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	<title>Commentaires sur : Casa de mi Padre</title>
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		<title>Par : Jimmy Chartrand</title>
		<link>http://voir.ca/fiches/film/casa-de-mi-padre/#comment-710</link>
		<dc:creator>Jimmy Chartrand</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Mar 2012 23:09:35 +0000</pubDate>
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		<description>Casa de mi Padre: rires en carton

Will Ferrell récidive pour nous aider à nous dilater la rate avec Casa de mi Padre, un effort bien intentionné qui ne sait jamais exactement s&#039;il donne dans le pastiche ou la parodie le rendant seulement rigolo à défaut d&#039;être limité.

Saturday Night Live étant la référence américaine par excellence des sketchs humoristiques parodiques (et d&#039;où viennent la plupart des plus grands comiques qui se ramassent au grand écran), il n&#039;est pas surprenant qu&#039;on s&#039;y réfère lorsqu&#039;une bonne blague va trop loin. Si tous les passages au grand écran de quelques personnages du petit ne se sont pas toujours fait de façon concluante, Sacha Baron Cohen peut parler par expérience, on regrette souvent, toutes situations confondus, qu&#039;on aie voulu tenter la longue durée. Malheureusement ici, dans ce désir de donner dans les vieux télé-feuilletons mexicains, on ne sait jamais trop la saveur donner au long-métrage et si on assemble une équipe de talent et de qualité, on ne va jamais au bout des idées qu&#039;on semblait avoir, ça, ou bien on n&#039;avait tout simplement plus d&#039;idées une fois la base passée.

Puisque voilà, d&#039;ordre général, un peu façon Bienvenue chez les ch&#039;tis qui recyclait des gags centenaires camouflés sous une idée quelque peu audacieuse, toutes les blagues dans Casa de mi Padre ont été fait, vu et utilisés une centaine de fois déjà. Bien sûr, le contexte change et d&#039;avoir voulu faire un film entièrement en espagnol sous-titré en anglais constitue d&#039;avance une audace peu commune dans un univers hollywoodien plutôt strict (la mauvaise habitude des remakes me rappelerez-vous?). Du coup, oui, Will Ferrell qui s&#039;amuse dans une autre langue autour d&#039;acteurs qui la maîtrisent complètement (on est allé chercher le couple cinématographique gagnant Diego Luna/Gael Garcia Bernal quand même) c&#039;est drôle un temps, mais lorsque la blague tourne autour d&#039;une heure trente et qu&#039;à travers une petite montée explosive et quelques scènes marrantes ici et là on n&#039;a jamais vraiment développé le sujet, on rit plutôt à vide.

Certes la critique sociale sur le traffic de drogue et les différences et trahisons entre la gérance américaine et mexicaine constituait une base solide qui aurait pu justifier une folie réaliste façon Machete, mais encore là, on reste au ras du sol et on n&#039;exploite pas ce filon à défaut de pouvoir incorporer l&#039;impitoyable Nick Offerman qui signe ici son deuxième cameo de mention suivant son électrisante participation à la sitcom Parks and Recreation après le 21 Jump Street de la semaine dernière. Du coup, à défaut de pleinement connaître le &quot;cinéma&quot; mexicain, dure de dire si le pastiche est réussi, d&#039;où peut-être cette décision de miser plutôt sur les blagues visuelles typiques histoire de ravir le public cible qui, comme on s&#039;en doute, ne doit pas vraiment être familier avec le matériel d&#039;origine également.

Ferrell retrouve alors ce rôle de bon à rien qui trouve son ascension au péril de son entourage alors que son amour pour la futur épouse de son frère se voit compromettre par les mauvaises décisions de ce dernier. Rien de neuf dans les situations et même les dialogues ont certainement été plus mordants dans un bon nombre d&#039;autres films.

Du coup, ce qui ressortira surtout c&#039;est la prédominance axé sur les modestes budgets de ce genre de production alors qu&#039;on met l&#039;emphase sur les décors en carton, les tournages en studio et les accessoires en plastique tout comme des mannequins incorporés ici et là. Bien sûr, on sait que la production n&#039;a pas souffert de cette réalité, les larges panoramas ont tôt fait de nous faire oublier ce running gag qui reviendra constamment, mais on saluera une marionnette de tigre blanc concoctée par les artisans de Jim Henson (The Muppets) et une scène d&#039;hallucinations qui est heureusement fort amusante, le tout sur une trame sonore particulièrement inspirée face à son sujet.

Ainsi, Ferrell ne trouvera pas ici son meilleur projet. Son précédent The Other Guys qui parodiait et pastichait les films de copains-flics tout en critiquant les bandits à cravate était de loin plus réussi. Toutefois c&#039;est certainement un de ses projets à la prémisse la plus audacieuse. Malgré tout, parce qu&#039;on ricane constamment et que la distribution se fait grandement plaisir en plus de nous dévoiler la sensuelle Genesis Rodriguez (qu&#039;on avait également remarqué dans Man on a Ledge il faut toutefois avouer..), on ne dira pas que le tout sera un échec. Mais une parenthèse respectable bien entourée d&#039;un début réussi sur l&#039;excellente chanson thème interprétée par Christina Aguilera et un hilarant générique de fin où Ferrell et Rodriguez se déhanche et vocalisent pour notre plus grand bonheur.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Casa de mi Padre: rires en carton</p>
<p>Will Ferrell récidive pour nous aider à nous dilater la rate avec Casa de mi Padre, un effort bien intentionné qui ne sait jamais exactement s&#8217;il donne dans le pastiche ou la parodie le rendant seulement rigolo à défaut d&#8217;être limité.</p>
<p>Saturday Night Live étant la référence américaine par excellence des sketchs humoristiques parodiques (et d&#8217;où viennent la plupart des plus grands comiques qui se ramassent au grand écran), il n&#8217;est pas surprenant qu&#8217;on s&#8217;y réfère lorsqu&#8217;une bonne blague va trop loin. Si tous les passages au grand écran de quelques personnages du petit ne se sont pas toujours fait de façon concluante, Sacha Baron Cohen peut parler par expérience, on regrette souvent, toutes situations confondus, qu&#8217;on aie voulu tenter la longue durée. Malheureusement ici, dans ce désir de donner dans les vieux télé-feuilletons mexicains, on ne sait jamais trop la saveur donner au long-métrage et si on assemble une équipe de talent et de qualité, on ne va jamais au bout des idées qu&#8217;on semblait avoir, ça, ou bien on n&#8217;avait tout simplement plus d&#8217;idées une fois la base passée.</p>
<p>Puisque voilà, d&#8217;ordre général, un peu façon Bienvenue chez les ch&#8217;tis qui recyclait des gags centenaires camouflés sous une idée quelque peu audacieuse, toutes les blagues dans Casa de mi Padre ont été fait, vu et utilisés une centaine de fois déjà. Bien sûr, le contexte change et d&#8217;avoir voulu faire un film entièrement en espagnol sous-titré en anglais constitue d&#8217;avance une audace peu commune dans un univers hollywoodien plutôt strict (la mauvaise habitude des remakes me rappelerez-vous?). Du coup, oui, Will Ferrell qui s&#8217;amuse dans une autre langue autour d&#8217;acteurs qui la maîtrisent complètement (on est allé chercher le couple cinématographique gagnant Diego Luna/Gael Garcia Bernal quand même) c&#8217;est drôle un temps, mais lorsque la blague tourne autour d&#8217;une heure trente et qu&#8217;à travers une petite montée explosive et quelques scènes marrantes ici et là on n&#8217;a jamais vraiment développé le sujet, on rit plutôt à vide.</p>
<p>Certes la critique sociale sur le traffic de drogue et les différences et trahisons entre la gérance américaine et mexicaine constituait une base solide qui aurait pu justifier une folie réaliste façon Machete, mais encore là, on reste au ras du sol et on n&#8217;exploite pas ce filon à défaut de pouvoir incorporer l&#8217;impitoyable Nick Offerman qui signe ici son deuxième cameo de mention suivant son électrisante participation à la sitcom Parks and Recreation après le 21 Jump Street de la semaine dernière. Du coup, à défaut de pleinement connaître le &laquo;&nbsp;cinéma&nbsp;&raquo; mexicain, dure de dire si le pastiche est réussi, d&#8217;où peut-être cette décision de miser plutôt sur les blagues visuelles typiques histoire de ravir le public cible qui, comme on s&#8217;en doute, ne doit pas vraiment être familier avec le matériel d&#8217;origine également.</p>
<p>Ferrell retrouve alors ce rôle de bon à rien qui trouve son ascension au péril de son entourage alors que son amour pour la futur épouse de son frère se voit compromettre par les mauvaises décisions de ce dernier. Rien de neuf dans les situations et même les dialogues ont certainement été plus mordants dans un bon nombre d&#8217;autres films.</p>
<p>Du coup, ce qui ressortira surtout c&#8217;est la prédominance axé sur les modestes budgets de ce genre de production alors qu&#8217;on met l&#8217;emphase sur les décors en carton, les tournages en studio et les accessoires en plastique tout comme des mannequins incorporés ici et là. Bien sûr, on sait que la production n&#8217;a pas souffert de cette réalité, les larges panoramas ont tôt fait de nous faire oublier ce running gag qui reviendra constamment, mais on saluera une marionnette de tigre blanc concoctée par les artisans de Jim Henson (The Muppets) et une scène d&#8217;hallucinations qui est heureusement fort amusante, le tout sur une trame sonore particulièrement inspirée face à son sujet.</p>
<p>Ainsi, Ferrell ne trouvera pas ici son meilleur projet. Son précédent The Other Guys qui parodiait et pastichait les films de copains-flics tout en critiquant les bandits à cravate était de loin plus réussi. Toutefois c&#8217;est certainement un de ses projets à la prémisse la plus audacieuse. Malgré tout, parce qu&#8217;on ricane constamment et que la distribution se fait grandement plaisir en plus de nous dévoiler la sensuelle Genesis Rodriguez (qu&#8217;on avait également remarqué dans Man on a Ledge il faut toutefois avouer..), on ne dira pas que le tout sera un échec. Mais une parenthèse respectable bien entourée d&#8217;un début réussi sur l&#8217;excellente chanson thème interprétée par Christina Aguilera et un hilarant générique de fin où Ferrell et Rodriguez se déhanche et vocalisent pour notre plus grand bonheur.</p>
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