2

3 cotes

Three Stooges (The)
en version française : Trois Stooges (Les)

Bande-annonce

  • PaysÉtats-Unis

  • Année2012

  • Sortie DVD17 juillet 2012

  • Année100 min.

  • GenreComédie

  • ClassementGénéral

Bande-annonce

+ Ajouter le vôtre Commentaires 1

  • 13 avril 2012 · 01h36 Jimmy Chartrand

    The Three Stooges: Une bien grosse douleur

    Les frères Farrelly n’ont donc aucune pudeur? Voilà que sans honte ils repoussent avec leur adaptation de The Three Stooges les limites de la médiocrité renvoyant de travers toutes les ingénieuses possibilités qui leur ont été offertes. Honte, méchante honte à eux.

    Disons qu’on en est depuis longtemps venu à la conclusion que les frères Farrelly ne retrouveraient plus jamais leur forme d’antan, soit, lorsqu’ils livraient des comédies aussi irrévérencieuses qu’hilarantes et profondément tordantes (quelqu’un a-t-il oublié There’s something about Mary?). Pourtant, cela leur arrive d’être potables ici et là comme c’était le cas disons du potentiel The Heartbreak Kid ou même le sympathique The Hall-Pass, mais en redonnant vie au trio provenant du slapstick qu’est The Three Stooges (on parle quand même des années 30), ils se surpassent en terme de nullité.

    Le résultat est pitoyable, horrible, prévisible et surtout, loin d’être ne serait-ce qu’une particule de ce qu’on appellerait « drôle » quelque chose qui pourrait l’être. Que Buster Keaton et Charlie Chaplin se rassurent, ce soi-disant hommage au slapstick passe dans le beurre puisqu’on n’a aucunement l’impression de revivre la belle époque. Certes, on y va d’insistance de blagues de blessures physiques à vide (avec bruitage envahissant), mais on ne rend que bien bête ce burlesque grossier et vulgaire. Aucune impression de moderniser un vieux concept (même Rowan Atkinson avec ses Mr. Bean et Johnny English ou Steve Martin avec son Clouseau semblent mieux y parvenir).

    Encore là, d’avoir voulu s’épauler d’un vent de nostalgie en suivant l’idée de courts sketchs (le film est divisé en trois parties comme si c’était des « épisodes ») et d’un sentiment de passé en épousant ce qui évoque les classiques originaux des Looney Tunes et autres était un excellent filon puisque la mode est à ce qui est vieillot, le succès de The Artist de Hazanavicius en faisant foi, mais encore là, le tout ne semble qu’une bête excuse à la réalisation paresseuse et maladroite dont le film fait état. Sinon, comment expliquer que le jeu des comédiens soit aussi pauvre et les plans aussi mal filmés? Pire, que le montage soit aussi ridicule (allons, autant de faux raccords pour un film aux situations aussi simplistes que d’ouvrir des poignées de porte?) et l’ensemble aussi mal filmé? (Le visuel est particulièrement ragoûtant tellement on ne parvient jamais à s’habituer à l’horripilante direction photo..)

    Rien probablement.

    La situation est d’autant plus honteuse lorsqu’on réalise qu’une distribution particulièrement alléchante leur a été offerte et que tout ce qu’ils arrivent à en tirer ne sont que d’en ruiner le potentiel. Puisque outre les trois protagonistes interprétés par des inconnus ou presque, on trouve à leur côté des noms aussi honorables que des Jane Lynch, Sofia Vergara, Jennifer Hudson (qui chante un peu, évidemment) et même Larry David dans un rôle inévitable de soeur! Encore là si plusieurs rires sortent surprenamment de notre bouche, c’est parce qu’on aime bien les nombreux noms qu’on vient d’énumérer et qu’ils parviennent à faire ressortir leurs charmes naturels ici et là, mais la stupidité d’ensemble ne tarde jamais à revenir pour remettre à l’avant-plan la simplicité accablante du long-métrage.

    Ne vous trompez pas donc, ce n’est pas à coup de noms plutôt glorieux, de références culturelles plutôt salées (Jersey Shore mon doux seigneur.. JERSEY SHORE!!!) et de quelques chansons de Foster the People qu’on parvient à nous séduire. Si l’on veut offrir des comédies stupides qui permettent de se laisser aller et de mettre son cerveau à off, il faut au moins de la volonté et une certaine intelligence déplacée, alors qu’ici on ne trouve que du vide qui se présente comme d’un exercice souffrant pour notre propre intelligence. Non pas que le fait qu’on se foutte autant que tous les personnages du fait de trouver l’argent nécessaire pour sauver l’orphelinat ne soit réellement dérangeant (combien de films sont extrêmement divertissement alors que leur scénario représente le principal défaut?), mais franchement, on est vraiment en gros manque de quelque chose pour au moins se subsister ne serait-ce qu’un peu. Un gros gros dommage (collatéral?) pour le potentiel (ah oui?) du film, mais aussi pour notre personne qui se sera soumis à une telle torture. Donc, boum. pow. aouch. snif. Ouin..

Partager votre critique

Requis
Requis (ne sera pas publié)
Optionnel

Connectez-vous

Identifiant
Mot de passe Créer un compte