Une armada de films de tout acabit s’empare de la date sacrée qu’est le vendredi 13 pour fournir les salles sombres. À l’opposé de ce qu’on s’attendrait à y retrouver, on peut apercevoir dans le coin gauche le sympathique film de danse IN 3D qu’est Streetdance 2. Ma critique.
Probablement que c’est sa provenance (Angleterre), sa chance d’avoir de beaux accents (british) ou même la présence digne de mention de l’honorable Charlotte Rampling, mais en quelque part, alors qu’il recyclait tout autant le même bon vieux scénario de films de danse typiques, j’avais trouvé le premier Streetdance plus agréable et sympathique que tous les Step Up réunis. (Le quatrième volet de cette populaire franchise américaine doit d’ailleurs prendre l’affiche dans les mois à venir.) Pour l’instant donc, on peut se contenter de Streetdance 2 qui, ô joie, offre de la danse, que de la danse, histoire de contenter tous les fans du genre.
Le hic par contre, c’est que bien que le duo de réalisateurs Max Giwa et Dania Pasquini reviennent à la barre, on ne peut pas en dire autant d’une grande part de l’équipe. Exit Charlotte, exit le charismatique grand danseur qu’est Richard Winsor, il faut tout remodeler à nouveau, un peu comme Channing Tatum qui quittait Step Up. Le lien ici: George Sampson et son rôle de Eddie et bien sûr, la danse et l’idée de fusion, qu’ils parviennent à filmer avec autant de dynamisme, épaulé de leur directeur photo Sam McCurdy, monteur, costumier, notamment, qui reviennent tous sympathiquement à la charge.
Parce que c’est un tournant qui chez moi est toujours sagement gagnant, de mélanger la danse de la rue à non pas le ballet classique, mais bien la danse latine, donne un quelque chose de fort méritant à ce second opus. Un peu comme la tournure inattendue qu’avait pris l’inespéré Dirty Dancing 2: Havana nights ou le trop oublié Take the Lead qui touchait pour sa part au tango entre autre, voilà qu’on se lance dans un sens autre à la danse y amenant une définition différente de la passion s’exprimant à l’aide du corps, oui, mais également à l’aide de la chimie entre deux corps. S’il s’agit encore ici de s’entraider, il est également question de le réussir surtout à l’aide d’un partenaire et cette idée de duo ou de groupe se fait sentir tout du long.
Du coup, oui, le scénario est remarquablemet boiteux, à l’image des performances pitoyables de la distribution qui a bien du mal à donner du relief à leurs personnages en faisant soit trop, soit pas assez dépendant de ce qu’on devrait normalement leur exiger. Mais qu’on se rassure, ils sont tous danseurs, sans exception. Et lorsqu’ils ne parlent plus (parce que tout semble être une invitation à la danse, même une simple coquinerie qui se transforme en bataille d’oreillers), ils promettent d’en mettre plein la vue pour ce qui est de leur capacité à danser. Et là est peut-être le point intéressant de cet étonnant groupe qu’on a rassemblé, soit, la notion d’origine, dans tous les sens du termes, mais également de leur style de danse. Tous sont pro dans une version singulière et tous ont ainsi la possibilité d’apporter leur propre grain de sel à l’ensemble histoire de donner du piquant de tout genre ici et là. Bon d’accord, on a vu semblable dans Honey 2 et le scénario d’une revanche contre les plus gros, sorte de David contre Goliath amateur ressemble au même synopsis griffonné sur une serviette de table pour des dizaines d’autres films de danse.
Qu’importe, le résultat est sympathique et on y sourit tout du long. D’accord, les penchants dramatiques nous font décrocher ici et là, mais la danse, omniprésente, rythmée avec joie par des titres subtils ou non de chansons (« Together as one ») nous donnent envie de se déhancher également. Mieux, parce que de toute façon ça ne se prend pas vraiment au sérieux et parce que tout se déroule tout de même rapidement (on recrute durant le long générique d’ouverture et on préfère s’exécuter plutôt que d’expliquer), on se permet de rigoler ici et là et de, surprenamment, se faire plaisir avec ce film sans trop de prétention.
Côté 3D, rien de brillant, ça reste subtil et pas encombrant. Et puis les performances en offrent pour son argent, les chorégraphies sont construites avec brio et on apprécie, au point d’être légèrement bouche bée par moment. Un beau petit film de danse donc. Rien pour réinventer la roue, juste là pour s’assurer que celle-ci tourne encore.
StreetDance 2: pour la passion de la danse
Une armada de films de tout acabit s’empare de la date sacrée qu’est le vendredi 13 pour fournir les salles sombres. À l’opposé de ce qu’on s’attendrait à y retrouver, on peut apercevoir dans le coin gauche le sympathique film de danse IN 3D qu’est Streetdance 2. Ma critique.
Probablement que c’est sa provenance (Angleterre), sa chance d’avoir de beaux accents (british) ou même la présence digne de mention de l’honorable Charlotte Rampling, mais en quelque part, alors qu’il recyclait tout autant le même bon vieux scénario de films de danse typiques, j’avais trouvé le premier Streetdance plus agréable et sympathique que tous les Step Up réunis. (Le quatrième volet de cette populaire franchise américaine doit d’ailleurs prendre l’affiche dans les mois à venir.) Pour l’instant donc, on peut se contenter de Streetdance 2 qui, ô joie, offre de la danse, que de la danse, histoire de contenter tous les fans du genre.
Le hic par contre, c’est que bien que le duo de réalisateurs Max Giwa et Dania Pasquini reviennent à la barre, on ne peut pas en dire autant d’une grande part de l’équipe. Exit Charlotte, exit le charismatique grand danseur qu’est Richard Winsor, il faut tout remodeler à nouveau, un peu comme Channing Tatum qui quittait Step Up. Le lien ici: George Sampson et son rôle de Eddie et bien sûr, la danse et l’idée de fusion, qu’ils parviennent à filmer avec autant de dynamisme, épaulé de leur directeur photo Sam McCurdy, monteur, costumier, notamment, qui reviennent tous sympathiquement à la charge.
Parce que c’est un tournant qui chez moi est toujours sagement gagnant, de mélanger la danse de la rue à non pas le ballet classique, mais bien la danse latine, donne un quelque chose de fort méritant à ce second opus. Un peu comme la tournure inattendue qu’avait pris l’inespéré Dirty Dancing 2: Havana nights ou le trop oublié Take the Lead qui touchait pour sa part au tango entre autre, voilà qu’on se lance dans un sens autre à la danse y amenant une définition différente de la passion s’exprimant à l’aide du corps, oui, mais également à l’aide de la chimie entre deux corps. S’il s’agit encore ici de s’entraider, il est également question de le réussir surtout à l’aide d’un partenaire et cette idée de duo ou de groupe se fait sentir tout du long.
Du coup, oui, le scénario est remarquablemet boiteux, à l’image des performances pitoyables de la distribution qui a bien du mal à donner du relief à leurs personnages en faisant soit trop, soit pas assez dépendant de ce qu’on devrait normalement leur exiger. Mais qu’on se rassure, ils sont tous danseurs, sans exception. Et lorsqu’ils ne parlent plus (parce que tout semble être une invitation à la danse, même une simple coquinerie qui se transforme en bataille d’oreillers), ils promettent d’en mettre plein la vue pour ce qui est de leur capacité à danser. Et là est peut-être le point intéressant de cet étonnant groupe qu’on a rassemblé, soit, la notion d’origine, dans tous les sens du termes, mais également de leur style de danse. Tous sont pro dans une version singulière et tous ont ainsi la possibilité d’apporter leur propre grain de sel à l’ensemble histoire de donner du piquant de tout genre ici et là. Bon d’accord, on a vu semblable dans Honey 2 et le scénario d’une revanche contre les plus gros, sorte de David contre Goliath amateur ressemble au même synopsis griffonné sur une serviette de table pour des dizaines d’autres films de danse.
Qu’importe, le résultat est sympathique et on y sourit tout du long. D’accord, les penchants dramatiques nous font décrocher ici et là, mais la danse, omniprésente, rythmée avec joie par des titres subtils ou non de chansons (« Together as one ») nous donnent envie de se déhancher également. Mieux, parce que de toute façon ça ne se prend pas vraiment au sérieux et parce que tout se déroule tout de même rapidement (on recrute durant le long générique d’ouverture et on préfère s’exécuter plutôt que d’expliquer), on se permet de rigoler ici et là et de, surprenamment, se faire plaisir avec ce film sans trop de prétention.
Côté 3D, rien de brillant, ça reste subtil et pas encombrant. Et puis les performances en offrent pour son argent, les chorégraphies sont construites avec brio et on apprécie, au point d’être légèrement bouche bée par moment. Un beau petit film de danse donc. Rien pour réinventer la roue, juste là pour s’assurer que celle-ci tourne encore.