Immortals 3D
en version française : Immortels 3D (Les)

Articles

  • Cote de Voir2
  • PaysÉtats-Unis

  • Année2011

  • Durée110 min.

  • GenreAction

  • Classement13 ans et +

Articles

  • 24 novembre 2011 · Manon Dumais
    Édition : mauricie

    La misère des dieux

    Férus de mythologie, amateurs de péplums musclés, fans de 300, ce film de Tarsem Singh (The Cell) n’est peut-être pas ...

  • 17 novembre 2011 · Manon Dumais
    Édition : estrie et montreal

    La misère des dieux

    Férus de mythologie, amateurs de péplums musclés, fans de 300, ce film de Tarsem Singh (The Cell) n’est peut-être pas ...

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  • 11 novembre 2011 · 00h42 Jimmy Chartrand

    Immortals 3D: gloire au plus haut des cieux

    Blockbuster à la prétention aussi impressionnante que ses ambitions, confié à la barre d’un véritable artisan, Immortals prouve avec éloquence à quel point magnifique peuvent devenir des films seulement fait pour faire de l’argent.

    Balayant du revers de la main les 300, Clash of the Titans, Conan the Barbarian et autres films du genre, se situant sur la même limite que le surprenant Thor de Kenneth Branagh, mais préférant jouer la corde du sérieux, le visionnaire Tarsem Singh, continue de magnifier l’ordinaire de son incroyable regard. De celui qui a offert The Cell et le magnifique The Fall, on ne trouve qu’en moyens la différence de ce saut dans la grande machine hollywoodienne. Certes, si l’histoire écope un peu, on le voit s’amuser avec grâce à mener sur grand écran toute la surenchère que les plus grandes histoires épiques ont l’habitude d’arborer, en plus de laisser transparaître son style d’entre mille. Mieux, parce qu’il n’est pas Ridley Scott, il s’en tient à un 110 minutes (toutefois trop long puisque peu profond) et n’étire pas plus la sauce qu’il le faut.

    On ne peut réinventer une recette et dans l’opposition entre les hommes et les dieux (les immortels), on ne trouve jamais vraiment plus à en dire. Mais tout en puisant dans une certaine mythologie à l’aide des Zeus, Poséidon et compagnie, on préfère s’en tenir à hauteur d’homme et de ne pas trop mêler à tout cela des créatures fantastiques plus exigeantes comme les minotaures ou les titans..

    Oeuvre sombre qui ose la barbarie jusqu’au bout, on parvient avec Mickey Rourke d’obtenir ce que John Favreau n’avait pas réussi à livrer avec Iron Man 2, créant un méchant particulièrement terrifiant et aux abords infaillibles et imperturbables. Violent et sans pitié, on tremble à sa venue et c’est tout ce qu’on a besoin, suivant sa quête obstinée d’atteindre l’au-delà et la puissance ultime.

    En parallèle, Thesus, fils de marchands et autres, bordés par les dieux, conduis par le désir de vengeance face à sa mère exécutée sous ses yeux. Pour cela, soyons clairs, Henry Cavill a le physique de l’emploi. Jeune éphèbe qui fait tourner les regards, tout comme la plupart des membres de la distribution sélectionnée avec soin, on sculpte son corps avec précision pour faire de ce film l’ultime désir. Cela se fait ressentir d’ailleurs par la volonté de figer l’univers dans l’irréel, multipliant les lieux complètements inventés, garnis d’architectures décalés et de trouvailles fantasque comme d’un océan de pétrole. Personne ne pourra dire le contraire, visuellement, Immortals est à tout casser. Et d’ailleurs, si on ne se cachera pas que ce long-métrage sera certainement une oeuvre pompière, on devra également avouer qu’elle aura également le mérite de pouvoir le clamer.

    Soigné artistiquement dans tous ses aspects, de la musique épique (excellent Trevor Morris qui a précédemment magnifié la série The Tudors qui aurait certainement pu être encore plus ordinaire autrement) aux décors, des costumes à la fluidité des plans et des enchaînements, par un montage qui se croit tout permis, Immortals ne laisse que bien peu de répit au spectateur lui offrant un buffet hautement garni de friandises dorées. Mieux, le 3D, et profitez en tellement c’est rare qu’on a l’occasion de le dire, est fortement bien utilisé, ni trop envahissant, ni trop invisible, simplement parfait dans ce qu’on peut espérer.

    Oui, les amateurs seront servis. Avec ce minimum d’espace au sentimental, avec ses chorégraphies de combats de grande haleine son exagération précaire dans le souffle épique et grandiloquent, avec une montée qui ne déçoit pas, une violence particulièrement pointues et des personnages qui feront rêver, Immortals est le blockbuster d’action par excellence. L’ampleur dont Singh est constamment conscient, cherche à être cinématographique, ne s’effaçant pas dans le bédéesque à la 300.

    Et si mesdames hésitent encore à pour une fois accompagner monsieur, qu’elle sache que la distribution est tout à leur honneur, que de ces corps musclés à moitiés nus appartiennent également aux Kellan Lutz, Stephen Dorff et autres Luke Evans qui se prêtent en toute aisance au jeu. Freida Pinto découverte dans Slumdog Millionnaire, fait également office d’une beauté naturelle et non pas trop idéalisée. Tourné au Québec, d’autres visages plus connus peuvent également être aperçus, comme par exemple le temps d’un bref instant le jeune Robert Naylor dans la peau du jeune Thesus!

    C’est une oeuvre à prendre ou à laisser, mais certainement un exemple de ce qu’on peut offrir de mieux dans la genre. La preuve indiscutable qu’une « vision d’auteur » fait pratiquement toujours la différence.

    Parce que des blockbusters du genre se font toujours trop rare, profitons grandement de Immortals 3D. Savourons et gavons-nous sans honte.

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