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	<title>Commentaires sur : American Reunion</title>
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		<title>Par : Jimmy Chartrand</title>
		<link>http://voir.ca/fiches/film/american-reunion/#comment-729</link>
		<dc:creator>Jimmy Chartrand</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Apr 2012 14:06:09 +0000</pubDate>
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		<description>American Reunion: awaye! Amène la farce, je r&#039;fais une tarte!

Voici donc, dix ans plus tard, le grand retour de la bande pratiquement entière de la franchise American Pie. Finit les petits films bas de gamme, on refait les choses en grand et on ne change pas.. ou presque.

Il y a souvent de grandes questions à se poser quant on se lance dans la suite d&#039;un film plus d&#039;une décennie suivant son plus récent opus. Surtout qu&#039;ici on parle de films qui malgré leur succès populaire n&#039;ont jamais été considérés comme des pilliers quelconque du cinéma, à défaut d&#039;être des divertissements sympathiques. (Ce n&#039;est quand même pas Truffaut et son Antoine Doinel!) Pourtant, bien que la franchise, de films en films, ne cessent de changer de scénaristes et de réalisateurs, on s&#039;est quand même forcé ici pour ramener en quasi-intégralité toute la bande au niveau de la distribution, présentant un travail de casting particulièrement impressionnant.

Certes, on trouve l&#039;équipe derrière plusieurs des Harold and Kumar, franchise moyennement reliée comme ils s&#039;interchangent créateur et acteurs entre eux, ce qui permet quelques cameos, mais sans pour autant faire de cet opus qui leur a été confié quelque chose qui leur est propre, ils se permettent ainsi de façon impressionnante de revenir là où le meilleur de la franchise nous avait laissé. Faisant totalement abstraction des quatres pitoyables demi-suite sorties directement en DVD.

Du coup, ce qui frappe le plus, c&#039;est à quel point on a réussi à retrouver l&#039;essence même des American Pie. Oui, certains canevas et tiques reviennent, la scène d&#039;introduction est brillamment construite à défaut d&#039;avoir été entièrement ruinée par les bandes-annonces, mais tout le monde, en passant d&#039;abord et avant tout par les acteurs, parviennent sans mal à retrouver tout ce qui constituait leurs personnages et la série. C&#039;est également notre grand plaisir de renouer avec Jason Biggs, l&#039;irrésistible Alyson Hannigan qui réussit à ne pas trop nous servir de &quot;How I met your Mother&quot; et les nombreux Chris Klein, Tara Reid, Seann William Scott, Mena Suvari, Eddie Kaye Thomas, Thoas Ian Nicholas et on en passe! Notons l&#039;ajout de Jay Harrington qui se fond à merveille dans la foule dans un rôle de troisième roue du carrosse aussi ambiguë qu&#039;amusant.

L&#039;âge adulte du coup n&#039;est pas si différent. Certes, cela permettra de développer bon nombre de morales (le film frôle tout de même le deux heures!), mais on continuera tout de même d&#039;en offrir pour notre argent et d&#039;essayer de faire revivre les débauches, l&#039;excès, la vulgarité et, parce qu&#039;on ne peut pas passer à côté, un lot raisonnable de blagues scatologiques qui sont malgré tout fait dans une certaine classe (on aurait pu aller bien plus loin, ce qui heureusement, est tout de même évacué pour rester décent dans les règles du genre). Et si on essaie constamment de mentionner que tout a changé et que les circonstances reliés au temps passé font que c&#039;est différent, on terminera quand même en disant que rien ne change jamais.. (Oh!)

Bon, avouons que ça demeure long à démarrer. On est conscient du temps passé et on prend la peine de tout mettre en situation alors que chaque personnage a droit à sa propre partie d&#039;histoire. On a également de la misère à tout replacer au point de se demander par moment s&#039;il n&#039;y a pas des références qui ont été inventées ou ajoutées, alors que d&#039;autres y vont par abus, soit les running gag persistants de la mère de Stifler, le fameux vidéo internet et autres. D&#039;où pourquoi les scènes où tout se chevauche et tout se croise sont décidément plus intenses jouant sur un certain sens du burlesque prémédité qui fonctionne bien et offre les plus grands rires. Également le duo nécessaire constitué des hilarants Eugene Levy et Jennifer Coolidge, à qui on aurait accordé plus de temps d&#039;ailleurs, est également de loin le segment le plus intéressant du film. D&#039;Où notamment pour une scène de party est certainement aussi réussie que d&#039;autres moments de la franchise et plus ça avance, ce avant l&#039;interminable fin où on essaie de réconcilier tout le monde avec tout le monde en ajoutant des punchs inévitables (MILF..) en promettant une réunion à CHAQUE année (!!!!), plus ça gagne en intérêt ce qui est assez notable.

Donc, considérant qu&#039;aucun American Pie n&#039;a jamais été un grand film, on n&#039;est pas surpris que cela n&#039;est pas changé autant d&#039;années plus tard. Toutefois, d&#039;avoir réussi à pondre un opus dans les standards et souvent plus intéressant que la majorité des films du genre qu&#039;on tente de faire de nos jours, cela reste particulièrement impressionnant de voir comment on s&#039;y est pris ici. Ainsi, à défaut d&#039;être une suite utile ou nécessaire, on trouve plutôt une comédie qui saura certainement satisfaire les fans du genre et, bien sûr, les plus grands nostalgiques, envieux et réfléchissant mélancoliquement à leur propre &quot;High School Reunion&quot; passé ou à venir.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>American Reunion: awaye! Amène la farce, je r&#8217;fais une tarte!</p>
<p>Voici donc, dix ans plus tard, le grand retour de la bande pratiquement entière de la franchise American Pie. Finit les petits films bas de gamme, on refait les choses en grand et on ne change pas.. ou presque.</p>
<p>Il y a souvent de grandes questions à se poser quant on se lance dans la suite d&#8217;un film plus d&#8217;une décennie suivant son plus récent opus. Surtout qu&#8217;ici on parle de films qui malgré leur succès populaire n&#8217;ont jamais été considérés comme des pilliers quelconque du cinéma, à défaut d&#8217;être des divertissements sympathiques. (Ce n&#8217;est quand même pas Truffaut et son Antoine Doinel!) Pourtant, bien que la franchise, de films en films, ne cessent de changer de scénaristes et de réalisateurs, on s&#8217;est quand même forcé ici pour ramener en quasi-intégralité toute la bande au niveau de la distribution, présentant un travail de casting particulièrement impressionnant.</p>
<p>Certes, on trouve l&#8217;équipe derrière plusieurs des Harold and Kumar, franchise moyennement reliée comme ils s&#8217;interchangent créateur et acteurs entre eux, ce qui permet quelques cameos, mais sans pour autant faire de cet opus qui leur a été confié quelque chose qui leur est propre, ils se permettent ainsi de façon impressionnante de revenir là où le meilleur de la franchise nous avait laissé. Faisant totalement abstraction des quatres pitoyables demi-suite sorties directement en DVD.</p>
<p>Du coup, ce qui frappe le plus, c&#8217;est à quel point on a réussi à retrouver l&#8217;essence même des American Pie. Oui, certains canevas et tiques reviennent, la scène d&#8217;introduction est brillamment construite à défaut d&#8217;avoir été entièrement ruinée par les bandes-annonces, mais tout le monde, en passant d&#8217;abord et avant tout par les acteurs, parviennent sans mal à retrouver tout ce qui constituait leurs personnages et la série. C&#8217;est également notre grand plaisir de renouer avec Jason Biggs, l&#8217;irrésistible Alyson Hannigan qui réussit à ne pas trop nous servir de &laquo;&nbsp;How I met your Mother&nbsp;&raquo; et les nombreux Chris Klein, Tara Reid, Seann William Scott, Mena Suvari, Eddie Kaye Thomas, Thoas Ian Nicholas et on en passe! Notons l&#8217;ajout de Jay Harrington qui se fond à merveille dans la foule dans un rôle de troisième roue du carrosse aussi ambiguë qu&#8217;amusant.</p>
<p>L&#8217;âge adulte du coup n&#8217;est pas si différent. Certes, cela permettra de développer bon nombre de morales (le film frôle tout de même le deux heures!), mais on continuera tout de même d&#8217;en offrir pour notre argent et d&#8217;essayer de faire revivre les débauches, l&#8217;excès, la vulgarité et, parce qu&#8217;on ne peut pas passer à côté, un lot raisonnable de blagues scatologiques qui sont malgré tout fait dans une certaine classe (on aurait pu aller bien plus loin, ce qui heureusement, est tout de même évacué pour rester décent dans les règles du genre). Et si on essaie constamment de mentionner que tout a changé et que les circonstances reliés au temps passé font que c&#8217;est différent, on terminera quand même en disant que rien ne change jamais.. (Oh!)</p>
<p>Bon, avouons que ça demeure long à démarrer. On est conscient du temps passé et on prend la peine de tout mettre en situation alors que chaque personnage a droit à sa propre partie d&#8217;histoire. On a également de la misère à tout replacer au point de se demander par moment s&#8217;il n&#8217;y a pas des références qui ont été inventées ou ajoutées, alors que d&#8217;autres y vont par abus, soit les running gag persistants de la mère de Stifler, le fameux vidéo internet et autres. D&#8217;où pourquoi les scènes où tout se chevauche et tout se croise sont décidément plus intenses jouant sur un certain sens du burlesque prémédité qui fonctionne bien et offre les plus grands rires. Également le duo nécessaire constitué des hilarants Eugene Levy et Jennifer Coolidge, à qui on aurait accordé plus de temps d&#8217;ailleurs, est également de loin le segment le plus intéressant du film. D&#8217;Où notamment pour une scène de party est certainement aussi réussie que d&#8217;autres moments de la franchise et plus ça avance, ce avant l&#8217;interminable fin où on essaie de réconcilier tout le monde avec tout le monde en ajoutant des punchs inévitables (MILF..) en promettant une réunion à CHAQUE année (!!!!), plus ça gagne en intérêt ce qui est assez notable.</p>
<p>Donc, considérant qu&#8217;aucun American Pie n&#8217;a jamais été un grand film, on n&#8217;est pas surpris que cela n&#8217;est pas changé autant d&#8217;années plus tard. Toutefois, d&#8217;avoir réussi à pondre un opus dans les standards et souvent plus intéressant que la majorité des films du genre qu&#8217;on tente de faire de nos jours, cela reste particulièrement impressionnant de voir comment on s&#8217;y est pris ici. Ainsi, à défaut d&#8217;être une suite utile ou nécessaire, on trouve plutôt une comédie qui saura certainement satisfaire les fans du genre et, bien sûr, les plus grands nostalgiques, envieux et réfléchissant mélancoliquement à leur propre &laquo;&nbsp;High School Reunion&nbsp;&raquo; passé ou à venir.</p>
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