3

1 cote

Dangerous Method (A)
en version française : Méthode Dangereuse (Une)

HoraireBande-annonceArticles

  • Cote de Voir3
  • PaysSuisse, Royaume-Uni, Canada, Allemagne
  • Année2011
  • Sortie DVD27 mar 2012
  • Durée1h39
  • GenreDrame
  • Classification13 ans et +
  • RéalisateurDavid Cronenberg
  • Mettant en vedetteMichael Fassbender, Viggo Mortensen et Keira Knightley
  • Site officieladangerousmethod-themovie.com
  • Sommaire

    Sabina Spielrein, une jeune femme souffrant d’hystérie, est soignée par Carl Jung, qui est aussi son amant. Le tout se compliquera lorsque Sigmund Freud entrera dans le décor. Regard sur la relation tumultueuse unissant ces trois légendaires personnages et sur l’influence de celle-ci sur ce qui deviendra par la suite la psychanalyse.

Bande-annonce

Articles

  • Elle s’appelait Sabina
    12 janvier 2012 · Manon Dumais
    Édition : montreal et gatineauottawa

    A Dangerous Method : Elle s’appelait Sabina

    Dans A Dangerous Method, David Cronenberg fait revivre Freud et Jung, ainsi que l’une des premières femmes psychanalystes.

  • La faute à Freud
    5 janvier 2012 · Manon Dumais
    Édition : estrie, quebec et montreal

    A Dangerous Method : La faute à Freud

    Après A History of Violence et Eastern Promises, David Cronenberg dirige à nouveau Viggo Mortensen, qui incarne dans A Dangerous Method l’un des plus célèbres pionniers de la psychanalyse.

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  • 13 janvier 2012 · 01h40 Jimmy Chartrand

    A Dangerous Method: le vice acceptable

    Cronenberg, jadis enfant maudit du cinéma canadien, se serait-il raffiné au profit d’un cinéma plus acceptable? Voilà le question qui en ressort face à une nouvelle oeuvre aussi lisse, mais également proprette pour se faire mieux « accepter » par tous.

    Habitué de déconcerter par le biais de l’horreur ou de l’action disproportionné, que ce soit dans Shivers ou les inconfortables A History of Violence ou autres Eastern Promises, le cinéaste revient avec un film très corporel, mental également, mais pas assez tordu pour être véritablement marquant.

    Pourtant, ce combat de grands esprits, cette incursion dans les bases de la psychanalyse, cette obsession de la psychée et les nombreux ressorts provenant de pans cachés de notre plus sombre inconscient semblait le sujet idéal pour un film de Cronenberg, mais au scénario, rien ne va jamais au bout de ce qu’il avance, ni dans la totale profondeur du vice qu’il ose provoquer.

    Romancé de façon beaucoup trop théâtrale et conventionnelle, ce qu’on attendait comme d’un combat de grands esprits devient alors un film d’époque propret où l’amour l’emporte sur la raison. Même là, si on met l’accent sur les différents revers du geste et de la pensées amoureuse, on n’en pousse pas sa noirceur et on garde l’acte et le réfléchi comme d’un malaise qui demeure toujours trop beau pour être bafoué.

    Reste alors les performances, grandioses, où ressort un Viggo Mortensen tout simplement exceptionnel dans le rôle de Freud, décidément le pilier marquant du film, tout en n’étant que faiblement un personnage secondaire alors qu’on aurait certainement voulu l’y voir plus longtemps à l’écran.

    À ses côtés, si Michael Fassbender est bien évidemment toujours aussi impeccable, on apprécie à nouveau Vincent Cassel dans un autre rôle à la limite du tordu et du sympathique comme il sait si bien le faire, alors que la délicate Sarah Gadon récolte également de son côté de beaux compliments. Pour accompagner ses fleurs, vient cependant le pot auprès de la pourtant talentueuse Keira Knightley qui ici en fait des tonnes dans ce rôle plutôt ingrat de jeune séduisante et séductrice demeurée qui gesticule, crie et réagit avec rage, au prise avec ses propres traumatismes. Poussant la note dans l’exagération à beaucoup trop de reprises, évoquant l’allure d’un Tyrannosaure toujours sur le bord de l’explosion, cette prestation qui ne semble que vouloir un ou des prix, frôle le risible plutôt que l’admiration.

    Avec ses beaux dialogues, son humour bon-enfant cette forme de rédemption, sa reconstitution d’époque satisfaisante et ses compositions hantantes d’Howard Shore, bien que trop long, on trouve certainement l’étonnant film conventionnel de Cronenberg fort écoutable. On regrette cependant que ce ramassis de replis de conventions porte si peu sa marque qui habituellement récompense si promptement ses plus fidèles admirateurs. En espérant que son prochain opus, même s’il met en scène un certain Robert Pattinson, ne se privera pas lorsque viendra le temps d’aller plus loin.

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