Arthur Christmas

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  • 1 décembre 2011 · Guillaume Fournier
    Édition : gatineauottawa

    Livraison spéciale

    Avec une esthétique et un humour qui ne sont pas sans rappeler l’excellent Ratatouille (2007), Arthur Christmas, premier long métrage ...

  • 23 novembre 2011 · Guillaume Fournier
    Édition : montreal

    Livraison spéciale

    Avec une esthétique et un humour qui ne sont pas sans rappeler l’excellent Ratatouille (2007), Arthur Christmas, premier long métrage ...

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  • 23 novembre 2011 · 04h38 Jimmy Chartrand

    Arthur Christmas: c’est bien beau la magie des fêtes, mais..

    Divertissement familial thématique qui ne trouvera plus sa raison d’être à d’autres moments de l’année, on aurait cependant pu attendre bien plus de Arthur Christmas.

    Quiconque aura daigné se pointer dans les supermarchés ou les centres d’achats aura du se rendre à l’évidence: le temps des fêtes est arrivé. À coups de gigantesques décorations et de musique qui tombe sur le coeur, cela signifie également que les films thématiques font peu à peu leur apparition. À l’opposé parfaite du spécial de Noël de Harold and Kumar, voilà que se pointe Arthur Christmas, idéal pour les enfants, comme les parents risquent d’en sortir relativement déçus.

    S’adressant surtout à l’enfant intérieur avec ses fantaisies modernes simplistes, ses gags plutôt faciles et ses morales de circonstances, on nous ressasse à nouveau les conflits père-fils en campant dans la modernité une fable traditionnelle comme tout. Impossible de passer à côté, en 2011, le père Noël est dans le coup et a troqué le traîneau et les rennes pour un espèce de gros traîneau spatial gigantesque. Les lutins sont séparés en division, tout est informatisé et la distribution de cadeaux se donnent des airs de Mission: Impossible.

    Anachronismes fantastiques plutôt sympathiques, si on tend à retourner vers la tradition avec la trame narrative principale: le jeune naïf qui veut livrer à temps le seul cadeau oublié à l’aide de l’ancien père noël avec l’ancienne méthode, on ne cesse jamais de nous sortir un « gag moderne » à tout bout de champ.

    Ramenant de l’avant l’impression qu’on avait eu avec ces Hoodwinked et autres Planet 51 qui n’ont jamais vraiment impressionnés avec un air « Dousséqueçapeutbiensortir?? », on doit toutefois rester sur ses craintes avec le film présent: ce n’est pas une petite production. Au-delà de l’animation peu éclatante et du 3D bâclé qui fait recourt à un montage rapide qui donne le tournis, on trouve dans cette production britannique probablement la distribution vocale la plus envieuse de toute l’histoire des blockbusters d’animation. En effet, un coup d’oeil et on réalise que la crème de la crème s’y trouve: Hugh Laurie, James McAvoy, Bill Nighy, Laura Linney, Jim Broadbent, Eva Longoria, Andy Serkis, Imelda Staunton, Robbie Coltrane, Joan Cusack, nommez-les, la liste n’en finit plus!

    Le hic, c’est que tout ce talent n’est aucunement utilisé à bon escient et qu’au pire, elle ne paraît même pas. Alors que des productions comme Shark Tales jadis jouait sur l’usage de célébrité pour faire paraître les traits chez ses personnages, on ne demande ici aux acteurs que d’interpréter bêtement les personnages dont les seuls traits seront dans leurs mimiques aucunement adaptées pour l’occasion.

    De ce côté donc, on a bizarrement l’impression de régresser du côté du monde de l’animation ce qui est certainement dommage. Bien sûr, si ce petit périple qui ne semblera jamais s’approcher de la fin amusera sans aucun doute les plus jeunes, on devra également se tapoter le front du côté du scénario.

    On aime bien croire en la magie et la féérie de Noêl, mais il ne faudrait quand même pas nous prendre pour des imbéciles et ici, disons que les incongruités fusent par millier. D’abord, on se demande sérieusement ce qui se passe avec la notion de base des « fuseaux horaires » qui semble totalement absente, tout comme du fait que tout repose sur une petite fille dont la carte postale montre un dessin d’un père noël brûlant sous les flammes, euh, pardon??

    De plus, si on infantilise le récit et le film, on met tout de même à la toute fin des écriteaux aux phrases longues qu’aucun enfant ne pourra lire et qu’aucun parent n’aura vraiment envie de lire..

    N’empêche, pour un divertissement familial du temps des fêtes, Arthur Christmas livre la limite de la marchandise. Il n’est probablement pas ce que vous aurez demandé au père Noël, mais il sera moins pire que de ne rien recevoir du tout. Par contre, avec son 3D inutile qui élève considérablement le coût et le manque de véritable originalité, en plus de devoir endurer un vidéoclip de Noël tridimensionnel de Justin Bieber juste avant, il y aura fort à reconsidérer le fait qu’après tout peut-être qu’on n’a tout simplement pas été sage cette année..

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