En terme de comédies américaines, Friends with Kids apparaîtra comme de la pure offense, mais à ceux qui sauront en capter les nuances, celle-ci s’offrira certainement comme d’un savoureux bijou.
Comédie romantique typique, Friends with Kids en assume tous les détours, tous les tiques et toutes les étapes, mais à l’instar de Bridesmaids, puisqu’il lui vole quatre de ses interprètes féminins et masculins, en partant d’un scénario somme toutes fort simpliste, sans jouer le jeu entier de l’improvisation, le film de Jennifer Westfeldt trouve ton son génie dans ses dialogues. Film verbeux jouant sur les malaises, le temps qui passe et l’expiation des frustrations des vies à moitié-accomplies, il fallait bien les déboires du quadragénaire pour exploiter avec autant de subtilité les relations inter-couples de bons amis.
C’est simple, ils sont trois couples d’amis, deux véritables, un amical, deux bien cadré (ou presque) et les deux exclus encore en train de se chercher. Tout vire quand les enfants entre en cause et ensuite rien ne va plus. Quel est le véritable changement lorsqu’on a des enfants? Où sont les avantages et les inconvénients? Comment en faire abstraction?
Westfeldt jongle alors avec tous ces questionnements et bien plus. Elle part de l’idée que deux meilleurs amis qui ne s’aiment pas « comme ça » décide d’avoir un enfant et de continuer à chercher « leur véritable vie ». On pense à The Switch et autres trucs, la prémisse est connue et on sait d’avance comment tout ça va se terminer. Qu’importe, le plaisir même du film du genre, l’important c’est comment le tout se déroule et ici, dieu merci, c’est si finement exécuté qu’on ne peut que bien s’amuser.
Bien sûr, comme on ne la connaît que trop peu et que ses précédents efforts ont passés plutôt inaperçu à grande échelle, la scénariste, réalisatrice et actrice principale s’entoure d’acteurs connus, de Edward Burns à Megan Fox en passant par les têtes du moment Jon Hamm, Kristen Wiig, Maya Rudolph et Chris O’Dowd (tous repêché de l’inévitable Bridemaids qui avait son propre mot à dire sur l’amitié), elle les utilise puisque leur naturel et leur talent permet d’offrir une dimension essentielle à ses personnages. Amusants, terre à terre, communs, mais divertissants et bien plus. Mieux, pour lui faire directement face, elle s’offre Adam Scott qui trouve ici enfin l’un de ses premiers grands rôles qui lui permet d’exploiter pleinement ses grands talents. Réalisme prédominé, on croit pleinement aux amitiés qui y sont décrites et aux relations, on se plonge à merveille dans cette façon qu’ils ont de se parler de face, de dos, de côté, de se voir, de ne plus se voir, de se revoir, etc.
Friends with Kids est donc un condensé de parenthèses sur une façon de vivre et toutes les autres options qui semblent s’offrir à nous. Raconté de manière classique, on aime le mordant des situations et des répliques qui se font plaisir à ne passer que bien peu sous silence. On y rit souvent et on y a même mal, puisque comme on ne le dira jamais assez souvent, la vérité fait mal. Les ravages du temps et de la vie et ses détours en soit étant bien exploités et extrêmement bien interprété, Wiig la première dans un rôle en retrait, mais marquant.
On se plait au jeu des comparaisons et des confrontations et on aime surtout les personnages principaux, attachants, qu’on suivrait décidément dans tous leurs aventures, bonnes ou mauvaises.
Du coup, oui c’est mignon, oui c’est romantique et on passe judicieusement de l’idéal à la réalité et on ressent toute la tendresse et le côté ardent de la vie et des relations qu’elle oblige.
Filmé simplement, rehaussé d’une excellente trame sonore, on savoure chaque performance des interprètes tellement ils brillent et tellement la complicité générale fonctionne à plein régime. On se délecte des répliques et on mord à pleine dents dans ce qu’elles font ressortir comme réflexions. Mieux, on y ressent de douces émotions tout comme d’autres sentiments bien enfouis nous emmenant certainement la larmichette à l’oeil, les relations platoniques trouvant toujours un bel écho en chacun de nous.
Friends with Kids est donc la comédie romantique idéale. Classique, bien de son époque, mais surtout d’une grande justesse. On y rit, on y est touché et on craque, constamment. Quoi demander de plus que d’y succomber?
Friends with Kids: maux d’amour
En terme de comédies américaines, Friends with Kids apparaîtra comme de la pure offense, mais à ceux qui sauront en capter les nuances, celle-ci s’offrira certainement comme d’un savoureux bijou.
Comédie romantique typique, Friends with Kids en assume tous les détours, tous les tiques et toutes les étapes, mais à l’instar de Bridesmaids, puisqu’il lui vole quatre de ses interprètes féminins et masculins, en partant d’un scénario somme toutes fort simpliste, sans jouer le jeu entier de l’improvisation, le film de Jennifer Westfeldt trouve ton son génie dans ses dialogues. Film verbeux jouant sur les malaises, le temps qui passe et l’expiation des frustrations des vies à moitié-accomplies, il fallait bien les déboires du quadragénaire pour exploiter avec autant de subtilité les relations inter-couples de bons amis.
C’est simple, ils sont trois couples d’amis, deux véritables, un amical, deux bien cadré (ou presque) et les deux exclus encore en train de se chercher. Tout vire quand les enfants entre en cause et ensuite rien ne va plus. Quel est le véritable changement lorsqu’on a des enfants? Où sont les avantages et les inconvénients? Comment en faire abstraction?
Westfeldt jongle alors avec tous ces questionnements et bien plus. Elle part de l’idée que deux meilleurs amis qui ne s’aiment pas « comme ça » décide d’avoir un enfant et de continuer à chercher « leur véritable vie ». On pense à The Switch et autres trucs, la prémisse est connue et on sait d’avance comment tout ça va se terminer. Qu’importe, le plaisir même du film du genre, l’important c’est comment le tout se déroule et ici, dieu merci, c’est si finement exécuté qu’on ne peut que bien s’amuser.
Bien sûr, comme on ne la connaît que trop peu et que ses précédents efforts ont passés plutôt inaperçu à grande échelle, la scénariste, réalisatrice et actrice principale s’entoure d’acteurs connus, de Edward Burns à Megan Fox en passant par les têtes du moment Jon Hamm, Kristen Wiig, Maya Rudolph et Chris O’Dowd (tous repêché de l’inévitable Bridemaids qui avait son propre mot à dire sur l’amitié), elle les utilise puisque leur naturel et leur talent permet d’offrir une dimension essentielle à ses personnages. Amusants, terre à terre, communs, mais divertissants et bien plus. Mieux, pour lui faire directement face, elle s’offre Adam Scott qui trouve ici enfin l’un de ses premiers grands rôles qui lui permet d’exploiter pleinement ses grands talents. Réalisme prédominé, on croit pleinement aux amitiés qui y sont décrites et aux relations, on se plonge à merveille dans cette façon qu’ils ont de se parler de face, de dos, de côté, de se voir, de ne plus se voir, de se revoir, etc.
Friends with Kids est donc un condensé de parenthèses sur une façon de vivre et toutes les autres options qui semblent s’offrir à nous. Raconté de manière classique, on aime le mordant des situations et des répliques qui se font plaisir à ne passer que bien peu sous silence. On y rit souvent et on y a même mal, puisque comme on ne le dira jamais assez souvent, la vérité fait mal. Les ravages du temps et de la vie et ses détours en soit étant bien exploités et extrêmement bien interprété, Wiig la première dans un rôle en retrait, mais marquant.
On se plait au jeu des comparaisons et des confrontations et on aime surtout les personnages principaux, attachants, qu’on suivrait décidément dans tous leurs aventures, bonnes ou mauvaises.
Du coup, oui c’est mignon, oui c’est romantique et on passe judicieusement de l’idéal à la réalité et on ressent toute la tendresse et le côté ardent de la vie et des relations qu’elle oblige.
Filmé simplement, rehaussé d’une excellente trame sonore, on savoure chaque performance des interprètes tellement ils brillent et tellement la complicité générale fonctionne à plein régime. On se délecte des répliques et on mord à pleine dents dans ce qu’elles font ressortir comme réflexions. Mieux, on y ressent de douces émotions tout comme d’autres sentiments bien enfouis nous emmenant certainement la larmichette à l’oeil, les relations platoniques trouvant toujours un bel écho en chacun de nous.
Friends with Kids est donc la comédie romantique idéale. Classique, bien de son époque, mais surtout d’une grande justesse. On y rit, on y est touché et on craque, constamment. Quoi demander de plus que d’y succomber?