et de tenter de rallier ces brebis égarées. Vos réponses illustrent très bien que mes suggestions sont malvenues et qu’on préfère nous offrir un Québec indépendant de gauche avec un fort penchant identitaire. À cela je réponds non merci, mais je ne ferme pas la porte à un projet non idéologique et qui serait plus accueillant envers nos minorités.

  • 28 février 2012 · 13h21 Patrick

    Bonjour,

    What does Canada want ? En réponse à cette question sur le Huff Post (HP), un commentateur anglophone me répond:

    « [...] in a nutshell: The English language being Official like it was throughout the history of the province & country. That status was illegally erased & removed (being a « Public Law ») – and devastated ALL our rights and Freedoms – to live & work in « Our Province & Our home ». The discrimination, anger, hate hurled at, les maudit anglais & autres, whilst claiming Quebec belongs only to the pure laines quebecois – alongside the Language Police says enough, no? [...] »

    C’est une réponse que j’aie eût personnellement et qui n’a pas été publiée par le HP. En substance, il semblerait qu’on soit chez-lui. Ou chez-eux,… Et que la discrimination, selon lui, est d’abord envers la communauté anglophone de la Province of Québec…

    J’ai comme l’impression que plus on dira que c’est chez-nous, plus que le Canada dira la même chose. Je suis très embêté…. C’est comme si personne ne se comprenait finalement.

    Patrick

  • 28 février 2012 · 14h45 Vieuxfou fini

    @ Victor Beauchesne

    Dans les circonscriptions de l’Ouest de l’ile de Montréal, celles qui sont très majoritairement anglophones, plus de 80% des votes ont été en faveur du PLQ.

    Nulle part ailleurs au Québec, même dans les comtés les plus francophones, on ne retrouve ce même phénomène.

    Comment expliquez-vous ce phénomène uniquement présent dans les comtés de l’Ouest de l’ile, TRÈS majoritairement anglophones ? Ou c’est un phénomène qui s’apparente à du racisme ou cette population est complètement inféodée à une idéologie politique qui l’oblige à tel blocage. Pourtant, ces citoyens ne sont pas tous des tarés …

    Comment nommez-vous ce phénomène par lequel un groupe donné vote TOUJOURS, de génération en génération et presqu’à l’unanimité pour le même parti politique ?

  • 28 février 2012 · 15h05 Vieuxfou fini

    M. Beauchesne,

    Je suis souverainiste. Mais j’aime énormément côtoyer mes concitoyens originaires de partout à travers le monde. Je ne sais pas où vous prenez l’idée que les souverainistes et les partis politiques qui défendent l’idée de l’indépendance du Québec désirent tenir à l’écart les citoyens québécois qui ne sont pas de souches.

    Vous parlez de «nationalisme aigu». Au-delà de l’euphémisme, pouvez-vous précisez votre pensée sur cette expression ? Pouvez-vous apporter des exemples de «nationalisme aigu» ?

    Évoquer une évidence est-ce du racisme ?

    • 28 février 2012 · 17h03 Michel Bertrand

      Où il prend l’idée?

      Par exemple: le très célèbre « l’argent et le vote ethnique » de la belle-mère Parizeau!
      Prenez Réjean Asselin ici, qui blâme toujours les allophones et les anglophones…

      Ouvrez-vous les yeux, Vieux Fou! :)

      C’est pas une insulte, c’est son nom! ;-)

    • 29 février 2012 · 10h13 Victor Beauchesne

      Si vous insistez, je vous réfère aux nombreux écrits ici-même, non seulement de M. Asselin, mais surtout d’un certain Jean-Pierre Gascon qui illustrent très bien ce qu’est le nationalisme aigu.

      Mais autrement, je vous citerai en exemple le grand chef du mouvement, le président du conseil de la souveraineté Gérald Larose. C’est pas n’importe qui, c’est le porte-parole de tout le mouvement. Allez lire ses écrits sur son blogue pour vous rendre compte comment ses propos sont haineux, revanchards et anti Canadien anglais. Pensez-vous pour un seul instant, qu’un anglophone ou même un allophone qui lit ou écoute ce chef souverainiste serait tenté de l’appuyer ou d’appuyer sa cause.

      Je sais que tous les mouvements, tous les partis ont leur lot de mécontents grincheux et parfois extrémistes, mais M. Larose est le chef.

      Je vous donne un autre exemple qui date d’à peine une semaine. Le comité pour la souveraineté que vient de créer Mme Marois pour mettre à jour les 148 études, oui 148 !. L’âge moyen près de 60 ans, la vaste majorité des hommes et aucun, mais aucun membre d’une minorité, tous des Québécois de souche de race blanche.

      Pour répondre à votre question: évoquer une évidence n’est pas du tout raciste, mais qualifier cette état de faits de honteux, comme si le vote de ces minorité était en quelque sorte illégitime, ou tout de moins condamnable est raciste.

  • 28 février 2012 · 17h45 Réjean Asselin

    @Victor Beauchesne

    Je vous suggère de lire les trois bouquins de Normand Lester sur « Livre Noir du Canada anglais  » mais évidemment vous ne le ferez point ! C’est bien plus fun de casser du sucre sur le dos de ses semblables que de regarder la réalité en face !

    La stratégie souverainiste de faire les yeux doux aux minorités ethniques francophobes est vouée à l’ échec. Vous le savez très bien ! La souverainsté du Québec se fera par les francophones et les groupes ethniques francophiles ! La meilleure stratégie souverainiste consiste a rejoindre les gens ci-haut, les francophones er les communautés ethniques francophiles. Les autres, les francophobes, ne veulent rien savoir d’ une nation francophone souveraine du Québec.

    Le gouvernement actuel serait mauvais parce que fédéral ???

    Voyez comment vous êtes de mauvaise foi !

    Plus de 85 % de la population ne sont plus capable de blairer John James Charest et ses sbires. Et vous le Grand Démocrate de ce blogue faites vous partie des 15 % dont la majorité sont des anglais et des allophones francophobes ? Evidemment dans ce 15 % il y’ a bien votre ami Monsieur Bertrand de ce blogue n’ est-ce pas et une petite poignée de francophones qui iront voter en se bouchant le nez et en se fermant les yeux !

    • 28 février 2012 · 21h57 Michel Bertrand

      Finalement, M.Asselin, vous donnez raison à Beauchesne on dirait!
      Vous venez d’admettre que votre nationalisme est exclusif.

      Mauvaise foi vous-même finalement… Je n’en veux pas de votre pays, désolé.

      Pis vous, sur ce blogue, vous en avez-pas des ti-zamis?

  • 29 février 2012 · 09h49 Réjean Asselin

    @Michel Bertrand

    Toujours la même manipluation de nos fédéralistes ! Le nationalisme exclusif !!!

    La démarche souverainiste a toujours été et sera toujours démocratique ! A ce que je sache personne n’a été « obligé  » de voter aux deux référendums et encore moins pour une option en particulier !

    Avoir comme stratégie d’ augmenter le vote francophone et le vote des communautés ethniques francophiles envers la souveraineté du Québec n’ a rien d’ exclusif mais relève plutôt du gros bon sens ! Comme le PLQ de John James Charest qui s’ assure élections après élections de conserver le vote anglophone et allophones qui lui est aquis depuis des lustres.

    En plus quand vous dites que vous ne voulez pas de MON pays vous faite encore dans la démagogie si cher au discours fédéraliste car nous savons très bien que la souveraineté du Québec ne vous intéresse pas de toute façon et que de vous servir des mots « exclusif  » et « ethnique » est encore une façon de culpabiliser les québécois francophone.

    Si vous voulez vivre la notion « d’ exclusivité  » liguistique je vous invite a vous promener dans des milieux anglophones comme Westmount, Ville Mont-Royal et Kirkland. Et d’ aller magasiner sur Sainte-Catherine ! La loi 101 ??? Who cares !

    Vous savez ce que je dépore le plus ce n’ est pas que les communautés francophobes se servent de la culpabilité pour attaquer les québécois francophones qui aspirent a faire du Québec un pays ( et de façon démocratique ) mais plutôt que des québécois francophones s’ en prennent a leurs semblables en jouant le jeu de la culpabilisation si cher au farncophobes du Québec et du ROC.

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Requis
Requis (ne sera pas publié)
Optionnel

Infolettres