4

4 cotes

Silent House

Bande-annonce

  • PaysÉtats-Unis

  • Année2011

  • Sortie DVD17 juillet 2012

  • Année86 min.

  • GenreHorreur

  • Classement13 ans et +

Bande-annonce

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  • 9 mars 2012 · 10h30 Jimmy Chartrand

    Silent House:tarte à la frousse

    Silent House propose une alternative décidément particulière au « found footage movies » à défaut d’entièrement convaincre..

    Autrefois vu comme de l’audace, le plan-séquence est en quelque sorte devenu une facilité pour impressionner ou attirer l’attention. Parce qu’il est devenu en quelque sorte trop conventionnel et même façile compte tenu la technologie qui nous est accordé, tout le monde s’y met. Joe Wright aime en intégrer ici et là, on en fait à la télévision (Podz, Breaking Bad, etc.), bref, tout le monde veut s’y mettre. Bien sûr, il y a toujours l’exploit de la durée, comme on mentionnera L’arche russe à de nombreuses reprises, mais l’utilisation d’un plan-séquence est certainement moins valorisant qu’elle l’était au début.

    Du coup, perdant l’exclusivité ou même l’originalité, après tout c’est en plus un remake d’un film espagnol (La casa muda), Silent House doit alors en faire beaucoup pour convaincre avec son contenu. Malheureusement, rien n’y fait, si les effets du stress fonctionnent bien et que le film sait nous mettre sur le bout de notre siège à plus d’un moment, il s’enfonce surtout dans un ridicule palpable et risible qui a tôt fait de nous faire décrocher à tout bout de champ.

    Certres, au même titre que Quarantine qui est sorti en un temps record après Rec, ce film de Chris Kentis et Laura Lau, familier avec les huis clos en ayant livré le peu impressionnant à défaut de l’histoire premier Open Water, se pointe à peine un an et quelque après son original. Toutefois, bien qu’il exécute le plan unique de 88 minutes qui nous fait légèrement sourciller parce que quelques passages en flou, dans le noir ou autre nous font reconsidérer son intégrité, on utilise tout de même les ressorts les plus typiques du film d’horreur le plus classique: silences, musiques stressantes, sursauts faciles, etc., évacuant l’idée du « found footage », certainement le plus proche cousin de cette tentative, de cette exercice, comme tous les deux sont bien friands du genre horrifique. Pour ce côté donc, on alterne le prévisible au mouvementé pour offrir au spectateur de légère frayeur ce qui permet au film de profiter d’un climat sommes toutes réussi.

    Malheureusement, avec son histoire qui dès le début fait défaut, avec des interprètes complètement mauvais et incapable de débiter leur texte avec réalisme, à l’exception peut-être de la troisième roue du carrosse Olsen (Pas Mary-Kate ou Ashley, mais bien la nouvelle découverte Elizabeth, ici au décolleté fort plongeant parce que toujours judicisieument penchée..) qui se démène comme elle peut dans son rôle de nunuche complètement tarte qui se la joue encore dans les filets de la folie comme c’était le cas du troublant Martha Marcy May Marlene où on l’a véritablement découverte. Par contre, ici le scénario et même la mise en scène est de loin autant exemplaire. Ça prend certainement plus qu’une maison condamné sur le point de se faire abandonner pour excuser ce climat de maison hantée type et on ne peut pas tomber aussi vite dans l’ambiance de la terreur et de la peur sans y être invité (mais pourquoi, pourquoi donc la jeune Sarah est autant stressée??).

    Ainsi, l’élément déclencheur arrive comme un cheveu sur la soupe et ensuite ça dégringole, encore, et encore, et encore.. Chaque péripétie décourage le spectateur et la protagoniste se montre tellement stupide et incohérente qu’on n’est décidément pas prêts à la suivre. Franchement elle stresse, échappe tout, se cache inutilement sous n’importe quoi et en plus.. elle pête les plombs!

    Bien sûr, comme indiqué, à certains niveaux Silent House demeure acceptable puisque son climat est bien déterminé, mais parce qu’on n’a pas pensé à soigné le contenu à part égale avec la forme en passant qu’il réussirait à faire tout oublier, on gardera surtout en tête à quel point stupide le tout était. Ce qui est dommage, à défaut de nombreux bons fous rires qu’on ne négligera jamais.

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