J’avais apprécié, comme plusieurs, « Un dimanche à la piscine à Kigali », également de Gil Courtemanche. Je m’attendais à une lecture aussi intéressante avec « Le Monde, le lézard et moi ». Or j’ai été subjugué. Courtemanche a le don de nous faire découvrir ces conflits internationaux d’une façon telle qu’ils ne peuvent plus nous laisser indifférents.
Dans ce cas-ci, un québécois, qui travaille à La Haye, n’arrive pas à accepter que, pour un vice de procédure, le procès d’un dictateur congolais, accusé d’avoir enrôlé des enfants soldats, tombe à l’eau (en réalité, il a fait bien pire, mais comme on ne peut pas le prouver…). En fait, une partie de la preuve n’a pas été divulguée à la défense parce qu’on aurait ainsi révélé le nom des témoins et mis à risque leur vie et celle de leur famille, au Congo. Le scélérat retourne donc dans son pays où il pourra retrouver ceux qui ont témoigné contre lui… et les torturer de la pire façon avant de les faire assassiner. Mais le québécois décide de se rendre dans la ville où habite le dictateur, et il veut l’empêcher d’agir. Que fera-t-il, une fois sur place?
Ce livre est diablement bien écrit. On comprend très rapidement toute la rancoeur qu’éprouve le personnage principal, Claude, face à l’ensemble du système judiciaire international, complètement sclérosé. Il en profite, au passage, pour déverser son fiel sur les néerlandais, qu’il juge insensibles et incapables de faire montre de politesse ou même d’ouverture face aux autres. Même leur langage guttural est dénoncé.
Puis on a droit à tous ces témoignages de jeunes qui sont mutilés de diverses façons, l’un des procédés de torture souvent décrit consistant à brûler l’anus avec le bout d’un cigare, allumé bien sûr! Et tout ça alors que la communauté internationale s’empêtre dans des procédures administratives.
Ceci dit, ce livre n’est pas seulement au sujet de cette histoire. Il est évident que Claude a mal à l’âme. Il a beaucoup de difficultés à établir des relations avec les autres en général et les femmes en particulier. Il fait partie de cette catégorie de gens pour qui tout est sombre sur cette planète et qui balaient, du revers de la main, la diplomatie alors qu’elle fait trop souvent la part belle aux criminels.
Le livre est passionnant. C’est d’abord la force de caractère du personnage principal qui accroche. En même temps, on se demande souvent si ce qu’on lit est un roman, ou la biographie d’un personnage réel. Une chose est certaine: l’information fournie semble bien étoffée et pourrait fort probablement être tirée de faits vécus.
En définitive, ce livre est des plus réussis. J’irais même jusqu’à dire qu’il est une coche au dessus de « Un dimanche à la piscine à Kigali », où l’on finissait par tourner en rond. Ici, c’est du direct et c’est un coup de poing! Il en faut bien, de temps à autres, pour réveiller le bon peuple qui sommeille en nous!
J’avais apprécié, comme plusieurs, « Un dimanche à la piscine à Kigali », également de Gil Courtemanche. Je m’attendais à une lecture aussi intéressante avec « Le Monde, le lézard et moi ». Or j’ai été subjugué. Courtemanche a le don de nous faire découvrir ces conflits internationaux d’une façon telle qu’ils ne peuvent plus nous laisser indifférents.
Dans ce cas-ci, un québécois, qui travaille à La Haye, n’arrive pas à accepter que, pour un vice de procédure, le procès d’un dictateur congolais, accusé d’avoir enrôlé des enfants soldats, tombe à l’eau (en réalité, il a fait bien pire, mais comme on ne peut pas le prouver…). En fait, une partie de la preuve n’a pas été divulguée à la défense parce qu’on aurait ainsi révélé le nom des témoins et mis à risque leur vie et celle de leur famille, au Congo. Le scélérat retourne donc dans son pays où il pourra retrouver ceux qui ont témoigné contre lui… et les torturer de la pire façon avant de les faire assassiner. Mais le québécois décide de se rendre dans la ville où habite le dictateur, et il veut l’empêcher d’agir. Que fera-t-il, une fois sur place?
Ce livre est diablement bien écrit. On comprend très rapidement toute la rancoeur qu’éprouve le personnage principal, Claude, face à l’ensemble du système judiciaire international, complètement sclérosé. Il en profite, au passage, pour déverser son fiel sur les néerlandais, qu’il juge insensibles et incapables de faire montre de politesse ou même d’ouverture face aux autres. Même leur langage guttural est dénoncé.
Puis on a droit à tous ces témoignages de jeunes qui sont mutilés de diverses façons, l’un des procédés de torture souvent décrit consistant à brûler l’anus avec le bout d’un cigare, allumé bien sûr! Et tout ça alors que la communauté internationale s’empêtre dans des procédures administratives.
Ceci dit, ce livre n’est pas seulement au sujet de cette histoire. Il est évident que Claude a mal à l’âme. Il a beaucoup de difficultés à établir des relations avec les autres en général et les femmes en particulier. Il fait partie de cette catégorie de gens pour qui tout est sombre sur cette planète et qui balaient, du revers de la main, la diplomatie alors qu’elle fait trop souvent la part belle aux criminels.
Le livre est passionnant. C’est d’abord la force de caractère du personnage principal qui accroche. En même temps, on se demande souvent si ce qu’on lit est un roman, ou la biographie d’un personnage réel. Une chose est certaine: l’information fournie semble bien étoffée et pourrait fort probablement être tirée de faits vécus.
En définitive, ce livre est des plus réussis. J’irais même jusqu’à dire qu’il est une coche au dessus de « Un dimanche à la piscine à Kigali », où l’on finissait par tourner en rond. Ici, c’est du direct et c’est un coup de poing! Il en faut bien, de temps à autres, pour réveiller le bon peuple qui sommeille en nous!