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	<title>Commentaires sur : Hunger Games (The)</title>
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		<title>Par : Jimmy Chartrand</title>
		<link>http://voir.ca/fiches/film/hunger-games-the/#comment-711</link>
		<dc:creator>Jimmy Chartrand</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Mar 2012 00:34:55 +0000</pubDate>
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		<description>The Hunger Games: pas de quoi crever de faim

Apparemment attendue comme le messie (suis-je à ce point trop vieux?) cette adaptation du premier volet d&#039;une trilogie de best-seller s&#039;avère être respectable à défaut de vraiment marquer les esprits.

Des gros noms, des noms confirmés, des noms qui doivent se confirmer et autres se joignent à cette adaptation grandiloquente du &quot;phénomène&quot; The Hunger Games. Pourtant, à défaut d&#039;en entendre parler depuis des mois, je ne suis aucunement conscient du hype apparent qu&#039;il y a autour de tout cela. Peut-être suis-je trop vieux alors qu&#039;à l&#039;époque j&#039;avais vécu la fièvre Harry Potter et peut-être qu&#039;ici c&#039;est vraiment que pour les jeunes alors que même Twilight j&#039;en avais eu vent avant son passage au grand écran, mais qu&#039;importe, mon entourage ne m&#039;harcèle pas avec ces livres ou quoique ce soit en lien ce qui m&#039;a poussé à me diriger sans trop savoir quoi devant ce film.

On nous dit qu&#039;ils sont jeunes, qu&#039;ils crèvent de faim, qu&#039;ils sont dans un futur proche condamné et qu&#039;ils doivent se battre pour vivre. D&#039;accord. Rien de bien nouveau en tout cas puisqu&#039;à chaque fois qu&#039;on se tourne vers demain, c&#039;est rarement reluisant et que c&#039;est toujours un combat pour la survie. Du coup, c&#039;est à peu près ce qui ressortira le plus à l&#039;écoute de ce long-métrage, certes du déjà vu, mais bien fait, du moins face à ce qu&#039;on peut attendre de ce genre de film, encore plus si l&#039;on considère que le tout est d&#039;abord et avant tout destiné à un public relativement jeune.

Drôle de retour derrière la caméra donc pour Gary Ross qui n&#039;a rien offert depuis pratiquement dix ans suivant son satisfaisant Seabiscuit qui sortait lui-même près de cinq après son excellent début que fut le surprenant et surtout excellent Pleasantville. Toutefois, dans cette idée de critique de la télévision face à son époque, d&#039;univers contrôlé, d&#039;histoire d&#039;amour qui défie les lois et tout cela, on retrouvera un peu la signature écrite du réalisateur qui trouvera le moyen ici d&#039;exploiter ces différents filons. Mais bon, parce que le contenu sera relativement serré et qu&#039;on devra mener à terme les éléments de cette épopée rondement dirigée auprès de son deux heures et demie ou presque, on ne développera pas grand chose.

Tout ceci deviendra d&#039;autant plus dommage avec cette impression de tout frôler sans jamais rien atteindre en profondeur. Les personnages sont tellement nombreux qu&#039;il n&#039;y a jamais moyen de les développer et d&#039;en quelques sortes s&#039;y attacher. L&#039;utilisation d&#039;un Woody Harrelson, d&#039;une méconnaissable Elizabeth Banks ou même d&#039;un Lenny Kravitz ne deviendra que passagère et raison quelconque de s&#039;intéresser à tout ceci, au même titre que la présence du pétillant Stanley Tucci et du solennel Donald Sutherland qu&#039;on aurait pris à plus forte dose.

Du coup, on pense que ce sera la chance aux jeunes de se promouvoir, mais malheureusement, cela n&#039;arrivera pas non plus. Liam Hemsworth sera vite écarté et le duo composé de l&#039;excellente Jennifer Lawrence qui se débrouillera du mieux qu&#039;elle pourra avec ce rôle limité, n&#039;aura que peu de temps pour faire des flammèches avec le talentueux Josh Hutcherson incapable de donner de la dimension à un personnage carré, condamné et surtout bizarrement réuni avec la protagoniste (il semble trop jeune..). Ce sera d&#039;autant plus aggravé du côté des autres candidats dont on ne connaîtra qu&#039;à peine la moitié et que les autres, vite passé en revue ne sembleront pas vraiment nous intéresser d&#039;avantage.

La musique de James Newton Howard offrira de beaux passages et le visuel ne sera jamais trop contrastant, toujours juste pour ne pas déranger, tout le contraire de la caméra insistante et mouvante s&#039;assurant à travers un montage chaotique d&#039;amplifier l&#039;action pour nous donner mal à la tête et s&#039;assurer qu&#039;on ne voit rien.. Mention toutefois à la séquence du tout début des jeux en questions: intense et puissante, d&#039;une belle justesse qui nous coupe le souffle juste comme on pouvait l&#039;espérer.

On trouvera donc ici peut-être une étincelle poussant à se tourner vers le roman pour voir s&#039;il y a plus à se mettre sous la dent. Parce que soyons franc, malgré la durée épique du film, tout passe rapidement, tout semble arrangé avec le gars des vues, on a l&#039;impression de pouvoir prédire chaque seconde sans la connaître et on n&#039;a que rarement le temps de se concentrer sur quoique ce soit, sauf plusieurs incongruités accrocheuses comme ces jeunes qui doivent crever de faim, mais qui mangent à peine lorsque de grands banquets leurs sont offerts parce que leurs pensées sont trop troublées.. Les bases de critiques sociales seront à peine esquissés alors que les sentiments de révolte ne seront là que pour faire beau et illustrer les districts comme des camps de concentration, tout l&#039;inverse de la &quot;ville&quot;, archétype même de la ville futuriste qui se fait plaisir à donner dans l&#039;inusité et l&#039;excentricité démultipliée.

Puisqu&#039;il n&#039;est aucunement original (des jeunes qui s&#039;entretuent c&#039;est du sur-déjà-vu, non?) on respectera la sureté dans laquelle s&#039;est réfugié le film, comme le tout doit rester fidèle à une certaine base, à défaut de par moment sembler trop insister sur des détails anodins (le feu, l&#039;arc, bon après un moment on a compris..). Certes, on aurait voulu que le tout favorise une vision propre, mais on suppose que les fans et les jeunes y trouveront leur compte. À défaut d&#039;être interpellé, on contemplera le tout de façon acceptable dans une version jeunesse de ce qu&#039;il se fait et s&#039;est fait en science-fiction dans les dernières décennies. Pour le reste, comme il a raté sa chance d&#039;être le cri d&#039;une génération, en plus avec une finale aussi ridiculement anodine, The Hunger Games ne marquera aucunement le temps et ne risque pas d&#039;être le phénomène que fut plusieurs de ses prédécesseurs sauf si ses fidèles le veulent bien.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>The Hunger Games: pas de quoi crever de faim</p>
<p>Apparemment attendue comme le messie (suis-je à ce point trop vieux?) cette adaptation du premier volet d&#8217;une trilogie de best-seller s&#8217;avère être respectable à défaut de vraiment marquer les esprits.</p>
<p>Des gros noms, des noms confirmés, des noms qui doivent se confirmer et autres se joignent à cette adaptation grandiloquente du &laquo;&nbsp;phénomène&nbsp;&raquo; The Hunger Games. Pourtant, à défaut d&#8217;en entendre parler depuis des mois, je ne suis aucunement conscient du hype apparent qu&#8217;il y a autour de tout cela. Peut-être suis-je trop vieux alors qu&#8217;à l&#8217;époque j&#8217;avais vécu la fièvre Harry Potter et peut-être qu&#8217;ici c&#8217;est vraiment que pour les jeunes alors que même Twilight j&#8217;en avais eu vent avant son passage au grand écran, mais qu&#8217;importe, mon entourage ne m&#8217;harcèle pas avec ces livres ou quoique ce soit en lien ce qui m&#8217;a poussé à me diriger sans trop savoir quoi devant ce film.</p>
<p>On nous dit qu&#8217;ils sont jeunes, qu&#8217;ils crèvent de faim, qu&#8217;ils sont dans un futur proche condamné et qu&#8217;ils doivent se battre pour vivre. D&#8217;accord. Rien de bien nouveau en tout cas puisqu&#8217;à chaque fois qu&#8217;on se tourne vers demain, c&#8217;est rarement reluisant et que c&#8217;est toujours un combat pour la survie. Du coup, c&#8217;est à peu près ce qui ressortira le plus à l&#8217;écoute de ce long-métrage, certes du déjà vu, mais bien fait, du moins face à ce qu&#8217;on peut attendre de ce genre de film, encore plus si l&#8217;on considère que le tout est d&#8217;abord et avant tout destiné à un public relativement jeune.</p>
<p>Drôle de retour derrière la caméra donc pour Gary Ross qui n&#8217;a rien offert depuis pratiquement dix ans suivant son satisfaisant Seabiscuit qui sortait lui-même près de cinq après son excellent début que fut le surprenant et surtout excellent Pleasantville. Toutefois, dans cette idée de critique de la télévision face à son époque, d&#8217;univers contrôlé, d&#8217;histoire d&#8217;amour qui défie les lois et tout cela, on retrouvera un peu la signature écrite du réalisateur qui trouvera le moyen ici d&#8217;exploiter ces différents filons. Mais bon, parce que le contenu sera relativement serré et qu&#8217;on devra mener à terme les éléments de cette épopée rondement dirigée auprès de son deux heures et demie ou presque, on ne développera pas grand chose.</p>
<p>Tout ceci deviendra d&#8217;autant plus dommage avec cette impression de tout frôler sans jamais rien atteindre en profondeur. Les personnages sont tellement nombreux qu&#8217;il n&#8217;y a jamais moyen de les développer et d&#8217;en quelques sortes s&#8217;y attacher. L&#8217;utilisation d&#8217;un Woody Harrelson, d&#8217;une méconnaissable Elizabeth Banks ou même d&#8217;un Lenny Kravitz ne deviendra que passagère et raison quelconque de s&#8217;intéresser à tout ceci, au même titre que la présence du pétillant Stanley Tucci et du solennel Donald Sutherland qu&#8217;on aurait pris à plus forte dose.</p>
<p>Du coup, on pense que ce sera la chance aux jeunes de se promouvoir, mais malheureusement, cela n&#8217;arrivera pas non plus. Liam Hemsworth sera vite écarté et le duo composé de l&#8217;excellente Jennifer Lawrence qui se débrouillera du mieux qu&#8217;elle pourra avec ce rôle limité, n&#8217;aura que peu de temps pour faire des flammèches avec le talentueux Josh Hutcherson incapable de donner de la dimension à un personnage carré, condamné et surtout bizarrement réuni avec la protagoniste (il semble trop jeune..). Ce sera d&#8217;autant plus aggravé du côté des autres candidats dont on ne connaîtra qu&#8217;à peine la moitié et que les autres, vite passé en revue ne sembleront pas vraiment nous intéresser d&#8217;avantage.</p>
<p>La musique de James Newton Howard offrira de beaux passages et le visuel ne sera jamais trop contrastant, toujours juste pour ne pas déranger, tout le contraire de la caméra insistante et mouvante s&#8217;assurant à travers un montage chaotique d&#8217;amplifier l&#8217;action pour nous donner mal à la tête et s&#8217;assurer qu&#8217;on ne voit rien.. Mention toutefois à la séquence du tout début des jeux en questions: intense et puissante, d&#8217;une belle justesse qui nous coupe le souffle juste comme on pouvait l&#8217;espérer.</p>
<p>On trouvera donc ici peut-être une étincelle poussant à se tourner vers le roman pour voir s&#8217;il y a plus à se mettre sous la dent. Parce que soyons franc, malgré la durée épique du film, tout passe rapidement, tout semble arrangé avec le gars des vues, on a l&#8217;impression de pouvoir prédire chaque seconde sans la connaître et on n&#8217;a que rarement le temps de se concentrer sur quoique ce soit, sauf plusieurs incongruités accrocheuses comme ces jeunes qui doivent crever de faim, mais qui mangent à peine lorsque de grands banquets leurs sont offerts parce que leurs pensées sont trop troublées.. Les bases de critiques sociales seront à peine esquissés alors que les sentiments de révolte ne seront là que pour faire beau et illustrer les districts comme des camps de concentration, tout l&#8217;inverse de la &laquo;&nbsp;ville&nbsp;&raquo;, archétype même de la ville futuriste qui se fait plaisir à donner dans l&#8217;inusité et l&#8217;excentricité démultipliée.</p>
<p>Puisqu&#8217;il n&#8217;est aucunement original (des jeunes qui s&#8217;entretuent c&#8217;est du sur-déjà-vu, non?) on respectera la sureté dans laquelle s&#8217;est réfugié le film, comme le tout doit rester fidèle à une certaine base, à défaut de par moment sembler trop insister sur des détails anodins (le feu, l&#8217;arc, bon après un moment on a compris..). Certes, on aurait voulu que le tout favorise une vision propre, mais on suppose que les fans et les jeunes y trouveront leur compte. À défaut d&#8217;être interpellé, on contemplera le tout de façon acceptable dans une version jeunesse de ce qu&#8217;il se fait et s&#8217;est fait en science-fiction dans les dernières décennies. Pour le reste, comme il a raté sa chance d&#8217;être le cri d&#8217;une génération, en plus avec une finale aussi ridiculement anodine, The Hunger Games ne marquera aucunement le temps et ne risque pas d&#8217;être le phénomène que fut plusieurs de ses prédécesseurs sauf si ses fidèles le veulent bien.</p>
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